mercredi 31 décembre 2008

Ils iront voir Obama

Canoe – Infos – International - Ils iront voir Obama
(Journal de Montréal) Le Journal de Montréal
Au lieu d’un voyage vers le sud, Régis Kargougou et Micheline Belemviré iront voir l’assermentation de Barack Obama en janvier. © Benoît Pelosse - Le Journal de Montréal
Une cinquantaine de Montréalais prendront la route de Washington afin d'être présents à l'assermentation du premier président noir des États-Unis, Barack Obama, le 20 janvier.
Ils quitteront donc la métropole dans l'après-midi du lundi 19 janvier pour un voyage de 12 heures d'affilée en autocar, en route vers leur destination.
Au diable travail et autres obligations, tous prendront congé pour vivre ce moment historique au parc National Mall, en plein coeur de la capitale américaine, où sont attendues des centaines de milliers de personnes.
Le rêve américain
Régis Kargougou, un Montréalais d'origine africaine de 26 ans, a assuré qu'il ne manquerait pareille occasion pour rien au monde lorsqu'il a été croisé par le Journal, hier après-midi, à l'agence Vasco du Plateau Mont- Royal, qui organise ce voyage.
«Le rêve américain est bien réel: il est possible d'être Noir et d'être président aux États-Unis», s'est exclamé M. Kargougou, qui n'a pas hésité une seconde à réserver sa place dans l'autocar quand il a appris l'existence du forfait, il y a quelques jours.
L'élection de Barack Obama a transcendé la barrière des couleurs, selon la propriétaire de l'agence, Micheline Belemviré, qui a eu l'idée d'organiser le périple en visionnant «l'inspirant discours de victoire» de Barack Obama, en novembre dernier.
D'ailleurs, des voyageurs montréalais de toutes les origines ethniques se sont montrés intéressés par son «forfait assermentation», bien qu'il reste tout de même quelques places disponibles, a-t-elle dit.
Toutes les origines
«Oui, il y a des Noirs mais il y a aussi des Québécois de souche et des membres d'autres cultures qui seront du voyage», a-t-elle dit.
Giovanni Testa, Montréalais d'origine italienne, sera en effet du voyage.
«Je n'étais pas né lors de l'assermentation du président Kennedy, a dit M. Testa, 30 ans. Donc, je ne pouvais manquer celle de Barack Obama.»
Huu Tien Nguyen, Vietnamien d'origine, sera aussi de la partie.
«Obama a beaucoup axé son message sur le changement. Je veux voir ce changement survenir de mes yeux», a-t-il dit.
Même la propriétaire de l'agence Vasco du Plateau s'est réservé une place à bord de l'autocar et prendra congé du travail le 19 janvier.
«Je ne raterai pas ça pour rien au monde, c'est un moment historique. Je veux pouvoir le raconter à mes enfants un jour», a dit celle qui est née sous le soleil du Burkina Faso, en Afrique, il y a 28 ans.

Le mystère Obama

La lettre d'Amérique : Le mystère Obama, actualité Débats : Le Point
Patrick Sabatier

A Washington, en ce début d'hiver ponctué par l'interminable crise financière, les républicains se préparent à l'exil et les démocrates à investir la capitale. On s'arrache les derniers billets et les ultimes chambres d'hôtel pour venir assister, le 20 janvier, aux cérémonies d'investiture de Barack Obama et pouvoir dire : « J'y étais ! » On chuchote les noms de code que les services secrets ont donnés aux futurs locataires de la Maison-Blanche (« Rebelle » pour le président, « Renaissance » pour Michelle) et on spécule sur le type de corniaud que le président a promis à ses filles.
Surtout, on s'interroge dans les soirées pour savoir quelle sera la dominante de l'ère qui commence : révolution ou réforme ? Rupture ou rassemblement ? « Le 44e » s'inspirera-t-il du modèle 1932 (Franklin D. Roosevelt) pour conduire le pays sur la voie d'une mutation profonde ? Ou prendra-t-il davantage exemple sur le cru 1992 (Bill Clinton), progressant à coups de virements de bord, poussé par un pragmatisme modéré ? Va-t-il mettre la barre à gauche toute, ou cap sur le centre ?
Quel est en fait le mandat d'Obama ? Et que va-t-il en faire ?
Le génie du candidat a été de jouer pendant la campagne non seulement sur son origine métissée, pour se présenter en candidat postracial , ni blanc ni noir, mais sur un métissage politique mi-progressiste, mi-centriste. On a entendu deux sons de cloche dans ses envolées rhétoriques et ses promesses de changement . « Yes we can ! »- Oui, tout est possible, comme le dit le slogan. Mais quoi, et comment ?
Les « libéraux » (la gauche) attendent que ce changement aille bien au-delà de la couleur de la peau du locataire de la Maison-Blanche et de son étiquette politique. Ils somment l'élu de faire preuve d'audace et de rompre de manière radicale avec un demi-siècle de domination conservatrice. « Les Américains ont clairement viré à gauche », explique l'éditorialiste progressiste du Washington Post E. J. Dionne. Le Prix Nobel d'économie Paul Krugman appelle « Barack Delano Obama » à lancer un « nouveau New Deal ».
Les conservateurs, républicains pour la plupart, rappellent au contraire au candidat qu'il a fait campagne sur le thème du dépassement des oppositions partisanes et qu'il a tendu la main, dans son discours de victoire au Grant Park de Chicago, à « tous ceux qui n'ont pas voté pour [lui] ». Le plus grand danger qui le guette, disent ceux-là, serait d'aller trop loin, trop vite, et d'interpréter le rejet par les électeurs de l'incompétence et des échecs de Bush comme un appel à la révolution. La modération fiscale et budgétaire et le rejet des politiques radicales sont de rigueur pour préserver l'unité nationale en ces temps de (double) guerre et de tempête économique. « L'année a, certes, été faste pour les démocrates, mais les Etats-Unis restent un pays de centre droit », affirme l'éditorialiste conservateur du New York Times Bill Kristol. Il en veut pour preuve qu'il n'y a pas davantage d'Américains pour se dire de gauche en 2008 (22 %) qu'en 2004 (21 %) et qu'ils sont aussi nombreux à se revendiquer conservateurs , cette année, que quatre ans plus tôt (34 %). Ce sont les indépendants qui ont donné la victoire à Obama.
Il n'est pas certain que celle-ci ait mis fin à la « seconde guerre civile » qui oppose depuis 1968 l'Amérique des « bleus » (démocrates, acquis à une vision progressiste et tolérante de la société) à celle des « rouges » (républicains, arc-boutés sur la défense des valeurs traditionnelles religieuses, culturelles et économiques).
Le résultat du scrutin a, certes, prouvé que cette Amérique plus ou moins mythique, religieuse, armée, patriote, hostile aux élites comme aux sans-papiers, presque exclusivement blanche, est minoritaire en ce début de XXIe siècle. L'Amérique « authentique » se trouve, aujourd'hui, plutôt dans les banlieues des grandes villes peuplées de familles de jeunes cadres et d'employés de sociétés high-tech ou de services. Ces classes moyennes sont plus ouvertes sur un monde moderne multiculturel et pluriethnique. Elles font de la bonne gestion de l'économie un critère bien plus important que le refus de l'avortement ou l'adhésion fondamentaliste au dogme de la dérégulation.
Le ticket McCain-Palin n'en a pas moins recueilli 46 % des suffrages, le 4 novembre, ce qui n'est pas rien. Il l'a emporté dans 21 Etats sur 50, et n'a perdu dans nombre d'autres que par une marge étroite. La majorité démocrate au Congrès s'est étoffée d'un grand nombre de centristes, les Blue dogs. Et la victoire d'Obama n'a pas empêché celle des idées conservatrices dans plusieurs référendums d'initiative populaire. La Californie, en particulier, a interdit le mariage homosexuel, tout en votant massivement pour Obama.
Le futur président n'a, en fait, jamais affiché d'autre idéologie que le pragmatisme.
Il serait décidément bien hasardeux de prédire ce que sera véritablement le mandat d'Obama.

Barack Obama promet des bus d'école en WiFi

Barack Obama promet des bus d'école en WiFi Actualité --- Silicon.fr ---

mardi 30 décembre 2008

Le monde arabe attend beaucoup d'Obama

Le Figaro - International : «Le monde arabe attend beaucoup d'Obama»

Barack Obama, l'histoire du XXIe siècle pour les médias

Barack Obama, l'histoire du XXIe siècle pour les médias
NEW YORK - Barack Obama et sa course victorieuse à la Maison blanche ont fait l'objet de la couverture médiatique mondiale la plus importante depuis le début du siècle, selon une étude de Global Language Monitor.
L'étude réalisée au niveau mondial et publiée lundi montre que les médias ont évoqué la campagne présidentielle de Barack Obama environ deux fois plus souvent que les autres événements majeurs du XXIe siècle.
"Obama est sans précédent. Il a captivé le monde", a déclaré Paul Payack, président de Global Language Monitor, une société basée au Texas.
Journaux, médias électroniques et blogs du monde entier ont été sondés pour déterminer la personnalité et l'événement les plus mentionnés. Barack Obama a ainsi éclipsé la guerre en Irak, les Jeux olympiques de Pékin, l'ouragan Katrina, la crise économique mondiale, la mort de Jean-Paul II, les attentats du 11-Septembre et le tsunami en Asie du Sud-Est.
Le mot Obama a été écrit environ 250 millions de fois, selon Payack, qui ajoute que les articles sur les autres principaux événements ont généré une couverture moitié moindre.
Depuis cinq ans, Global Language Monitor inclut les blogs dans ses études. Dans le cas d'Obama, ils représentent un tiers de la couverture.
Mais le futur président des Etats-Unis est également en tête si l'on ne prend en compte que les médias papier et électroniques, a expliqué la société.
La couverture de l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a été beaucoup plus importante que celle des élections présidentielles de 2000 et 2004, a déclaré Payack.
"Son ampleur nous a surpris. Il (Obama) avait déjà été cité 750.000 fois avant même d'être désigné candidat démocrate", a-t-il dit.
Lilla Zuill, version française Mathilde Gardin

Le projet de grands travaux d'Obama

Le projet de grands travaux d'Obama - VIE POLITIQUE
[ 15/12/08 ]
Barack Obama a dévoilé son programme pour aider au rétablissement de l'économie alors que le taux de chômage a atteint 6,7 % en novembre 2008, après la perte de 533.000 emplois non agricoles, contre 6,5 % un mois plus tôt. C'est la pire chute mensuelle enregistrée depuis 1974.Barack Obama a demandé à son équipe économique d'élaborer un plan de création avant 2011 d'au moins 2,5 millions d'emplois. Selon lui, des millions d'emplois seront générés par "le plus important investissement dans nos infrastructures nationales depuis la création du réseau fédéral d'autoroutes dans les années 1950".Selon les gouverneurs des Etats, chaque milliard de dollars dépensé dans les infrastructures crée 40.000 emplois. "Nous n'allons pas juste jeter de l'argent sur le problème", a expliqué Obama. "Nous mesurerons les progrès par les réformes que nous accomplissons et par les résultats que nous obtenons : les nouveaux emplois créés, l'énergie économisée, la compétitivité américaine dans le monde."

Les quatre volets du projet
- Améliorer l'efficacité énergétique des immeubles publics, économisant par là des milliards de dollars au contribuable ;
- Améliorer les infrastructures du pays (ponts, autoroutes) ;
- Moderniser les écoles ;
- Développer l'Internet à haut débit et moderniser le système de santé.

La méthode Obama à l'épreuve de la tempête

La méthode Obama à l'épreuve de la tempête - VIE POLITIQUE CONJONCTURE ECONOMIQUE POLITIQUE ECONOMIQUE
[ 29/12/08 ]
La seule chose que nous ayons à craindre, c'est la peur elle-même. » Prononcée lors de son discours d'investiture du 4 mars 1933, la formule de Franklin D. Roosevelt peut paraître aujourd'hui désuète et incantatoire. Elle est pourtant d'une formidable actualité. Car le sourire de Barack Obama - cet incroyable sourire conservé des îles Hawaii aux portes de la Maison-Blanche - nous renvoie forcément au père du « New Deal ». Même si le prochain président des Etats-Unis a décidé de prêter serment sur l'exemplaire de la Bible d'Abraham Lincoln le 20 janvier prochain. Les cent premiers jours d'Obama n'auront forcément rien à voir avec ceux de Roosevelt. Mais rarement climats d'investitures auront été aussi comparables. Une question majeure reste de savoir aujourd'hui si Barack Obama gouvernera en pompier ou en véritable réformateur.
Comment peut-on arborer un tel sourire lorsqu'on hérite d'une facture de 10.350 milliards de dollars, creusée par huit ans d'administration Bush, comme le note Joseph Stiglitz dans « The 10 trillion dollars hangover », paru dans le magazine « Harper's » (janvier 2009), d'une crise financière sans précédent, d'une industrie automobile en déroute et d'une consommation en chute libre ? La réponse tient en deux mots : le courage et la combativité. Or tout semble indiquer qu'Obama n'en manque pas.
A la limite, l'ampleur de la crise pourrait se révéler davantage, à ses yeux, une opportunité politique qu'un handicap. D'abord, parce qu'il a bien pris soin de faire l'inventaire du solde des années Bush ; ensuite, parce qu'il a su se présenter comme un constructeur de consensus. A la différence de Roosevelt, dont le passage de relais avec Herbert Hoover avait été laborieux, Barack Obama a opté pour une « transition active » en nommant son équipe sans tarder. Certes, la future administration compte nombre de transfuges de l'« ère Clinton », parmi lesquels Larry Summers, Paul Volcker, Rahm Emmanuel ou... Hillary Clinton, sans compter le maintien de Robert Gates à la Défense. Certains commentateurs ne se sont pas privés d'ironiser sur cette « clique de revenants ». Mais Barack Obama a beau jeu d'expliquer qu'on ne s'appuie pas sur des débutants en période de crise et qu'il revendique pour lui-même l'impulsion et la responsabilité du « changement ».
Tout au long de cette transition, le président élu a martelé qu'il ne renoncera ni à son programme ni à ses convictions. Tout juste révisera-t-il son échéancier. La promesse est d'autant plus facile à tenir, dira-t-on, que mis à part l'ébauche d'un « New Deal vert » axé sur les énergies renouvelables et ses baisses d'impôts pour 95 % des foyers actifs, le programme du candidat démocrate est resté relativement flou. C'est plus sur la vague d'angoisse générée par la crise financière que sur le contenu réel de ses promesses qu'a été élu Barack Obama. Mais la gravité de la crise le condamne forcément à une politique de rupture. Certains, à l'aile gauche du Parti démocrate, s'inquiètent encore que Barack Obama puisse gouverner en « centriste blairiste ». D'autres, tel l'éditorialiste de « Newsweek », Robert J. Samuelson, l'enjoignent de ne pas chercher à « trop faire trop vite ». Avant de se lancer à corps perdu dans une course aux « réformes audacieuses », il vaudrait mieux d'abord rétablir la confiance en s'appuyant sur une forme de consensus, insiste l'éditorialiste, en qualifiant de « mirage » la notion d'investissements « verts » créateurs nets d'emplois. Pragmatique et prudent, Barack Obama s'est bien gardé jusqu'ici de chiffrer son « plan de relance » dans les infrastructures. Tout juste s'est-il engagé à « créer ou sauvegarder » 2,5 à 3 millions d'emplois en deux ans. Pratiquement un jeu à somme nulle si l'on tient compte des 2 millions d'emplois déjà détruits en 2008. Tout comme Franklin Roosevelt dénonçait « l'avidité d'une génération d'égoïstes », il s'est contenté d'encourager les banquiers de Wall Street à la modération et les patrons des « big three » à renoncer à leurs bonus et à leurs jets privés. Tout au long de la transition, Barack Obama s'est bien gardé de déclarations tonitruantes sur les risques de faillite de General Motors, les responsables de la débâcle de Wall Street ou les fauteurs du « scandale Madoff ». Ce n'est pas son style. Barack Obama n'est ni un pompier ni un brancardier. C'est un reconstructeur qui attend son heure. « Je suis confiant dans le fait que l'on va pouvoir limiter la casse en 2009 et que l'on pourra commencer à voir une embellie économique en 2010 », affirme prudemment Barack Obama à « Time », qui vient d'en faire sa « personnalité de l'année ». Il rappelle aussi qu'à force de volontarisme, la Suède a mis deux ans pour sortir de l'ornière, là où il a fallu dix ans au Japon. Prudent ne veut pas dire forcément pusillanime. Jusqu'ici, le choix des éléments de son équipe, qu'il s'agisse de Timothy Geithner au Trésor, d'Hillary Clinton au secrétariat d'Etat ou du prix Nobel de physique 1997, Steven Chu, à l'Energie, montre bien qu'il a clairement fait primer la compétence sur l'allégeance.
Il ne promet pas de miracle, mais une nouvelle méthode de gouvernement basée sur l'expertise et la transparence. Le sourire d'Obama en dit plus long qu'on ne le pense sur sa capacité à restaurer la confiance.
Pierre de Gasquet est correspondant des « Echos » à New York

Aretha Franklin chantera à la cérémonie d’investiture de Barack Obama

Aretha Franklin chantera à la cérémonie d’investiture de Barack Obama - Loisirs - Elle
Entre Shakira, Leona Lewis, le duo Amadou et Mariam et Aretha Franklin, le choix était évident pour le président élu : c’est l’Américaine à la voix d’or qui a été choisie pour chanter lors de son investiture. Aretha Franklin sera donc la tête d’affiche de la cérémonie d’inauguration de Barack Obama à Washington. La « Queen of Soul » s’était déjà produite pour Barack Obama, il y a quelques mois à Detroit. Mais si le 20 janvier prochain, quatre millions de visiteurs seront là pour l’écouter, la star du jour restera Barack Obama... K.M.
29/12/2008

lundi 29 décembre 2008

Il faut sauver le Président Obama !

Il faut sauver le Président Obama ! AgoraVox
Tout le monde le sait : le futur président américain, Barack Obama sera très menacé du fait de ce qu’il représente en tant que premier président noir des Etats-Unis. Quels sont les moyens mis en œuvre pour sauver Obama d’un assassinat annoncé ?
Il y a 45 ans, le 22 novembre 1963 : tout le monde a vu et se souvient de ces images, qu’il était déjà né ou non à cette époque : le président des Etats-Unis d’Amérique John F. Kennedy est assassiné à 46 ans à Dallas par un sniper. Une émotion immense empara les USA et le monde après cette mort tragique, portant le 35è président américain au rang de mythe.
Aujourd’hui, un autre président est déjà en train d’acquérir outre-Atlantique et dans le monde le rang de mythe : c’est le président élu Barack Obama. Des éloges dithyrambiques sont venus du monde entier en réaction à l’élection d’Obama, au point qu’on a pu parler de président du monde. Comme « JFK », Obama est un président jeune, charismatique et progressiste qui incarne l’espoir et le changement. Mais en plus, il est noir. De ce fait il est un symbole représentant une avancée décisive dans l’Histoire des Etats-Unis ; mais Barack Obama pourrait aussi être la cible d’extrémistes.
Or, bien que les Etats-Unis d’Amérique aient beaucoup évolué depuis un demi-siècle sur les questions d’égalité ethnique, il y a toujours des gens racistes, des cœurs remplis de haine prête à exploser dans le cas où un noir venait à être élu. Leur orgueil d’homme blanc et supérieur n’y résisterait sans doute pas et il leur faudrait l’éliminer. Imaginez quel serait le retentissement d’un assassinat d’Obama ! C’est pourquoi cette menace est prise très au sérieux aux Etats-Unis. D’autant que l’Histoire du pays oblige le pays à la plus grande vigilance.
En effet, Obama est désormais Président d’une nation qui a vu quatre de ses présidents assassinés dans l’exercice de ses fonctions (Abraham Lincoln en 1865, James A. Garfield en 1881, William McKinley en 1901 et John F. Kennedy), et qui compte 200 millions d’armes à feu en circulation responsables de 30000 morts par an. Ainsi alors que l’on entend partout qu’Obama risque plus que jamais pour un président de se faire assassiner, il est temps de mettre la lumière sur les moyens mis en oeuvre par les USA pour sauver leur nouveau président.

Tout d’abord, évoquons cette anecdote : début novembre, un célèbre astrologue de Bombay Bejan Daruwalla était inquiet. En effet, après avoir scruté l’horoscope entre avril 2010 et janvier 2011 du alors possible premier président noir américain, il prédit : « Obama est un Lion à 100% et les Lions sont des dirigeants-nés et dotés d’un charme exceptionnel. Mais Je vois sa vie en danger à compter du 5 avril 2010. Je vois une chance sur quatre de survie. Il doit faire extrêmement attention à sa sécurité et aux gens qui travaillent pour lui ».
Nous ne savons pas si les proches d’Obama ont eu écho de cette prédiction « astrologique », mais Obama, à peine élu, est bien un président sous haute surveillance.
Certains évènements récents nous rappellent que les américains n’ont pas tous évolué :
- Fin août, quatre personnes avaient été arrêtées à Denver en possession de fusils à lunette : après leur avoir prêté l’intention d’assassiner le démocrate lors de son discours d’investiture dans un stade de 80 000 places, l’accusation a été abandonnée faute de preuves.
- Dans le Kentucky, deux hommes avaient été inculpés le 30 octobre dernier. Ces derniers avaient pendu un mannequin à l’effigie du candidat démocrate à la Maison Blanche à un arbre du campus de l’Université de l’Etat. Un acte qui rappelle les nombreux lynchages qui ont eu lieu par le passé dans cet ancien Etat esclavagiste et qui est malheureusement loin d’être isolé.
- La semaine précédente, deux néo-nazis avaient été arrêtés dans le Tennessee. Ils avaient proféré des menaces de mort contre le sénateur dans le cadre d’un projet de tuerie raciste. Alors qu’ils projetaient d’assassiner le candidat démocrate, même si rien ne prouve pour l’instant qu’ils avaient les moyens de passer à l’acte. Selon une copie du procès-verbal, ils envisageaient de tuer 102 Noirs, avec pour but ultime de tenter d’"assassiner le candidat à la présidence Barack Obama".

Si Barack Obama est entré dans l’histoire comme le premier président noir de Etats-Unis, sa couleur de peau fait donc de lui une cible et représente un défi particulier pour les responsables de sa sécurité. La tâche sera difficile et nous pouvons penser qu’elle mobilisera beaucoup de ressources et nécessitera de nombreuses analyses en termes de tactique et de protection, pour garder une longueur d’avance sur ceux qui chercheraient à nuire au président.
Ainsi, c’est en réalité depuis mai 2007 déjà, qu’Obama et sa famille sont protégés 24 heures sur 24 par des équipes d’élite formées d’agents armés du Secret Service. Cela a fait de lui le candidat à la présidence le mieux protégé de l’Histoire des élections américaines !

