mardi 31 mars 2009

Le Figaro - International : Obama, superstar européenne qui ne connaît pas l'Europe

Le Figaro - International : Obama, superstar européenne qui ne connaît pas l'Europe

Baptême du feu pour Obama en Europe

Courrier international, ÉTATS-UNIS • Baptême du feu pour Obama en Europe

Le président américain entame, le 31 mars, une tournée de huit jours sur le Vieux Continent. Son objectif est à la fois de rassurer ses partenaires, d'obtenir leur soutien et de réaffirmer le leadership de Washington sur les grands dossiers internationaux.

Après deux mois passés à tenter de sauver l'économie nationale au détriment des questions internationales, le président Obama fait, cette semaine, ses premiers pas sur la scène internationale. Jouissant d'une formidable popularité auprès des Européens, il n'en est pas moins confronté à une tâche difficile, puisqu'il va lui falloir soumettre ses projets aux dirigeants du Vieux Continent. Le président américain compte proposer une nouvelle approche de la guerre en Afghanistan, des mesures plus agressives pour empêcher la prolifération des armements, tout en appelant les Européens à unir davantage leurs efforts pour lutter contre la récession mondiale. Mais s'il pense que sa popularité va amener les gouvernements étrangers à se rallier rapidement à la nouvelle bannière américaine, le réveil risque d'être rude. Le gouvernement allemand a refusé de déployer d'autres unités de combat en Afghanistan. La Russie s'oppose à un système de défense antimissiles de l'OTAN en Pologne. Et la semaine dernière, le Premier ministre tchèque a comparé les plans américains de relance économique planétaire à une "route vers l'enfer". Pour beaucoup de responsables européens, l'élection d'Obama a été synonyme d'une rupture nette avec le gouvernement du président George W. Bush, qui a courroucé bien des Etats étrangers par ce qu'ils considéraient comme une absence de respect pour leurs idées. Dans les couloirs de la Maison-Blanche, on voit dans le voyage d'Obama un moyen de relever ces "défis hérités" de l'administration Bush. L'entourage du président espère que les trois sommets auxquels il assistera aboutiront au développement de nouvelles approches afin de relancer l'économie, de lutter contre le terrorisme et de garantir la paix dans les régions instables du globe. A en croire les spécialistes de longue date des voyages présidentiels outre-Atlantique, Obama n'a rien perdu de son aura de star, dont il s'était retrouvé paré lors de sa tournée en Europe l'été dernier, en pleine campagne présidentielle. Mais le départ de Bush au profit d'Obama n'a pas fait disparaître les profonds désaccords qui subsistent entre les Etats-Unis et l'Europe. Obama a désormais pour mission de dissiper ces doutes, entre autres en tenant ses promesses de campagne et en veillant à améliorer les relations, parfois mises à rude épreuve, entre Washington et ses alliés. Selon ses conseillers, Obama s'y est attaché dès qu'il a pris ses fonctions, appelant presque chaque jour les dirigeants de la planète. Reste à savoir si cela suffira à éveiller l'enthousiasme chez des dirigeants confrontés à leurs propres difficultés. Car enfin, les homologues d'Obama doivent faire face à des crises économiques aussi graves que celle des Etats-Unis. D'où une instabilité politique dans de nombreux pays d'Europe, qui complique les rencontres à venir d'Obama. Des gouvernements se sont effondrés en Lettonie, en Estonie, en Hongrie, en Islande et, tout récemment, en République tchèque. "Le problème [d'Obama] est que tout le monde est faible, explique Moisés Naím, rédacteur en chef du magazine Foreign Policy. Ses principaux alliés sont très faibles. Même ses adversaires sont faibles". Si l'on en croit Moisés Naím, le danger tient au fait que les leaders européens ne sont pas en mesure de mettre en œuvre ce que veulent les Etats-Unis dans le domaine de l'économie ou de la sécurité, quel que soit leur désir de plaire au président des Etats-Unis. En outre, de nombreux leaders étrangers ont intérêt à chercher querelle au nouveau dirigeant américain, ne serait-ce que pour montrer à leur électorat qu'ils ne se laissent pas impressionner pas sa célébrité. Cela pourrait être particulièrement évident quand Obama se réunira en tête à tête avec le président russe, Dmitri Medvedev, à Londres. "Medvedev doit par ailleurs prouver qu'il est aussi intransigeant que [son Premier ministre] Vladimir Poutine", ajoute Moisés Naím. Pourtant, on s'attend à ce qu'Obama et Medvedev parviennent à un accord pouvant déboucher à terme sur un nouveau traité de réduction des armements entre leurs deux pays. A Prague, Obama va faire un discours important sur la prolifération des armes dangereuses. Lors du sommet des leaders de l'OTAN, il va appeler à une modernisation de l'alliance afin de mieux lutter contre les menaces pour la sécurité que constituent les terroristes et les Etats voyous. A l'occasion du sommet du G20, il prônera une nouvelle stratégie visant à redynamiser l'économie mondiale par les dépenses publiques, une réglementation plus stricte des institutions financières et la libéralisation du commerce mondial. D'ici là, la Maison-Blanche promet une série de conversations en tête à tête avec les chefs d'Etat ou de gouvernement de Turquie, d'Espagne, d'Arabie saoudite, de Corée du Sud, de Chine, d'Inde et de Grande-Bretagne. "[Ce voyage officiel de huit jours dans cinq pays] est un vrai test pour son leadership", assure Reginald Dale, membre du Center for Strategic and International Studies. "En particulier, je pense, du point de vue économique, car dans ce domaine c'est la planète entière qui est touchée. Pour le président il y a là une vraie occasion d'affirmer son leadership mondial."
Michael D. ShearThe Washington Post

Obama veut sauver l'industrie automobile mais il faudra faire "des choix difficiles" - Economie - Le Monde.fr

Obama veut sauver l'industrie automobile mais il faudra faire "des choix difficiles" - Economie - Le Monde.fr
LEMONDE.FR avec AFP 30.03.09 17h38 • Mis à jour le 30.03.09 22h53
ous ne pouvons pas, nous ne devons pas et nous ne laisserons pas disparaître notre industrie automobile", a promis, lundi 30 mars, Barack Obama, en présentant à la Maison Blanche son plan de sauvetage de ce secteur particulièrement touché par la crise.
Le président américain a recalé les plans de restructuration élaborés par General Motors et Chrysler et sommé les deux constructeurs automobiles de présenter des solutions "viables", laissant ouvertement planer la menace d'une faillite. Le chef de l'Etat a estimé que les plans "ne vont pas suffisamment loin pour justifier les nouveaux investissements substantiels que réclament ces entreprises" auprès des contribuables.
"Il y a des emplois qui ne pourront être sauvés et des usines qui ne rouvriront pas" et "des choix difficiles" devront être faits par les deux groupes, soutenus par les deniers de l'Etat, a prévenu M. Obama. "Ce secteur est comme aucun autre un emblème de l'esprit américain et un symbole du passé comme de l'avenir de la réussite de l'Amérique", a estimé M. Obama. "C'est un pilier de notre économie", a-t-il ajouté.
ULTIMATUM
Pour venir en aide au secteur, M. Obama a répété, comme l'avait annoncé dans la journée le groupe de travail mis en place à la Maison Blanche, qu'il n'excluait pas que les constructeurs automobiles General Motors et Chrysler déposent leur bilan afin de se restructurer, comme le permet le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Dans l'heure suivant le discours de M. Obama, General Motors a annoncé qu'il intégrait désormais dans ses plans la possibilité d'un dépôt de bilan, ce qu'il récusait jusqu'alors pour son impact prévisible sur ses ventes aux Etats-Unis.
Au bord de la faillite, GM et Chrysler ont été secourus fin décembre par l'Etat fédéral, qui leur a alloué 17,4 milliards de dollars. Dans leurs plans de restructuration présentés mi-février, GM a demandé une rallonge de 16,6 milliards de dollars et Chrysler, de 5 milliards. Mais M. Obama a estimé qu'aucun des deux groupes n'avait présenté de plan de restructuration suffisant pour pouvoir prétendre à une nouvelle aide fédérale. Il a donné un ultimatum de soixante jours au premier constructeur américain pour présenter une stratégie "viable". Son concurrent Chrysler a, lui, trente jours pour conclure un accord définitif avec l'italien Fiat, qui doit lui apporter la technologie et les modèles dont il a cruellement besoin.
Chrysler a indiqué se rapprocher de la conclusion de son alliance avec Fiat, les deux groupes ayant bouclé un accord cadre. Le titre Fiat a perdu près de 10 % à la Bourse de Milan, qui juge l'alliance italo-américaine plus risquée que prévu. Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, a souhaité "remercier publiquement le président Barack Obama (...) pour son encouragement à finaliser une alliance solide entre Chrysler et Fiat".

lundi 30 mars 2009

L'UE prête à aider Obama sur le front afghan | France 24

France 24 L'UE prête à aider Obama sur le front afghan France 24
Les chefs de la diplomatie européenne se sont déclarés prêts vendredi à accroître leur action civile en Afghanistan et leur aide économique au Pakistan pour soutenir la nouvelle stratégie présentée par le président américain Barack Obama.Réunis à Hluboka nad Vltavou, dans le sud de la République tchèque, plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'UE se sont montrés disposés - comme le ministre tchèque Karel Schwarzenberg dont le pays préside l'UE - à "en faire plus" pour l'Afghanistan. Des gages de bonne volonté donnés juste avant que M. Obama n'appelle solennellement les alliés de Washington à apporter une aide civile accrue à ce pays."Je crois que l'annonce du président (Obama) aujourd'hui résonnera très fortement chez les Européens qui reconnaissent que dans les deux pays (Afghanistan et Pakistan), il y a beaucoup de travail que nous pouvons faire ensemble et que cela demande une relation transatlantique forte", a déclaré le ministre britannique David Miliband.En attendant le sommet de l'Otan des 3 et 4 avril à Strasbourg/Kehl, où M. Obama et ses alliés européens devraient discuter plus précisément de leurs contributions respectives - y compris militaire - à cette nouvelle stratégie, puis le sommet UE-USA du 5 avril à Prague, l'UE a deux projets civils pour renforcer son action en Afghanistan dans les semaines qui viennent.Elle s'est engagée à envoyer, si la sécurité le permet, des observateurs pour veiller au on déroulement des élections locales et présidentielle, et à augmenter sa mission de formation de la police afghane en la portant à 400 policiers européens d'ici juin, contre quelque 250 actuellement.Le ministre français Bernard Kouchner a précisé vendredi que la France était prête à envoyer 150 gendarmes pour former la police afghane, si d'autres pays européens étaient prêts à lui emboîter le pas. Ce qui permettrait, selon le ministre français, d'envoyer au total, dans le cadre de la force de gendarmerie européenne, entre 300 et 500 formateurs "sur le terrain" avec la police afghane.L'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie et l'Espagne participent à cette force et M. Kouchner a souligné que la Pologne et la Turquie pourraient aussi contribuer.La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a laissé entendre que Bruxelles annoncerait une augmentation de son aide financière à l'Afghanistan lors de la conférence internationale consacrée à ce pays, à La Haye mardi prochain."Nous allons certainement contribuer à une augmentation de l'action civile en ayant plus d'argent disponible", a-t-elle ajouté. "Il est possible que j'annonce un chiffre" à La Haye.L'aide civile globale de la Commission européenne se chiffre pour l'instant à 610 millions d'euros pour la période 2007-2010.Quant au Pakistan - que la nouvelle stratégie américaine lie désormais étroitement à la question afghane - David Miliband a appelé l'UE à le soutenir, en organisant un premier sommet UE-Pakistan et en discutant d'un "accord de libre-échange" avec Islamabad.Début décembre, l'Union européenne avait signalé sa volonté de renforcer ses liens avec le Pakistan en évoquant la possibilité d'organiser un tel sommet d'ici la fin juin.Aucune date n'a encore été fixée, mais il pourrait avoir lieu "en juin", a indiqué vendredi le ministre suédois Carl Bildt.M. Miliband a aussi évoqué vendredi la possibilité de signer un accord de libre-échange avec ce pays, alors qu'en décembre, les responsables de l'UE avaient estimé que parler d'un tel accord était "prématuré".