Le United States Secret Service est une agence gouvernementale des États-Unis d’Amérique dépendante du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Il a été créé le 5 juillet 1865 à Washington D.C. pour combattre la contrefaçon de la monnaie. Il a donc été rattaché au Département du Trésor des États-Unis. Il évolua ensuite en la première agence fédérale de renseignement intérieure et de contre-espionnage. Beaucoup de ces missions furent par la suite reprises par des agences alors plus récemment créées comme le FBI notamment. Après l’assassinat du président William McKinley le 14 septembre 1901, le Congrès américain décida de confier la protection du président au Secret Service. Ce sont plus de 3 200 agents spéciaux qui travaillent à la protection des personnalités politiques les plus importantes du pays. Le 22 novembre 1963, lorsque le président Kennedy est assassiné à Dallas par un sniper, le Secret Service est immédiatement accusé d’avoir laissé le président se promener en voiture découverte et d’avoir négligé l’importance de sa protection.
Triés sur le volet, ces agents doivent nécessairement être citoyen des Etats-Unis ; des critères physiques, psychologiques, un petit peu d’expérience et la capacité à se mettre en première ligne en cas d’agression sont requis. En effet, pour cette dernière capacité, rappelons que lors de la tentative d’assassinat dont fut victime Ronald Reagan le 30 mars 1981, un agent du Secret Service s’était alors placé devant le président. Cela sauva vraisemblablement le nouveau président qui venait d’entrer en fonction deux mois avant, alors que l’agent fut, lui, grièvement blessé. Donc c’est aussi un comportement et un état d’esprit assez particuliers qu’il faut avoir pour cette charge.

Pendant la campagne, les portiques électroniques et les fouilles étaient systématiques dans les meetings de Barack Obama.
Lors de son premier discours de président élu à Chicago, la scène était protégée par une vitre transparente pare-balle.

Évolution technologique oblige, l’United State Secret Service est confrontée au défi de sécuriser des appareils civils de communication comme les ordinateurs portables ou « blackberry ». Ignorant les exemples de ses prédécesseurs, - Bush se serait passé d’ordinateur portable durant les huit ans de ses mandats, ou de Sarah Palin, victime d’un piratage sur sa messagerie personnelle -, Obama aurait l’intention de faire installer pour la première fois un ordinateur portable dans le bureau ovale. Cette nouveauté, apparemment en contradiction avec le « Presidential Records Act » qui lui impose l’usage des messageries gouvernementales, est vue au sein des services de sécurité comme un des actes historiques de plus, d’ores et déjà imputables au futur locataire de la Maison Blanche.
Depuis l’« Obamamobile », la nouvelle limousine présidentielle blindée, au « Panic Button », émetteur d’alerte portatif dont dispose chacun des quatre membres de la famille Obama, ce sont plus de 600 millions de dollars qui sont investis dans la seule protection du nouveau Président des États-Unis.
Enfin c’est une véritable armée qui suit le président : il y a des tireurs d’élites, des brigades canines dressées à localiser des explosifs, des hélicoptères, des groupes d’intervention et même une équipe chargée de récupérer les verres que le président aurait portés à ses lèvres, afin d’éviter l’accès à son ADN ou à des informationsrelatives à sa santé !

En parallèle de cette organisation destinée à réagir en cas d’urgence, l’ l’United State Secret Service travaille aussi à prévenir tous types d’incidents. En relation étroite avec le FBI, les services secrets suivent la piste des groupes extrémistes, comme le Klu Klux Klan, et des individus susceptibles de menacer la vie du président.
Des agents du renseignement auraient déjà infiltrés des groupes haineux dont les sympathisants ont été impliqués dans les assassinats des leaders des droits civiques Martin Luther King ou Malcolm X, ou encore le militant noir Medgar Evers, assassiné en 1963 par un membre du Ku Klux Klan.
Justement, le KKK reprend du poil de la bête depuis l’élection d’Obama. Plus de 200 incidents racistes ont été enregistrés depuis le 4 novembre. On a vu des effigies de Barack Obama pendues, des croix brûlées devant les maisons de couples mixtes. Le trafic de sites racistes a explosé au point de faire crasher leurs serveurs.Des analystes ne mettent pas seulement cette réémergence des mouvements racistes blancs sur l’élection du premier président noir, mais aussi sur la crise économique et la perspective, dans une génération, de voir les Blancs devenir une minorité aux Etats-Unis.
Pour illustrer cela, nous pouvons évoquer cette bien triste histoire que rapportait début novembre le Los Angeles Times : dans la petite ville de Louisiane de Angie, Judy Robinson, une femme noire de 58 ans, avait mis un signe d’Obama dans son jardin quelques jours avant l’élection, comme cela se fait beaucoup aux Etats-Unis pour soutenir son candidat. Le lendemain d’Halloween, elle se réveille et découvre les mots « KKK » et « White power » tagués autour de sa propriété. « Je pensais que le KKK était du passé » dit-elle, “Mais maintenant je regarde les gens autour de moi et pense : « pourrait-il faire partie du Klan ? » Soudain je me sens dans ma ville comme en territoire hostile » ».
En Caroline du Nord, des étudiants ont écrit dans un tunnel « il faut tirer une balle dans la tête de ce négro » ; à Los Angeles, le message « Retourne en Afrique » a été peint sur des voitures et des maisons. Des jeunes ont chanté « Assassine Obama » dans un bus dans l’Idaho, et dans le Maine, un commerçant a même proposé de parier un dollar sur la date de l’assassinat d’Obama.

Les USA mettent donc tout en œuvre pour protéger leur nouveau président d’un assassinat redouté par tous. Quelle est la réaction d’Obama par rapport à cela ? Le 44è président des Etats-Unis voit cela avec un certain détachement. Il affirma même en août dernier sur le ton de la plaisanterie que les policiers le protégeant jour et nuit avaient pour réelle mission de décourager d’éventuels petits amis de ses filles : "…Quel que soit le jeune garçon qui viendra pour un rendez-vous sentimental, il aura (face à lui) un de ces types à l’air patibulaire qui ne sourient jamais. Ils sont armés, et dangereux". Plus sérieusement, il se veut surtout rassurant et optimiste : « Je pense que ce qui est frappant dans cette campagne, c’est le degré de marginalisation de ces groupes haineux. Ce n’est pas l’Amérique. Ce n’est pas notre avenir".
S’il est peu contestable qu’il ait raison, gardons à l’esprit que ce sont souvent des marginaux agissant seuls qui ont tué des présidents… Les marginaux peuvent être très dangereux… Souhaitons que les moyens énormes mis en œuvre permettent donc au premier président afro-américain des Etats-Unis dAmérique d’effectuer son mandat sans atteinte à sa personne.

Barack Obama «surveille» la situation - International - 27/12/2008 - leParisien.fr

Barack Obama «surveille» la situation - International - 27/12/2008 - leParisien.fr

En attendant Obama - Olivier Jay Obama - Toute l'actu sur Lejdd.fr

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L'Europe attend Obama pour remettre de l'ordre sur la planète financière

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Elizabeth Alexander, la poétesse préférée d'Obama

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Obama président : les stars mettent la main à la poche !

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Le tout Hollywood finance l’investiture d’Obama - Gala

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Barack Obama, homme le plus admiré des USA, Amériques - NouvelObs.com

Barack Obama, homme le plus admiré des USA, Amériques - NouvelObs.com

vendredi 26 décembre 2008

Barack Obama, l'homme que les Américains admirent le plus, selon un sondage , Amériques

Barack Obama, l'homme que les Américains admirent le plus, selon un sondage , Amériques - NouvelObs.com
AP 26.12.2008 16:49
Ca tombe bien: le président-élu Barack Obama est l'homme que les Américains admirent le plus au monde, selon un sondage Gallup pour USA Today".
C'est la première fois en plus d'un demi-siècle qu'un président-élu prend la tête de cette enquête annuelle de l'institut de sondage. Le futur président arrive en tête avec 32%, très loin devant le sortant George W. Bush (5%), le sénateur John McCain arrivant derrière avec 3%, Bill Clinton, le révérend Billy Graham et le pape Benoît XVI étant tous trois à égalité à 2%.
Et le seul à avoir fait un meilleur score que Barack Obama fut George W. Bush après les attentats du 11 septembre: il était à 39% fin 2001.
En tête des femmes les plus admirées, on trouve Hillary Rodham Clinton (20%). Mais ce n'est pas une nouveauté, l'ex-First lady ayant occupé cette première place 13 des 16 dernières années... En revanche, une nouvelle venue, la gouverneure de l'Alaska Sarah Palin, quasi-inconnue l'année dernière à la même époque, est en deuxième position avec 11%. Une autre indéboulonnable du paysage, la présentatrice de talk-show Oprah Winfrey, est troisième (8%), devant Condoleezza Rice (7%) et Michelle Obama (3%).
La seule autre fois qu'un président-élu était en tête de ce sondage, et non le président en poste, depuis que Gallup a commencé à poser ces questions en 1948, c'était en 1952 et l'homme en question était Dwight Eisenhower.
Ce sondage a été réalisé par téléphone du 12 au 14 décembre auprès d'un échantillon de 1.008 adultes. Il comporte une marge d'erreur de plus ou moins trois points de pourcentage. AP

Affaire Blagojevich : l'équipe d'Obama lavée de tout soupçon de corruption

Affaire Blagojevich : l'équipe d'Obama lavée de tout soupçon de corruption - Amériques - Le Monde.fr
LEMONDE.FR avec Reuters et AP 24.12.08 15h00 • Mis à jour le 24.12.08 15h02
Le président américain élu Barack Obama et le futur secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, ont bien été entendus la semaine dernière par les services fédéraux dans le cadre de l'enquête sur Rod Blagojevich, le gouverneur de l'Illinois accusé de corruption pour avoir notamment voulu monnayer la succession d'Obama au Sénat, selon un rapport interne rendu public mardi 23 décembre.
Le document indique que M. Emanuel a parlé "une fois ou deux" au téléphone avec Blagojevic, mais que "ces contacts étaient totalement convenables et acceptables", et que M. Obama n'aurait, en revanche, eu aucun contact avec Blagojevich ou son entourage concernant le siège de sénateur. "Personne dans le cercle proche d'Obama n'était au courant de ce qui se passait au bureau du gouverneur ou dans l'esprit du gouverneur avant qu'il ne soit arrêté", a expliqué Greg Craig futur conseiller juridique de la présidence chargé de l'enquête. Arrêté le 9 décembre, M. Blagojevich est accusé d'avoir essayé de vendre le siège de sénateur occupé jusqu'ici par M. Obama, étant le seul, en vertu de la loi locale, à pouvoir désigner le remplaçant du président élu.
UNE TRANSITION MOUVEMENTÉE
Selon l'enquête, Rahm Emanuel aurait proposé Valerie Jarrett, une amie proche d'Obama, "parce qu'il savait qu'elle était intéressée par le siège", souligne le document. Mme Jarrett a depuis renoncé au poste et été nommée conseillère à la Maison Blanche. Le rapport insiste sur le fait qu'à aucun moment M. Emanuel n'aurait discuté d'un poste au cabinet d'Obama, d'une position quelconque ou de bénéfice personnel pour le gouverneur dans le cadre de la nomination, des informations qui apparaissent dans des extraits d'écoutes téléphoniques et d'enregistrements réalisés grâce à des micros cachés dans le bureau du gouverneur.
Ce rapport, dont l'équipe d'Obama avait repoussé la publication en invoquant une demande de la justice, ne devrait toutefois pas complètement satisfaire les critiques, qui reprochent aux proches du 44e président leur silence quant à leur connaissance réelle de la corruption présumée. Le scandale judiciaire autour de Rod Blagojevich, qui a éclaté avec son arrestation début décembre, a mis l'équipe de transitition du président élu sur la défensive, alors qu'elle prépare l'arrivée à la Maison Blanche du nouveau président, le 20 janvier prochain.

Obama appelle à la solidarité

Le Figaro - Flash actu : Obama appelle à la solidarité
Le président élu américain Barack Obama a appelé ses concitoyens à s'unir pour "faire tourner la roue de l'Histoire" et surmonter ensemble la crise économique, dans son message de Noël diffusé aujourd'hui."Nous devons tous faire notre part pour aider les autres, pour chercher de nouvelles idées et innover, et pour entamer un nouveau chapitre de notre grande Histoire", affirme M. Obama dans ce message radio et vidéo diffusé à 27 jours de sa prise de fonction."C'est l'esprit qui guidera mon gouvernement", promet M. Obama. "Si les Américains s'unissent côte à côte pour faire tourner la roue de l'Histoire, je sais que nous pourrons faire en sorte que les gens retrouvent du travail et mener le pays dans la bonne direction", dit-il."C'est de cette façon que nous surmonterons cette période de crise et connaîtrons des jours meilleurs", promet le président élu, qui passe des vacances en famille dans son Etat natal de Hawaii (Pacifique).

Scandale Blagojevich : Obama absous par son parti | International | Radio-Canada.ca

Scandale Blagojevich : Obama absous par son parti International Radio-Canada.ca

Barack Obama surfe sur les sondages -

Barack Obama surfe sur les sondages -
[ 26/12/08 ]
Le futur président américain Barack Obama a rendu hommage hier aux militaires américains déployés à l'étranger qui passeront Noël loin de leurs familles. « Dans les grandes et les petites villes d'Amérique, il y a un siège vide à table », a-t-il dit. Une situation qui risque cependant de perdurer avec l'envoi, d'ici à l'été prochain, de 20.000 à 30.000 hommes en Afghanistan. Barack Obama a aussi évoqué les difficultés des Américains frappés par la crise tout en parlant d'« espoir ». A moins d'un mois de sa prise de fonctions, il culmine à 82 % de satisfaction dans le dernier sondage CNN/Opinion Research, publié mercredi, pour la manière dont il gère la transition avec George W. Bush.

Petit Papa Barack Obama

RTL.fr - Petit Papa Barack Obama
Si le Père Noël existe, il est américain...Si quelqu'un aujourd'hui peut prétendre incarner le Père Noël pour les Terriens à la veille de 2009, c'est bien Barack Obama, pas encore en fonction. Il a été élu pour rompre avec les cauchemars des années Bush, pour sortir l'Amérique de la récession et pour la sauver de la dépression. Si Père Noël est synonyme d'espoir, de résurrection des enfants, pour en revenir aux origines de cette légende, alors effectivement, c'est bien ce président venu du Pacifique, à la fois blanc et noir, qui porte sur ses épaules de basketteur une gande partie de l'espérance du monde.Pour trois raisons.D'abord parce que l'épicentre du séisme financier et économique se trouve aux Etats Unis, qui reste aujourd'hui encore la seule superpuissance économique et politique mondiale et dont le reste du monde dépend peu ou prou. Le moteur de la croissance américaine jusqu'à la crise aura été le consommateur qui vivait à crédit. Surendetté, celuici-ci vient de faire faillite. Alors que le système financier n'est pas encore purgé, la crise économique précipite à la vitesse d'un tsunami : 500.000 emplois ont été détruits aux Etats Unis au cours du seul mois de novembre. C'est comme les enfants pour le Père Noël, le monde entier a envie d'y croire, les Chinois, les Africains, les Européens et commes le Américains qui sont aujourd'hui 82 % à le plébisciter.La deuxième raison concerne le plan Obama ?Le nouveau président incarne une rupture avec les néo-conservateurs, qui ont inventé la guerre en Irak et qui sont en partie responsables de la gigantesque bulle du crédit et de l'immobilier. Il a gagné l'élection parce qu'il proposait un new new deal à l'Amérique, en référence à la politique de Franklin Roosevelt lancée dans les années 30, après la grande crise de 29. Son plan de relance se veut massif, hardi et rapide, avec un pouvoir fédéral suractif, et une conception régulatrice des marchés financiers. L'équipe Bush a déjà mis sur la table 700 milliards de dollars pour enrayer la crise financière, Barack Obama double la mise en ajoutant 800 milliards de dollars sur deux ans pour relancer l'économie américaine et l'emploi, soit plus de 5 % du PIB américain. Les économmistes d'Obama ont calculé que la dépression coûterait nettement plus cher à l'Etat qu sa politique de relance massive. Son équipe mise sur la dépense publique avec le plus gros plan d'investissements sur les infrastructures depuis la 2ème guerre mondiale, tout en favorisant le développement de l'économie verte, de l'Internet et des Hautes technologies. Il cherche à créer 2,5 millions d'emplois en deux ans. Et son objectif, c'est de créer un choc dans les six premiers mois de l'année 2009.Enfin, c'est un plan très attendu par tous les partenaires de l'Amérique ?Tous les pays du monde, les économies émergentes comme la Chine et l'Inde, tout comme celles des pays développés comme la France et l'Allemagne, tout le monde attend beaucoup du choc que doit provoquer le plan Obama. Soit, il réussit à remettre la machine économique mondiale en route, et les petits plans de relance européens suffiront pour l'accompagner ou, ce qui est pus probable, il crée une dynamique réelle mais insuffisante, et il faudra partout des seconds plans de relance pour restaurer la confiance économique. Ce qui explique la position attentiste adoptée par de nombreux dirigeants dans le monde. Pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, pour ne citer qu'eux, tous ont très envie de croire que Barack Obama est bien le Père Noël de l'année 2009.
Auteur : Serge July

Le discours de Noël de Barack Obama

euronews Le discours de Noël de Barack Obama

mercredi 24 décembre 2008

Barack Obama a assisté à un service religieux pour sa grand-mère , Amériques - NouvelObs.com

Barack Obama a assisté à un service religieux pour sa grand-mère , Amériques - NouvelObs.com