Discours d'Obama: le président pakistanais salue un "changement positif"

Discours d'Obama: le président pakistanais salue un "changement positif"
ISLAMABAD - Le président pakistanais Asif Ali Zardari a salué samedi comme un "changement positif" l'annonce par le président américain Barack Obama d'un accroissement de l'aide des Etats-Unis au Pakistan.
"L'approche de la présidence américaine représente un changement positif. C'est une réponse à notre appel à un soutien social et économique comme moyen de combattre l'extrémisme", a déclaré M. Zardari dans un discours devant le parlement à Islamabad.
M. Obama, en dévoilant sa nouvelle stratégie contre le terrorisme en Afghanistan et au Pakistan, avait annoncé vendredi le triplement de l'aide américaine à ce dernier pays, qui s'élèvera à 1,5 milliard de dollars par an pendant cinq ans, afin de "construire des écoles, des routes, des hôpitaux, et renforcer la démocratie pakistanaise".
Il cependant prévenu que cette aide ne constituait pas "un chèque en blanc" et demandé au Pakistan des résultats dans la lutte contre Al-Qaïda.
M. Zardari a assuré que le Pakistan continuerait "à lutter contre l'extrémisme".
"Le gouvernement ne permettra pas l'utilisation de son sol pour des activités terroristes contre un autre pays quel qu'il soit et ne permettra pas à quelque pays que ce soit de violer la souveraineté" du Pakistan, a-t-il ajouté.
"La souveraineté du Pakistan doit être protégée à tout prix, et elle le sera", a-t-il affirmé.
Les Etats-Unis comme le gouvernement afghan affirment que les zones tribales du nord-ouest du Pakistan servent de base arrière aux talibans et aux insurgés liés au réseau Al-Qaïda pour mener des attaques contre les forces étrangères déployées en Afghanistan.
Le Pakistan a protesté à de nombreuses reprises contre des tirs de missiles menés depuis l'été 2008 par des avions sans pilote américains sur les zones tribales, dénonçant des atteintes à sa souveraineté.
Des informations de presse aux Etats-Unis comme au Pakistan ont cependant fait état d'accords secrets entre les deux pays pour autoriser ces frappes.
Le président Zardari a ajouté que son gouvernement avait adopté une stratégie en trois volets afin de lutter contre l'extrémisme.
"Cette stratégie est basée sur la volonté de faire la paix avec ceux qui sont prêts à renoncer à la violence, mais en même temps d'agir fermement contre ceux qui défient l'autorité de l'Etat", a-t-il expliqué.
Elle vise aussi, a-t-il ajouté, "au développement économique" des zones tribales, des régions semi-autonomes, montagneuses et reculées, peuplées de tribus pachtounes, sur lesquelles l'emprise de l'Etat est pratiquement inexistante.

Le président Karzaï en accord total avec la stratégie d'Obama

Le président Karzaï en accord total avec la stratégie d'Obama

"Obama l'Afghan" - Asie-Pacifique - Le Monde.fr

"Obama l'Afghan" - Asie-Pacifique - Le Monde.fr

Echos positifs au discours d’Obama

Echos positifs au discours d’Obama Les Infos Deutsche Welle 28.03.2009
La nouvelle stratégie de la Maison Blanche pour l'Afghanistan : le discours de Barack Obama a recueilli des échos favorables, dans le monde entier. Le président américain entend coupler renforcement militaire d'une part, pour continuer la lutte contre Al Qaida et les taliban, et d'autre part, multiplier les initiatives aux niveaux diplomatique et de la société civile, avec pour objectif, aussi, que le Pakistan voisin s'implique davantage. Parmi les réactions favorables, celle d'Hamid Karzai, le président afghan :
« Cela correspond exactement à ce que la population afghane cherchait et espérait. C'est pourquoi, notre soutien est entier. Nous allons travailler de façon très, très étroite avec le gouvernement américain pour préparer et mettre en œuvre cette stratégie. Bref, cela dépasse que ce que nous avions escompté en termes de faits concrets. Nous le soutiendrons et nous espérons que tous les objectifs seront atteints. »
Côté européen signalons que les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont également salué la stratégie américaine. En Allemagne, Frank-Walter Steinmeier parle d'un bon équilibre entre engagement civil et maintien de la présence militaire.

"Obamail", un président très net - Gala

"Obamail", un président très net - Gala

La cyber-démocratie participative d'Obama, actualité Barack Obama : Le Point

La cyber-démocratie participative d'Obama, actualité Barack Obama : Le Point

vendredi 27 mars 2009

Barack Obama "chatte" avec les internautes, Vu sur le web - NouvelObs.com

Barack Obama "chatte" avec les internautes, Vu sur le web - NouvelObs.com

jeudi 26 mars 2009

Barack Obama en France le 6 juin pour commémorer le Débarquement

Barack Obama en France le 6 juin pour commémorer le Débarquement

Plus de 45.000 questions adressées à Barack Obama sur Internet

Plus de 45.000 questions adressées à Barack Obama sur Internet
Plus de 45.000 internautes ont déjà adressé des questions sur Internet au président américain Barack Obama, qui organise ce jeudi une conférence virtuelle.
Le président va répondre en direct aux questions qui auront recueillis le plus grand nombre de votes d'internautes, dont de nombreuses portent sur l'économie, sur le site Internet de la Maison Blanche, à partir de 11h30 heure locale (15h30 GMT).
Le public pourra suivre la conférence sur le site http://www.WhiteHouse.gov/OpenForQuestions.
L'économiste en chef du vice-président Joe Biden, Jared Bernstein, apportera aussi certaines réponses.
Les internautes peuvent poser leurs questions et voter sur le site Internet jusqu'à jeudi 9h30 heure de Washington (13h30 GMT).

Obama vous répond

Vous avez une question ? Obama vous répond - Libération
Le président américain répondra sur le site de la Maison Blanche ce jeudi aux questions des internautes sur l'économie. Et les préoccupations de ses concitoyens sont surprenantes...
Vite, vite, il ne reste plus que quelques minutes pour poser ses questions à Barack Obama. Après le blog et les messages hebdomadaires en vidéo, le président américain s’est en effet engagé à répondre en ligne ce jeudi sur le site internet de la Maison Blanche aux interrogations de ses concitoyens sur l’économie. L’idée, c’est de «tenter quelque chose de différent» pour avoir «une vision précise de ce qui préoccupe les Américains à travers le pays» explique Obama dans une vidéo (visible ci-dessous, cliquez au centre de l'image pour la lancer).
Les internautes, une fois inscrits, peuvent déposer leurs questions, par écrit ou en vidéo, et voter pour leurs préférées. Elles sont classées en 11 rubriques: éducation, logement, réforme du système de santé, industrie automobile, emplois verts et énergie, etc. Pour le moment, plus de 70.000 personnes ont participé, pour la bagatelle de 85.000 questions. Quant aux votes, ils dépassent les 3 millions.
Alors que veulent savoir les Américains? De deux choses l’une: ou le site a été pris d’assaut par des militants pro-herbe très organisés ou la crise est si forte que le principal problème du pays est de savoir si l'on pourra fumer tranquille sans aller en prison en attendant la reprise. Car la question la plus populaire est pour le moment celle d’un dénommé Ryan Palmer de Dallas qui demande: «Pourquoi ne pas légaliser, contrôler et taxer la marijuana pour transformer la désastreuse «guerre à la drogue» en un moyen de faire de l’argent?»
Suivent ensuite les questions de Matt B - «Quelle est votre stratégie concernant la «guerre à la drogue» qui gâche l’argent des contribuables et envoie des gens non-violents en prison» - et de Green machine - «Envisagez vous de décriminaliser l’usage médical/récréatif de la marijuana pour que le gouvernement puisse le réguler?».
Bien sûr Richard demande: «Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir un système de santé comme celui des pays européens où les gens sont traités en fonction de leurs besoins plus que de leurs ressources?». Mais gageons qu’Obama respectera la volonté populaire et répondra en priorité à ses «fellow Americans»: alors Barack, «will you legalize it?».

L'Amérique d'Obama : chronologie

L'Amérique d'Obama : chronologie

Elu à l'heure de la pire crise financière depuis 1929, mais entouré d'une équipe d'experts, le président a déjà lancé des réformes tous azimuts : économie, santé, énergie, éducation, recherche scientifique, diplomatie
2008
4 novembre : élection de Barack Obama. Agé de 47 ans, Il est le 44ème président des Etats-Unis et le premier président afro-américain.11 décembre : arrestation de Bernard Madoff, gestionnaire d'un des fonds d'investissements américains les plus prestigieux. Il est poursuivi pour des montages financiers frauduleux évalués à 50 milliards de dollars.16 décembre : la Réserve fédérale abaisse son taux directeur quasiment à zéro (entre 0 et 0,25%), le plus bas niveau depuis 1954.
19 décembre : plan de sauvetage 17,4 milliards de dollars du secteur automobile. Ce fonds est prélevé sur les 700 milliards de dollars du plan Paulson, à l'origine destiné au sauvetage des banques américaines.
2009
20 janvier : investiture de Barack Obama à la présidence, devant deux millions de personnes à Washington.22 janvier : Barack Obama ordonne la fermeture de la prison de Guantanamo avant un an et suspend les procédures d'exception. Il nomme un émissaire spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell.
23 janvier : le nouveau président lève l'interdiction instituée par son prédecesseur de tout financement public, dans le cadre de l'aide au développement, à des ONG qui pratiquent ou facilitent l'avortement.
26 janvier: Barack Obama signe des directives imposant des normes environnementales plus contraignantes pour le secteur automobile.
10 février : annonce d'un nouveau plan de soutien au secteur financier, destiné à décharger les banques d'actifs à risques et à faciliter le crédit, d'un montant potentiel de plus de 2 000 milliards de dollars.
17 février : promulgation d'un plan de relance de 787 milliards de dollars. Un tiers de la dotation est affecté aux allégements fiscaux, Le reste porte sur des aides aux petites entreprises et aux Etats ainsi que sur des investissements dans les domaines de la santé, de l'éducation, du logement social, des infrastructures et des énergies propres.Barack Obama annonce l'envoi de 17 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, à partir du printemps. Ils viendront s'ajouter aux 38 000 Américains déjà sur place.18 février : présentation d'un plan contre les saisies immobilières. Doté d'un fonds de 75 milliards de dollars, Il est destiné à aider les 9 millions de propriétaires menacés de saisie.24 février : Discours sur l'état de l'Union. La réduction du déficit, la protection sociale, les mesures contre le réchauffement climatique et l'éducation sont les thèmes dominants de ce discours programme devant le Congrès.
27 février : le président annonce le retrait progressif des troupes américaines d'Irak qui sera achevé au 31 décembre 2011. De 35 000 à 50 000 hommes resteront jusqu'à cette date pour assurer l'entraînement des forces irakiennes et la protection des intérêts américains.
Mars : à 8,1 %, le chômage a atteint en février son plus haut niveau depuis 1983.
9 mars : le président autorise le financement fédéral des recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, levant les restrictions imposées depuis 2001 par George Bush.
10 mars : Barack Obama annonce une refonte du système d'enseignement qui couvrira l'éducation « du berceau au début de la carrière professionnelle ». Allègement des sanctions économiques contre Cuba. Les restrictions sur les voyages dans l'île ainsi que sur la vente de médicaments et de nourriture à Cuba sont levées.
16 mars : la révélation qu'une enveloppe de 165 millions de dollars de bonus a été accordée aux cadres d'AIG, géant de l'assurance qui doit sa survie au contribuable américain, provoque une vive polémique. Le 19, la Chambre des représentants adopte un projet de loi pour taxer à 90 % les primes perçues par des salariés payés plus de 250 000 dollars par an, dans des entreprises qui ont bénéficié d'une aide publique. 20 mars : le nouveau président adresse un message au peuple iranien et à ses dirigeants dans lequel il propose de construire un "dialogue honnête".