Barack Obama torse nu ! - News People - People - Plurielles.fr

Barack Obama torse nu ! - News People - People - Plurielles.fr

Barack Obama, président beau gosse ! - Buzz Actu - Actu Buzz et People

Barack Obama, président beau gosse ! - Buzz Actu - Actu Buzz et People

Obama : de l'espoir à l'action

Obama : de l'espoir à l'action - Le Monde 2 - Le Monde.fr
LE MONDE 2 24.12.08 10h01 • Mis à jour le 24.12.08 10h31
De notre correspondante à Washington
L'homme de l'année, c'est évidemment lui. Barack Obama, 44e président des Etats-Unis. Le monde entier a célébré sa victoire le 4 novembre. Le monde entier attend qu'il prête serment le 20 janvier à midi, dans l'espoir que commence enfin le rééquilibrage d'une planète en surchauffe. De la crise économique à la prolifération nucléaire et au réchauffement climatique, les défis ont rarement été aussi grands.
A 47 ans, Barack Obama est devenu le premier Afro-Américain élu à la Maison Blanche, un demi-siècle après la fin de la politique de ségrégation raciale. Il a remporté l'élection malgré son manque d'expérience, son "drôle de nom" et la concurrence de sénateurs autrement —chevronnés : John McCain et Hillary Clinton.
Avant même d'avoir franchi le seuil de la Maison Blanche, Barack Obama est entré dans l'histoire. Certains l'inscrivent déjà parmi les figures sculptées dans la roche du mont Rushmore, aux côtés de George Washington, Theodore Roosevelt et surtout Abraham Lincoln, le président républicain dont il s'inspire ostensiblement, l'homme qui a aboli l'esclavage, mais qui est aussi passé à la postérité comme le symbole du consensus entre les partis. Sans avoir rien fait, Barack Obama est déjà quasi canonisé, a relevé l'éditorialiste conservatrice du Wall Street Journal Peggy Noonan. Mais l'adulation a ses revers. Barack Obama est condamné à réussir. Il est l'homme du recours, le président qui peut encore redresser la barre, à l'heure où le pays vacille et s'interroge sur son hyperpuissance perdue.
Barack Obama doit son ascension à son talent politique ; à celui de son conseiller en image, David Axelrod, l'homme qui a mis en scène l'histoire familiale d'un improbable candidat, symbole à lui seul d'un monde en réconciliation. Mais il se trouve, surtout, qu'il est arrivé à point nommé, dans une année charnière, de rupture entre l'" âge des excès " et celui de la " nouvelle anxiété ", selon la caractérisation de Peggy Noonan. A bien des points de vue, il était l'homme de la situation : un professeur de droit constitutionnel, après les détentions arbitraires de la présidence Bush-Cheney ; un homme de la relève, après la génération des baby-boomers marqués par la guerre du Vietnam. Et le symbole de l'évolution démographique d'un pays où les Blancs ne seront plus qu'une minorité parmi d'autres vers 2040.
Après des primaires difficiles, Barack Obama a remporté la nomination de son parti et levé l'hypothèque qui pesait sur les démocrates depuis que ses élus, dans le Sud, s'étaient opposés à la déségrégation. On ne saura jamais qui, de lui ou d'Hillary Clinton, aurait gagné les primaires si les électeurs avaient voté selon un système unique et tous en même temps. David Plouffe, le directeur de campagne, l'a dit lors du traditionnel séminaire post-électoral de Harvard le 11 décembre. Si la Floride n'avait pas été disqualifiée par l'état-major du parti, pour avoir avancé la date des primaires, Barack Obama " n'aurait peut-être pas remporté la nomination ".
PAS D'ERREUR POLITIQUE
Peu importe. Le pays avait indéniablement envie de lui. Aucun des " scandales " dont avaient prévu de faire usage les républicains n'a eu de prise dans l'opinion. Ni les diatribes du pasteur de son église de Chicago, le révérend Jeremiah Wright. Ni l'affaire immobilière conclue en 2006 avec un homme d'affaires douteux de Chicago, Tony Rezko. Le procès s'est poursuivi pendant la campagne dans l'indifférence générale. A une autre époque, l'affaire aurait été embarrassante (elle risque de le devenir avec l'implication du gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, le démocrate pour lequel Rezko levait des fonds). La crise financière a relativisé les priorités.
Barack Obama n'a pas commis d'erreur politique. Quand son entourage lui a conseillé de faire machine arrière sur la question de dialoguer avec les dictateurs, au besoin sans préconditions, il a temporisé et demandé un sondage d'opinion. L'enquête lui a montré qu'une majorité d'Américains partageait son avis. Plutôt que de se raviser, il a persisté, même s'il a affiné sa proposition. Il a navigué entre tous les écueils, en premier lieu celui de la race. Il n'a pratiquement pas parlé des questions qui mobilisent les Noirs : les inégalités devant la justice ; l'affirmative action (la discrimination positive). Mais les Noirs ont compris sa stratégie. Il a réussi à éviter les faux pas dans les débats contre Hillary Clinton, une femme et ancienne First Lady, exercice délicat. La boule de neige de l'Iowa n'a cessé de grossir. C'est là que le 3 janvier, en remportant le caucus de l'Iowa par lequel débutaient les primaires démocrates, il a convaincu les Noirs que les Blancs peuvent voter pour lui. Quand il a été déclaré vainqueur le mardi 4 novembre à 23 heures, la plupart des Noirs nés avant les années 1960 étaient en pleurs.
Barack Obama a remporté l'élection avec 365 votes au collège électoral contre 173 à son adversaire ; 66,8 millions de votes contre 58,3 millions pour John McCain. Il a recueilli 4 millions de voix de plus que George W. Bush en 2004. Il a réuni la somme colossale de 750 millions de dollars sur son nom. Le scrutin n'a pas été —véritablement un raz-de-marée, mais il entame sa présidence avec un capital politique énorme.
Depuis l'élection, il a adopté une routine visant à —rassurer aussi bien les marchés financiers que les conservateurs. L'équipe de transition s'est installée dans une tour de Chicago, bien décidée à ne pas se laisser bousculer. Avec méthode, Obama a établi un emploi du temps réglé. Il va à la gymnastique, puis au bureau, puis dans l'un des grands hôtels dans lesquels il tient une conférence de presse quasi quotidienne. Il n'a pas renoncé à ses vacances annuelles à Hawaï. Une fois par semaine, en moyenne, il accorde une grande interview, à une chaîne de télévision ou à un magazine, ce qui lui donne l'occasion d'aborder toutes sortes de questions (emmènera-t-il sa belle-mère à la Maison Blanche ? S'est-il remis à fumer ?). Le samedi, il a déjà commencé à enregistrer une allocution radiophonique, comme le fait George W. Bush. Immédiatement, elle est diffusée sur l'Internet. Obama entend être le premier —président de l'ère YouTube. Il compte continuer à court-circuiter les médias établis pour s'adresser directement aux citoyens par —l'intermédiaire de vidéos diffusées sur Internet.
Les "cent jours", qui d'habitude marquent le lancement du programme de réformes du nouveau président, ont pratiquement commencé dès le lendemain de l'élection. Barack Obama a été forcé de s'impliquer plus vite que ses prédécesseurs par la crise économique. En six mois, le Dow Jones a perdu un tiers de sa valeur. Le chômage est au plus haut depuis vingt-six ans. Méthodiquement, il a présenté son cabinet. D'abord les financiers, autour de Timothy Geithner, Larry Summers et Paul Volcker. Ensuite, l'équipe chargée de la sécurité nationale : Hillary Clinton au département d'Etat, Robert Gates à la défense. Puis la " green team ", l'équipe énergie-environnement, qui devrait révolutionner l'approche de l'administration Bush. L'un des membres, Steven Chu, est un scientifique : un Prix Nobel de physique. Il va diriger le département de l'énergie : du jamais vu à Washington.
Ce gouvernement a été rapidement marqué d'un nom : " cabinet de centristes ". " Mais il a surtout pris les meilleurs ", dit un analyste. Certains militants progressistes sont un peu déçus mais réservent encore leur jugement. Et si l'ancien vice-président Al Gore n'a pas voulu en être, il y est associé de très près. Une de ses proches, Carol Browner, est chargée de la coordination des politiques d'énergie et d'environnement.
Pour l'instant, Barack Obama est resté imprécis sur sa politique. Il prévoit une sorte de " new New Deal " pour relancer l'économie, des grands travaux d'une ampleur sans précédent depuis " le développement du réseau fédéral d'autoroutes sous Eisenhower dans les années 1950 ". L'autre moteur de la relance, souhaite-t-il, ce sont les énergies nouvelles. Le gouvernement financera des travaux pour diminuer la consommation d'énergie dans les immeubles, réparer les autoroutes, rénover les écoles, augmenter le parc d'ordinateurs dans les écoles et rendre accessible l'Internet à haut débit dans les zones rurales.
UN APPEL À L'ACTION
En politique étrangère, là aussi les détails sont encore flous. Obama a mis en place une équipe solide, avec au centre du dispositif un général de marines, James Jones, ancien commandant des forces de l'Otan, qui connaît – et aime – l'Europe, alors que les relations transatlantiques ne sont pas la tasse de thé d'Obama. Le futur —président a deux priorités : l'Afghanistan et la non-prolifération, un vocable qui lui permet d'englober l'Iran et de préparer une éventuelle initiative de désarmement, sujet sur lequel les Etats-Unis peuvent s'entendre avec la —Russie et montrer leurs bonnes dispositions aux pays du Proche-Orient. Sur la marge de manœuvre du futur président, les opinions divergent. Certains analystes pensent qu'il devra se concentrer sur l'économie. Ils voient la composition du cabinet comme le signe que le président Obama entend se cantonner au centre et à une diplomatie somme toute très clintonienne. D'autres pensent au contraire qu'il espère faire bouger les blocages traditionnels ; qu'il voudra être un facteur de changement : " game changer ", l'un des termes qui revient souvent actuellement. Et qu'il ne pourra pas attendre le règlement de la crise économique. " La bonne perception que le monde entier a de lui ne durera pas s'il n'agit pas. Il en est conscient ", souligne un diplomate. Dans une interview, Obama avait dit qu'il voudrait effectuer son premier grand voyage de président en Indonésie, pays où il a passé plusieurs années dans son enfance. Les Européens l'attendent en tout cas à Londres, dès le 2 avril, pour le sommet du G 20 et à Strasbourg le lendemain pour celui de l'OTAN.
Barack Obama et son équipe travaillent aussi à conserver les réseaux qu'ils ont développés sur le terrain —pendant la campagne. Le " mouvement " doit être préservé, pensent-ils. Ce n'est pas un hasard si David Plouffe, l'architecte de la machine électorale, ne figure pas dans les fidèles nommés à la Maison Blanche. Le consultant reste attaché à l'organisation Obama et prépare déjà la suite de la mobilisation. Les associations qui ont contribué à la victoire démocrate ont lancé des consultations de leurs membres sur leurs priorités et leurs idées. Des groupes se focalisent sur la réforme du système de santé, sur l'éducation. Les militants se réunissent pour des réunions de quartier : "Obama : Call to Action" (un appel à l'action). Tel est maintenant —l'enjeu : transformer l'espoir en action.
Corine Lesnes

video Obama , discours de Philadelphie, 18 Mars 2008 - barack obama, obama, philadelphie - videos La Libre.be

video Obama , discours de Philadelphie, 18 Mars 2008 - barack obama, obama, philadelphie - videos La Libre.be

Discours de Barack Obama lors de sa victoire au élection traduit en francais

Discours de Barack Obama lors de sa victoire au élection traduit en francais

Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington

Dedefensa.org : Mister Lincoln (oh pardon, Obama) Goes To Washington
23 décembre 2008 — L’inauguration du 44ème POTUS sera majestueuse, impériale, abracadabrantesque et hollywoodienne. Déjà paraissent des articles sur l’inauguration de Barack Hussein Obama (BHO), 44ème President Of The United States (POTUS). L’événement est annoncé comme si colossal, si grandiose, si romain en un sens (vous voyez ce que nous voulons dire, – clin d’œil historique, d’un César à un Auguste), – il sera “si” tout cela qu’il ne peut être question de ne pas apprécier cette cérémonie, ce train de fêtes, ces festivités comme un événement politique en soi. (Nous dirions même : “événement stratégique” de la politique d’Obama.)
Parmi les articles sur cet événement, celui du Times du 20 décembre, qui nous fait une présentation quantitative de l’événement, avec chiffres, statistiques, etc., pour donner une mesure de la chose, – un peu accablante en vérité, un peu lourde à porter.
«Barack Obama wants his inauguration to celebrate ideals that he hopes can bind America together. But such hopes face a severe challenge from the social divisions, crumbling infrastructure and security fears that afflict his country.
»The highlight of four days of events in Washington next month will be the new President’s speech on January 20, which, aides say, will underline his campaign theme of “renewing America’s promise” as a nation “founded on certain principles that we need to take back”. […]
»The crowd packing the Mall to hear him next month is expected to shatter all records. Organisers have suggested that the historic charge and expectation surrounding Mr Obama could attract between up to four million people into Washington, the population of which is just 588,000. Although some officials have scorned such forecasts, even the most conservative estimates of the turnout would provide a test of how government works in a country where Mr Obama has promised to spend hundreds of billions rebuilding roads, bridges, and public transport systems.
»The capacity of the city’s trains is usually only 120,000 people an hour and managers are issuing warnings about the prospect of long, cold, uncomfortable waits. About 10,000 charter buses are expected and no one is sure where they will all park. In some cases, passengers will be told to get off and walk several miles to the Mall, where 5,000 portable lavatories are being installed — a ratio that may be as low as one for every 800 people.
»Baby strollers, large bags, suitcases, umbrellas and thermos flasks will be banned for security reasons. The police force will be doubled by the arrival of 4,000 volunteer officers from across the country. The Pentagon plans to deploy at least 5,000 troops.»
Le 17 décembre, Stratfor.com avait présenté une analyse de l’événement, du point de vue inhabituel de l’analyste stratégique. Cette approche effectivement originale est pourtant aussitôt délayée, sinon pervertie, par l’orientation choisie, qui concerne, là aussi, uniquement l’aspect sécuritaire. Elle consiste à conclure que l’importance de cet événement est qu’il présentera notamment un objectif tentant pour une attaque, soit une attaque terroriste, soit une conspiration ou un attentat contre Obama. C’est-à-dire que l’aspect qui nous paraît important dans cet événement, qui est la relation avec la situation intérieure US, est négligé au profit de l’aspect extérieur, qui est l’habituelle chimère de la menace catastrophique du terrorisme où le système dissimule depuis 9/11 ses propres craintes de destruction intérieure (l’équivalent pour la sécurité de la préoccupation des loups extérieurs sans prendre garde aux termites).
Les trois premiers paragraphes de cette longue analyse suffisent à donner une idée de l’esprit de la chose…
«In a little more than a month, Washington will host the 56th U.S. presidential inauguration, during which Barack Obama will be sworn in as the 44th president of the United States. In recent years, presidential inaugurals have turned into huge gala events. They comprise not only the swearing-in ceremony for the new president and vice president at the Capitol building and the historic parade down Pennsylvania Avenue to the White House, but also scores of other events including balls, dinners, prayer services and charity events sponsored by a wide array of organizations. Essentially, there will not be a hotel or other large venue in the U.S. capital that will not be hosting some sort of inauguration-related event. These events will range in style from the somber national prayer service at the Washington National Cathedral to the raucous live-on-MTV party at the Ronald Reagan Building & International Trade Center.
»Due to the popularity of President-elect Obama and the significance of his election as the first African-American president, the Secret Service (USSS) and other authorities are anticipating the largest crowds in inaugural history. These crowds will present a number of security challenges and, perhaps just as significantly, huge logistical challenges. But unlike the presidential campaign, when the security resources of the USSS were scattered nationwide, the inauguration occurs on the USSS’ home turf. This provides the USSS with a decided advantage over anyone planning an attack.
»Since the 9/11 attacks, security measures for high-profile events such as the inauguration have been stepped up dramatically. The Department of Homeland Security (DHS) has announced that it has designated the 56th Presidential Inaugural — including the swearing-in ceremony, the inaugural parade, the official reviewing stand on Pennsylvania Avenue and the inaugural balls — as a National Special Security Event (NSSE). This makes the Secret Service the top agency responsible for the design and implementation of the inauguration security plan. (Planning for the inauguration in fact begins about a year before the event, with the USSS hosting regular planning meetings with its counterparts.) The NSSE designation also places virtually unlimited resources in the hands of the USSS, the police and the security services that will be assisting it to neutralize any potential threat. From a security and intelligence perspective, the inauguration will take precedence over any thing else happening in the country.»
Un aspect du texte, que nous avons cité en partie hier, se trouve dans le détail de l’arrangement de l’événement pour favoriser une référence directe à l’inauguration d’Abraham Lincoln en mars 1861, par la reconstitution du voyage d’Obama de l’Illinois vers Washington comme fit Lincoln (également sénateur de l'Illinois) en 1861. C’est là un point intéressant, qu’on peut juger soit comme dérisoire, une sorte de caprice ou d’épiphénomène de relations publiques à partir de ce qui serait la lubie d’un homme ou sa trouvaille de publicité politique (Obama se prenant pour Lincoln, Obama se référant à Lincoln); soit comme plus sérieux, si l’on fait de cet événement un événement politique…
«The events leading up to the inauguration normally begin several days in advance. This year, in a move invoking memories of the election of another man from Illinois, Abraham Lincoln, president-elect Obama will travel to Washington by train. Obama will hold an event Jan. 17 in Philadelphia. Next, he will travel by train to Wilmington, Delaware, where he will pick up Vice President-elect Joe Biden. The two will then hold another event in Baltimore before finally proceeding to Washington’s Union Station.
»The analogy to Lincoln’s historic election is picked up on the Joint Congressional Committee on Inaugural Ceremonies, which has a large photo of the Lincoln Memorial statue on its home page, http://inaugural.senate.gov/. More sobering is the fact that the parallels with Lincoln’s trip run deeper than they might appear from a security perspective. Numerous rumors of assassination plots followed Lincoln’s election, and his train trip to Washington had to be heavily guarded.»
Puisque la présidence Obama a déjà commencé…
Mais nous avions écrit notre conviction que la présidence du successeur de l’étonnant GW, du 44ème POTUS, avait commencé le 25 septembre 2008. Aucune surprise à ce que nous constations que la politique d’Obama se développe et se poursuit, et que son inauguration comme nouveau président sera un événement politique, et même un “événement stratégique” dans sa politique, dans une carrière présidentielle déjà entamée. D’autre part, l’extraordinaire pression des événements, avec une crise qui se développe très rapidement et d’une façon extrêmement grave, ne laisse pas de choix, à notre sens: dans ce contexte, tout acte important d’Obama a nécessairement une dimension politique pressante, – qu’il le veuille ou non, car, dans ce cas également, la crise dispose avant même que les hommes aient pu proposer… Il s’agit donc sans aucun doute d’un événement politique et c’est naturellement de cette façon qu’il importe de l’interpréter.
Cette méthodologie admise, on doit se demander de quel événement politique il s’agit. Si l’on considère l’ampleur et la “mise en scène” de cette inauguration, y compris le symbolisme qui la caractérise, il apparaît qu’il y a la recherche d’une véritable création événementielle. Obama, ou l’équipe Obama, veut installer, avec cette mise en scène, une nouvelle réalité; dans ce cas, la transition apparaîtrait comme la préparation, la “mise en condition” conduisant à cette “création”.
Cette démarche est compréhensible et renvoie à divers modèles, en général de type populiste (et, pour certains adversaires d’Obama, d'inspiration fasciste, – mais laissons cette interprétation qui implique peu ou prou un procès d’intention qui nous semble relever d’une autre époque, qui nous paraît complètement déplacé). Elle correspond bien à certains aspects de la personnalité et du comportement d’Obama tels qu’on a pu les apprécier et les mesurer, durant la campagne des primaires notamment. (D’après nombre de témoignages, comme celui de Tom Engelhardt, cette caractéristique d’Obama est très forte dès l’origine. On accepte d’autant plus l’hypothèse que cette inauguration est destinée effectivement à provoquer un “choc” politique, à provoquer une réaction populaire de grande ampleur.) Si l’on veut à nouveau utiliser des références historiques, comme on est constamment sollicité de le faire avec Obama, on admettra que la référence de FDR est acceptable; elle est d’autant plus acceptable que le climat de crise ne cesse de se marquer, de s’aggraver, de se tendre, de s’autoalimenter; même si les événements ont une tournure différente, leur intensité présente une réelle similitude avec la période de transition de la présidence FDR. Le rythme de la dégradation rappelle effectivement celui de 1932-1933 (entre les deux présidences Hoover et Roosevelt), – par exemple, selon l’observation du Monde le 20 décembre : «Sur le plan économique, la situation des Etats-Unis se dégrade à une vitesse inouïe, avec une envolée du chômage et des craintes de faillite des constructeurs automobiles.» (Cette remarque, glissé au coin d’une paragraphe, mesure bien qu’existe, même dans les salons parisiens, une mesure de la gravité de la crise. Dont acte. Ce n’est pas pour autant que les préoccupations accessoires, qui vont toutes dans le sens de la virtualisation de la crise, bien plus que dans celui de son appréciation politique, disparaissent du devant de la scène. A cet égard, nous nous imposons le régime de vol “flying blind” autant que nous le subissons.)
Mais, on l’a déjà remarqué, cela se passe, pour ce qui est du sens, dans une situation toute différente de celle que connut FDR, avec ici une situation catastrophique bien mesurée et officiellement acceptée, là une situation évoluant vers ce qui pourrait être la la catastrophe mais pour l’instant non identifiée et en partie dissimulée: «[Obama est u]n “super-FDR”, certes, mais à l’inverse de FDR, ne connaissant encore rien du monstre qui l’attend. FDR savait bien quelle crise l’attendait, puisque la crise avait atteint son paroxysme après trois ans de développement; Obama n’en sait rien, qui voit la crise commencer à s’amplifier vers son paroxysme depuis trois mois.» Cette différence est primordiale parce qu’elle implique, pour le cas d’Obama, une interrogation sur le sens stratégique qu’il doit donner à son action, donc l’orientation que cet événement tactique majeur de sa stratégie qu’est l’inauguration doit avoir.
Il y a deux sens possibles, deux “couleurs” différentes qu’on peut donner à cette inauguration du 20 janvier, si on la considère comme un événement politique, comme on doit le faire.
• Une inauguration somptueuse et symbolique, où le caractère “multiculturel” serait mis en avant (un président africain-américain, avec tout ce qui accompagne le symbole), comme un signe d’espoir, le signe d’une révolution d’ores et déjà accomplie, – le signe, si l’on osait le dire, de la crise déjà vaincue, même si le sujet est différent, – ou parce que le sujet est différent. Le thème du discours d’Obama, tel qu’on l’annonce («…“renewing America’s promise” as a nation “founded on certain principles that we need to take back”») irait assez bien dans ce sens; on doit observer combien ce thème est peu encourageant, qu’il est un lieu commun banal de toute campagne et tout début de présidence comme celle d’Obama, qu’il permet d’avancer et de proposer tout et dans tous les domaines, particulièrement le “politically correct”. Si l’inauguration d’Obama devient effectivement une “fête multiculturelle” du “politically correct”, l’événement constituera une erreur et une défaite stratégiques de première ampleur. Il aura satisfait pendant trois-quatre jours les salons, les chroniqueurs, les meneurs de talkshows et l’“empire de la communication” en général; il aura proclamé que nous sommes sur la bonne voie de l’installation de la modernité, ou la postmodernité, ou la post-postmodernité, à votre choix. Il aura constitué une nouvelle offensive du virtualisme général, sur un thème différent de ce qui a précédé durant la période GW mais selon le même travers du refus de la réalité. Le Lincoln en question sera un Lincoln reconstitué en carton-pâte, un faux-nez à l’ère de l’informatique et de la communication, et de l’accomplissement multiculturel, un grand coup de publicité; ce sera le 1861-2008 d’Obama comme il y eut le 1789-1989 de Jean-Pierre Goude.
• Une “inauguration tragique”, sur le thème de la mobilisation contre la plus grave crise à laquelle ait été confrontée l’Amérique, avec la nécessité des changements que cela implique, serait évidemment le fruit du bon sens et du courage, autant que de la lucidité. C’est alors que ce formidable événement, qui pourrait être perçu comme un acte de mégalomanie et comme une initiative d’un très grand gaspillage dans une époque de crise (cas précédent), serait perçu comme un acte formidable de rassemblement, susceptible de redonner une conscience collective à une communauté complètement éclatée et dans un profond désarroi. C’est alors qu’Obama aurait bien mérité, à la fois de FDR et de Lincoln, qu’il retrouverait les accents du discours d’inauguration de FDR («La seule chose dont il faille avoir peur, c’est la peur elle-même»).
Une première appréciation est qu’il y a tout lieu de penser que l’inauguration devrait se faire, selon les données disponibles, selon les lignes de la première option. Tout l’appareil du système pousse vers cela, et Obama n’en est pas quitte, si seulement il veut en être quitte. Pour être un “American Gorbatchev”, Obama doit se libérer de sa propre bureaucratie, qui n’est pas celle de l’URSS de 1985, qui est d’abord une “bureaucratie de la communication”, – une “bureaucratie du virtualisme”, une “bureaucratie du refus de la réalité”. (Etrange situation: la gangrène bureaucratique a-t-elle atteint la philosophie elle-même, dans ses perversités les plus extrêmes? Cela semble être le cas.) Dans ce cas, la ballade lincolnesque en train pour rejoindre Washington acquerrait rétrospectivement l’allure grotesque d’une incroyable vanité mise en scène. Mais cette ballade n’est-elle pas, au contraire, l’indice d’une conscience proche d’accepter la réalité, en se référant symboliquement à un acte par ailleurs chargé d’un sens tragique (Lincoln vient à Washington pour être inauguré, s’installer à la Maison Blanche et commencer la Guerre de Sécession)? Question posée, réponse en suspens.
Si l’inauguration du 44ème POTUS reste une fiesta de communication comme notre époque a le secret, célébrant le multiculturalisme triomphant sur les ruines de notre civilisation, obscène de stupidité et d’impudence face à la tragédie de la crise, Obama le payera cher dans les mois qui suivront, pour avoir éloigné au moins pour un temps toute chance d’établir un réel contact avec la population US en complet désarroi. Il aura accompli l’exact contraire du geste posé par FDR le 5 mars 1933, avec la possibilité d’accélérer encore la crise vers un désarroi psychologique tragique. Dans le cas contraire, si Obama introduit, ou parvient à introduire une dimension de reconnaissance de la tragédie qu’est la situation aujourd’hui, il aura mis un coin dans le verrouillage du système face à la population en crise. Il sera alors en bonne position pour éventuellement évoluer vers ce fameux “American gorbatchévisme” qui s’affirme de plus en plus comme une démarche de rupture, et la seule démarche finalement possible pour affronter le système au travers de la crise, même si c’est au risque de gravement secouer l’unité structurelle du pays.`
On observera que les deux termes de l’alternative, même si l’un est digne et l’autre indigne, débouchent sur autant d’inconnues. Il en est ainsi au terme de notre aventure.

En route vers l’investiture

Courrier international, En route vers l’investiture
Barack Obama sera désigné comme le candidat démocrate lors de la convention nationale du parti qui se tient à Denver, au Colorado, du 25 au 28 août. Le comité organisateur a veillé à ce que l’événement permette de réunifier une formation qui a souffert de l’affrontement entre Obama et Hillary Clinton au cours des primaires, relate The New York Times. Michelle Obama, la femme de Barack, tiendra la tête d’affiche lors de la soirée d’ouverture. Le discours qu’elle prononcera sera le premier d’une série qui verra se succéder à l’estrade plusieurs membres influents du parti. Hillary Clinton brillera au deuxième soir de la convention, le 26 août, date du 88e anniversaire du dix-neuvième amendement de la Constitution américaine, accordant le droit de vote aux femmes. Cette date fait évidemment écho à sa place dans l’Histoire en tant que première femme à avoir brigué l’investiture de l’un des deux principaux partis. Le 27 août, ce sera au tour de Bill Clinton de prendre la parole, mais sans occuper comme sa femme l’espace réservé à l’orateur principal. Il livrera un speech plus court, et c’est le colistier d’Obama, dont le nom n’était pas connu au moment où nous mettions sous presse, qui clôturera cette soirée. “Le dernier jour de la convention, M. Obama sera officiellement intronisé comme candidat démocrate à l’élection présidentielle – le premier candidat noir investi par un grand parti aux Etats-Unis – et prononcera son discours de remerciement. Obama célébrera à cette occasion le 45e anniversaire du discours ‘I have a dream’[Je fais un rêve] de Martin Luther King. Obama devait à l’origine prendre la parole au Denver Arena, d’une capacité de 21 000 personnes. Il s’exprimera finalement dans le stade de football américain Invesco Field at Mile High, qui compte 76 000 places, afin de permettre à plus de gens d’y assister”, souligne The New York Times.