mercredi 25 mars 2009

La fin de l'arrogance

La fin de l'arrogance - Toute l'actu - Challenges.fr
Dans son éditorial, Jean Daniel revient sur les "initiatives spectaculaires" du président américain, et en particulier le message qu'il a adressé "au peuple iranien et à ses leaders".
1 - À rebours de François Mauriac disant qu’il aimait tellement l’Allemagne qu’il préférait qu’il y en eût deux, un éditorialiste du New York Times déclare qu’il aime tellement la France qu’il préfère qu’il n’y en ait qu’une. Que veut-il dire ? Simplement que, selon lui, Barack Obama est en train de conduire les Etats-Unis à une situation où l’État jouerait un rôle aussi important qu’en France dans le domaine de la fiscalité et de la privatisation.Cet article est d’autant plus intéressant que, d’une part, il est publié dans un grand quotidien démocrate qui n’a pas la réputation de faire de l’ultra-libéralisme une religion. Et d’autre part, parce qu’il précédait de quelques jours la publication par le très austère et puissant « Financial Times » d’un numéro que l’on a comparé à un véritable tract dont le slogan eut été « Financiers de tous les Etats-Unis, unissez vous. »En fait, il s’est bien passé aux États-Unis et en France un phénomène commun, mais pas celui que le New York Times avait prévu. Car ce sont les opinions publiques, à Paris comme à New York, qui se sont dressées contre les scandales et les abus de pouvoir de grands patrons qui, bien que recevant pour leur entreprise en difficulté une aide considérable de l’Etat, n’en continuaient pas moins à procéder à des licenciements massifs ou quittaient leur poste en s’octroyant des indemnités indécentes. La différence, c’est que l’opinion publique américaine s’est abstenue de faire à Obama les reproches que l’on fait en France à Nicolas Sarkozy. Dans l’un et l’autre cas, cependant, le désaveu par le pouvoir des fauteurs de la crise et de ses profiteurs est le même. Mais tandis que sous la pression sociale le président français se laisse arracher quelques mesures contre le patronat, le défi adressé par Maison-Blanche aux détenteurs du pouvoir économique dont le « Financial Times » s’est fait l’avocat, ressemble à un début de guerre.2.- Laissant à mes confrères l’ingrate tâche d’analyser et de recenser les « réformes ratées » de Nicolas Sarkozy, je me réserve le plaisir, cette semaine encore, de prendre acte des initiatives spectaculaires de Barak Obama. Et je tiens la dernière pour plus passionnante que les autres. Il s’agit du message adressé par le président américain au peuple iranien et à ses leaders. Tout est intéressant, en effet, dans ce geste et dans les termes qui l’expriment. Si l’on s’adresse aux leaders, c’est que l’on renonce à l’intention de renverser le régime. Si l’on évoque la grandeur de la civilisation millénaire des Perses, c’est que l’on reconnaît aux héritiers de cette civilisation le droit d’occuper une place éminente dans le concert des nations. En renonçant à toute condescendance « occidentale », Obama affirme le principe et le souhait d’une rencontre d’égal à égal. Bref, il y a dans ce message une marque dominante de respect qui dépasse de beaucoup les rites convenus. De Gaulle avait voulu ainsi renouer avec la Chine, avec les mots qu’il avaient empruntés à Malraux sur « la Chine plus vieille que l’histoire ». Nixon et Kissinger s’en étaient inspirés.3.- Mais l’intérêt de ce message réside surtout dans le contexte du moment où il est prononcé et de celui qui l’a précédé. Tous les stratèges concernés savaient que la question de la destruction des sites nucléaires iraniens par les Israéliens était posée. En dépit du fait que le président Bush et son administration avaient refusé à Israël, il y a deux ans, les moyens militaires de cette destruction, toutes les éventualités stratégiques dans ce sens étaient envisagées.Le support idéologique était le même que pendant la guerre d’Irak. Pourquoi ne pas prendre au mot un président iranien qui déclare souhaiter qu’Israël soit rayé de la carte ? Pourquoi ne pas prévenir plutôt que subir ? Pourquoi sous-estimer l’appui donné par Téhéran à la Syrie, au Hezbollah, au Hamas et à tous les djihadistes chiites ? Enfin, comment faire une différence entre la détention de l’arme nucléaire et la capacité immédiate d’en construire une ? 4. Ce projet d’une nouvelle croisade occidentalo-sunnite était soutenu par une imposante mobilisation médiatique qui, encore une fois, rappelait exactement celle qui avait précédé la guerre d’Irak. Sauf que, cette fois, on est en présence d’un Etat qui affiche son droit à la détention d’armes de destruction massive et sa volonté de les posséder. Barak Obama a mis fin à l’esprit de cette croisade par l’ensemble de ses déclarations conciliatrices, pacifiques et exemptes de ce que l’on appelle tantôt « l’arrogance occidentale », tantôt « la logique interventionniste » d’une superpuissance. On prête au président américain le désir de traiter avec tous, partout, et même, en Afghanistan, avec les talibans. De plus, au passage, il a conduit les Israéliens à reconsidérer leurs spéculations géostratégiques. On a vu ainsi Shimon Pérès, l’actuel président de la République israélienne - qui a toujours considéré que le véritable ennemi n’était pas l’Irak mais l’Iran - suivre l’exemple de Barack Obama et adresser à son tour un message de paix et de bonne volonté aux Iraniens !Il se peut que cette main tendue ne rencontre que des poings fermés et que cette volonté pacifique ne fasse qu’aviver les surenchères des extrémistes. Je ne peux m’empêcher, cependant, d’estimer que nous sommes en présence d’une véritable rupture philosophico-politique créée par le nouveau président des Etats-Unis. Cette rupture implique une adaptation très savamment pensée aux nouvelles réalités et aux nouveaux rapports de force de la planète. Il n’y a plus de « pays voyous », d’ennemis héréditaires et d’« axe du mal ». L’idéal n’est plus de choisir entre le bien et le mal mais entre le moins mauvais et le pire pour pouvoir vivre ensemble. Ce n’est pas seulement que le monde est devenu multipolaire et l’Amérique multiraciale et multiculturelle. C’est que, la définition d’un ennemi radical, qui conduit au fameux choc des civilisations, n’étant plus envisagée, le problème va être de concilier l’universalité des valeurs et la diversité des cultures. J.D.

YouTube - Barack Obama fait un discours très optimiste

YouTube - Barack Obama fait un discours très optimiste

Le plan Geithner emporte l’adhésion des investisseurs privés - Blogs Elections Américaines

Le plan Geithner emporte l’adhésion des investisseurs privés - Blogs Elections Américaines

Obama défend sa stratégie économique - Libération

Obama défend sa stratégie économique - Libération

Obama : "Au G20, les Etats-Unis assumeront leur leadership"

Obama : "Au G20, les Etats-Unis assumeront leur leadership" - Opinions - Le Monde.fr
LE MONDE 24.03.09 08h30 • Mis à jour le 24.03.09 15h58
Nous vivons une période de défis économiques mondiaux auxquels on ne peut répondre par des demi-mesures ou les efforts d'un seul pays, quel qu'il soit. Il est aujourd'hui de la responsabilité des leaders du G20 de prendre des mesures audacieuses, ambitieuses et coordonnées qui non seulement permettront à l'économie de se redresser, mais ouvriront une ère nouvelle d'engagement économique capable d'empêcher à l'avenir une telle crise de se reproduire.

Personne ne peut nier qu'une action urgente doit être entreprise. La crise du crédit, doublée d'une perte de confiance, s'est propagée à travers les frontières et fait sentir ses effets partout dans le monde. Pour la première fois depuis une génération, l'économie mondiale se contracte et le commerce ralentit. Des centaines de milliards de dollars ont été perdus, les banques ont cessé de prêter et plusieurs dizaines de millions de personnes, à travers le monde, vont perdre leur emploi. La prospérité de l'ensemble des pays est menacée, mais aussi la stabilité des gouvernements et la survie de ceux qui habitent les régions les plus vulnérables de la planète.Nous avons une fois pour toutes appris que la bonne marche de l'économie américaine est inextricablement liée à celle de l'économie mondiale. On ne peut pas séparer les mesures qui restaurent la croissance à l'intérieur de nos frontières de celles qui la soutiennent à l'extérieur. Si les citoyens des autres pays ne peuvent consommer, les marchés se tarissent – comme le montre la chute récente de nos exportations, la plus importante en près de quatre décennies, qui a directement entraîné la perte de nombreux emplois américains. Et si nous continuons à laisser les établissements financiers du monde agir avec la même désinvolture et la même irresponsabilité, nous resterons prisonniers du cycle des bulles et des éclatements de bulles. C'est pourquoi le prochain sommet du G20 à Londres aura un impact direct sur le redressement américain.
Mon message est clair: les Etats-Unis sont prêts à assumer leur leadership, et nous appelons nos partenaires à se joindre à nous, conscients de l'urgence et soucieux de l'objectif commun. Du bon travail a déjà été accompli, mais beaucoup plus reste à faire. Notre leadership est fondé sur une prémisse simple: nous sommes résolus à agir avec détermination pour sortir l'économie américaine de la crise et réformer nos mécanismes de régulation, et nos actions seront renforcées par les mesures complémentaires prises à l'étranger.
Grâce à l'exemple qu'ils donneront, les Etats-Unis pourront œuvrer au redressement global et reconstruire la confiance dans le monde ; et si le sommet de Londres contribue à impulser une action collective, nous parviendrons à établir un redressement solide qui nous permettra d'éviter de nouvelles crises.
Nos efforts doivent commencer par des mesures immédiates destinées à stimuler la croissance. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà adopté l'American Recovery and Reinvestment Act – l'ensemble de mesures pour l'emploi le plus spectaculaire intervenu depuis une génération. D'autres membres du G20 ont également mis en place des plans de relance; ces initiatives doivent être poursuivies et consolidées jusqu'à ce que la demande soit rétablie. Tout en agissant, nous devons nous engager collectivement à encourager le libre-échange et la liberté des investissements, tout en résistant aux tentations protectionnistes qui ne feraient qu'aggraver la crise.
En deuxième lieu, nous devons restaurer le crédit dont dépendent entreprises et particuliers. Aux Etats-Unis même, nous déployons tous les moyens pour stabiliser notre système financier. Cela passe par une évaluation honnête des bilans de nos plus grandes banques, et devrait permettre à terme de rétablir les prêts qui permettront aux Américains de se remettre à consommer, de garder leur logement et de développer leurs entreprises. Ce mouvement devra être amplifié par les actions de nos partenaires du G20. Ensemble, nous pouvons adopter un cadre commun qui insiste sur la transparence et la responsabilité, et qui s'attache à restaurer le flux du crédit qui est la sève vitale d'une économie mondiale prospère. De concert avec les institutions multilatérales, le G20 devrait s'employer à financer le commerce afin de relancer les exportations et de créer des emplois.
Troisièmement, nous avons l'obligation économique, sécuritaire et morale de tendre la main aux pays et aux populations les plus gravement menacés. Si nous leur tournons le dos, les souffrances entraînées par cette crise seront plus vives encore, et notre propre redressement sera retardé du fait que les marchés susceptibles d'accueillir nos produits se rétréciront encore plus, entraînant par là même des pertes supplémentaires d'emplois américains.
"JE SAIS QUE L'AMÉRIQUE PORTE UNE PART DE RESPONSABILITÉ"
Le G20 devrait déployer rapidement des ressources afin de stabiliser les marchés émergents, renforcer substantiellement les moyens d'urgence du Fonds monétaire international (FMI) et aider les banques régionales de développement à accélérer les prêts. Dans le même temps, l'Amérique procédera à des investissements nouveaux et conséquents en matière de sécurité alimentaire afin d'aider les plus pauvres à surmonter les jours difficiles qui s'annoncent.
Mais si ces actions doivent nous permettre de sortir de la crise, nous ne pouvons nous contenter d'un retour au statu quo. Nous devons mettre un terme à la spéculation effrénée et à notre tendance à vivre au-dessus de nos moyens; nous devons en finir avec le mauvais crédit, les banques surendettées et l'absence de tout contrôle qui nous condamne à ces bulles qui finissent inévitablement par éclater. Seule une action internationale coordonnée pourra empêcher les prises de risque irresponsables qui ont provoqué cette crise. C'est pourquoi je suis déterminé à saisir cette occasion pour procéder à une réforme en profondeur de nos dispositifs de régulation et de supervision.
Tous nos établissements financiers – ceux de Wall Street comme ceux du reste du monde – doivent se plier à un contrôle sérieux et obéir à des règles de conduite communes. Tous les marchés devraient être dotés de normes de stabilité et de transparence. Un encadrement précis des besoins en capitaux propres devrait nous protéger de nouvelles crises. Nous devons prendre des mesures énergiques contre les paradis fiscaux et le blanchiment d'argent.
Une transparence et une responsabilisation rigoureuses doivent faire cesser les abus, tout comme l'on doit mettre fin aux rémunérations déraisonnables. Au lieu des mesures dispersées qui ont rendu possible la course à l'abîme, nous devons définir clairement des incitations à la responsabilité capables de favoriser une course vers le haut.Je sais que l'Amérique porte une part de responsabilité dans le gâchis auquel nous sommes tous confrontés. Mais je sais aussi que nous n'avons pas à faire le choix entre un capitalisme chaotique et impitoyable et une économie étatique oppressante. C'est là une fausse alternative qui ne servira ni les Américains ni aucun autre peuple.
Le sommet du G20 nous fournit un forum en vue d'une coopération économique mondiale d'un nouveau genre. Le temps est venu de travailler ensemble afin de restaurer la croissance soutenue que seuls peuvent procurer des marchés ouverts et stables qui favorisent l'innovation, encouragent l'esprit d'entreprise et apporte des occasions favorables.
Les pays du monde ont des intérêts communs. Les Etats-Unis sont prêts à participer à un effort mondial en vue de créer des emplois et d'impulser une croissance durable. Ensemble, nous pouvons tirer les leçons de cette crise et construire une prospérité sûre et pérenne pour le XXIe siècle.
© Global Viewpoint (2009)(Traduit de l'anglais par Gilles Berton.)
Barack Obama, président des Etats-Unis.

Au G20, Barack Obama veut montrer la voie - L'économie en crise - Le Monde.fr

Au G20, Barack Obama veut montrer la voie - L'économie en crise - Le Monde.fr

Obama plaide la confiance dans l'économie américaine

Le Figaro - International : Obama plaide la confiance dans l'économie américaine

mardi 24 mars 2009

Barack Obama veut dialoguer "avec le reste du monde" - Amériques - Le Monde.fr

Barack Obama veut dialoguer "avec le reste du monde" - Amériques - Le Monde.fr
Barack Obama veut dialoguer "avec le reste du monde"
LE MONDE 24.03.09 13h20 • Mis à jour le 24.03.09 17h33
WASHINGTON CORRESPONDANTE
ames Jones est le conseiller à la sécurité nationale du président des Etats-Unis. Ancien général du corps des marines, il a été le commandant suprême des forces de l'OTAN en Europe de 2003 à 2006.

De quelle manière les Français peuvent-ils aider M. Obama ?
Les circonstances sont très bonnes entre nos deux pays. Il y a une certaine camaraderie entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qui se comprennent très bien. Nous avons des quantités de choses en commun, et notamment un même point de vue sur les problèmes en Afghanistan. Au sommet de l'OTAN (les 3 et 4 avril), il y aura l'annonce de la réintégration de la France au sein du commandement intégré de l'Alliance. Cela nous réjouit beaucoup ici, aux Etats-Unis. Les chefs d'Etat vont parler de l'Afghanistan : comment faire pour commencer à travailler plus efficacement en insistant moins sur l'aspect militaire et beaucoup plus sur la reconstruction civile, avec davantage de gendarmes, d'aide à la société et pour lutter contre la drogue.

Alors quels sont vos besoins ?
D'avoir une philosophie commune. C'est ce que nous sommes en train de développer, non seulement au niveau présidentiel, mais aussi entre (les) ministres (des différents pays). Nous avons des discussions presque chaque jour, ça marche très bien.

Bernard Kouchner a parlé d'"afghanisation". Cela correspond-il à la stratégie envisagée par les Etats-Unis ? C'est un élément primordial. Il faut créer une armée afghane capable de défendre le pays ainsi qu'un système judiciaire et policier qui assure la sécurité de la population. C'est cela l'"afghanisation".

Sur la sécurité, nous avons progressé et nous allons continuer : 17 000 soldats américains supplémentaires vont arriver durant l'été. Sur la reconstruction, nous n'avons pas très bien fait les choses pendant les quatre ou cinq dernières années. L'aide doit être concentrée, coordonnée avec davantage de cohésion internationale. Nous proposons que cet effort soit dirigé par l'ONU. L'ambassadeur (des Nations unies) à Kaboul, Kai Eide, va être chargé de cette montée en puissance sur la reconstruction.
Troisièmement, il faut absolument créer un système judiciaire et combattre la drogue, la criminalité et la corruption.

Qui en sera chargé ?
Nous souhaiterions que le président afghan Hamid Karzaï et le gouvernement aient le courage de le faire. Ce sont des choses qu'ils peuvent et doivent faire.

Il y a quelques jours, Barack Obama a parlé de "stratégie de sortie". Quels facteurs permettront de l'envisager ?
La fin de la présence de terroristes capables de lancer des attaques contre nos pays. Et un Afghanistan paisiblement gouverné par des responsables politiques capables de diriger leurs affaires.

Il faudra combien d'années ?
On verra. Il faut s'organiser de manière efficace, ce que nous n'avons pas fait jusqu'ici. L'effort consistait principalement en une présence militaire. Le gouvernement afghan doit montrer à la population qu'il peut lui assurer un meilleur avenir et diriger le pays.

La France a proposé que l'Europe assure la formation des gendarmes ? Quels effectifs seront nécessaires ?
C'est un sujet dont nous débattons : quel but ? combien d'hommes, pour combien de temps ? Et combien cela va-t-il coûter ? Ce sont des questions importantes. Notre point de vue sera annoncé avant la réunion de l'OTAN, mais en coordination avec nos alliés.

Sur l'Iran, que pensez-vous de la réaction du guide suprême Ali Khamenei à la "main tendue" du président Obama ?

Nous sommes en train d'en parler. Le président a fait un geste. On verra où le chemin nous mènera. Les Iraniens sont invités à la Conférence internationale du 31 mars (sur l'Afghanistan). Je ne sais pas s'ils ont dit "oui ou non". Nous souhaitons qu'ils disent "oui". Nous devons discuter avec eux de questions régionales.

Quel est votre bilan après deux mois en fonctions ?
Nous avons bien commencé. Le voyage que le président Obama entreprend en Europe (début avril) est déterminant. Nous ferons une mise au point après. Dans les deux premiers mois, l'essentiel est d'avoir une bonne organisation. Nos émissaires pour l'Afghanistan, le Moyen-Orient, l'Iran, ont déjà commencé leur travail. Les résultats sont bons. Nous attendons la formation du gouvernement israélien. Nous définissons avec nos alliés une nouvelle stratégie pour l'Afghanistan. Mais il y aussi le Pakistan, qui constitue un problème régional de taille.

Comment caractériser la diplomatie de Barack Obama ?
C'est une approche différente. Nous souhaitons avoir un dialogue avec le reste du monde sur les grands sujets auxquels nous devons faire face collectivement. Il s'agit d'une approche qui souligne le respect que nous avons pour tous nos alliés et les pays qui, par leur conduite, s'en montrent dignes. Elle prend en compte le fait que le monde est interdépendant et que les questions d'économie, d'énergie, de climat nous concernent tous. Avec le président Obama, les Etats-Unis souhaiteraient participer au débat en tant que pays qui tient compte de l'opinion des autres.
Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 25.03.09

Iran : le geste d'Obama

Iran : le geste d'Obama - Le blog de la rédaction
par Dominique Moïsi (*)
« Washington veut voir l'Iran prendre la place qui lui revient de droit dans la communauté des nations... Une place qui ne peut être atteinte par la terreur ou les armes. » Le message vidéo envoyé, la semaine dernière, par Barack Obama, aux dirigeants de la République islamique d'Iran ainsi qu'au peuple iranien, est un tournant symbolique important de la diplomatie américaine. Le guide suprême, l'ayatollah Khamenéi, en a limité la portée, « attendant des changements dans les actes et pas seulement dans le discours ».On se souvient que George W. Bush classait l'Iran dans « l'axe du mal ». Son successeur reconnaît, non seulement le statut régional incontournable de l'Iran, en invitant les Iraniens à participer aux discussions sur l'avenir de l'Afghanistan, mais plus encore son régime, en appelant directement la « République islamique » par son nom.Par ce geste, qui précède l'élection présidentielle en Iran, le Président américain ne reste pas seulement fidèle aux promesses de changement et d'ouverture faites lors de sa campagne électorale. Il espère influencer directement les électeurs iraniens. Voyez, dit-il au peuple iranien qui, dans sa majorité, a souhaité son élection à la présidence des États-Unis : « L'Amérique a changé. Quand l'Iran va-t-il changer à son tour · Soyez raisonnables sur la question du nucléaire militaire et tout redeviendra possible entre nous. »Or, le régime Iranien a utilisé, depuis des décennies, l'hostilité déclarée des États-Unis pour consolider sa mainmise sur le pays. La réticence dont il fait preuve à l'égard des ouvertures américaines montre qu'il est bien conscient du danger. C'est en cessant de parler de « changement de régime » que Washington fragilise potentiellement le régime des mollahs ou, pour le moins, les plus radicaux d'entre eux, regroupés derrière la figure du Président Ahmadinedjad.L'initiative du Président américain constitue aussi un double message à destination de la Russie et d'Israël.Le geste d'ouverture à l'égard de Téhéran démontre à Moscou la flexibilité nouvelle de Washington. « Si la relation entre l'Iran et les États-Unis demeure au point mort, ce n'est pas de notre faute ! À vous d'en tirer des conséquences ; souhaitez-vous vraiment avoir un de vos nombreux voisins devenir une puissance nucléaire de plus ? Si ce n'est pas le cas, rejoignez le camp de la raison avec clarté et soutenez nos initiatives diplomatiques. »Le message à l'égard d'Israël est plus clair encore. Alors qu'une coalition de droite, intégrant même des éléments d'extrême droite, comme le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, arrive au pouvoir, Washington renvoie un message sans ambiguïté à l'État hébreu. « Mon prédécesseur, George W. Bush, ne vous a pas soutenus dans votre projet d'attaques préventives sur le potentiel nucléaire iranien. N'attendez pas plus de compréhension de ma part. »Il ne faut pas attendre de résultats spectaculaires du geste américain. Le régime des mollahs, en dépit de sa piètre gestion de l'économie et du social et de sa « lourdeur idéologique », n'est pas sur le point de disparaître, ni de réduire ses ambitions nucléaires. Avec une crise économique d'une ampleur unique et avec deux guerres sur les bras, en Irak et en Afghanistan, l'Amérique n'a sans doute pas les moyens de ses ambitions diplomatiques initiales. L'ouverture à l'Iran n'en constitue pas moins un geste symbolique d'une grande importance.
(*) Conseiller spécial de l'Ifri (Institut français des relations internationales), professeur invité à l'Université d'Harvard.

lundi 23 mars 2009

Obama tente de calmer le jeu

Obama tente de calmer le jeu

Barack Obama veut calmer la colère des Américains

Barack Obama veut calmer la colère des Américains - L'économie en crise - Le Monde.fr