Obama, encore et toujours ! : Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Obama, encore et toujours ! : Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

mardi 23 décembre 2008

Environnement - Canoë Infos: Obama s’entoure de scientifiques réputés

Environnement - Canoë Infos: Obama s’entoure de scientifiques réputés

Etats-Unis : Obama, premier président surfeur - Monde - LCI

Etats-Unis : Obama, premier président surfeur - Monde - LCI

Obama prêtera serment sur la même bible qu'Abraham Lincoln

AFP: Etats-Unis: Obama prêtera serment sur la même bible qu'Abraham Lincoln
WASHINGTON (AFP) — Barack Obama prêtera serment le 20 janvier en tant que nouveau président des Etats-Unis sur la même bible que son modèle, le président Abraham Lincoln, a annoncé mardi à Washington le comité qui prépare l'investiture.
"Le président élu Obama est profondément honoré que la Bibliothèque du Congrès ait mis à disposition la Bible de Lincoln pour qu'elle soit utilisée lors de sa prestation de serment", a indiqué dans un communiqué Emmett Beliveau, directeur exécutif du Comité pour l'investiture présidentielle.
Ce sera la première fois depuis l'investiture de Lincoln, en 1861, que cette Bible aux reliures dorées et recouverte de velour bordeau sera utilisée.
"Le président élu s'est engagé à une investiture célébrant l'unité américaine et l'utilisation de cette bible fournit un lien puissant avec notre passé et héritage communs", a ajouté M. Beliveau.
La Constitution américaine n'impose pas la prestation de serment sur la bible mais traditionnellement les présidents américains utilisent une bible pour symboliser leur entrée en fonction.
Le démocrate Barack Obama cite souvent comme l'un de ses héros le 16ème président américain, qui s'opposa à l'esclavage et s'efforça de maintenir l'unité du pays pendant la guerre de sécession. Comme Obama, Lincoln (1809-1865) était avocat et parlementaire de l'Etat de l'Illinois sauf qu'il était du camp opposé, celui des Républicains.
Dans son discours de victoire à Chicago le 4 novembre, M. Obama a exprimé sa "détermination à éliminer les divisions qui nous empêchent de progresser", se faisant l'écho des mots gravés sur le monument à la mémoire de Lincoln à Washington: "Panser les plaies de la nation".

Rihanna chantera pour la fête d’investiture de Barack Obama - Voici

Rihanna chantera pour la fête d’investiture de Barack Obama - Voici

L'investiture des superlatifs | Le Matin

L'investiture des superlatifs Le Matin

Barack Obama, un métissage présidentiel | Monde | Actu | Tribune de Genève

Barack Obama, un métissage présidentiel Monde Actu Tribune de Genève

lundi 22 décembre 2008

Aretha Franklin chantera aux cérémonies d'inauguration de Barack Obama - Showbizz.net

Aretha Franklin chantera aux cérémonies d'inauguration de Barack Obama - Showbizz.net

Les Américains optimistes sur les capacités d'Obama à diriger le pays

AFP: Les Américains optimistes sur les capacités d'Obama à diriger le pays
WASHINGTON (AFP) — Les Américains se disent optimistes sur les capacités du président élu Barack Obama à diriger le pays et à mettre en oeuvre ses promesses électorales, selon un sondage publié samedi soir.
Plus des deux-tiers des personnes interrogées pour la chaîne ABC News et le Washington Post estiment que M. Obama réussira à améliorer de manière significative le système de santé et qu'il mettra en place des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.
Pour 64%, le nouveau président sera capable de mettre fin à l'engagement américain en Irak.
55% estiment que Barack Obama, qui deviendra le 20 janvier le 44e président des Etats-Unis, aura un début de mandat difficile en raison de la crise économique.
Ils sont 76% à approuver la manière avec laquelle il gère la période de transition.
Enfin, 59% d'électeurs républicains ont une bonne opinion de Barack Obama.
Le sondage a été réalisé auprès de 1.003 personnes entre les 11 et 14 décembre.

jeudi 18 décembre 2008

Une discrète héritière s'expose

Une discrète héritière s'expose - Amériques - Le Monde.fr
Une discrète héritière s'expose
LE MONDE 18.12.08 15h37
Une Kennedy est en campagne. A 51 ans, Caroline, seul enfant survivant du président américain assassiné John F. Kennedy, a officiellement manifesté son ambition de reprendre le poste de sénateur de l'Etat de New York laissé vacant par Hillary Clinton, appelée par Barack Obama au poste de secrétaire d'Etat. Cette annonce a été rendue publique, lundi 15 décembre, par le gouverneur David Peterson, à qui revient la responsabilité de désigner le remplaçant de Mme Clinton.
Depuis, celle que l'on présentait comme la discrète héritière de la plus célèbre dynastie politique américaine n'en finit pas de multiplier les entretiens avec les personnalités influentes du Parti démocrate. Encore mercredi, elle sillonnais les comtés du nord de l'Etat pour obtenir le soutien des barons locaux. Une entrée dans le jeu politique new-yorkais sur un mode accéléré qui peut être interprétée comme un effort de Caroline Kennedy d'imposer une stature de candidate à la hauteur de ses ambitions.
Si sa décision a été saluée par de nombreux hommes politiques, dont le révérend et militant de la cause noire Al Sharpton, elle a été accueillie avec scepticisme par certains commentateurs et membres du Congrès qui lui reprochent son manque d'expérience politique. Gary Ackerman, représentant démocrate du Queens et proche du "clan" Clinton, a déclaré lors d'une émission radiophonique ne pas connaître les qualifications de Caroline Kennedy, "excepté qu'elle possède un nom connu - ce qui est le cas également de J. Lo", une référence à l'actrice et chanteuse Jennifer Lopez.
Mère de trois enfants, mariée à l'artiste Edwin Schlossberg, cette avocate et auteur d'essais remarqués siège aux conseils d'administration de plusieurs organisations culturelles et caritatives, mais n'a jamais rempli de fonction élective. Jusqu'à ces derniers jours, son intérêt affiché pour la chose publique se limitait à vingt-deux mois passés à la tête d'un organisme de recherche en partenariat pour les établissements scolaires de New York, à son action au sein de l'American Ballet Theater et à la bibliothèque John F. Kennedy à Boston.
Sa première implication politique remonte en 2000 lorsqu'elle soutient le candidat Al Gore. Quatre ans plus tard, elle récidive avec John Kerry. Mais c'est cette année, en janvier, qu'elle décide d'affronter les feux de la rampe. Avec son oncle, le sénateur Edward Kennedy, elle prend fait et cause pour le candidat Barack Obama. Dans une tribune publiée par le New York Times, elle écrit : "Je n'ai jamais connu de président qui m'inspire de la façon dont les gens me disent que mon père les inspirait. Mais pour la première fois, je crois que nous avons trouvé l'homme qui pourrait être ce président."
LE NOM NE FAIT PAS TOUT
Pendant les primaires, elle sillonne plusieurs Etats clés. Monte sur scène à la convention démocrate de Denver. Fait partie de l'équipe chargée de trouver un candidat pour la vice-présidence. Mais lors de ses brefs entretiens avec la presse, Caroline Kennedy évite les questions difficiles.
Selon des collaborateurs du sénateur Kennedy, la décision de Caroline Kennedy de se lancer dans la bataille aurait été encouragée par son vieil oncle, atteint d'une tumeur au cerveau. Une maladie qui laisse envisager, pour la première fois depuis un demi-siècle, un Sénat sans la moindre présence d'un Kennedy.
Pour reprendre le flambeau familial sur le Capitole, elle lui faut encore convaincre. Car son nom ne fait pas tout et elle le sait. Avant elle, en 2002, Kathleen Hartington Kennedy Townsend, l'aînée des onze enfants de Robert et Ethel Kennedy, avait échoué pour le poste de gouverneur du Maryland.
Nicolas Bourcier
Article paru dans l'édition du 19.12.08

"Un autre Kennedy au Senat ?", Amériques - NouvelObs.com

Dans Newsweek : "Un autre Kennedy au Senat ?", Amériques - NouvelObs.com
À la Une < International < Amériques
NOUVELOBS.COM 18.12.2008 14:34
Cet article a été publié sur le site internet de Newsweek le 12 décembre.
Caroline Kennedy à New York, le 17 décembre 2008 (AP) On voit mal Caroline Kennedy, plutôt timide et réservée, se présenter devant les électeurs comme n’importe quel autre politicien, si elle est choisie pour succéder à Hillary Clinton comme sénateur de New York. Tout comme on voit mal qui pourrait se présenter contre elle. À 51 ans, cette parfaite icône américaine, cette petite fille qui avait un poney baptisé Macaroni, est prête à revendiquer l’héritage de son père. La vie politique étant le sport de contact que l’on sait, il n’a pas fallu longtemps au représentant Républicain Peter King, pugnace et populaire habitué des émissions politiques, pour annoncer son intention de briguer dans deux ans le siège d’Hillary Clinton, même si Kennedy est sénateur par intérim, et peut être justement si elle l’est.Lorsque le bruit de sa possible entrée en politique a commencé à faire le tour des rédactions, un jeune journaliste web lança chez MSNBC qu’elle ferait un bon vice-président pour le deuxième mandat de Barack Obama qui, argumenta-t-il "va devoir se passer de Biden, qui aura alors plus de soixante-dix ans". En dépit du scepticisme qu’affichèrent ses camarades, il faut admettre que l’idée n’est pas idiote. Le deuxième mandat est l’occasion pour un président de présenter son successeur. Alors, un président Kennedy en 2016 ? Ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Joe Biden n’a même pas encore prêté serment. Laissons l’histoire suivre son cours.Vous allez me trouver déplacée, après le scandale de cette vente au plus offrant du siège vacant de sénateur de l’Illinois, mais pour savoir qui remplacera Hillary à New York, cherchez celui ou celle qui sert le mieux les intérêts du gouverneur de New York, David Paterson. Paterson se présente à la ré-élection en 2010. Rien n’est joué, puisqu’il est lui-même gouverneur par intérim : il remplace Eliot Spitzer démissionnaire suite aux révélations sur ses rapports avec une prostituée. Avant qu’une possible candidature de Caroline Kennedy ne soit évoquée, on murmurait que Paterson, qui est Africain-Américain, avait besoin d’un candidat blanc pour équilibrer le ticket et attirer les votes des banlieues les plus conservatrices et de l’upstate New York.En plus d’être une Kennedy, avec tout ce que cela implique, Caroline satisfait aux critères en tant qu’Irlandaise-Catholique. Son principal concurrent dans le Parti Démocrate est une autre personnalité blanche avec un nom de famille connu : Andrew Cuomo (fils de Mario Cuomo, ancien gouverneur de New York, ndt), qui est aujourd’hui Attorney General de l’état. Un sondage Marist leur attribue chacun le soutien de 25 % des électeurs enregistrés, 26 % des électeurs se déclarant indécis. Chacun bénéficie d’une excellente cote de popularité, dépassant 60 %, et de peu d’opinions négatives (18 % pour Andrew Cuomo, 9 % pour Caroline Kennedy).Invité d’un dîner supposément privé du Gridiron (club qui regroupe l’élite des journalistes politiques de Washington, connu pour son dîner annuel, ndt) Paterson a déclenché des avalanches de rires lorsqu’il a brandi son téléphone portable pour faire écouter les messages qu’on lui a laissés au sujet du siège de sénateur. Chuck Schumer, doyen des sénateurs de l’état et connu pour son ego sans limite, déclare vouloir le plus dévot des évangéliques pour le poste, car "il n’y aura plus de concurrence pour les conférence de presse du dimanche". Le maire de New York, Michael Bloomberg demande s’il est vrai qu’il n’y a pas de limite au nombre de mandats consécutifs au Sénat. Hillary Clinton elle-même (et il ne s’agit pas d’une imitation) transmet un message de Schumer, qui se demande pourquoi l’état de New York a besoin de deux sénateurs, et d’ajouter : "je sais que c’est difficile, mais j’ai promis de vous le demander". Le message de Caroline est abruptement coupé par un bip retentissant, au moment où elle s’apprête à nommer le candidat doté du plus d’intelligence, d’intégrité et de passion. Puis, enfin, une voix gronde : "David au téléphone. Désigne-toi toi-même". C’est Paterson, qui s’est laissé lui-même un message. "Quel job plus confortable que d’écouter des discours toute la journée bien calé dans son fauteuil et de voter ensuite pour ci ou pour ça. À qui veux-tu faire croire que tu n’y penses pas ? Moi, j’y pense."Blague à part, si Caroline veut le siège d’Hillary, il est probable qu'elle l’aura. C’est quelqu’un de sérieux, qui s’est progressivement ouvert au monde en travaillant sur la réforme scolaire à New York, en cosignant des livres de valeur — le dernier étant "Le droit à une vie privée", un sujet qu’elle connaît bien — et en supervisant la sélection d’un vice-président pour Barack Obama avec Eric Holder, le ministre de la justice qu’a sélectionné depuis le président élu. En se déclarant en faveur de Barack Obama avec son oncle Ted Kennedy, elle est intervenue dans la campagne à un moment critique, et permis le repositionnement du Parti Démocrate sur Barack Obama au lieu de Clinton. Elle a remisé son aversion de toujours à faire campagne pour qui que ce soit hors de sa famille proche. "Elle a serré des mains, elle a pris la parole pour Barack Obama lors des étapes de campagne, et n’a pas été rebutée par la tâche, dit un ami de la famille. "En fait, elle s’est plutôt amusée".Le sénat compte un Kennedy parmi ses membres depuis 1952. Quand John F. Kennedy fut élu président, on demanda à un certain Ben Smith de tenir la place au chaud jusqu’à ce que Ted Kennedy soit en mesure de se présenter pour remplacer son frère. Voir Caroline remporter le siège et perpétuer la tradition progressiste que symbolise la famille Kennedy est cher au cœur de Ted Kennedy, qui lutte contre une tumeur du cerveau en phase terminale. Le principal obstacle qu’elle devra affronter, selon cet ami de la famille, sera d’abandonner cette vie privée qu’elle apprécie tant. Peut-être y est-elle prête. Elle pourrait alors y gagner un "plein usage de ses capacités et l’excellence dans cet usage, dans un domaine qui leur permet de s’épanouir ", la définition grecque du bonheur que citait son père lorsqu’il était président.
Par Eleanor Clift
Traduction de David Korn
Lire la version américaine de l'article

Caroline Kennedy: l'héritière entre en politique - Gala

Caroline Kennedy: l'héritière entre en politique - Gala

Le bloc-notes d'Anne Toulouse

RFI - Le bloc-notes d'Anne Toulouse
Jour après jour, jusqu'à la cérémonie d'investiture du 20 janvier 2009, Anne Toulouse, correspondante de RFI aux Etats-Unis depuis 1997, vous raconte les événements de cette transition historique.

mercredi 17 décembre 2008

Barack Obama veut repeindre la Maison-Blanche en vert

Etats-Unis - Barack Obama veut repeindre la... France Soir, votre grand Quotidien national
Etats-Unis - Barack Obama veut repeindre la Maison-Blanche en vert
le mardi 16 décembre 2008 à 16:32
Des paradoxes à foison. La campagne présidentielle américaine aura su créer le trouble. Quand l'ancien candidat démocrate se voyait présenté comme le chantre du progressisme écologique, son adversaire républicain paraissait ancré dans une vieille idéologie, dépassé. Cette idée, largement répandue en Europe, d'un Obama vert ne trouvait pourtant pas de véritable écho outre-Atlantique. McCain semblait plus proche des réalités environnementales. Sa volonté de réduire la dépendance énergétique en développant le nucléaire se voulait plus crédible aux yeux américains. Mais, installé à Washington, Obama sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur. Contrairement à Clinton et Bush, il ne pourra éluder la question climatique. La Maison-Blanche ne brûle pas encore mais le temps presse. La nomination de Steven Chu à la tête du secrétariat à l'Energie est un pas dans ce sens. Prix Nobel de Physique en 1997, son talent n'est plus à démontrer. Surtout, Chu est considéré comme l'avocat des énergies renouvelables. Obama met donc en acte ses promesses. Durant la campagne, il s'engageait à développer les énergies alternatives, assurant un financement à hauteur de 150 milliards de dollars sur 10 ans.
SymbolesSi la tâche s'annonce ardue pour celui qui deviendra, par la même occasion, le premier Asiatique à diriger un département fédéral américain, Steven Chu ne sera pas seul. Il travaillera notamment avec Carol Browner. L'ancienne directrice de l'Agence de protection de l'environnement a été choisie pour diriger un nouveau conseil de coordination intervenant sur l'énergie, le climat et l'environnement. Nancy Sutley, maire-adjointe de Los Angeles, prend, elle, la tête du conseil de la Maison-Blanche pour la qualité de l'environnement. Au-delà des évidents intérêts écologiques, Obama perçoit les avantages économiques d'une telle politique. Le futur président entend lui-aussi réduire la dépendance énergétique. "Chacun de nous connaît les problèmes liés à notre dépendance au pétrole étranger. Il freine notre économie, finance des régimes hostiles et nous rend tributaires de régions instables" a-t-il déclaré lundi. Et quand l'automobile, fleuron de l'industrie américaine, suffoque, il entend créer un grand nombre d'emplois "verts", notamment dans le développement des énergies éoliennes et solaires... Si la politique américaine cultive les paradoxes, elle aime aussi les symboles.

Obama nommé personnalité de l'année par "Time" devant Sarkozy

Obama nommé personnalité de l'année par "Time" devant Sarkozy - Politique - Le Monde.fr
LEMONDE.FR avec AFP 17.12.08 18h59 • Mis à jour le 17.12.08 19h10
L'édition 2008 du traditionnel titre de "personnalité de l'année", décerné par le magazine américain Time, a consacré le 44e président des Etats-Unis, Barack Obama. "Pour son assurance à ébaucher un avenir ambitieux en cette période sombre, et pour sa capacité à montrer des qualités qui donnent l'espoir aux Américains qu'il pourra le réaliser, le président élu est la personnalité de l'année de Time", précise l'hebdomadaire américain, qui a orné la "une" de son édition spéciale avec le célèbre portrait en bleu et rouge du démocrate.
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"A l'occasion de l'une des élections les plus folles de l'histoire de l'Amérique, il a surmonté son manque d'expérience, son nom bizarre, deux candidats qui étaient des institutions politiques, sans parler du fossé racial", souligne encore Time. Le futur président américain a devancé Henry Paulson, secrétaire américain au trésor et auteur du plan de relance financière de 700 milliards, ainsi que Nicolas Sarkozy.
Pour justifier la troisième place du président français dans le classement, Time vante ses qualités : "une force de la nature plus qu'un politicien traditionnel", qui a "le courage de prendre des décisions et de les appliquer". "Il voit des problèmes et veut les résoudre. En plus, il croit vraiment pouvoir le faire, écrit l'hebdomadaire. On peut être d'accord avec lui ou pas. Mais on ne peut pas l'ignorer."
Le classement de "Time"
1. Barack Obama
2. Henry Paulson
3. Nicolas Sarkozy
4. Sarah Palin
5. Zhang Yimou, maître d'œuvre des cérémonies d'ouverture et de clôture des JO de Pékin.

Obama, la personnalité la plus connue du web, selon un site espagnol - Le Monde.fr

Obama, la personnalité la plus connue du web, selon un site espagnol - Le Monde.fr
AFP 17.12.08 12h53
Le président élu des Etats-Unis Barack Obama est la personnalité la plus connue sur internet, suivi par deux chanteuses, l'Américaine Kate Perry et l'artiste née aux Barbades Rihanna, selon un classement dévoilé mercredi par le site espagnol lalistaWIP.com.
Le président français Nicolas Sarkozy arrive en 6e position des personnalités les plus connues du web en 2008, selon cette liste élaborée à partir du "nombre de références à ces personnalités sur internet, de leur position dans les différents classements et des pourcentages de variation enregistrés au cours de l'année".
La quatrième position est occupée par l'actrice américaine Angelina Jolie et la cinquième par l'ex-candidate républicaine à la vice-présidence américaine Sarah Palin.
Côté sportifs, le footballeur portugais Cristiano Ronaldo pointe à la 7e position, devant le joueur de tennis espagnol Rafael Nadal, 11e du classement.
Selon ce site espagnol, Barack Obama cumule plus de 280 millions de références sur internet, contre 82 millions pour Kate Perry et 50 millions pour Rihanna.
LaalistaWIP.com explique utiliser des "robots" qui passent chaque jour le web au peigne fin, en particulier les blogs et les médias, pour faire des statistiques qui permettent d'élaborer ce classement.