Obama veut un nouveau départ avec l’Iran - Expresse - Excite France

Historique: Obama veut un nouveau départ avec l’Iran -

Obama nomme Johnnie Carson aux Affaires africaines

Obama nomme Johnnie Carson aux Affaires africaines mediacongo.net
Une nouvelle ère de coopération est en train de s’ouvrir entre les Etats-Unis et l’Afrique. Une nouvelle vision de partenariat entre les Africains et les Américains est en marche. Pour preuve, le président américain vient de nommer un « expert » aux Affaires africaines : Johnnie Carson. Les priorités sont également définies : sécurité, démocratie, aide économique et lutte contre le Sida. Mais plus important à retenir : la République démocratique du Congo retrouve sa place, aux yeux de Washington, sur le plan sécurité, du point de vue géostratégique.
Le président américain, Barack Obama, vient de désigner Johnnie Carson, Secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines. C’est lui le désormais «Monsieur Afrique » de l’administration américaine.Le choix du président américain s’est porté sur un expert, un afro-américain qui a toujours manifesté de la passion pour le continent noir. Volontaire de l’organisation humanitaire Corps de la paix. (Peace Corps) dans les années 60, il a été successivement ambassadeur des Etats-Unis en Ouganda(1991 -1994), au Zimbabwe (1995-1997) et au Kenya (1999-2003). Depuis 2006, il travaillait au département d’Etat au National Intelligence Council où il était chargé de l’Afrique. Alors que Suzan Rice, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, était Secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, il était son adjoint. Il a également accompli des missions au Botswana, au Mozambique et au Nigeria. Il s’agit d’une personne qui connaît bien l’Afrique et s’est toujours occupée de l’Afrique. Et il nous revient que partout où il est passé, Johnnie Carson est reconnu pour son franc-parler qui, parfois, agace ses interlocuteurs. Tel aurait été le cas lors de son mandat en Ouganda, et le courant ne passait pas bien avec les autorités de ce pays, apprend-on.
Une nouvelle ère, une nouvelle vision
Ce qui intéresse de nombreux observateurs, c’est que cette nomination pourrait donner une nouvelle impulsion dans les relations de coopération et de partenariat entre les pays africains et les Etats-Unis. Johnnie Carson n’a pas attendu longtemps, selon son entourage, pour annoncer les grandes lignes de la « politique africaine » des Etats-Unis. « Avant, les Etats-Unis travaillaient pour l’Afrique. Nous voulons maintenant travailler avec l’Afrique ». Cette déclaration résume la nouvelle vision de coopération et de partenariat des Etats-Unis à l’endroit de l’Afrique.
Ce qui ne surprend pas. Dans son discours d’investiture le 20 janvier 2009, le président Barack Obama s’était exprimé clairement là -dessus : «Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l’eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces». C’est dans ce contexte, bien avant qu’il ne soit élu, Barack Obama avait mis en garde les «gouvernements étrangers qui déstabilisent la République démocratique du Congo pour qu’ils soient tenus pour responsables». Et qu’en plus, il avait vivement souligné que les « revenus des ressources des pays africains devraient avant tout profiter à leurs populations».
Cette nouvelle philosophie de l’administration américaine ne diffère pas de propos tenus par John Fitzerald Kennedy alors qu’il s’adressait au peuple américain. Il disait «ne demande pas au gouvernement ce qu’il fait pour vous mais ce que vous faites pour votre pays, l’Amérique ».
En transposant cette phrase dans la vision de Obama, c’est que les Etats-Unis seront aux côtés des Etats africains qui travaillent et non ceux qui attendent que les Etats-Unis travaillent pour eux. Qu’il s’agit désormais d’un partenariat adulte, responsable et bénéfique dans l’intérêt réciproque des peuples africains et américain.
Le rôle géostratégique de la RDC
Mais les Etats-Unis se sont fixés quatre priorités dans cette nouvelle politique africaine. La première relève du domaine de la sécurité. A ce sujet, les Etats-Unis replacent la République démocratique du Congo au centre du débat compte tenu sûrement de sa position géostratégique en Afrique. Il sera question « de fournir aux pays africains la formation dans ce domaine précis, l’équipement, la logistique nécessaire à leur stabilité, comme en République démocratique du Congo, au Liberia ou au Sud Soudan », précise-t-on dans les coulisses du Département d’Etat. Des propos qui rejoignent déjà ce que certaines personnes savent.
Sur ce point précis, l’on retiendra le point de presse de l’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, M. Garvelink sur les efforts concrets susceptibles d’aider la RDC à se doter d’une armée républicaine. Déjà, les Etats-Unis ont pris l’engagement de former en RDC un bataillon qui constituera une force de réaction rapide. Aussi, avait-il promis, lors de son prochain voyage en Allemagne, à, Stuttgart, de rencontrer le Général William Ward, Commandant de l’AFRICOM ( (Commandement militaire régional pour l’ Afrique) pour lui présenter les besoins militaires de la RDC. Entre-temps, lors du dernier sommet de l’OTAN à Bruxelles, Madame Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, et Karel De Gucht, ministre belge des Affaires étrangères, ont convenu de travailler plus étroitement pour la restructuration des FARDC.
Deuxième priorité de Washington en Afrique est la promotion de la démocratie. Barack Obama s’était exprimé aussi sur ce point le 20 janvier 2009 : « A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire…Pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disions maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut être brisée ; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons ». Le message est clair. Sans équivoque.
Le volet économique constitue la troisième priorité. Malgré la crise, les Etats-Unis ont promis de ne pas réduire leur aide. Elle va doubler d’ici à 2012 pour passer de 5 à 10 milliards de dollars. Enfin, les Etats-Unis continueront à soutenir le programme de la lutte contre le SIDA.
Toutefois, nul ne peut ignorer certaines réalités américaines. Tous les analystes sont unanimes pour dire qu’« un président américain ne peut, seul, imposer une solution ». Reste maintenant à savoir avec quel « lobby » le président Obama va-t-il travailler dans le continent pour réussir sa politique africaine. Utilisera-t-il le lobby Bill Clinton, Bush ou créer lui – même son propre lobby ? C’est la question fondamentale.

samedi 21 mars 2009

Khamenei demande à Obama de joindre les actes à la parole

AFP: Iran: Khamenei demande à Obama de joindre les actes à la parole
TEHERAN (AFP) — Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a répondu samedi au président Barack Obama qu'il était prêt à changer de politique si les Etats-Unis modifiaient dans les faits et non seulement en paroles leur attitude à l'égard de la République islamiste.
"Nous n'avons aucune expérience des nouveaux gouvernement et président américains. Nous observerons et jugerons. Changez, et notre attitude changera. Si vous ne changez pas d'attitude, sachez que notre peuple s'est renforcé, est devenu plus fort au cours de ces 30 dernières années" et continuera de résister, a déclaré le numéro un iranien devant plusieurs milliers de personnes rassemblées dans la ville sainte de Machhad (nord-est).
"Notre peuple n'accepte pas qu'on lui propose de négocier et qu'on agite en même temps la menace de la pression. Vous ne pouvez pas nous parler de la sorte", a-t-il dit dans un discours diffusé par la télévision d'Etat.
Le président Obama a pris l'initiative historique de s'adresser directement aux dirigeants iraniens, à qui il a offert de surmonter trente années de relations hostiles dans un message diffusé pour le nouvel an iranien dans la nuit de jeudi à vendredi.
Mais le dirigeant iranien est resté prudent dans sa réaction, demandant que l'ouverture se traduise dans les actes.
"Nous ne voyons aucun changement, même la littérature n'a pas changé. Si vous dites vrai, pourquoi ne voyons-nous pas de changement? Les responsables américains et les autres doivent savoir qu'on ne peut pas tromper le peuple iranien et lui faire peur. Le changement dans les mots n'est pas suffisant, il doit être réel", a déclaré l'ayatollah Khamenei.
Il a aussi évoqué la proposition américaine de négociations et une éventuelle reprise des relations diplomatiques, rompues il y a une trentaine d'années, après l'occupation de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran.
"Ils nous disent de négocier et de rétablir les relations diplomatiques. Ils parlent de changement. Mais qu'est-ce qui a changé? Où sont les signes du changement? Avez-vous levé les sanctions contre l'Iran? Avez-vous débloqué nos capitaux saisis aux Etats-Unis? Avez-vous mis fin à la propagande hostile contre notre pays? Avez-vous arrêté votre soutien inconditionnel au régime sioniste?", a-t-il demandé.
Il a également affirmé avec ironie que les Iraniens "remerciaient les Etats-Unis pour les sanctions imposées contre le pays", car cela a permis à l'Iran de devenir plus fort, citant l'exemple de la mise en orbite d'un satellite ou les progrès dans les domaines nucléaire et balistique.
Le numéro un iranien a également accusé les Etats-Unis de soutenir les groupes hostiles, en particulier le rebelles sunnites du groupe Joundallah (soldats de Dieu), qui ont mené de nombreuses opérations meurtrières ces dernières années.
"Ces rebelles qui agissent à la frontière entre l'Iran et le Pakistan ont des liens avec des éléments américains. Nous avons l'enregistrement de leurs conversations et malheureusement ce soutien continue".
Il a aussi critiqué une partie du discours du président Obama qui a affirmé que l'Iran ne pouvait obtenir la place qui lui revient dans le concert des nations en utilisant "la terreur et les armes" et demandé à Téhéran d'opter pour "des agissements pacifiques".
Le président Obama "envoie un message pour Norouz, mais dans le même message il accuse le peuple iranien de soutenir le terrorisme et de chercher à se procurer des armes atomiques", a-t-il regretté.
"Nous ne savons pas qui prend les décisions aux Etats-Unis. Est-ce le président, le Congrès et d'autres? Mais en ce qui nous concerne, nous agissons avec logique et non de manière émotionnelle. Nous prenons nos décisions après avoir fait des calculs précis", a-t-il ajouté.
Il a également répété que l'Iran n'oublierait pas le soutien des Etats-Unis à Saddam Hussein durant la guerre Iran-Irak (1980-1988) ou encore l'attaque d'un avion civil iranien par un navire américain dans le Golfe en 1988 qui fit 290 morts.

Obama lance l'ère de la "diplomatie YouTube"

tsr.ch - Info - Obama lance l'ère de la "diplomatie YouTube"
La diplomatie du ping-pong avait aidé à dégeler les relations américano-chinoises. La diplomatie YouTube pourrait faire de même dans les rapports des Etats-Unis avec l'Iran.
Le président américain Barack Obama, qui a beaucoup utilisé internet pendant la course à la Maison Blanche, s'est à nouveau tourné vers la toile pour lancer sa première grande initiative diplomatique.En enregistrant un message vidéo destiné au peuple d'Iran, et à ses dirigeants, à l'occasion du Nouvel An iranien et en le diffusant en ligne, Barack Obama a eu recours à l'un de ses outils favoris de campagne.Le candidat Obama comptait sur ses partisans pour faire suivre ses courriers et ses vidéos électroniques. Le président espère que les Iraniens en feront autant avec son message diffusé sur le site de partage de vidéos, YouTube.
Un succès
Trita Parsi, président du National Iranian American Council, pense que c'est une réussite. Le message "se propage sur internet comme un feu de forêt". "C'est extraordinaire le nombre de courriels que j'ai reçus à la fois des Etats-Unis et d'Iran se souhaitant mutuellement une bonne année et ajoutant en lien le message du président".La vidéo de 3 minutes et 35 secondes intitulée "Une nouvelle année, un nouveau commencement", sous-titrée en farsi, a été postée sur le site internet de la Maison Blanche et sur YouTube. Dix-huit heures après sa diffusion, elle avait été vue près de 150'000 fois, générant plus de 1300 commentaires pour la plupart favorables.Andrew Rasiej, cofondateur du blog TechPresident.com, qui examine la vie politique et les technologies, souligne qu'internet permet à Obama de s'adresser directement et sans filtre au peuple iranien. "Il utilise la plateforme ouverte d'internet pour s'assurer que son message est entendu en totalité et n'est pas raccourci, sorti de son contexte ou manipulé d'une manière qui le détournerait de son objectif".
Un lien direct
"Parce qu'internet offre au président un lien direct avec les citoyens d'un pays, non seulement il leur parle directement mais il sait aussi qu'ils diffuseront son message pour lui, c'est ce qui rend (internet) si puissant".Pour Suzanne Maloney, une spécialiste de l'Iran à la Brookings Institution, la vidéo d'Obama est "davantage personnalisée qu'un simple communiqué imprimé ou que quelque chose lu sur un podium". Mais cette vidéo n'est pas seulement destinée au peuple iranien. "La plus importante partie du message, c'est que le président Obama s'écarte de manière explicite de la tradition de l'administration Bush, qui tentait délibérément de dissocier dirigeants et peuple iraniens", explique-t-elle."Là, on voit le président Obama parlant directement aux dirigeants et évoquer « la république islamique d'Iran », ce qui est, sinon sans précédent, tout à fait inhabituel pour un président américain"."Internet n'est pas seulement une occasion de refaçonner la politique aux Etats-Unis", renchérit Andrew Rasiej. "Il permet de réinventer la diplomatie, en incitant les citoyens à se parler, et non plus seulement les diplomates, et à débattre des questions et des objectifs communs". Cette vidéo est la "première mesure de la diplomatie de « citoyen-à-citoyen » du 21e siècle".

Usa-Iran : Obama tend à nouveau la main à Ahmadinejad

Usa-Iran : Obama tend à nouveau la main à Ahmadinejad Walf Fadjri

REGARDEZ - Le message historique d'Obama à l'Iran, actualité Barack Obama : Le Point

REGARDEZ - Le message historique d'Obama à l'Iran, actualité Barack Obama : Le Point

Obama tend la main à l'Iran VIDEO

ouest-france.fr - Obama tend la main à l'Iran VIDEO

Obama promet un retouraux valeurs fondatrices

Le Figaro - International : Obama promet un retouraux valeurs fondatrices

Le message de Barack Obama à l'Iran est une "bonne nouvelle", salue Sarkozy

Le message de Barack Obama à l'Iran est une "bonne nouvelle", salue Sarkozy , Proche Moyen-Orient - NouvelObs.com

La main tendue d'Obama aux Iraniens

La main tendue d'Obama aux Iraniens - Amériques - Le Monde.fr

vendredi 20 mars 2009

Quand Obama fait de l'humour - Matin - Monde

Quand Obama fait de l'humour - Matin - Monde

Vincent Byrd Le Sage, porte-parole de la pensée de Barack Obama

Vincent Byrd Le Sage, porte-parole de la pensée de Barack Obama - 19-03-2009 15:25 UTC - Radio Prague

[19-03-2009 15:25 UTC] Par Anna Kubišta
Écoute 16kb/s ~ 32kb/s
Le 18 mars 2008, le futur président américain Barack Obama prononçait à Philadelphie un discours qui, sans le savoir, allait faire date. Le 18 mars 2009, c’est le comédien français Vincent Byrd Le Sage qui récitait ce même texte, dans la langue de Molière, au théâtre Archa à Prague. C’est le metteur en scène José Pliya qui lui a proposé une lecture, Vincent Byrd Le Sage nous raconte comment il a découvert ce discours fondateur, souvent comparé au fameux « I have a dream » de Martin Luther King.
'De la race en Amérique'« Je suis allé récupérer le texte, je l’ai lu. J’ai trouvé ça pas mal. Sans plus. On devait se voir pour répéter à voix haute, et je me suis dit : je vais quand même le lire à voix haute une fois, avant de travailler ensemble, pour me rendre compte. Et au cours de cette lecture à voix haute, je me suis mis à pleurer. On s’est vus avec José. J’ai refait une lecture. J’ai repleuré. Il a pleuré. On a fait une lecture devant son épouse. Nous avons tous pleuré. Là, on s’est dit : il y a quelque chose dans ce texte qui transcende vraiment la dimension politique, politicienne, même américaine, car ni José ni moi ne sommes américains, et ça nous parle beaucoup. Cela transcendait et la couleur et l’origine et la nationalité. On touchait à l’universel. »
Vous dites avoir pleuré, mais comment le public réagit-il à ce texte ?
« En général, on fait un débat ou plutôt des échanges après le spectacle pour que les gens puissent dire ce qu’ils ont envie de dire sur le spectacle. C’est un texte très doux, très bienveillant, et ce qui ressort dans les échanges, c’est cette bienveillance. Il y a des gens que ça amène jusqu’aux larmes, d’autres que ça amène dans une profonde réflexion politique, pas dans le sens : qui est élu où, mais : qu’est-ce que c’est censé faire à notre société et à nous-même, qu’est-ce que la politique pour nous ? Je pense que cela réveille le citoyen en chacun. »
Pensez-vous que ce type de discours soit possible en France par exemple ? Par une personne de la stature d’Obama.
« En fait, je pense qu’on a déjà eu un petit peu ou beaucoup, certains politiques qui ont tenu ce type de propos, à savoir à un niveau philosophique, spirituel sur le sens de leur rôle d’organisation de la société. La difficulté qu’on a en France c’est que cela reste au stade des paroles. Chez Obama, ce n’est pas un petit bout, ça a été redondant dans toute la campagne, ce niveau de réflexion-là. Ensuite il y a une très grande affirmation du ‘nous’. C’est cela la grande évolution par rapport à Martin Luther King. Lui dit ‘j’ai fait un rêve’. Pour ma communauté. Et Obama c’est ‘oui, nous pouvons’. C’est très important : il ne se met ni dans une position personnelle à part, ni en tant que leader (‘je vais résoudre vos problèmes’). Il dit : ‘nous pouvons, si nous travaillons ensemble, résoudre nos problèmes’. »
En dehors de cette lecture que vous disiez très émotionnelle, comment avez-vous abordé l’interprétation de ce texte sur scène ?
« L’idée de José, que j’ai rejointe immédiatement, c’était de ne pas chercher à copier Barack Obama, de ne pas chercher à refaire comme si on était à l’époque du discours. Ce n’est pas le cas : je ne suis pas américain, le public non plus. Nous ne sommes pas en mars 2008 et nous ne sommes pas en campagne électorale. Très vite, José m’a proposé de travailler dans le sens de quelque chose de simple où on restitue la parole. Nous sommes en fait des porte-paroles. On le fait de cette manière simple, sobre, sans emphase, ouverte. »
Le spectacle intitulé De la race en Amérique est présenté dans le cadre du festival Afrique en création. Retrouvez l’intégralité de cet entretien avec Vincent Byrd Le Sage dans la prochaine rubrique Culture sans frontières.

jeudi 19 mars 2009

Barack Obama a signé un nouveau contrat d'édition , People - NouvelObs.com

Barack Obama a signé un nouveau contrat d'édition , People - NouvelObs.com
Il est peut-être président des Etats-Unis, mais il est aussi auteur de best-sellers... Barack Obama, qui a touché 2,5 millions de dollars en droits d'auteur l'année dernière, vient de signer un nouveau contrat pour une adaption de son autobiographie à destination de la jeunesse, et pour un autre livre après la fin de sa présidence.
Début janvier, avant de prêter serment, il a signé un contrat avec le Crown Publishing Group pour une version courte de son livre à succès "Les rêves de mon père", destinée à un public jeune. L'éditeur lui verse une avance de 500.000 dollars, plus 15% sur les ventes des premières éditions ("hardcover") aux Etats-Unis et jusqu'à 10% des éditions de poche.
Dans le cadre de ce contrat, Barack Obama écrira également un nouveau livre une fois qu'il ne sera plus président, dont les termes devraient être négociés à la fin de son mandat.
L'ancien président Bill Clinton avait décroché 15 millions de dollars pour son livre "Ma vie".
Barack Obama a touché des droits d'auteur confortables pour "Les rêves de mon père", récit de son parcours et de son histoire, écrit avant même qu'il ne soit élu au Sénat, et le plus récent "L'Audace d'espérer", où il décrit sa conception de la politique autrement.
Le président a rendu public cette semaine un relevé sur l'état de ses finances entre novembre 2008 et janvier 2009. AP

Obama veut réformer l'immigration aux Etats-Unis , Amériques - NouvelObs.com

Obama veut réformer l'immigration aux Etats-Unis , Amériques - NouvelObs.com

AIG, première tourmente politique pour Obama - Amériques - Le Monde.fr

AIG, première tourmente politique pour Obama - Amériques - Le Monde.fr

lundi 16 mars 2009

Obama veut renforcer la sécurité alimentaire - Toute l'actu sur Lejdd.fr

Obama veut renforcer la sécurité alimentaire - Toute l'actu sur Lejdd.fr

Obama ne transige pas sur les droits de l’Homme en Chine : Patrick Lozès

Obama ne transige pas sur les droits de l’Homme en Chine : Patrick Lozès

L'or vert de la nouvelle Amérique

Le Figaro - Le Figaro Magazine : L'or vert de la nouvelle Amérique

USA: l'action économique de l'équipe Obama commence à payer (haut conseiller

USA: l'action économique de l'équipe Obama commence à payer (haut conseiller

samedi 14 mars 2009

Crise : Obama appelle à ''des efforts''

Le Figaro - Flash actu : Crise : Obama appelle à ''des efforts''
Le président américain Barack Obama a appelé le reste du monde à accomplir "de gros efforts" pour imiter les Etats-Unis dans leurs tentatives de déblocage de la finance et de l'économie mondiales. "Nous passons des journées entières à tenter de débloquer le robinet du crédit pour permettre aux petites comme aux grandes entreprises et aux consommateurs d'emprunter, afin de relancer notre économie", a déclaré M. Obama, à l'issue d'un entretien à la Maison-Blanche avec son conseiller économique Paul Volcker. A quelques semaines du sommet des pays développés et émergents du G20 à Londres, le président américain a plaidé pour une action coordonnée de rénovation du système financier mondial. "Nous devons nous coordonner avec les autres pays pour faire en sorte que ce que nous faisons ici aux Etats-Unis corresponde à de gros efforts à l'étranger", a-t-il dit. M. Obama a expliqué que son administration s'efforçait de mettre en place une économie "d'après-bulle", en référence au gonflement des prix de l'immobilier qui a éclaté à l'été 2007 avec la crise des prêts immobiliers à risque ("subprime") aux Etats-Unis.
Source : AFP

vendredi 13 mars 2009

Yang Jiechi: le prochain sommet sino-américain sera un grand succès

Yang Jiechi: le prochain sommet sino-américain sera un grand succès
Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, en visite aux Etats-Unis a exprimé jeudi sa conviction que la première rencontre entre le président chinois Hu Jintao et son homologue Barack Obama, prévu début avril à Londres, serait couronné de grand succès et aurait une grande signification pour les relations bilatérales.
"Dans deux semaines, le président Hu Jintao et le président Obama se rencontreront à Londres. Ce sera la première rencontre entre nos chefs d'Etat depuis la prise de fonction de la nouvelle administration américaine", a dit M. Yang dans un discours prononcé au Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington.
"Les deux parties accordent de grande importance à cette rencontre et font des préparatifs intensifs. Je suis convaincu qu'avec efforts conjoints des deux parties, la rencontre sera un grand succès et montra la direction du futur développement des relations sino-américaines", a-t-il affirmé.
Le ministre chinois a rappelé que le président Hu a invité par le président Obama à visiter la Chine à une date qui convient aux parties.
"Pour le moment, la priorité pour la Chine et les Etats-Unis est de traiter les crises internationales par une coopération intensifiée et de travailler ensemble pour maintenir et promouvoir la stabilité financière et économique mondiale", a affirmé M. Yang.
Selon lui, la Chine est prête à renforcer le dialogue sur la politique macroéconomique avec les Etats-Unis, à travailler avec la partie américaine pour lutter contre le protectionnisme, et à apporter de nouvelles contributions à la stabilité des marchés financiers internationaux et à la croissance de l'économie mondiale.
Il a déclaré que la partie chinoise voulait travailler avec les Etats-Unis et d'autres pays pour que le sommet du G20 à Londres aboutisse à des résultats positifs.
M. Yang effectue une visite de travail de cinq jours aux Etats- Unis sur l'invitation de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Sa visite vise essentiellement à préparer le sommet sino- américain à londres, en marge du sommet du G20.