Barack Obama nommé personnalité de l'année - News People - People - Plurielles.fr

Barack Obama nommé personnalité de l'année - News People - People - Plurielles.fr

Barack Obama sacré personnalité de l'année 2008 par Time

Barack Obama sacré personnalité de l'année 2008 par Time

Obama «personnalité de l'année»… devant Sarkozy

Le Figaro - USA 2008 : Obama «personnalité de l'année»… devant Sarkozy

Barack Obama élu personne de l’année 2008 par le Time - Voici

Barack Obama élu personne de l’année 2008 par le Time - Voici

Obama marche à l'énergie

Obama marche à l'énergie - Barack Obama Actu, Energie-Climat, Steven Chu Prix Nobel, Protocole de Kyoto - Toute l'actu sur Lejdd.fr
Sous le signe du changement. C'était et c'est plus que jamais le leitmotiv de Barack Obama. Il ne pouvait dès lors ignorer le réchauffement climatique qui perturbe le globe. Le futur résident de la Maison blanche a ainsi fait du "défi de l'énergie" l'une de ses priorités. Lundi, il a nommé l'ancien prix Nobel de physique, Steven Chu, à la tête du secrétariat d'Etat à l'Energie.
Les priorités s'accumulent pour le président américain élu Barack Obama. Après la relance économique du pays, le désengagement en Irak et le renforcement de la présence américaine en Afghanistan, le défi énergétique est un autre dossier prioritaire qui trônera sur le bureau du président américain à Washington. "Nous savons qu'au XXIe siècle, l'avenir de notre économie et de notre sécurité nationale est inextricablement lié à un défi: celui de l'énergie", a déclaré Barack Obama lors d'une conférence de presse où il a présenté l'équipe en charge de l'énergie et de l'environnement. Les Etats-Unis n'ont toujours pas ratifié le protocole de Kyoto auquel le président sortant, George W. Bush, s'est toujours montré hostile. "Chacun de nous connaît les problèmes liés à notre dépendance au pétrole étranger. Il freine notre économie, finance des régimes hostiles et nous rend tributaires de régions instables. Pour maitriser son propre destin, l'Amérique doit développer de nouvelles formes d'énergie et de nouveaux moyens de les utiliser. Et ce n'est pas un défi pour le seul gouvernement. C'est un défi pour chacun de nous", a poursuivi le président élu. Un souci énergétique et peut-être climatique plus dicté par des préoccupations de sécurité nationale et économiques qu'une véritable fibre écologique. Un prix Nobel au secrétariat d'EtatLa fibre, si elle est absente du discours présidentiel, est peut-être en revanche présente chez ceux nommés pour administrer le domaine. Au premier rang desquels Steven Chu. Le prix Nobel de physique 1997 prendra en effet en main le secrétariat d'Etat à l'Energie. Premier représentant de la communauté asiatique à diriger un département fédéral, Steven Chu travaillera en collaboration avec Carol Browner, ancienne directrice de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), que le futur président des Etats-Unis à nommée à la tête d'un nouveau conseil de coordination rattaché à la Maison blanche qui interviendra sur l'énergie, le climat et l'environnement. La nomination de Chu montre que la prochaine administration a l'intention de s'appuyer sur la science, a déclaré Barack Obama. "Nos décisions seront basées sur des faits et nous constatons que les faits imposent une vaste mobilisation."L'EPA reste cependant .%20Lisa%20Jackson,%20actuelle%20directrice%20de%20cabinet%20du%20gouverneur%20du%20New%20Jersey,%20prendra%20la%20succession%20de%20Carol%20Browner%20dès%20le%2020%20janvier%20prochain,%20jour%20où%20Barack%20Obama%20prêtera%20serment%20et%20fera%20son%20entrée%20dans%20le%20bureau%20ovale.%20Nancy%20Sutley,%20maire%20adjointe%20de%20Los%20Angeles,%20dirigera,%20quant%20à%20elle,%20le%20conseil%20de%20la%20Maison%20blanche%20pour%20la%20qualité%20de%20l'environnement,%20a%20poursuivi%20Obama.%20Enfin,%20le%20futur%20président%20devrait%20attribuer%20le%20secrétariat%20à%20l'Intérieur,%20qui%20supervise%20l'octroi%20des%20concessions%20pétrolières,%20au%20sénateur%20du%20Colorado%20Ken%20Salazar,%20dit-on%20de%20source%20démocrate.Prêt%20à%20gouverner?
La politique d'Obama en matière d'énergie: un virage à 180°. (Reuters) La nouvelle équipe"
son administration, semble prêt à s'installer à la Maison blanche.

mardi 16 décembre 2008

PORTRAIT - Barack Obama, l'histoire d'une ambition, actualité Barack Obama : Le Point

PORTRAIT - Barack Obama, l'histoire d'une ambition, actualité Barack Obama : Le Point
En 1992, Barack Obama, qui courtise assidûment Michelle, sa future femme, est invité à une fête dans sa famille. Craig Robinson, son frère, le prend à part pour le sonder sur ses projets. "J'aimerais bien enseigner et peut-être faire de la politique explique le futur fiancé. - Élu local ? s'enquiert Robinson. - Non, le Sénat et peut-être même la présidence, répond Obama. - OK, c'est ça, allez, viens que je te présente à tante Gracie, l'interrompt moqueusement Robinson. Et pas un mot de tout ça", ajoute-t-il, pour lui épargner les quolibets familiaux. Seize ans plus tard, à 47 ans, Barack a réalisé son rêve. Le voilà promu, lui, "ce type maigrichon avec un drôle de nom", premier président noir des États-Unis. Même tante Gracie ne doit pas en revenir. "C'est une victoire historique extraordinaire. On ne peut s'empêcher d'être fier, même si on est républicain. C'est un tel progrès !"~, s'exclame Andra Gillespie, une Noire professeure de sciences politiques à l'université Emory. Et pourtant, jusqu'au bout, l'Amérique n'a pas osé y croire. Il y avait bien les sondages qui donnaient régulièrement 7 ou 8 points d'avance au candidat démocrate. Mais qu'est-ce que 8 points ? Et peut-on se fier aux sondages ? Dans le New Hampshire, en janvier, ils annonçaient Obama gagnant et c'est Hillary qui l'a emporté. Il y avait, certes, l'enthousiasme des militants. Oui, mais les foules en délire ne se traduisent pas forcément en victoires électorales. Il y avait les sommes colossales qu'Obama a collectées qui lui ont permis d'inonder les ondes de pub. Mais, en Pennsylvanie, Obama avait dépensé trois fois plus en publicité que Hillary pour perdre au final. Et puis, et puis... il pouvait encore se produire une bizarrerie du système électoral, un attentat terroriste, une invasion de Martiens... Maniaque de l'ordre "Ils disaient que ce jour ne viendrait jamais", déclarait Barack Obama en janvier, lors de sa surprenante première victoire dans l'Iowa. Cent quarante-trois ans après l'abolition de l'esclavage, le jour est finalement arrivé. Un triomphe doux amer. Sa grand-mère bien aimée qui l'a élevé n'aura pas vu son triomphe. Elle s'est éteinte juste la veille du scrutin. Il faut dire que le chemin de la victoire a été long. Une interminable campagne. Les Américains n'en dormaient plus. "Je suis complètement stressé. Je passe ma journée sur Internet à consulter les sondages", avouait un enseignant de Washington qui, du coup, ces derniers jours, ne regardait plus les infos et se berçait de musique classique. Il n'y a que Barack qui soit resté imperturbable. À se demander s'il est tout à fait humain, cet homme-là ! Même quand il accumulait les défaites lors des primaires au printemps, il ne s'est jamais départi de son flegme. Dans les débats, surtout, alors que son adversaire est apparu agité, balançant sarcasmes et provocations, Obama a conservé un calme olympien. Pas très excitant en termes de spectacle, mais très efficace en termes de popularité. "L'attrait d'Obama, c'est une combinaison de charme rhétorique, de charisme et de calme qui en fait une figure rassurante", estime Bruce Buchanan, professeur à l'université du Texas. Ce qui ne veut pas dire qu'il soit sans coeur. Dans une très belle scène de son livre Les Rêves de mon père , il raconte comment il a pleuré sur la tombe de son père et de son grand-père au Kenya. C'est les larmes aux yeux qu'il a annoncé lundi le décès de sa grand-mère au cours d'un meeting. Il confie que ce qui lui manque le plus depuis qu'il est sur les routes, c'est le petit déjeuner avec ses deux fillettes, "le plus doux des moments". Sous ses airs nonchalants, Obama est un maniaque de l'ordre. Il n'y a qu'à voir son bureau au Sénat : pas un papier qui traîne, tout est méthodiquement arrangé, des photos de famille aux portraits de ses héros, Lincoln, Martin Luther King et John Kennedy, qui tapissent les murs. Il y a aussi placardé la célèbre photo du boxeur Mohammed Ali dominant de toute sa hauteur Sonny Liston allongé sur le ring. Le nouveau président a dû rêver de ce combat. Le match d'Ali avait duré moins de deux minutes. Celui d'Obama a duré vingt-deux mois. Quand un de ses collaborateurs a déplacé un tableau, Obama l'a remis au même endroit. Son seul accroc à la discipline, c'est la manie du gribouillage, avouent ses collègues. Et le basket, son défouloir quotidien. Obama a contrôlé ses sentiments, mais aussi son histoire. À 33 ans, alors qu'il n'est pas encore lancé en politique, il écrit lui-même Les Rêves de mon père , où il met en scène avec un vrai talent littéraire sa mère du Kansas, aussi blanche que son Kenyan de père est noir. Leur mariage, en 1960 à Hawaii, alors que les unions interraciales sont encore interdites dans la moitié de l'Amérique, son enfance à Jakarta et à Honolulu, sa recherche de racines dans les ghettos noirs de Chicago... très beau, mais pas si candide qu'Obama voudrait le faire croire. Car, à cette époque, il rêve déjà de politique. D'ailleurs, le livre sort en 1995, presque au moment où il brigue un siège au congrès local de l'Illinois. Plan de bataille minutieux Obama a planifié également méticuleusement sa carrière. Il a choisi avec soin une série de mentors, des personnages très influents de Chicago qui l'ont aidé à s'imposer. Même son courageux discours de 2002 contre la guerre en Irak, à une époque où les critiques sont rares, est sincère, mais mûrement réfléchi. Il s'est assuré auparavant auprès de ses conseillers que cela ne risquait pas de nuire à sa carrière. L'an dernier, avant les primaires, on ne donnait pas cher de la peau d'"Obambi", comme l'a surnommé Maureen Dowd, éditorialiste du New York Times , face au loup Clinton. Mais c'était bien mal connaître le petit sénateur de l'Illinois. Il avait préparé sa course dans les moindres détails. Des mois avant d'annoncer sa candidature, il a rassemblé un groupe de conseillers, étudié tous les scénarios, échafaudé un plan de bataille minutieux, de l'organisation aux sources de financement. Une fois lancé, il n'a jamais changé d'équipe ni modifié d'un iota son message de changement et d'espoir. Son mot d'ordre, c'était "Pas de drame". Et, chose incroyable, il n'y a pas eu une seule crise majeure, alors que chez Clinton et McCain se jouait un psychodrame permanent. Si Barack Obama a tant besoin de discipline, c'est peut-être parce qu'il a vécu une enfance chaotique, élevé en partie par ses grands-parents. Sa mère, idéaliste, un peu fantasque, était partie finir sa thèse en Indonésie. Quant à son père, brillant économiste, il l'a abandonné à 2 ans pour aller à Harvard. Il rentre ensuite en Afrique en rêvant de tout réformer. Mais il végète dans un ministère et finira, alcoolique, dans un accident de voiture. Changer le monde Obama a hérité de l'idéalisme de ses parents. Après la fac, lui aussi imagine pouvoir changer le monde. Il part pour Chicago et travaille pendant trois ans dans un ghetto noir où il aide les habitants des HLM à se mobiliser pour le désamiantage, l'ouverture d'un centre d'emplois... Mais c'est un travail de fourmi. Et Barack est pressé. Alors, il entre à la fac de droit de Harvard et se lance en politique. Car il y a deux qualités dont Obama ne manque pas : l'ambition et l'assurance - l'arrogance, disent ses détracteurs. À peine en deuxième année à Harvard, il postule pour diriger la très prestigieuse Revue de droit et il a choisi un sceau de campagne qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de la Maison-Blanche. Ce n'est pas entièrement sa faute. Partout où il passe, ce grand type à la démarche aérienne et au sourire ravageur suscite l'adulation des foules. Sa popularité, il la doit à son charisme et à sa biographie patchwork, qui cristallise toutes sortes d'aspirations. Mais le jeune sénateur promet bien plus. Un rêve. Celui de transcender les clivages entre Blancs, Noirs, gauche, droite et de tourner la page sur huit ans de bushisme. McCain s'est moqué de l'obamania délirante en lançant une pub intitulée "L'élu" qui mêle des images d'Obama et de Moïse-Charlton Heston au passage de la mer Rouge. Plus que "Moïse", le modèle serait plutôt Devine qui vient dîner ?, une comédie de 1967 où une jeune Blanche amène à la maison son fiancé (Sidney Poitier), médecin diplômé de Yale, bien sous tous rapports, "si calme et si sûr de tout", qu'elle a rencontré à Hawaii ! Mais qui est noir, au grand dam de son père. Comme Sidney Poitier, Obama a dû surmonter des monceaux d'obstacles pour se faire accepter comme gendre idéal. Et pas seulement "parce qu'il ne ressemble pas aux présidents qu'on voit sur les billets de banque", selon Michael Gerson, un ex-conseiller de Bush. Il a dû se battre contre le couple démocrate le plus puissant, les Clinton, puis affronter un héros du Vietnam qui l'accuse d'être un "élitiste-terroriste-communiste- extraterrestre"... Il a dû résister aux campagnes de calomnies sur Internet, qui le traitent de musulman déguisé et de traître à la patrie. Sans parler d'au moins deux tentatives d'assassinat. Il a même dû désavouer son père spirituel, le révérend Wright, dont les sermons incendiaires ont failli faire capoter sa candidature. Fréquentations Mais il a profité également de la campagne calamiteuse de McCain, qui a changé de messages comme de chaussettes et multiplié les bourdes. Là-dessus, la crise économique a renforcé son image d'homme sérieux et responsable, alors que McCain cafouillait lamentablement. Et il peut remercier la presse. Selon une étude du Project for Excellence in Journalism , depuis la fin des conventions, la couverture de McCain a été trois fois plus négative que celle d'Obama. Pour ses légions de fans, Barack Obama est un réformateur, cultivé, nuancé, un leader "transformational", comme l'appelle Colin Powell, qui va guider l'Amérique vers une nouvelle ère. Pour ses détracteurs, il n'est qu'un politicard ambitieux qui a beaucoup retourné sa veste. Il a rejeté, après l'avoir accepté, le financement public pour sa campagne. Bien lui en a pris, puisqu'il a levé ainsi plus de 600 millions de dollars, écrasant son rival, limité, lui, à 84 millions. Il a milité pour renforcer les normes de sécurité des centrales nucléaires, avant d'assouplir son texte devant l'opposition de l'industrie. Et il a abandonné son opposition aux forages en Alaska et au contrôle des armes. Il y a aussi ses fréquentations. Celle de Tony Rezko, notamment, un promoteur et un gros bâilleur de fonds véreux qui a acquis, le jour où Obama achetait sa maison à Chicago, le terrain d'à-côté pour le lui revendre ensuite. Le futur président reste un mystère À 47 ans, Barack Obama, les tempes un peu plus grisonnantes, se retrouve donc dans ce Bureau ovale dont il a tant rêvé. Mais qui voudrait d'un job pareil alors que le pays est englué dans deux guerres et une crise économique majeure ? Sans doute pas Michelle, qui a freiné des quatre fers à l'idée d'une candidature de son mari parce que ça allait bouleverser la vie familiale. Mais cette Noire dynamique toujours suprêmement élégante s'est révélée, depuis, une formidable partenaire. Sa priorité à la Maison-Blanche, a-t-elle dit, c'est d'être la "maman en chef" pour ses deux filles. Mais il y a peu de risques que cette avocate diplômée, comme son mari, de Harvard se mue en First Lady potiche. "Tout vote présidentiel est un pari et le CV d'Obama sans aucun doute est léger", résumait un éditorial du Washington Post . C'est d'autant plus un acte de foi que, même après des milliers d'interviews, de discours électoraux et trois livres, le futur président reste un mystère. À son avantage, il va pouvoir compter sur le soutien d'un Congrès à majorité démocrate. Et d'un colistier, Joe Biden, qui a de la bouteille, notamment en matière de politique étrangère. Mais il sait aussi qu'il aura du mal à tenir ses promesses, car il n'y a plus un sou en caisse. Ce qui va l'obliger à changer son slogan, si l'on en croit un humoriste : au lieu de "Yes we can", ce sera "No we can't !". Tout compte fait, conquérir la Maison-Blanche n'était peut-être pas le plus difficile... Lire aussi :
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Barack Obama devient le 44e président des Etats-Unis

REGARDEZ - Barack Obama devient le 44e président des Etats-Unis, actualité Barack Obama : Le Point Barack Obama et sa famille apparaissent sur la scène du Grant Park, à Chicago, après l'officialisation de son élection © STAN HONDA / AFP
La course à la Maison-Blanche s'est achevée par une victoire de Barack Obama. lepoint.fr vous propose de revivre la folle nuit électorale qui a sacré le candidat démocrate. Retrouvez, minute par minute (heure française), les principaux événements de cette élection historique.
07 heures. Les Bourses d'Asie portées par le triomphe d'Obama.
Les marchés boursiers d'Asie-Pacifique sont gagnés par l'optimisme avec la victoire du démocrate Barack. A Tokyo, l'indice Nikkei clôture sur une hausse de 4,46 %. Vers 7 heures, Hong Kong s'envole de 5,65 %, Singapour de 4,43%, Séoul de 2,29 %, Shanghai de 3,07 % et Sydney de 2,88 %.
06 h 20. Cris de victoire au Kenya.
"Obama est notre nouveau président. Dieu a répondu à nos prières", commente un pasteur au milieu de chants d'allégresse d'une chorale... au Kenya.
Embrassades, cris de victoire ont retenti dans l'assistance qui avait suivi sur un écran géant l'élection à Kogelo, le village kényan de la grand-mère paternelle de Barack Obama. Le gouvernement kényan a immédiatement déclaré le 4 novembre jour férié pour un évènement "historique".
06 h 05. Amère déception.
"Ce n'est pas vrai, nous n'avons pas perdu, ce sont les médias encore", lance incrédule Marian, une républicaine de longue date, un brin amère après la victoire du candidat démocrate Barack Obama.
06 heures. "Yes we can".
Devant des milliers de partisans, réunis à Chicago (Illinois), le nouveau président américain a promis "le changement", l'un des thèmes fort de sa campagne. "Le changement arrive en Amérique", a lancé Barack Obama à une foule en liesse.
Regardez des extraits de son discours, sous-titrés par lepoint.fr (source CNN) :
05 h 31. Bush félicite son successeur.
Le président George W. Bush a appelé mardi soir Barack Obama. "Monsieur le président élu, mes félicitations ! Quelle nuit superbe pour vous, votre famille et vos partisans. Laura [Bush, l'épouse du président sortant NDLR] et moi appelons pour vous féliciter, vous et votre charmante épouse (...) Je promets que cette transition se passera en douceur. Vous êtes sur le point d'entreprendre l'un des plus grands voyages de votre vie. Félicitations, je vous souhaite d'y trouver du plaisir".
05 h 28. Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a félicité mercredi le candidat démocrate pour sa "victoire brillante".
05 h 25. McCain, bon perdant.
John McCain a reconnu sa défaite. En bon perdant, il a téléphoné à son adversaire démocrate pour le féliciter.
Regardez des extraits de son discours, sous-titrés par lepoint.fr (source CNN) :
05 h 15 : Euphorie.
Au moment où CNN annonce la victoire de Barack Obama, des milliers de personnes réunies à Chicago exultent. Regardez ces instants.
05 heures. Obama président.
C'est officiel. Le démocrate Barack Obama remporte une victoire historique, devenant le premier Noir élu président des Etats-Unis. Il devient ainsi le 44e chef d'Etat américain (redécouvrez en images Les présidents américains depuis 1933).
04 h 34. L'homme invisible.
George W. Bush reste invisible, alors que le candidat républicain, John McCain s'achemine à grands pas vers une défaite.
04 h 20 : Etat de la course pour John McCain.
D'après les résultats de 33 Etats, le candidat républicain a obtenu 129 mandats de grands électeurs contre 207 à son adversaire démocrate Barack Obama. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité des mandats (270) sur 538.
Voici la liste des Etats remportés par McCain, suivie du nombre de grands electeurs qu'il rapporte : Alabama (9), Arkansas (6), Caroline du Sud (8), Dakota du Nord (3), Géorgie (15), Kansas (6), Kentucky (8), Louisiane (9), Oklahoma (7), Tennessee (11), Texas (34), Utah (5), Virginie Occidentale (5), Wyoming (3).
04 h 20. Etat de la course pour Barack Obama.
D'après les résultats de 33 Etats, le démocrate a obtenu 207 mandats de grands électeurs contre 129 à son adversaire républicain John McCain. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité des mandats (270) sur 538.
Voici la liste des Etats remportés par Obama, suivie du nombre de grands electeurs qu'il rapporte : Connecticut (7), Delaware (3), Illinois (21), Iowa (7), Maine (4), Maryland (10), Massachusetts (12), Michigan (17), Minnesota (10), New Hampshire (4), New Jersey (15), New York (31), Nouveau-Mexique (5), Pennsylvanie (21), Rhode Island (4), Vermont (3), Washington DC (3), Wisconsin (10), Ohio (20).
04 h 15. La bonne humeur d'Obama.
"Obama est de très bonne humeur", commente son ami et ;directeur de campagne David Axelrod. "On est tous très excités", confirme Melody Barnes, une de ses conseillères.
04 h 15. Victoire.
EN DIRECT DE WASHINGTON. L’Amérique change de visage. La victoire d’Obama ne fait plus de doute. Après avoir débattu des raisons de la défaite de McCain, les experts politiques s'interrogent désormais sur la future politique du président Obama.
04 heures. L'Iowa va à Obama.
L'Iowa, surnommé le grenier à blé des Etats-Unis, tombe dans l'escarcelle du camp démocrate. Barack Obama remporte les sept grands électeurs de cet Etat sur les 270 nécessaires pour remporter l'élection présidentielle.
3 h 30 : Le Nouveau-Mexique à Barack Obama.
Obama a remporté les cinq grands électeurs du Nouveau-Mexique (sud-ouest), ont annoncé les chaînes de télévision américaines MSNBC et Fox.
03h15 : L'étau se resserre.
EN DIRECT DE WASHINGTON. Les victoires de Barack Obama sont telles dans de nombreux États que les chances du candidat républicain d'inverser la tendance sont de plus en plus faibles, selon notre correspondant à Washington, Patrick Sabatier. Cliquez ici pour écouter son analyse.
03 h 13 : L'Etat d'Hillary Clinton à Obama.
Barack Obama a remporté l'Etat de New York (nord-est) et ses 31 grands électeurs, selon les chaînes américaines CNN et CBS. L'Etat est le troisième plus important, après la Californie et le Texas par le nombre des grands électeurs.
03 heures. Ambiance.
Cliquez ici pour découvrir l'ambiance -plutôt morose- au QG de campagne du candidat républicain John Mc Cain.
02 h 53 : La Géorgie va à McCain.
John McCain a remporté mardi les 15 grands électeurs de l'Etat de Géorgie, selon les chaînes américaines MSNBC et Fox.
02 h 50. Estimations.
Selon les estimations de CNN, Barack Obama aurait remporté les États de Pennsylvanie, du New Hampshire, du Connecticut, du Delaware, de l'Illinois, du Maryland, du Maine, du New Jersey et de Washington. Côté républicain, John McCain serait vainqueur dans l'Oklahoma, la Caroline du Sud et le Tennessee.
02 h 45 : Scènes de liesse.
La foule est en liesse ( voir la vidéo ) au Grand Park stadium de Chicago, où Barack Obama prononcera son discours une fois annoncés officiellement les résultats de l'élection présidentielle.
02 h 35 : "Changer l'orientation du pays".
EN DIRECT DE WASHINGTON. Le directeur de campagne de Barack Obama, David Axelrod, est apparu sur les écrans de CNN pour constater ce qui est déjà apparent à tous les observateurs : la victoire du candidat démocrate. "À la fin de cette journée, nous pensons que nous allons être en position de changer l'orientation du pays." Par superstition, il s'est pourtant gardé d'aller plus loin : "Nous avons attendu ce moment deux ans, nous pouvons bien attendre encore deux heures."
02 h 32 : Obama remporterait la Pennsylvanie.
Barack Obama remporterait l'État crucial de Pennsylvanie (Est) qui compte 21 grands électeurs, selon les chaînes de télévision américaines NBC et ABC. Cet État avait voté démocrate lors des quatre précédentes élections présidentielles.
02 h 24 : Trois sièges démocrates au Sénat.
Les démocrates ont décroché trois sièges au Sénat tenus par des républicains. Une victoire qui leur permet de s'approcher de la barre des 51 sièges de la majorité, selon des résultats partiels donnés par les chaînes de télévision américaines.
02 h 15. Tendance favorable.
ECOUTEZ EN DIRECT DE WASHINGTON. Une tendance favorable à Barack Obama se profile, selon notre correspondant à Washington, Patrick Sabatier. Cliquez ici pour écouter son analyse enregistrée à 02 h 15 (heure française).
01 h 56 : McCain "confiant".
John McCain se dit "confiant" de pouvoir remporter l'élection présidentielle aux dépens du démocrate et favori Barack Obama.
01 h 50 : Avantage Obama en Floride.
L'État clef de Floride, qui avait tant pesé dans l'élection 2000, penche peu à peu pour Barack Obama. Alors que 9 % des bureaux de vote ont été dépouillés, le candidat démocrate mène avec 58 % des suffrages exprimés, contre 42 % pour John McCain.
01 h 44. La frayeur de McCain.
John McCain a eu une frayeur mardi à bord de son avion de campagne. Selon un journaliste de l'Agence France Presse présent à bord, l'avion de campagne "Straight Talk Air" ("Air franc-parler") s'apprêtait à atterrir à l'aéroport d'Albuquerque, au Nouveau Mexique, construit sur une colline. Le Boeing 737 a soudainement remis les gaz et fait un cercle autour de l'aéroport avant de retenter avec succès un atterrissage. Le pilote a renoncé à atterrir à cause du trafic sur la piste d'atterrissage.
01 h 38. Obama en tête.
Sur l'ensemble des résultats comptabilisés dans les États où les bureaux de vote ont fermé, soit un total de 2 millions de voix environ, Barack Obama arrive en tête avec 51 % des suffrages contre 48 % pour son rival John McCain.
01 h 34. La Virginie occidentale pour McCain.
Le républicain John McCain remporterait, selon des médias américains, les 5 grands électeurs de l'État de la Virginie occidentale (Est), comme George W. Bush en 2004, sur les 270 nécessaires pour remporter l'élection présidentielle.
01 h 30. Foule.
La foule se presse en masse ( voir la vidéo )au Grand Park stadium de Chicago, où Barack Obama prononcera son discours une fois prononcée l'annonce officielle des résultats de l'élection présidentielle.
01 h 30. Fierté des Afro-Américains.
Alors que certains bureaux de vote ont déjà fermé, d'autres continuent à voir affluer les électeurs. En Georgie, les Afro-Américains expriment à la fois leur fierté et leur espoir qu'un Noir puisse accéder à la Maison-Blanche. "Je me suis senti inspiré par Obama, explique un électeur noir de Georgie. Il veut changer le pays, changer de cap et il se préoccupe de tout le monde."
01 h 14. Avantage McCain en Virginie.
C'est un des États clefs de cette élection. La Virginie, qui avait voté à 54 % pour George W. Bush en 2004, semble donner l'avantage au candidat républicain, qui mène par 55 % des suffrages contre 44 % pour Barack Obama, alors que 1 % des bureaux ont été dépouillés.
01 h 12. Obama prend le large dans le New-Hampshire.
Dans le New-Hampshire, le dépouillement de 1 % des bureaux de vote fait apparaître une large victoire de Barack Obama : 66,7 %, contre 33,3 % pour son adversaire.
01 heure. Le Vermont pour Obama.
Les premières projections dans le Vermont (nord-est) laissent apparaître une victoire de Barack Obama. En 2004, cet État avait largement voté pour le candidat démocrate John Kerry à 59 %.
00 h 35. Participation historique.
En Caroline du Nord (nord-est), une très forte participation se profile. "Je suis certain que nous allons dépasser les 70 %", a indiqué Johnnie McLean, directeur adjoint des opérations électorales de l'État. L'Ohio (nord-est) est lui aussi bien parti pour une participation record de 80 %, selon le bureau du secrétariat d'État.
00 h 34 : Plainte de McCain et Palin.
Certains comtés ont envoyé trop tard les formulaires permettant aux soldats américains basés à l'étranger de voter par correspondance. Accusation lancée par le candidat républicain et sa colistière, qui demandent à la cour fédérale que les votes des GI soient comptabilisés même après l'élection.
00 h 30. Castro vote Obama
EN DIRECT DE WASHINGTON. La campagne n'est pas terminée. CNN a diffusé la bande-son d'un appel téléphonique automatique que reçoivent les électeurs d'origine cubaine en Floride, qui leur annonce que Fidel Castro a officiellement apporté son soutien à Barack Obama... Un classique des coups tordus, mais exceptionnel quand il a lieu alors que le vote est déjà en train de se dérouler...
00 h 28 : L'Indiana pencherait pour Obama.
Si la tendance se confirme, ce serait le premier choc de ce scrutin. Barack Obama (56 %) aurait une confortable avance sur John McCain (43 %) dans l'État de l'Indiana (nord-est), traditionnellement ancré chez les républicains. Ecoutez l'analyse de notre correspondant à Washington, Patrick Sabatier.
00 h 20 : Le Kentucky à McCain.
Sans surprise, dans l'État du Kentucky, les premiers sondages sortie des urnes donnent une nette avance à John McCain, qui l'emporterait avec près de 60 % des suffrages.
00 h 12. Fermeture.
Les bureaux de vote de la côte Est ferment. Les premiers résultats sont attendus dans les minutes qui viennent.
23 h 42. Nouveaux électeurs.
Un nouveau sondage sortie des urnes indique que 73 % des électeurs votant pour la première fois ce 4 novembre soutiennent le démocrate Barack Obama.
23 h 20. "Chaos".
EN DIRECT DE WASHINGTON. "C'est le chaos total", s'indigne la campagne McCain, qui prépare visiblement le terrain à une contestation des résultats au cas où ces derniers seraient très serrés. En fait, les opérations de vote se poursuivent partout sans problèmes majeurs, comme nous le rapporte notre correspondant à Washington, Patrick Sabatier.
23 h 15. Panthères noires.
EN DIRECT DE WASHINGTON. La chaîne câblée conservatrice FOX, et le site Drudge Report, font grand cas de la présence devant un bureau de vote de Pennsylvanie de militants des Panthères noires munis de gourdins venus intimider les électeurs.
23 h 15. Décontraction.
EN DIRECT DE WASHINGTON. Obama se montre décontracté. En attendant les résultats, le candidat démocrate a joué au basket-ball, ce qui lui avait été interdit depuis le début de la campagne, par crainte d'un accident, a révélé le conseiller politique du candidat Robert Gibbs, nous rapporte notre correspondant à Washington, Patrick Sabatier.
23 h 15. L'Indiana et la Virginie, "deux États cruciaux pour McCain".
ECOUTEZ EN DIRECT DE WASHINGTON. Avant la fermeture des bureaux de vote dans l'Indiana et la Virginie, notre correspondant à Washington Patrick Sabatier explique pourquoi le basculement de ces deux États dans l'escarcelle démocrate pourrait sceller la victoire de Barack Obama. D'autant que la participation électorale s'annonce très élevée et profite au candidat démocrate. Cliquez ici pour écouter l'analyse de notre correspondant.
23 heures. L'économie domine le scrutin.
D'après les premiers sondages sortis des urnes, les préoccupations des Américains pour cette élection ont été l'économie à 62 %, l'Irak à 10 %, suivis par le terrorisme (9 %) et le système de santé (9 %).