Obama : "Tous les piliers de la reprise" seront en place en 2009 mais la fin de la crise n'est pas pour demain

LaTribune.fr - Obama : "Tous les piliers de la reprise" seront en place en 2009 mais la fin de la crise n'est pas pour demain

Obama plaide pour la coopération avec la Chine mais protège ses arrières

Obama plaide pour la coopération avec la Chine mais protège ses arrières
WASHINGTON (AFP) — Le président Barack Obama a affirmé jeudi sa volonté de "renforcer la coopération" avec la Chine face à la crise mondiale et dans le domaine militaire, tout en prenant des dispositions pour protéger les bateaux américains en mer de Chine après un récent incident naval.
Et en même temps qu'il disait au chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi son souhait de construire une relation "positive et constructive", selon la Maison Blanche, il a soulevé les questions ultra-sensibles des droits de l'Homme et du Tibet auprès d'un envoyé de Pékin.
M. Obama recevait M. Yang alors que le 50e anniversaire d'un soulèvement contre la présence chinoise au Tibet ainsi que les déclarations officielles américaines qu'il a suscitées ont provoqué un nouvel accès de tension.
Les crispations entre les deux pays aux relations compliquées ont été exacerbées dimanche quand, selon les Etats-Unis, des bateaux chinois ont harcelé un navire américain dans les eaux internationales de la mer de Chine.
Tandis que M. Obama soulignait auprès de M. Yang "l'importance d'élever le niveau et la fréquence du dialogue militaire entre les Etats-Unis et la Chine pour éviter de futurs incidents", un haut responsable indiquait que des destroyers fourniraient désormais une escorte aux navires américains en Mer de Chine méridionale.
Pour ne rien arranger, des militants des droits de l'homme ont annoncé jeudi que la famille de l'avocat dissident chinois disparu Gao Zhisheng avait fait défection aux Etats-Unis.
Les entretiens entre M. Obama et M. Yang ont été précédés par une protestation de la Chine contre une résolution de soutien au Tibet adoptée la veille par la Chambre des représentants américains.
M. Obama a abordé le sujet avec son hôte: il a "exprimé l'espoir de voir des progrès dans le dialogue entre le gouvernement chinois et les représentants du dalaï lama", selon la Maison Blanche.
Il a "noté que la promotion des droits de l'Homme représentait un aspect essentiel de la politique étrangère mondiale des Etats-Unis".
Après la rencontre, M. Yang a de nouveau appelé les Etats-Unis à "respecter" la position de Pékin sur le Tibet, affirmant que les affaires tibétaines étaient "exclusivement des affaires internes".
L'administration américaine avait veillé à ne pas mettre de l'huile sur le feu. M. Obama a laissé le département d'Etat dire sa "profonde préoccupation" sur le Tibet il y a quelques jours, dans un communiqué même pas signé de la secrétaire Hillary Clinton elle-même.
Le communiqué de la Maison Blanche reflète l'étendue des intérêts communs aux deux puissances.
MM. Obama et Yang ont discuté de la Corée du Nord, au moment où celle-ci, devenue puissance nucléaire militaire, s'apprête à procéder à ce qu'elle présente comme le lancement d'un satellite et dans lequel les Etats-Unis voient avec inquiétude un tir de missile. Ils ont aussi parlé de l'Afghanistan, du Pakistan et du Soudan.
M. Obama comptait beaucoup parler des moyens pour la première et la troisième économies mondiales de coopérer contre la crise, trois semaines avant un sommet du G20 où il souhaite rencontrer pour la première fois son homologue chinois Hu Jintao.
Les Etats-Unis accusent la Chine de manipuler sa devise. Pékin s'alarme des tentations protectionnistes des Etats-Unis.
MM. Obama et Yang sont convenus que leurs pays "devaient coopérer de façon étroite et urgente pour stabiliser l'économie mondiale en stimulant la demande chez soi et à l'étranger, et pour faire circuler le crédit", a dit la Maison Blanche.

Arnaud Montebourg: "J'ai suivi un stage chez les Obamiens"

Arnaud Montebourg: "J'ai suivi un stage chez les Obamiens"

Le député Arnaud Montebourg et une délégation du parti socialiste ont rendu visite à l'équipe de Barack Obama pour comprendre les secrets de la stratégie du candidat démocrate. Il livre à LEXPRESS.fr ce qu'il en a retenu.
Qui étaient les membres de la délégation française?
Le directeur de cabinet de Martine Aubry Jean-Marc Germain, le responsable du think tank Terra Nova Olivier Ferrand, la ségoliste Delphine Batho et moi-même. Chaque parti socialiste ou social-démocrate européen avait envoyé ses représentants. L'idée des Américains est de créer un réseau mondial pour échanger des clés contre nos adversaires libéraux. J'ai l'impression d'avoir suivi un stage chez les Obamiens. A la tribune, il y avait tous les responsables de la campagne électorale de Barack Obama.
Que retenez-vous de ce colloque?
Les démocrates ont pris un parti exsangue, et en l'espace de deux ou trois ans, ils ont tout rebâti, en intégrant des nouveaux militants mais sans changer de direction, puis ont gagné. Nous pouvons faire pareil.
Quelles techniques électorales vous paraissent transposables à la France ?
L'expérience américaine nous montre qu'il ne faut pas utiliser internet seulement comme un outil de communication, mais comme un instrument de mobilisation des citoyens, qu'il faut mettre l'accent sur les valeurs et, enfin, qu'il faut utiliser les primaires comme un exercice d'implication citoyenne.

PS : Montebourg veut copier Obama pour gagner en 2012 - France - LCI

PS : Montebourg veut copier Obama pour gagner en 2012 - France - LCI
De retour d'un voyage aux Etats-Unis, Arnaud Montebourg a estimé mardi que les méthodes employées par les démocrates pendant la campagne victorieuse de Barack Obama pouvaient donner des "clefs" au Parti socialiste pour remporter l'élection présidentielle de 2012. "Nous repartons avec quelques clefs pour ouvrir la porte de 2012", a-t-il déclaré, à l'issue d'une réunion organisée à Washington, à l'initiative du président américain, pour relancer le mouvement progressiste mondial. Organiser des primaires pour 2012 ? Visiblement très inspiré par cette rencontre, le député socialiste a loué la capacité des démocrates américains à dépasser les "structures traditionnelles" du militantisme pour l'étendre à une "très large échelle" et à mobiliser largement la population autour d'un projet politique. Ces exemples peuvent conduire à une "évolution de nos techniques de mobilisation. Nous réfléchissons aujourd'hui au Parti socialiste sur la question des primaires ouvertes, c'est-à-dire avec toute la société", sur le modèle des caucus (assemblées d'électeurs) aux Etats-Unis, a-t-il conclu. Jean-Marc Germain, directeur de cabinet de Martine Aubry, a de son côté estimé qu'il fallait s'inspirer du "grand professionnalisme" de l'appareil politique démocrate. "Sans avoir une organisation performante, on ne peut pas espérer gagner des élections", a-t-il dit, notant à ce niveau un parallèle entre la campagne d'Obama et celle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Barack Obama affirme sa volonté de réconcilier science et politique

Barack Obama affirme sa volonté de réconcilier science et politique

jeudi 12 mars 2009

Obama facilite le retour de la France dans l’OTAN

Obama facilite le retour de la France dans l’OTAN

Obama allège les restrictions sur les voyages à Cuba - Amériques - Le Monde.fr

Obama allège les restrictions sur les voyages à Cuba - Amériques - Le Monde.fr

Obama et le dialogue avec l'Europe

Le Figaro - Débats : Obama et le dialogue avec l'Europe

Obama: un guide des discours pré-investiture - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

Obama: un guide des discours pré-investiture - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

Il est toujours mieux de revenir aux textes que s’en tenir aux commentaires. Ce petit livre est un recueil de sept discours prononcés par Barack Obama pendant la campagne présidentielle de 2008 et avant sa prise de fonction effective en 2009. L’ouvrage est signé Obama mais pourrait aussi bien l’être par le binôme Obama/Favreau. Jon Favreau, jeune diplômé en sciences politiques de moins de trente ans, était le speechwriter attitré d’Obama durant la campagne ; il supervise désormais l’équipe de rédacteurs des discours du Président.
Il est dommage que le recueil ne soit pas bilingue. Il n’offre qu’une version en français des textes. La traduction a été assurée, d’une part, par un enseignant à l’université de Fribourg, Alain Chardonnens, pour les discours du candidat, d’autre part, par le département d’Etat des Etats-Unis pour les deux discours post-élection et pour celui sur « l’Amérique et la question raciale » dont la portée équivaudrait pour certains au I have a dream de King. Préalablement à chaque discours, en quelques pages concises, Alain Chardonnens présente le contexte, analyse brièvement le contenu du discours et met en exergue les phrases les plus frappantes. Justifiant l’ouvrage, il précise avec justesse dans l’introduction : « Outre les circonstances socio-économiques, politiques et militaires, l’une des raisons de la victoire d’Obama réside dans la personnalité et les convictions de cet avocat, que reflètent pleinement ses discours ».
Sept discours bien choisis
Après le discours du 27 juillet 2004 devant la Convention démocrate de Boston (« Keynote address ») qui fit passer Obama de parfait inconnu à star en devenir, on revit, par le verbe, la campagne blitzkrieg de 2008. Le discours du 18 mars 2008 prononcé à Philadelphie, ville-symbole où furent rédigées la Déclaration d’Indépendance puis la Constitution fédérale, est consacré à la question raciale. Ce discours est un tour de force du « cabinet de guerre politique » du candidat pour couper court aux effets collatéraux des propos antiaméricains du pasteur noir Jeremiah Wright, longtemps intime du couple Obama. Par ce discours, Obama transforme une épreuve potentiellement dévastatrice pour son image en un discours visionnaire. Il y relie la question raciale à la question sociale et identifie les préoccupations communes aux Noirs et aux « petits Blancs » tout aussi lésés au cours du temps. Le 24 juillet 2008, près de la colonne de la Victoire à Berlin, le candidat en tournée européenne rappelle ce qui avait échappé aux néo-conservateurs : les Européens sont les alliés naturels des Etats-Unis. Dans son discours devant la Convention démocrate de Denver (28 août 2008) qui lui octroie l’investiture partisane, Obama se présente comme l’homme de la rupture avec la politique républicaine qui a discrédité la promesse du rêve américain fondée sur la réussite individuelle par le travail. Le parcours se termine par le court discours de la victoire (4 novembre 2008), au port d’attache du candidat, Chicago. Si ce discours est peut-être légèrement en-deça des autres, Obama y revient tout de même sur ses thèmes de campagne et appelle à l’esprit de service et de sacrifice.
Deux derniers discours du début 2009, cette fois-ci prononcés par le Président élu mais pas encore en fonction, donnent la tendance de la nouvelle administration. Dans celui prononcé le 8 janvier 2009 dans une université de Fairfax (Virginie) consacré au redressement économique par temps de crise, Obama dévoile les grandes lignes de son propre New Deal en faveur de l’énergie, de l’éducation, de la santé et des nouvelles infrastructures. Dans son discours d’intronisation du 20 janvier 2009, sur les marches du Capitole à Washington, il insiste sur ses priorités (l’économie et la sécurité) autour d’un thème central : la préservation de l’unité du peuple américain - les pro-européens déploreront l’absence de mention de l’Union européenne…
Les ressorts de la super-rhétorique obamanienne
D’aucuns soutiendront que les discours doivent être dits par l’orateur, comme une pièce de théâtre doit être jouée, pour être appréciés. On objectera que, d’un certain point de vue, lire des discours permet plus que la vidéo, car le papier autorise le retour au texte et l’annotation. Ce recueil est donc l’outil de base pour comprendre cette super-rhétorique de meeting. Disciple d’Aristote et de Cicéron, Obama apparaît comme un virtuose des figures qui aurait prêté une oreille attentive aux préceptes de Ted C. Sorensen : « Speaking from the heart, directly, not too complicated, relatively brief sentences, words that are clear to everyone » [La parole doit venir du plus profond de soi, sans trop de complexité, avec des phrases relativement courtes et des mots clairs pour tout le monde]. Si ce recueil est vite lu, c’est qu’un bon discours est bref. Mais ce qui est simple est dur à produire – demandez à Hemingway ou à Carver…
L’analyse du contexte des discours révèle le bon sens d’Obama : chaque lieu est choisi pour ancrer le candidat dans la géographie et l’histoire du pays. On se rappelle que Reagan aimait parler adossé à un symbole, que ce fût un drapeau américain flottant dans le vent ou un gros chêne bien solide. L’analyse de texte montre un tribun qui se sert de tous les registres (ethos, pathos, logos) sur un rythme souvent ternaire, joue avec le dialogisme et la narration (presque ad nauseam pour un lecteur français…), les anaphores et épiphores, les digressions et exhortations. La rhétorique peut être du grand art si elle évite l’emphase et si le message reste clair - il est ici limpide. L’analyse du contenu dévoile un mélange d’idéalisme et de pragmatisme (par la prise en compte des préoccupations concrètes des gens) suivi de l’annonce de solutions volontaires et ambitieuses. L’écho de ces paroles produit une ligne mélodique invariable suscitant l’espoir, appelant à l’effort collectif des citoyens mobilisés contre le déclin, à la responsabilité individuelle et à l’éthique des agents économiques pour préserver la compétitivité de l’Amérique dans un monde global, à la tolérance, notamment religieuse, à la réhabilitation du multilatéralisme… Tout cela ne forme-t-il pas une vision quand d’autres gèrent leur pays comme s’il s’agissait d’une collectivité territoriale ? Mais Alain Chardonnens n’a pas tort de terminer sa présentation par une prévention : « L’audace d’espérer, très mobilisatrice en 2008, sera-t-elle toujours aussi vive en 2012, année des prochaines élections présidentielles américaines ? ».

À lire :Barack Obama, De la race en Amérique, édition bilingue français-anglais, Grasset, 2008.
Brève sur nonfiction : Cicéron, « speechwriter » d’Obama ? : l’éloquence revient à la Maison Blanche.
À voir :Roxanne Frias et Perrine Dutreil, Barack Obama, l’homme que l’on n’attendait pas, Naïve, 2009Barack Obama : l’histoire d’une victoire, Warner vision France / Nacarat, 2009 ;
Les grands discours du général de Gaulle, présentés par Max Gallo, Arcades Vidéo, 2008.
Titre du livre : La promesse de l'Amérique Auteur : Barack Obama Éditeur : Buchet-ChastelNom du traducteur : Alain ChardonnensDate de publication : 01/02/09N° ISBN : 2283024048

Barack Obama crée un comité chargé des questions féminines , Amériques - NouvelObs.com

Barack Obama crée un comité chargé des questions féminines , Amériques - NouvelObs.com

mercredi 11 mars 2009

Le Vatican dénonce la décision d'Obama sur les cellules souches

Le Vatican dénonce la décision d'Obama sur les cellules souches

Obama ouvre une nouvelle brèche dans l'héritage de Bush - l'Humanite

Obama ouvre une nouvelle brèche dans l'héritage de Bush - l'Humanite
Obama ouvre une nouvelle brèche dans l’héritage de Bush
États Unis . Le nouveau président propose de relancer la recherche sur les cellules souches à laquelle s’opposaient les milieux religieux et l’ancienne administration.
Barack Obama a annoncé, hier, son intention de mettre des limites à l’interdiction de la recherche sur les cellules souches et de lever les restrictions décidées par une loi datant de 1996, votées depuis chaque année par le Congrès. C’est dire que sa décision - une promesse électorale - se heurte déjà aux éléments les plus conservateurs qui l’accusent de vouloir tuer des embryons, d’autoriser ces recherches payées avec l’argent du contribuable et d’être « le président de l’avortement ».
Obama est aussi accusé de lancer ce plan pour faire diversion à l’angoisse qui étreint les Américains devant l’étendue de la crise. Bien qu’il soit jugé trop prudent par certains scientifiques, le projet du président est une nouvelle brèche dans l’héritage de Bush, qui avait, par deux fois, opposé son veto à une modification de l’amendement à l’origine des interdictions. Or la société américaine semble avoir évolué au point de se prononcer majoritairement dans les sondages en faveur de la recherche sur les cellules souches qui permettent, par la reproduction de nouvelles cellules, d’ouvrir la voie à des thérapies innovantes pour des maladies jusqu’ici pratiquement incurables.
Le docteur Warmus, coprésident de la commission du conseil scientifique d’Obama, ancien directeur de l’Institut national de la santé, a annoncé que cet Institut aurait cent vingt jours pour mettre au point les nouvelles règles, dans la transparence et la responsabilité. Le président se donne du temps pour obtenir un appui de l’opinion qui lui fournisse le soutien nécessaire pour surmonter l’opposition au Congrès.
Jacques Coubard

Medvedev complimente Obama

Le Figaro - Flash actu : Medvedev complimente Obama

Obama fait le pari de la confiance à long terme - Etats-Unis - Philippe Boulet-Gercourt - Challenges.fr

Obama fait le pari de la confiance à long terme - Etats-Unis - Philippe Boulet-Gercourt - Challenges.fr
Face à une opinion déprimée par la crise, le président ne repeint pas la réalité en rose, mais explique son action. Qui l'aime le suive...
L'histoire ne repasse pas les plats. Ceux qui s'attendaient à un choc de confiance, façon Roosevelt en 1933, en sont pour leurs frais. Un peu plus d'un mois après son arrivée à la Maison-Blanche, Barack Obama affiche une cote de popularité qui fait rêver, supérieure à celles de Reagan et Clinton à leurs débuts. Et pourtant, la confiance tarde.Exemple type ? Le discours du président devant le Congrès, le 24 février. Le lendemain, la presse applaudit son «message historique, équilibrant sens de l'urgence et optimisme», lit-on dans le Washington Post; le New York Post renchérit : «Super-Cool Obama se montre à la hauteur.» Selon un sondage Gallup, 41% des Américains (et 57% de ceux qui ont écouté le discours) s'affirment plus confiants. Mais la Bourse dévisse le lendemain et le surlendemain. Et l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board, créé en 1967, affiche son plus bas niveau historique.De l'optimisme bien doséPourquoi cette absence d'électrochoc ? Première évidence : la situation économique se détériore à une vitesse telle, depuis janvier, que les raisons d'être optimiste se font plutôt rares... Second facteur, perceptible dès le discours d'investiture, étonnamment sobre : Obama n'a pas voulu peindre en rose une situation catastrophique, ni embrasser un discours faussement optimiste, n'ayant aucune envie d'imiter Herbert Hoover et son célèbre «La prospérité est au coin de la rue». Cela lui a valu des reproches de la part de Bill Clinton.Mais la stratégie du président n'a rien d'accidentel : Obama est arrivé au pouvoir soulevé par une vague d'enthousiasme historique et des attentes irréalistes. «Le problème, pour l'équipe Obama, était qu'il y avait trop d'optimisme au vu des circonstances, relevait dans le Wall Street Journal Gerald Seib. Des attentes excessives deviennent des espoirs déçus, ce qui est politiquement fatal.» Il fallait aussi sonner le tocsin pour que le Congrès vote très rapidement le plan de relance le plus important de toute l'histoire américaine.Ce plan devenu loi, Barack Obama peut désormais rééquilibrer son discours dans un sens plus optimiste. Ce qu'il a fait devant le Congrès, le 24 février : «Nous reconstruirons, nous nous rétablirons, et les Etats-Unis d'Amérique émergeront plus forts qu'auparavant.» Mais pas question de tomber dans un optimisme béat. Par nécessité, d'abord : les Américains sont très ambivalents sur certaines mesures, comme le soutien aux banques ou à l'industrie automobile. De plus, le danger existe de voir le pays retomber dans l'attitude de déni de réalité caractéristique des années Bush : cette «réticence des Américains à absorber les mauvaises nouvelles, sans même parler de s'y préparer», note dans le New York Times Frank Rich. «Nous ne rendons aucun service en nous cachant la vérité sur ce que nous dépensons, dit Obama. Si nous voulons résoudre notre crise fiscale, nous devrons être sincères quant à son ampleur.»Le retour de la confiance, dans son esprit, est une affaire de longue haleine, pas une exhortation de majorette. En faisant ce qu'il a dit qu'il ferait - du moins jusqu'à maintenant... - et en expliquant clairement ce qu'il fait, le président parie que le pays le suivra. Selon un sondage du New York Times, 77% des Américains sont optimistes sur «les quatre prochaines années avec Barack Obama comme président». Dans la réalité ? Tout dépendra de l'économie !
Philippe Boulet-Gercourt

vendredi 6 mars 2009

La presse et les cheveux blancs d'Obama - Monde - LCI

Etats-Unis : La presse et les cheveux blancs d'Obama - Monde - LCI

jeudi 5 mars 2009

Obama ouvre le dialogue avec Moscou sur le bouclier antimissile , Europe - NouvelObs.com

Obama ouvre le dialogue avec Moscou sur le bouclier antimissile , Europe - NouvelObs.com

Obama dénonce les gaspillages de l'Etat en matière de défense

Obama dénonce les gaspillages de l'Etat en matière de défense

mercredi 4 mars 2009

Obama et la fin du festin

Obama et la fin du festin, par Hervé Kempf - Opinions - Le Monde.fr
LE MONDE 28.02.09 13h39 • Mis à jour le 28.02.09 15h06
arack Obama, le nouveau président des Etats-Unis, a prononcé le 24 février, devant le Congrès, le discours définissant concrètement la politique qu'il entend mener, précisée le 26 février par la présentation de son projet de budget. Cette politique est-elle écologique ? Répond-elle à la question qui dominera les prochaines décennies ?
On ne pouvait certes pas faire pire que George Bush en matière d'environnement. Mais M. Obama va plus loin qu'une simple correction du désastre : il regonfle les moyens de l'Agence pour l'environnement (EPA), il relance l'efficacité énergétique dans le parc des bâtiments de l'administration, il prépare un marché des émissions payantes qui générera des revenus utilisés à aider les ménages modestes, il stimule la production d'énergie renouvelable, il investit dans les "technologies propres".
Changement fort ? Incontestablement. D'orientation ? Oui. Radical ? Que les foudres des obamaniaques s'abattent sur ce chroniqueur ! La réponse est : non. Dans son discours, M. Obama mentionne la question écologique presque en passant, en la réduisant au changement climatique. Il avait annoncé en d'autres occasions que son objectif était de réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) de son pays en 2050. Ce choix majeur est oublié dans le discours du 24 février. Seul reste l'objectif de développer les énergies renouvelables, surtout motivé par le désir de réduire la dépendance aux importations, et l'annonce du marché du CO2. "Nous doublerons en trois ans la production de la nation en énergie renouvelable." Pour autant que la réalité économique permette une telle évolution, elle ferait passer la part de l'énergie renouvelable (non hydraulique) dans la production d'énergie par les Etats-Unis de 6 % (dont l'essentiel en agrocarburants) à 12 %. C'est important, mais ne change pas vraiment la donne.
M. Obama n'a pas dit, ni même suggéré, à ses concitoyens - premiers émetteurs au monde de GES - qu'il fallait réduire considérablement leur consommation d'énergie. Peut-être n'est-il pas encore possible à un responsable politique de dire que l'heure est à la sobriété. En fait, la très grande majorité de ces responsables semblent croire qu'en remplaçant le pétrole par des plaques solaires et des éoliennes, l'"american way of life" pourra se perpétuer. C'est oublier et le coût de l'énergie et la crise écologique.
M. Obama conduit une politique sociale aussi audacieuse que l'état des choses le permet. En corrigeant les inégalités, en investissant dans l'éducation et dans la santé, il permet à sa société de s'orienter vers des activités à moindre impact environnemental. La crise économique lui impose d'agir à court terme, par une relance budgétaire massive pour éviter l'écroulement, et en allant vers un système financier libéré de l'excès d'endettement. Il reste à ce grand pédagogue à préparer son peuple à la réalité de l'avenir : le festin énergétique s'achève.

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