Qui est le nouveau président américain ?, actualité Barack Obama : Le Point

Qui est le nouveau président américain ?, actualité Barack Obama : Le Point
Quand l'officialisation de la candidature de Barack Obama est tombée, mardi 4 juin 2008, la nouvelle a été immédiatement saluée comme "historique". Deux cents ans après l'interdiction de la traite des Noirs, cent quarante-six ans après la signature de la proclamation d'émancipation des esclaves, quarante-cinq ans après le "rêve" du révérend Martin Luther King, les États-Unis ont prouvé qu'ils sont ce pays "où les gens ne sont pas jugés d'après la couleur de leur peau, mais d'après la qualité de leur personnalité". Fin août, le sénateur de l'Illinois, âgé de 46 ans, né d'un père africain et d'une mère américaine, devient le candidat démocrate à la présidentielle lors de la convention de Denver (Colorado). La symbolique puissante du moment, le délire enthousiaste des dizaines de milliers de partisans d'Obama rassemblés ont balayé toutes les autres considérations. "Amérique, notre heure est arrivée !", a-t-il lancé, promettant de "changer Washington". Pourtant, en janvier 2007, quand il avait annoncé son souhait d'accéder à la présidence, personne ne donnait la moindre chance à ce "maigrichon au nom bizarre", sans grande expérience après seulement trois ans passés au Sénat. Mais son appel au "changement" et ses talents d'orateur charismatique ont déclenché un mouvement de fond chez les jeunes et les militants démocrates, en même temps que la mobilisation massive des Noirs américains. Il a su capter le rejet profond de la politique de Bush, et organiser ce mouvement dans ce qu'il a lui-même salué mardi soir comme "l'organisation politique la plus efficace du pays", alimentée par une fantastique machine à recueillir des fonds via l'Internet. A distance des chantres de "l'identité noire" Charismatique, le nouveau président a mené campagne avec une impressionnante maîtrise de soi. Engrangeant toujours plus d'argent dans ses coffres, il s'est propulsé vers la Maison-Blanche comme le moteur surpuissant d'une Formule 1 parfaitement rodée. Barack Obama est à la politique ce que Tiger Woods a été au sport. Le champion de golf (sport peu pratiqué par les Noirs américains) se proclame fièrement "cablinasien" - revendiquant ses racines caucasiennes (blanches), black, indiennes et asiatiques. Surtout, l'ex-sénateur de Chicago a bien veillé à prendre ses distances avec les chantres de "l'identité noire", ce qui lui vaut d'ailleurs la méfiance d'une partie de la communauté afro-américaine (la moitié des Noirs interrogés estiment qu'il "ne partage pas (leurs) valeurs"). Il a eu des accrochages avec certains chefs de file historiques, et beaucoup plus "à gauche", de la communauté noire. Le pasteur Jesse Jackson (qui fut lui aussi candidat à la candidature démocrate sans jamais approcher le succès d'Obama) lui aurait reproché de "se comporter comme un Blanc". Andrew Young (ex-ambassadeur à l'Onu) a d'ailleurs plaisanté que l'ex-président Bill Clinton, natif de l'Arkansas, "est sans doute sorti avec plus de femmes noires" qu'Obama, qui a grandi entre Hawaï, l'Indonésie et l'université de Harvard, et qui n'a jamais connu la période de confrontations raciales intenses du mouvement des droits civiques. C'est d'ailleurs en partie parce qu'il contraste avec les stéréotypes dominants du Noir américain, et ne joue pas la "carte raciale", que Barack Obama est passé sans difficulté dans l'électorat blanc. Son physique - le métissage sophistiqué - cadre avec son discours (assez vague et très centriste) de rejet de tout ce qui divise les Américains. Il a promis de réunir "rouges" (républicains) et "bleus" (démocrates), libéraux et conservateurs, tout autant que Blancs et Noirs, le tout sous le drapeau de "l'espoir"... C'est le produit de son propre parcours, mais aussi d'une stratégie mûrement élaborée.
REGARDEZ - Barack Obama devient le 44e président des Etats-Unis

Les stylistes relookent Barack Obama ! - MODE - Plurielles.fr

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Barack Obama fait des énergies alternatives une priorité

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Un Prix Nobel de physique dans la "green team" de Barack Obama

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Obama s'attaque au changement climatique - Amériques - Le Monde.fr

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Le défi de Barack Obama: rétablir la crédibilité des États-Unis

Le défi de Barack Obama: rétablir la crédibilité des États-Unis
Christian Rioux Édition du mardi 16 décembre 2008
Mots clés : Francis Fukuyama, crédibilité, Barack Obama, Gouvernement, États-Unis (pays)
Le retrait d'Irak sera la tâche la plus facile du nouveau président, dit le politologue Francis Fukuyama
Photo: Agence Reuters -->Paris -- La tâche primordiale du nouveau président américain consistera avant tout à rétablir la crédibilité des États-Unis dans le monde, estime Francis Fukuyama. De passage à Paris, le célèbre politologue de l'Université Johns Hopkins a livré ses impressions à un auditoire sélect de l'Institut français des relations internationales (IFRI). À quelques semaines de la passation des pouvoirs à la Maison-Blanche, l'auteur de La Fin de l'histoire et le dernier homme (Flammarion, 1992), qui a flirté un temps avec les néo-conservateurs, estime que le nouveau président aura d'abord pour tâche de redonner une certaine crédibilité à la fois au discours politique des États-Unis et à sa politique économique qui sortent tous deux très mal en point de la présidence de George W. Bush.
Aujourd'hui, le mot démocratie est redouté. Dès qu'on le prononce à l'étranger, on nous parle de Guantánamo et d'Abou Ghraib. Même si la seconde administration Bush était très différente de la première, avec Condoleezza Rice, les États-Unis ont perdu une grande partie de leur crédibilité morale.» Selon Fukuyama, ce discrédit s'étend maintenant aussi à la politique économique pratiquée par les États-Unis depuis Ronald Reagan et qui a été exportée à travers le monde à l'aide des grandes organisations internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC). «En créant le mythe selon lequel toute réduction d'impôts s'autofinançait automatiquement [parce qu'elle créait supposément de la croissance], le président Reagan a rendu le gouvernement à peu près incapable de lever des impôts. Cette orthodoxie a empêché les États-Unis de se donner, par exemple, une véritable politique de l'énergie.» Sur le plan de la politique étrangère, le philosophe estime que le nouveau président devra relever un défi face auquel les gouvernements Bush et Clinton ont tous deux échoué. «L'adaptation mentale sera difficile. Elle consistera à apprendre à agir dans un monde de plus en plus multipolaire. Bush et Clinton pouvaient tenir pour acquis un haut niveau d'hégémonie américaine. Ce n'est plus le cas pour Obama. Je crois que l'administration Clinton a été aussi coupable dans le domaine économique que l'administration Bush dans le domaine de la sécurité. Il faut donc repenser nos politiques en fonction d'un monde où la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil et plusieurs autres pays sont beaucoup plus puissants. Il ne suffira pas d'être un peu plus multilatéraliste que la seconde administration Bush, il faudra faire preuve de beaucoup plus d'imagination.» Obama fait comme... Nixon! Ironiquement, estime le politologue, le retrait des troupes américaines d'Irak pourrait être la tâche la plus facile du nouveau gouvernement. C'est essentiellement pour cette raison, croit-il, que le nouveau président a reconduit Robert Gates dans sa fonction de secrétaire à la Défense. Il en ira tout autrement en Afghanistan où «le problème ne pourra pas être réglé en augmentant les effectifs militaires». Mais pour s'attaquer à ces différents défis, Obama devra d'abord redonner du nerf à l'administration américaine «dont les capacités ont décliné tout au long de l'administration Bush», dit Fukuyama. Les nominations de Robert Gates (Défense), Jim Jones (conseiller à la sécurité nationale) et Hillary Clinton (secrétaire d'État) ont déjà été critiquées par la gauche du Parti démocrate. Le politologue Stevens Clemons, de la New America Foundation, n'hésite pas à comparer la stratégie qui s'en dégage à celle de... Richard Nixon. «Personne n'aurait pensé qu'Obama aurait été aussi nixonien. Un peu comme John McCain au fond. Quand Nixon est arrivé au milieu de la guerre du Vietnam, il a tout fait pour préserver la latitude des États-Unis dans une période de déclin. Obama est tenté de faire exactement la même chose. Il doit absolument avoir l'air dur, ce qui lui donnera la latitude de faire autre chose sans être attaqué sur sa droite.» Leadership ou multilatéralisme? Les Européens doutent évidemment de la capacité du nouveau président à pratiquer véritablement le multilatéralisme. Le ralliement de l'administration Obama au multilatéralisme ne signifie pas une acceptation de la multipolarité, précise le conseiller spécial de l'IFRI, Dominique Moïsi. «Un des premiers discours d'Obama aux Européens consistera probablement à dire: "Vous avez voté pour moi, maintenant agissez pour moi!" Ce type de demandes va se multiplier.» Moïsi ne sent donc aucun ralliement d'Obama à la multipolarité. Il croit même que l'Europe pourrait être de plus en plus prise de court par une Amérique qui se remet en mouvement. «Même sur les questions environnementales, l'Europe pourrait se trouver prise à rebours par une Amérique qui soudain deviendrait plus verte qu'elle. [...] Et que dirait la France si l'Amérique était sérieuse dans sa volonté de mettre fin à l'arme nucléaire?» Selon Francis Fukuyama, la plupart des étrangers, et notamment les Européens, demandent à la nouvelle administration tout et son contraire. «On attend des Américains qu'ils reconnaissent la multipolarité du monde. Soit, mais en même temps, on leur demande de faire preuve d'un véritable leadership dans de nombreux dossiers. On ne peut pas souhaiter les deux en même temps. Il faut choisir!» Selon le politologue, les États-Unis n'oublieront jamais les leçons des Balkans où, les Européens ne parvenant pas à se mettre d'accord, avaient dû agir seuls. Pour le politologue Ian Lesser, du German Marshall Fund, les Américains sont prêts à accepter le multilatéralisme. «Mais, le problème, c'est que nos partenaires n'ont pas de moyens.» Le message qu'envoie le monde au nouveau président est profondément ambigu, reconnaît Moïsi. «Jamais une élection américaine n'a autant été suivie dans le monde entier et n'a donc autant donné aux États-Unis l'impression qu'ils étaient le coeur du monde. Or, cela se produit justement au moment où l'Amérique réalise que sa centralité politique et économique est remise en question. Au fond, le monde dit à l'Amérique: "Nous ne vous avons jamais autant regardé, mais nous savons que vous n'êtes plus les mêmes."»
*** Correspondant du Devoir à Paris

Le défi de Barack Obama: rétablir la crédibilité des États-Unis

Le défi de Barack Obama: rétablir la crédibilité des États-Unis
Christian Rioux Édition du mardi 16 décembre 2008
Mots clés : Francis Fukuyama, crédibilité, Barack Obama, Gouvernement, États-Unis (pays)
Le retrait d'Irak sera la tâche la plus facile du nouveau président, dit le politologue Francis Fukuyama
Photo: Agence Reuters -->Paris -- La tâche primordiale du nouveau président américain consistera avant tout à rétablir la crédibilité des États-Unis dans le monde, estime Francis Fukuyama. De passage à Paris, le célèbre politologue de l'Université Johns Hopkins a livré ses impressions à un auditoire sélect de l'Institut français des relations internationales (IFRI). À quelques semaines de la passation des pouvoirs à la Maison-Blanche, l'auteur de La Fin de l'histoire et le dernier homme (Flammarion, 1992), qui a flirté un temps avec les néo-conservateurs, estime que le nouveau président aura d'abord pour tâche de redonner une certaine crédibilité à la fois au discours politique des États-Unis et à sa politique économique qui sortent tous deux très mal en point de la présidence de George W. Bush.
Aujourd'hui, le mot démocratie est redouté. Dès qu'on le prononce à l'étranger, on nous parle de Guantánamo et d'Abou Ghraib. Même si la seconde administration Bush était très différente de la première, avec Condoleezza Rice, les États-Unis ont perdu une grande partie de leur crédibilité morale.» Selon Fukuyama, ce discrédit s'étend maintenant aussi à la politique économique pratiquée par les États-Unis depuis Ronald Reagan et qui a été exportée à travers le monde à l'aide des grandes organisations internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC). «En créant le mythe selon lequel toute réduction d'impôts s'autofinançait automatiquement [parce qu'elle créait supposément de la croissance], le président Reagan a rendu le gouvernement à peu près incapable de lever des impôts. Cette orthodoxie a empêché les États-Unis de se donner, par exemple, une véritable politique de l'énergie.» Sur le plan de la politique étrangère, le philosophe estime que le nouveau président devra relever un défi face auquel les gouvernements Bush et Clinton ont tous deux échoué. «L'adaptation mentale sera difficile. Elle consistera à apprendre à agir dans un monde de plus en plus multipolaire. Bush et Clinton pouvaient tenir pour acquis un haut niveau d'hégémonie américaine. Ce n'est plus le cas pour Obama. Je crois que l'administration Clinton a été aussi coupable dans le domaine économique que l'administration Bush dans le domaine de la sécurité. Il faut donc repenser nos politiques en fonction d'un monde où la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil et plusieurs autres pays sont beaucoup plus puissants. Il ne suffira pas d'être un peu plus multilatéraliste que la seconde administration Bush, il faudra faire preuve de beaucoup plus d'imagination.» Obama fait comme... Nixon! Ironiquement, estime le politologue, le retrait des troupes américaines d'Irak pourrait être la tâche la plus facile du nouveau gouvernement. C'est essentiellement pour cette raison, croit-il, que le nouveau président a reconduit Robert Gates dans sa fonction de secrétaire à la Défense. Il en ira tout autrement en Afghanistan où «le problème ne pourra pas être réglé en augmentant les effectifs militaires». Mais pour s'attaquer à ces différents défis, Obama devra d'abord redonner du nerf à l'administration américaine «dont les capacités ont décliné tout au long de l'administration Bush», dit Fukuyama. Les nominations de Robert Gates (Défense), Jim Jones (conseiller à la sécurité nationale) et Hillary Clinton (secrétaire d'État) ont déjà été critiquées par la gauche du Parti démocrate. Le politologue Stevens Clemons, de la New America Foundation, n'hésite pas à comparer la stratégie qui s'en dégage à celle de... Richard Nixon. «Personne n'aurait pensé qu'Obama aurait été aussi nixonien. Un peu comme John McCain au fond. Quand Nixon est arrivé au milieu de la guerre du Vietnam, il a tout fait pour préserver la latitude des États-Unis dans une période de déclin. Obama est tenté de faire exactement la même chose. Il doit absolument avoir l'air dur, ce qui lui donnera la latitude de faire autre chose sans être attaqué sur sa droite.» Leadership ou multilatéralisme? Les Européens doutent évidemment de la capacité du nouveau président à pratiquer véritablement le multilatéralisme. Le ralliement de l'administration Obama au multilatéralisme ne signifie pas une acceptation de la multipolarité, précise le conseiller spécial de l'IFRI, Dominique Moïsi. «Un des premiers discours d'Obama aux Européens consistera probablement à dire: "Vous avez voté pour moi, maintenant agissez pour moi!" Ce type de demandes va se multiplier.» Moïsi ne sent donc aucun ralliement d'Obama à la multipolarité. Il croit même que l'Europe pourrait être de plus en plus prise de court par une Amérique qui se remet en mouvement. «Même sur les questions environnementales, l'Europe pourrait se trouver prise à rebours par une Amérique qui soudain deviendrait plus verte qu'elle. [...] Et que dirait la France si l'Amérique était sérieuse dans sa volonté de mettre fin à l'arme nucléaire?» Selon Francis Fukuyama, la plupart des étrangers, et notamment les Européens, demandent à la nouvelle administration tout et son contraire. «On attend des Américains qu'ils reconnaissent la multipolarité du monde. Soit, mais en même temps, on leur demande de faire preuve d'un véritable leadership dans de nombreux dossiers. On ne peut pas souhaiter les deux en même temps. Il faut choisir!» Selon le politologue, les États-Unis n'oublieront jamais les leçons des Balkans où, les Européens ne parvenant pas à se mettre d'accord, avaient dû agir seuls. Pour le politologue Ian Lesser, du German Marshall Fund, les Américains sont prêts à accepter le multilatéralisme. «Mais, le problème, c'est que nos partenaires n'ont pas de moyens.» Le message qu'envoie le monde au nouveau président est profondément ambigu, reconnaît Moïsi. «Jamais une élection américaine n'a autant été suivie dans le monde entier et n'a donc autant donné aux États-Unis l'impression qu'ils étaient le coeur du monde. Or, cela se produit justement au moment où l'Amérique réalise que sa centralité politique et économique est remise en question. Au fond, le monde dit à l'Amérique: "Nous ne vous avons jamais autant regardé, mais nous savons que vous n'êtes plus les mêmes."»
*** Correspondant du Devoir à Paris

lundi 15 décembre 2008

REGARDEZ - L'équipe de guerre de Barack Obama, actualité Barack Obama : Le Point

REGARDEZ - L'équipe de guerre de Barack Obama, actualité Barack Obama : Le Point
REGARDEZ - L'équipe de guerre de Barack Obama
Par Adrien Bonetto et Cyriel Martin
Le visage de la future administration de Barack Obama se dessine de plus en plus. Une semaine après avoir dévoilé son équipe économique , le président élu a annoncé, lundi, certains des membres les plus importants de son prochain gouvernement. Avec à la clef plusieurs nominations phares, comme celle d'Hillary Clinton au poste de secrétaire d'État, ou le maintien du républicain Robert Gates à la Défense.

La galaxie Obama se met en place

ouest-france.fr - La galaxie Obama se met en place
« Le changement viendra à Washington, pas de Washington », répétait le candidat Obama, qui avait établi, à Chicago, son quartier général de campagne. Or, ce sont principalement des représentants de l'establishment que le président élu désigne comme futurs membres de son gouvernement : Robert Gates, maintenu à la Défense, Hillary Clinton, cooptée aux Affaires étrangères.L'équipe économique est composée principalement de disciples de Robert Rubin, ancien ministre de Bill Clinton, devenu héraut du système financier, lorsqu'il est entré à la direction de City Bank. La majorité des futurs ministres ont fait leurs études dans des universités d'élite, et la garde rapprochée d'Obama est composée d'anciens condisciples de la Harvard Law School.Des progressistes commencent à râler, d'autres cherchent à se convaincre que le pragmatisme est nécessaire face à la crise économique. Les premiers rappellent le New Deal, lorsque Roosevelt n'hésitait pas à rompre avec les recettes du passé pour faire face à la Grande Dépression. À quoi peut-on s'attendre ?Le nouveau Congrès ne se réunira pas avant le 6 janvier : Barack Obama lui a demandé d'avoir des projets prêts à être paraphés au lendemain de son installation, le 20 janvier.On aurait tort de regarder seulement le devant de la scène. En dehors des ministres, le Président nomme environ 1 000 sous-ministres (assistant, deputy et under-secretary). Ceux-ci doivent être confirmés par le Congrès. Ensuite, il nomme quelque 800 hauts fonctionnaires pour infléchir et assurer l'exécution des décisions de portée politique. Enfin, il nomme encore 1 500 fonctionnaires de rang moyen.L'état-major d'Obama aurait reçu déjà plus de 300 000 dossiers de candidats aux postes gouvernementaux (G.-W. Bush n'en avait reçu que 90 000). Cela s'explique : les républicains de Bush avaient fait campagne contre le « Big » Government. Ils avaient tenu leur parole, peuplant l'administration d'incompétents, externalisant jusqu'aux fonctions régaliennes et déréglementant autant que faire se peut l'économie. Ce faisant, ils ouvraient la porte aux intérêts privés se substituant au bien public.Le fait que tant de supporters d'Obama se proposent pour le service public est un signe d'une confiance nouvelle accordée au politique. Ce nouvel esprit n'est pas sans rappeler celui qui accompagna l'élection de John F. Kennedy.Le vrai choix n'est pas le pragmatisme ou la rupture ; il se situe entre le politique et l'antipolitique. Au-delà de mesures de sauvetage de l'un ou l'autre secteur, l'attitude calme et déterminée d'Obama fait réapparaître l'autorité perdue du politique. Il sait qu'il n'y a pas un seul bon et unique train de mesures qui sortira vite et sans douleurs le pays du marasme économique ou qui réparera le prestige américain à l'étranger. Le fondement de l'autorité retrouvée ne pourra être que la légitimité apportée par un gouvernement véritablement représentatif. Les 300 000 dossiers envoyés à Chicago et des milliers d'autres, qui viendront les rejoindre avant le 20 janvier, renforcent Obama dans sa détermination.Que vont faire les centaines de milliers qui n'auront pas la chance d'être nommés aux postes, à Washington, pour mettre en oeuvre le « changement » ? Ils le feront par d'autres voies. Ils sont à l'origine de la confiance retrouvée qui peut amorcer la sortie de la crise, politique et économique. Le candidat Obama avait raison : le changement ne viendra pas de Washington, la capitale.(*) Professeur à Stony Brook University New York. Auteur d'Aux origines de la pensée politique américaine (Hachette, Pluriel).
Dick Howard (*)

Les écrivains américains saluent la victoire d'Obama

Hillel Italie : Les écrivains américains saluent la victoire d'Obama Nouvelles
Les écrivains américains se félicitent dans l'ensemble de la victoire de Barack Obama, non seulement parce qu'il est le premier Noir élu à la Maison-Blanche et que leurs préférences politiques vont traditionnellement plutôt aux démocrates, mais aussi parce qu'ils le considèrent à certains égards comme un des leurs: un penseur et un homme qui sait manier les mots.
L'hiver dernier, Toni Morrison a reçu un coup de téléphone du sénateur Barack Obama, alors considéré comme un outsider dans une course des primaires, dont Hillary Clinton était alors la grande favorite. Obama avait contacté la romancière pour solliciter son soutien.Mais avant de parler politique lors de cette conversation, l'auteure et le candidat ont d'abord discuté littérature. «Il a commencé à me parler d'un des livres que j'ai écrit, Le chant de Salomon, et de son importance pour lui», a souligné Morrison dans une entrevue réalisée après les élections. «J'avais lu son premier livre (Les rêves de mon père). J'ai été étonnée de sa capacité à écrire, à penser, à réfléchir, (...) à formuler une bonne tournure. J'étais très impressionnée. Ce n'était pas une biographie politique normale.»
La romancière Jane Smiley, lauréate du prix Pulitzer, se dit convaincue que Barack Obama a écrit lui-même le discours de victoire qu'il a prononcé mardi soir à Chicago, «et donc qu'il disait des choses auxquelles il croyait vraiment». «Je trouve cela plus convaincant chez un homme politique», que l'habitude consistant à lire des discours écrits par d'autres, dit-elle. «S'il devait nous mentir, il se trahirait vraiment au plus profond de lui-même.»
«Jusqu'ici mon identité d'écrivain n'a jamais empiété sur mon identité d'Américain», explique de son côté Jonathan Safran Foer. «Mais le fait d'avoir un écrivain-président - et je ne veux pas dire par là un auteur publié mais quelqu'un qui connaît toute la valeur d'un mot soigneusement choisi - j'ai soudain le sentiment pour la première fois d'être non seulement un écrivain qui se trouve être américain, mais aussi un écrivain américain.»
Les rêves de mon père et l'autre livre d'Obama L'audace de l'espoir se sont vendus à des millions d'exemplaires et ont été salués comme quelques-unes des rares oeuvres émanant d'hommes politiques qui peuvent être lues simplement pour le plaisir.
Les poèmes écrits par Obama lorsqu'il était étudiant ont également suscité des commentaires élogieux de l'éminent critique littéraire Harold Bloom. Ils ont été comparés aux oeuvres du poète Langston Hugues (1902-1967).
Toni Morrison, dont le roman A Mercy sort la semaine prochaine, a apporté son soutien à Obama en janvier bien qu'elle soit une amie et admiratrice d'Hillary Clinton. Comme si elle faisait la critique d'un nouveau livre, la romancière a publié un communiqué dans lequel elle évoque «l'intelligence, l'intégrité et la rare authenticité» d'Obama, ainsi que son «imagination créative qui, combinée à son brio, confine à la sagesse».
Morrison va jusqu'à se demander comment certains de ses défunts amis auraient réagi, comme l'écrivain noir James Baldwin, qui dans les années 60 avait récusé la prédiction de Robert Kennedy selon laquelle un Africain-Américain serait élu à la Maison-Blanche 40 ans plus tard.
La romancière Ayelet Waldman est une fan d'Obama depuis le temps où ils étudiaient tous les deux à Harvard. Son mari, l'écrivain Michael Chabon, a de son côté soutenu le candidat démocrate après avoir été séduit par «son écriture, la qualité de sa prose», précise Waldman. Le couple a également convaincu l'écrivain et ancien partisan d'Hillary Clinton Rick Moody de soutenir le sénateur de l'Illinois.
Moody explique avoir commencé à voir en Obama un auteur capable de trouver les mots justes quand il a entendu un de ses discours. «Mais, ajoute-t-il, il y a plus largement une question culturelle. Ici aux États-Unis, on a pu sentir durant les années Bush le peu de considération qu'il y avait» pour l'art. «On peut raisonnablement penser que nous allons connaître une période bien meilleure.»

Barack Obama, le rédempteur

Richard Hétu, collaboration spéciale : Barack Obama, le rédempteur États-Unis
Le rendez-vous a lieu dans un restaurant de Chicago à la fin de septembre 2001. Barack Obama est en compagnie de David Axelrod, un conseiller en communication qui l'a souvent encouragé à faire le saut en politique nationale. Un journal est posé sur la table. En première page s'étale le visage d'Oussama ben Laden.
«Terrible, hein? dit Axelrod en regardant le journal. Vraiment pas de chance. Tu ne peux pas changer de nom, bien sûr, les électeurs se méfient de ce genre de chose. Si tu étais au début de ta carrière, tu pourrais peut-être utiliser un surnom, quelque chose comme ça. Mais maintenant...»
À l'époque, Obama pensait qu'Axelrod avait raison de croire que son avenir politique était compromis à cause de son nom, comme il le raconte dans son deuxième livre, L'audace d'espérer. De toute évidence, les deux hommes avaient tort. Le politicien, dont le patronyme fait penser au nom du chef du réseau terroriste Al-Qaeda, vient d'être élu à la Maison-Blanche. Et le conseiller en communication, qui est devenu son stratège principal, aura contribué à l'ascension politique la plus invraisemblable de l'histoire américaine.
«Nous pouvons construire une Amérique qui porte davantage de promesses», avait déclaré Barack Obama le 10 février 2007 dans son discours de candidature, prononcé à Springfield, capitale de l'Illinois, où sa carrière politique avait commencé 10 ans plus tôt.
«C'est pourquoi, dans l'ombre du vieux Capitole où Lincoln appela une maison divisée à s'unir, où les espoirs et les rêves communs continuent de vivre, je vous annonce aujourd'hui ma candidature à la présidence des États-Unis.»
Sur les traces de Lincoln
En se plaçant sous le patronage d'Abraham Lincoln, le président qui transforma les États-Unis d'Amérique en abolissant l'esclavage et en sortant vainqueur de la guerre de Sécession, Barack Obama envoyait un double message.
Il s'attaquait d'abord à ce qui semblait être son talon d'Achille, à savoir son manque d'expérience en politique nationale et internationale. Or, son parcours n'était pas différent de celui de Lincoln: il briguait la présidence de son pays après n'avoir siégé que huit ans à Springfield et deux ans à Washington.
Il levait, en outre, le voile sur ses ambitions: changer son pays en commençant par lui demander d'élire à la présidence un homme de couleur dont le nom complet - Barack Hussein Obama - témoigne à la fois des origines africaines et musulmanes de son père.
Tout au long de la course à la Maison-Blanche, des commentateurs conservateurs ont voulu voir un désir d'expiation dans l'appui de plusieurs électeurs blancs au sénateur de l'Illinois. En votant pour lui, ils tentaient de racheter les fautes des Blancs, de l'esclavage au ségrégationnisme en passant par le racisme ordinaire. Si Lincoln fut l'émancipateur des Noirs, Obama serait ainsi le rédempteur des Blancs.
C'est une explication commode pour ceux qui veulent faire abstraction du bilan républicain des huit dernières années et de la soif de changement que le candidat démocrate a engendrée dans l'électorat. Barack Obama, dont le prénom signifie «béni des dieux» en swahili, aura eu la chance de briguer la Maison-Blanche après une présidence controversée et impopulaire qui sera peut-être considérée comme l'une des pires de l'histoire américaine.
Il aura également profité d'une crise financière qui, durant les dernières semaines de la campagne, a éclipsé les questions de sécurité nationale, le sujet de prédilection de John McCain.
«J'ai un rêve aujourd'hui»
Mais il y a une part de vérité dans cette idée d'un Barack Obama appelé à jouer un rôle rédempteur. Le premier président noir ne rachètera pas les fautes des Blancs. Toutefois, il pourrait changer non seulement l'image de son pays dans le monde, mais également sa politique étrangère.
Son élection, en elle-même, obligera les détracteurs des États-Unis à réviser leur jugement sur ce pays. En choisissant Barack Obama, les Américains ont fait preuve d'une ouverture dont plusieurs citoyens de la planète les croyaient incapables.
«Les Américains n'éliront jamais un Noir à la Maison-Blanche», a-t-on entendu à maintes reprises depuis un an.
Tu parles! Ces mêmes Américains seront bientôt dirigés par un métis dont le nom évoque de surcroît deux des plus grands ennemis de leur pays, Saddam Hussein et Oussama ben Laden.
«Je vous dis aujourd'hui, mes amis, que malgré les difficultés du moment, j'ai quand même un rêve», disait Martin Luther King dans le célèbre discours qu'il avait prononcé dans les marches du Lincoln Memorial, le 28 août 1968. «C'est un rêve profondément enraciné dans le rêve américain.»
«Je rêve que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère. J'ai un rêve, aujourd'hui.»
Depuis hier, plusieurs citoyens du Moyen-Orient, pour ne mentionner qu'eux, font partie de ceux qui se demandent s'ils ne rêvent pas. Barack Hussein Obama? Élu à la Maison-Blanche? Comme plusieurs Américains, ils se remettront peut-être à croire aux États-Unis d'Amérique.
Une ère progressiste?
«Cela n'électrisera pas seulement notre pays», avait prédit l'ancien secrétaire d'État Colin Powell au sujet de l'éventuelle élection de Barack Obama à la présidence. «Cela électrisera également le monde.»
Les États-Unis n'ont jamais été la chasse gardée de George W. Bush, Dick Cheney ou Karl Rove. C'est aussi le pays de Barack Obama, qui apporte avec lui la promesse d'un renouveau après huit années de politique marquée au coin du conservatisme, de l'unilatéralisme et du militarisme.
Lancée il y a près de deux ans, la campagne électorale de l'ancien travailleur communautaire de Chicago aura mis en valeur son éloquence, son intelligence, son calme et son sens de l'organisation. Ces qualités lui ont permis de surprendre Hillary Clinton durant la course à l'investiture démocrate et de résister aux attaques du camp McCain par la suite.
Il faudra voir si ces qualités lui permettront d'exercer à la Maison-Blanche le pouvoir transformateur qu'il promet. Son prédécesseur lui lègue deux guerres qui l'obligeront sans doute à prendre des décisions impopulaires à l'étranger. Il lui laisse aussi un déficit qui limitera sa marge de manoeuvre sur le plan intérieur.
Mais il ne sera pas seul à mener le combat. Le scrutin d'hier a permis aux démocrates d'augmenter leurs majorités au Sénat et à la Chambre des représentants. Une nouvelle ère politique commencera à Washington le 20 janvier prochain. Ce jour-là, Barack Obama prononcera son discours d'inauguration en tant que 44e président des États-Unis, incarnation d'un rêve américain qui redonnera peut-être à son pays le goût de renouer avec ses valeurs progressistes.

Démonstration d'humilité

Michel Gratton : Démonstration d'humilité Chroniqueurs
Lune des plus grandes qualités du vrai leadership est d'avoir l'humilité de s'entourer de gens forts. Idéalement, plus forts que soi. S'il ne l'avait pas déjà fait, Barack Obama en a donné toute une démonstration cette semaine en annonçant la composition de son équipe d'affaires extérieures.
Non seulement a-t-il choisi des sommités d'une expérience, de qualifications et d'un calibre superlatifs, mais il a osé se fier à des gens qu'on qualifierait facilement d'adversaires politiques, sinon idéologiques.

Les États-Unis n'a pas vu ça depuis Abraham Lincoln, il y a un siècle et demi. Le président le plus vénéré de l'histoire américaine avait choisi de former un cabinet rempli d'adversaires qu'on décrivait alors comme étant «une équipe de rivaux».
Comment a-t-il réussi ?
Avant d'être lâchement assassiné dans sa cinquième année à la présidence, il a changé le cours de l'histoire en gagnant la Guerre civile pour abolir l'esclavage. Un exploit qui permet, entre autres, à Barack Obama d'être président aujourd'hui. Curieusement, comme Obama, Lincoln était citoyen de l'Illinois lorsqu'il a été élu président, mais originaire d'un autre état.
C'est sa tasse de thé
D'abord il y a évidemment Hillary Clinton, à qui Obama a «volé» l'investiture démocrate et probablement la présidence, après une bataille acharnée et féroce de deux ans jusqu'à la dernière primaire. Elle sera la prochaine secrétaire d'État, l'image et la voix de l'Amérique à travers le monde.
Il y a à peine quelques mois, Hillary disait d'Obama que sa seule expérience internationale se limitait à avoir prononcé «un discours». Et Barack disait de Clinton que son expérience internationale se limitait à avoir «pris le thé avec des ambassadeurs». Inutile de dire que les médias américains s'amusent ferme avec ça.
Choix renversants
Mais, sans avoir le panache de Hillary Clinton, deux autres choix du président élu sont tout aussi audacieux, même renversants.
Pouvait-on s'attendre que Obama, un opposant farouche à la guerre en Irak depuis les tout premiers jours, maintienne en poste nul autre que Robert Gates, secrétaire à la Défense de George W. Bush depuis deux ans ? C'est lui qui a présidé à l'envoi d'un plus grand nombre de troupes en Irak, une stratégie dont Obama n'a jamais admis le succès. Le président élu dit ne pas avoir vérifié les allégeances politiques de Gates, mais il n'y a aucun doute que cet ex-directeur de la CIA est un républicain.
Robert Gates est aussi proche du sénateur John McCain, le perdant de la course présidentielle. Mais pas plus que le général James Jones, un ami personnel de McCain, qui lui devient Conseiller à la sécurité nationale. Ce qui fait que les trois postes les plus importants de la politique étrangère des États-Unis seront comblés par trois personnes qui n'ont pas toujours été d'accord avec le nouveau président. On peut d'ailleurs fortement douter que les deux derniers aient même voté pour lui.
L'annonce de ces trois nominations aurait eu l'effet d'un coup de tonnerre dans l'opinion publique américaine, n'eût été du fait qu'elles avaient toutes fait l'objet de fuites depuis plusieurs jours. En fait, il y a au moins deux semaines qu'on sait que Hillary Clinton sera secrétaire d'État.
Certains prétendent d'ailleurs que Barack Obama est frustré d'être incapable de garder un secret depuis qu'il est devenu futur maître de Washington. Il est permis d'en douter. Car les fuites de ce genre sont depuis toujours des stratégies calculées précisément pour jauger et préparer les médias et la population à ce qui risquerait d'être une surprise désagréable.
Courage
Cela n'enlève rien au courage politique du nouveau président. Mais, outre son audace, le choix d'un tel entourage pour traiter des dossiers toujours prioritaires pour une superpuissance mondiale démontre deux traits de caractère essentiels de Barack Obama au pouvoir. D'abord, qu'il a une extrême assurance en ses moyens. Mais surtout qu'il est un politicien pratique avant d'être idéologique.
Pour ce qui est de sa sagesse, on verra plus tard. Une fois que ses conseillers auront eu l'occasion de le mettre dans l'eau chaude. La température monte très vite et très haut à la Maison-Blanche.
À court terme, le cas Hillary sera le plus problématique. Non seulement parce que les républicains l'ont en abomination, mais parce qu'elle ne vient pas seule. Qui dit Clinton, dit duo. Peu importe ce qu'elle dira ou fera, l'ombre de son mari Bill planera invariablement sur l'opération, avec son potentiel énorme de troubles à venir.
Quant à Gates et Jones, même si ni l'un, ni l'autre n'est perçu comme étant idéologue, le premier a dirigé une super agence d'espionnage aux activités souvent douteuses et le deuxième est un guerrier de profession. Barack Obama, lui, a été organisateur communautaire à Chicago.
Le président élu précise qu'il sera le seul à prendre les décisions. Et que la meilleure façon de prendre les bonnes décisions est d'être entouré de conseillers d'opinions différentes qui ne craignent pas le dire. Plutôt que d'avoir une mentalité de meute au pouvoir.
Il a raison. Mais, la politique ne pardonne pas. Ce qui semble courageux aujourd'hui peut devenir téméraire demain.
mgratton@ledroit.com

Les premiers pas de Barack Obama

ouest-france.fr - Les premiers pas de Barack Obama

Obama fait rêver la banlieue

Obama fait rêver la banlieue - Société - 14/12/2008 - leParisien.fr
Vincent Mongaillard 14.12.2008, 07h00
«QUAND je serai grand, moi aussi je serai président ! » Depuis un bon mois, un métier auquel ils n’avaient jamais pensé jusque-là fait rêver des milliers de jeunes de banlieue. L’accession à la Maison-Blanche d’un « renoi » (noir en verlan) à 6 000 km de nos barres HLM a, en effet, dopé les ambitions des ados des cités hexagonales et même de leurs « grands-frères ».
C’est ce qu’on appelle « l’effet Obama ».« Les mômes se disent : Je peux devenir président C’est quand même mieux que : Je peux devenir peintre en bâtiment. Obama relève le niveau. Dans le cercle familial, les gamins ont rarement des parents qui leur font découvrir le champ des possibles. Le rêve d’un père, c’est souvent que son fils aille à l’usine et qu’il se marie », observe François Benthanane, président de ZUP de co, association de soutien scolaire destiné aux collégiens des quartiers défavorisés.«Un homme qui rassemble et ressemble »Sur les dalles de Mantes-la-Jolie, Grigny ou Vaulx-en-Velin, l’homme le plus puissant de la planète a été intronisé « modèle de réussite ». « Et en banlieue, l’exemple est mobilisateur », souligne Francis Benhaïm, prof en BTS de communication des entreprises dans le 9-3. « Quand Malamine Koné a lancé dans les années 1990 sa ligne de vêtements Airness à Saint-Denis, ou Mohamed Dia la sienne portant son nom à Sarcelles, cela a eu un impact sur la création d’entreprises en banlieue. Tous les jeunes voulaient alors avoir leur propre marque », se souvient Jean-Jacques Attisso qui, au coeur de la cité des 4 000 à La Courneuve, vient d’inventer l’Obama Soda, la première boisson énergisante ayant « le goût du rêve américain ».C’est dans les salles de classes des établissements classés en ZEP que les conséquences de l’élection d’un Afro-Américain sont déjà palpables. « L’obamania a un impact sur la motivation des élèves à poursuivre des études », estime Jean-Michel Blanquer, recteur de l’académie de Créteil. La popularité du fameux « Yes we can » en périphérie pourrait aussi susciter à l’avenir des vocations lors des batailles électorales. « Je ressens depuis quelques mois dans les quartiers une envie d’engagement que je n’avais jamais vue auparavant. Une tendance boostée par le phénomène Obama, premier héros en politique capable de donner du rêve. C’est un homme qui rassemble et ressemble », encense Karim Zéribi, fondateur du Parlement des banlieues.

"Sans Martin Luther King, pas d'Obama"

"Sans Martin Luther King, pas d'Obama" - Barack Obama - Toute l'actu sur Lejdd.fr
"Sans Martin Luther King, pas d'Obama"Propos recueillis par Julien DESCALLES leJDD.fr
Il a été l'un des hommes de l'ombre de Martin Luther King. Avocat, conseiller ou encore chercheur de fonds du pasteur d'Atlanta, Clarence Benjamin Jones, 77 ans, peut se targuer d'être le co-auteur du célèbre discours I Have a dream (1963). Présent à Paris à l'invitation de l'association MLK 2008, il a inauguré mercredi dernier le parc Martin Luther King dans le quartier des Batignolles.
Selon l'ancien avocat de Martin Luther King, Barack Obama n'aurait jamais pu être élu sans l'action du légendaire pasteur.
Comment avez-vous fait la connaissance de Martin Luther King?En février 1960, Martin Luther King était poursuivi en justice par l'Etat d'Alabama pour évasion fiscale. Son équipe d'avocat me contacte, afin de participer à sa défense. J'ai refusé, arguant que je vivais en banlieue de Los Angeles. Le lendemain, je reçois la visite de Martin Luther King en personne. Il m'explique avoir besoin d'un jeune avocat noir dans son combat pour la ségrégation. Malgré mon refus, il m'engage à parler de mon passé. Puis s'en va. Le lendemain, je suis invité à suivre son sermon, dans une église de Los Angeles. Je m'y rends et y découvre le thème: "Rôle et responsabilité des Noirs dans le combat pour les droits civiques dans le Sud." Le prêche commence et je découvre alors l'extraordinaire pouvoir de ses mots. Je suis en transe tandis que dans son discours, le révérend fait le portrait d'un jeune avocat, dont la mère, domestique toute sa vie, s'est sacrifiée pour la réussite de son fils. Je réalise alors qu'il parle de moi... A la fin du sermon, Martin Luther King me sourit, comme le ferait un chat après la prise d'une souris. Il me serre alors la main et je lui demande: "Quand dois-je partir?" Trois jours plus tard, j'étais dans l'Alabama. Ma vie avait changé pour toujours. Aurait-il voté pour Barack Obama? Martin Luther King avait décidé, de son vivant, de ne prendre aucune position officielle en faveur de tel ou tel homme politique. Ayant été son avocat, vous pensez bien que je ne le trahirai pas...Barack Obama a multiplié les références au pasteur durant sa campagne. Peut-il être considéré comme son héritier?Je vais vous dire: J'ai une oreille parfaite. Quand je suggérais tel mot ou telle expression pour les discours de Martin Luther King Junior, je pouvais entendre sa voix, anticiper le ton sur lesquels ils les prononceraient. Eh bien quand j'entends les discours de Barack Hussein Obama, je retrouve la mélodie de ceux de Martin Luther King. Le génie d'Obama, c'est d'avoir repris le modus operandi des textes du pasteur. Comme je suis persuadé qu'ils ont repris la symphonie du "We shall overcome" (NDLR : hymne chanté par les Noirs lors des marches du mouvement des droits civiques dans les années 50 et 60) pour composer le slogan de campagne "Yes, we can". Mais retenez bien une chose: En 12 ans et quatre mois, c'est-à-dire de 1956 à 1968, Martin Luther King a plus fait pour la justice politique, raciale et sociale que n'importe qui dans ce pays en 400 ans, à l'exception de la Proclamation d'émancipation de Lincoln. Quarante ans après la mort de Martin Luther King, Barack Obama lui devrait donc la victoire?Sans le combat de Martin Luther King Junior, sans sa lutte contre la ségrégation sociale, la discrimination des administrations et le racisme, la victoire de Barack Hussein Obama n'aurait été absolument pas possible. Il a été l'homme qui a fait passer les Etats-Unis du XXe siècle, où régnait la discrimination raciale, au XXIe siècle, où la couleur n'a plus d'importance politique. La veille de sa mort, votre ami avait proclamé: "Je veux vous faire savoir que notre peuple atteindra la Terre Promise". A-t-elle été atteinte avec l'élection de Barack Obama?Vous savez, le racisme n'est pas mort aux Etats-Unis le 4 novembre à minuit. Néanmoins, ce jour-là, ce n'est pas une simple confrontation entre républicains et démocrates qui s'est jouée. C'est un référendum où la majorité de la population a déclaré que l'esclavage, la discrimination et le racisme appartenaient au passé. Cette élection a affirmé que désormais, l'argument de la race ne serait plus un atout pour remporter une élection. La victoire de Barack Hussein Obama a été celle de la compétence, du caractère et des capacités. Vous savez, j'étais persuadé ne jamais voir un afro-américain accéder à la présidence de la République de mon vivant. Car, selon moi, il fallait un blanc du Sud pour faire progresser la question raciale. Ainsi le Civil Rights Act de 1964 (NDLR : cet amendement déclare illégale toute forme de discrimination) a été signé par Lyndon Johnson, un Texan. Et voilà que j'assiste au triomphe d'Obama, la donne a donc changé, j'avais tort! Comment avez-vous réagi à la victoire de Barack Obama? Comme Jesse Jackson (NDLR: autre compagnon de Martin Luther King), j'ai cédé aux larmes. Mais c'était davantage des larmes de douleurs que de joie. Car j'ai pleuré en pensant à tous les "soldats" du combat des droits civiques, morts pour cette cause. J'ai pleuré pour tous ces absents, qui n'ont pas eu ma longévité pour assister à l'accession d'un Afro-américain à la présidence. Espérons que Barack Obama a conscience de tous les sacrifices que sa victoire a nécessités!

« Et si Obama était Africain et était candidat à la présidence d'un pays africain ?

« Et si Obama était Africain et était candidat à la présidence d'un pays africain ?AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet
« Et si Obama était Africain et était candidat à la présidence d'un pays africain ? »(ARIB.INFO 15/12/2008)
Analyses. « Et si Obama était Africain ? »Article de l'écrivain mozambicain Mia Couto, paru dans le Journal « Savana » du 14 novembre 2008Les Africains ont jubilé avec la victoire d'Obama. Moi, j'étais l'un d'eux. Après une nuit sans fermer l'oeil, dans la pénombre irréelle de l'aube, des larmes ont jailli de mes yeux quand il a prononcé son discours de victoire. A ce moment-là, moi aussi, j'avais gagné. Le même bonheur m'avait envahi quand Nelson Mandela avait été libéré de prison et que le nouvel homme d'état sud-africain consolidait un chemin de dignité pour l'Afrique.Dans la nuit du 5 novembre, le nouveau président nord-américain n'était pas seulement un homme qui parlait. C'était la voix étouffée de l'espérance qui se dressait à nouveau, libre, en chacun de nous. Mon coeur avait voté, bien que je n'en aie pas la permission : habitué à demander peu, je fêtais une victoire démesurée. Quand je suis sorti dans la rue, ma ville s'était transportée à Chicago, Noirs et Blancs, respirant, communiant dans un même étonnement de bonheur. Car la victoire d'Obama n'était pas seulement la victoire d'une race sur une autre : sans la participation massive des Américains de toutes les races (y compris de la majorité blanche), les Etats-Unis d'Amérique ne nous auraient pas donné cette raison de commémorer.Dans les jours qui ont suivi, j'ai entendu les réactions euphoriques venant des quatre coins de notre Continent. Des personnes anonymes, de simples citoyens voulaient témoigner de leur bonheur. En même temps, j'ai pris note, avec une certaine réserve, des messages de solidarité des dirigeants africains. Presque tous appelaient Obama « notre frère ». Et je me suis mis à penser : tous ces dirigeants sont-ils vraiment sincères ? Barak Obama est-il apparenté à tant de gens politiquement si divers ? J'ai quelques doutes. Dans notre fébrilité à ne voir des préjugés que chez les autres, nous ne sommes pas capables de voir nos propres racismes et nos xénophobies. Dans notre urgence à condamner l'Occident, nous oublions d'accepter les leçons qui nous parviennent de l'autre côté du monde.C'est alors que me parvint un texte d'un écrivain camerounais, Patrice Nganang, intitulé : «Et si Obama était camerounais?». La question que soulevait mon collègue camerounais m'a conduit à m'interroger sur plusieurs points, formulés, à présent, ainsi : «Et si Obama était Africain et était candidat à la présidence d'un pays africain?».Ce sont ces hypothèses que j'aimerais explorer dans ce texte.Et si Obama était Africain et candidat à une présidence africaine ?Si Obama était Africain, un de ses concurrents (un quelconque Georges Bush d'Afrique), mettrait en place une modification de la Constitution pour prolonger son mandat au-delà du terme prévu. Et notre Obama devrait attendre encore des années pour pouvoir à nouveau se porter candidat. Et l'attente pourrait être très longue, si nous tenons compte de la permanence au pouvoir en Afrique d'un même président : 41 ans au Gabon, 39 en Libye, 28 au Zimbabwe, 28 en Guinée Equatoriale, 28 en Angola, 27 en Egypte, 26 au Cameroun. Et ainsi de suite, pour une quinzaine de présidents au pouvoir sur notre Continent pendant plus de 20 ans consécutifs. Mugabe aura 90 ans quand il terminera le mandat actuel qu'il a imposé au mépris du verdict populaire.Si Obama était Africain, il est probable qu'il serait le candidat d'un parti d'opposition et n'aurait, alors, même pas la possibilité de faire campagne. Les choses se passeraient comme, par exemple, au Zimbabwe ou au Cameroun : on l'agresserait physiquement, il pourrait être emprisonné et dans le même temps on lui retirerait son passeport. Les Bush africains ne tolèrent pas d'opposition, ne tolèrent pas la démocratie. Si Obama était Africain, il ne serait même pas éligible dans la majorité des pays où les élites au pouvoir ont inventé des lois restrictives qui ferment la porte de la présidence aux enfants d'étrangers ou aux descendants d'immigrants. Le nationaliste Zambien Kenneth Kaunda est remis en question dans son propre pays, en tant que fils de malawites. On a ainsi découvert que l'homme qui avait conduit la Zambie à l'indépendance et l'avait gouvernée pendant plus de 25 ans, en fin de compte, étant fils de malawites, avait, pendant toute cette période, gouverné « illégalement ». Soyons clairs, Obama est Noir aux Etats-Unis. En Afrique, c'est un métis. Si Obama était Africain, on lui jetterait sa race au visage. Non pas que la couleur de la peau soit importante pour des peuples qui aspirent à trouver chez leurs leaders compétence et sérieux au travail.. Mais les élites prédatrices feraient campagne contre quelqu'un qu'elles désigneraient comme n'étant « pas authentiquement africain ». Le même « frère noir » qui est salué aujourd'hui en tant que nouveau Président américain serait vilipendé chez nous comme étant un représentant des « autres », de ceux d'une autre race, d'un autre drapeau. S'il était Africain, notre « frère » aurait beaucoup d'explications à fournir aux moralistes de service quand il s'apprêterait à inclure, dans son discours de remerciements, l'appui qu'il a reçu de la communauté homosexuelle. Pêché mortel pour les avocats de la soi-disant « pureté africaine ». Pour ces moralistes, si souvent au pouvoir, l'homosexualité est un inacceptable vice mortel, « étranger à l'Afrique et aux Africains ».S'il gagnait les élections, il devrait probablement s'asseoir à une table de négociation en vue de partager le pouvoir avec le vaincu, dans un processus de négociations dégradant qui, dans certains pays africains, montre que le perdant peut négocier ce qui, ailleurs, paraît sacré, sa savoir la volonté du peuple exprimée dans les urnes. Barak Obama serait assis autour d'une table, avec un Bush quelconque, pour d'interminables séances de négociations, avec des médiateurs africains qui nous enseignent que nous devons nous contenter des miettes du processus électoral quand il n'est pas favorable aux dictateurs.Soyons clairs, il existe des exceptions à cette situation générale. Nous les connaissons toutes ces exceptions et nous-mêmes, mozambicains, avons été capables de construire une de ces exceptions. Qu'il soit également clair que les entraves mises à un Obama africain ne seraient pas imposées par le peuple mais par les détenteurs du pouvoir qui font de l'usage du pouvoir une source d'enrichissement sans scrupules.La vérité, c'est qu'Obama n'est pas Africain. La vérité, c'est que les Africains - les gens simples, les travailleurs anonymes - ont commémoré de toute leur âme, la victoire d'Obama. Mais je ne crois pas que les dictateurs et les corrompus d'Afrique aient le droit de s'inviter à cette fête.Parce que la joie ressentie par des millions d'Africains le 5 novembre venait du fait qu'ils voyaient en Obama exactement le contraire de ce qu'ils voient chez leurs propres dirigeants. Pour aussi difficile que nous ayons à l'admettre, seule une minorité d'états africains connaissent ou ont connu des dirigeants soucieux du bien public.Le jour même où Obama confirmait sa victoire, dans les médias internationaux, les mauvaises nouvelles d'Afrique continuaient à s'amonceler. Le jour même de la victoire de la majorité nord-américaine, l'Afrique continuait à être victime de guerres, de mauvaise gestion, de l'ambition démesurée de politiciens cupides. Après avoir assassiné la démocratie, ces politiciens sont en train de tuer la propre politique. Dans certains cas, il ne reste que la guerre. Dans d'autres, l'abandon et le cynisme.Il n'y a qu'une façon de célébrer la victoire d'Obama dans les pays africains : c'est en luttant pour que de nouveaux signes d'espoir puissent naître, ici, sur notre Continent. C'est en luttant pour que les Obamas africains puissent aussi sortir vainqueurs. Et que, nous, Africains de toutes les ethnies et de toutes les races, vainquions avec ces Obamas-là, et puissions célébrer chez nous ce que nous célébrons aujourd'hui chez d'autres.@rib News, 14/12/2008

vendredi 12 décembre 2008

Barack Hussein Obama prêtera serment le 20 janvier

Barack Hussein Obama prêtera serment le 20 janvier

mercredi 10 décembre 2008

Obama : le rêve Afroaméricain

Fériel Berraies Guigny. Obama : le rêve Afroaméricain
Barack Obama connaît les subtilités à apporter s’agissant de la question de l’identité noire. Il sait aussi que sa part d’Africanité est une réalité à ne pas occulter, bien au contraire. De retour de la terre de ses ancêtres, le Kenya, il fut plus que jamais convaincu qu’il lui fallait entretenir le lien. Aujourd’hui, premier Président noir à la Maison Blanche, et comme l’adage anglo-saxon se plait à le dire « Sky is the limit » les possibilités et l’espoir sont sans limite.
Barack Obama est l’enfant chéri de l’Afrique, il est ce fils qui a redonné espoir et dignité au plus vieux Continent du Monde. Pour beaucoup de leaders africains, il est aussi la continuité à construire entre l’Afrique et l’Amérique noire. Un espoir légitime, car l’Histoire l’a voulu ainsi. Les Africains-américains sont arrivés aux Etats-Unis à l’époque du marché des esclaves, et ils entretiennent une légitime fierté à l’égard de leurs origines. Par contre, l’Afrique qu’ils portent en eux n’est pas forcément la réalité. Ceux qui voyagent en Afrique en reviennent souvent déçus, car la réalité ne correspond pas à leur perception.
Barack Obama a évité la question raciale dans sa campagne, afin de ne pas être perçu comme le candidat d’une minorité. Ce n’est qu’en mars 2008 qu’il s’est exprimé sur cette question, à la suite de la polémique engendrée par les propos du pasteur Jeremiah Wright. Il a, à cette occasion, lancé un appel implicite pour que les Noirs comme les Blancs acceptent les imperfections de leur vision raciale réciproque, et a assumé son identité plurielle. Ce discours, très médiatisé et unanimement salué, fut crucial par le fait qu’il ne balaie pas d’un trait les problèmes liés au racisme aux Etats-Unis, mais refuse dans le même temps d’en faire un problème de société grandissant. Obama précisa que « l’erreur profonde du révérend Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n’avait changé, comme si nous n’avions pas accompli de progrès, comme si le pays […] était encore prisonnier de son tragique passé ». Obama s’est montré ainsi, racialement fédérateur.
Pour Barthélémy Courmont, chercheur spécialiste de la politique US à l’Institut des Relations Internationales à Paris, Barack Obama n’est pas un Africain-américain, au sens où cette appellation est généralement entendue outre-Atlantique, à savoir des descendants d’esclaves ayant combattu pour leur reconnaissance dans une société longtemps inégalitaire. De mère américaine et de père kenyan, il appartient à cette catégorie d’Américains d’origine africaine aujourd’hui importante, mais qui n’a aucun lien avec le douloureux héritage de l’esclavage, à la différence de son épouse Michelle. Cette Africanité entièrement assumée par le candidat démocrate, mais qui le distingue de la population africaine-américaine, fut donc un avantage durant sa campagne en ce qu’elle lui a permis de ne pas être le candidat d’une minorité. Elle fut également un inconvénient pour se faire le défenseur des Africains-américains. Inconvénient qu’il a su surmonter à l’occasion de son discours du 18 mars 2008. Obama s’est appuyé sur les échecs des différents candidats africicains-américains, notamment Jesse Jackson. Il ne voulait pas se présenter comme le candidat d’une minorité, il n’aurait eu quasiment aucune chance d’accéder à la Maison Blanche d’autant que, comme nous l’avons vu, il ne peut se faire le porte-parole des Africains-américains. Cette stratégie, ’il l’avait déjà appliquée quand il était candidat au poste de sénateur de l’Illinois, et elle a fonctionné. Dans le même temps, aujourd’hui qu’il est Président, il a également tout intérêt à mettre en avant ses origines, plutôt que de chercher à les dissimuler. Mais plus qu’une simple stratégie chez Obama, elle est une véritable conviction, celle qu’il faut pour surmonter les questions raciales. Aujourd’hui il est la preuve vivante du African American Dream.

Le New Deal de Barack Obama sera numérique avant tout - Journal du Net

Le New Deal de Barack Obama sera numérique avant tout - Journal du Net
Mercredi 10 décembre 2008, 15h22
Le président américain élu prévoit de doper la pénétration du haut débit aux Etats-Unis, dès son arrivée à la Maison blanche.Barack Obama place l'accès au haut débit au centre de la relance économique américaine, pour lequel il entend consacrer 150 milliards de dollars au global, sur dix ans. Lors du traditionnel discours hebdomadaire du président à la radio (également diffusé sur Youtube désormais), samedi 6 décembre, Barack Obama a dessiné les grandes lignes du plan de lutte contre la crise qu'il promet de mettre en oeuvre dès son entrée à la Maison blanche, le 20 janvier 2009. Objectif : créer ou préserver au moins 2,5 millions d'emplois.Ce plan, présenté comme un "nouveau New Deal" prévoit notamment des investissements publics massifs pour développer l'accès universel au haut débit. "Il est inacceptable que le pays qui a inventé l'Internet soit tombé au quinzième rang mondial en matière de taux de pénétration du haut débit", a indiqué Barack Obama. Barack Obama a également promis d'engager une vaste modernisation des établissements scolaires qui prévoit notamment l'équipement de toutes les classes et bibliothèques du pays en ordinateurs. "Nous réparerons les bâtiments en mauvais état, les rendrons plus économes en énergie et mettront des nouveaux ordinateurs dans les classes", a-t-il expliqué. Les dossiers médicaux des Américains devraient par ailleurs être informatisés.
Rédaction JDN

Achetez la voiture de Barack Obama !

L'Auto Journal - Achetez la voiture de Barack Obama ! - Magazine automobile - Voitures - Actualité
Achetez la voiture de Barack Obama !Mise à prix sur eBay : 100 000 dollars - news du 10/12/2008
Ce n'est pas une blague, l'ancienne Chrysler 300 C du nouveau Président américain a été mise aux enchères sur eBay aux Etats-Unis par son nouveau propriétaire qui a flairé la bonne affaire... Mise à prix 100 000 dollars. Pour ce prix, vous disposerez d'une voiture full option : avec un système de navigation, un toit ouvrant, l'air conditionné, une sellerie cuir avec un intérieur teinté de gris... Côté mécanique, on retrouve le 8 cylindre de 5.7 l avec une transmission automatique, Amérique du nord oblige... Au compteur : 20,801 miles. Vous craquez ? Le véhicule est même encore sous garantie.Pour la petite histoire, Barack Obama avait acheté ce véhicule il y a quatre ans. En 2007, il avait troquée son V8 un peu gourmand pour un beaucoup plus consensuel et écolo Ford Escape Hybrid en attendant ces jours prochains de s'installer à bord de la limousine présidentielle.100 000 dollars, soit 77 000 euros environ, un peu cher, pensez-vous, pour une voiture vendue neuve 67 000 euros aujourd'hui en France... Une paille quand nous vous aurons appris que la moitié d'une gaufre mangée par Barack Obama en avril 2008 était mis à prix sur le même site 20 000 dollars ou encore qu'une table de billard sur laquelle le nouveau président avait exercé ses talents était mise à prix pour la bagatelle de 500 000 dollars ! L'histoire, en marche, a un prix.
Etienne Thierry
L'annonce sur eBay
Liens vers la galerie photo : Achetez la voiture de Barack Obama !

PHOTOS : Paris Hilton est baba... d'Obama !

PHOTOS : Paris Hilton est baba... d'Obama !

Obama utilisera ses deux prénoms, Barack et Hussein, pour l'investiture, Amériques - NouvelObs.com

Obama utilisera ses deux prénoms, Barack et Hussein, pour l'investiture, Am&eacute;riques - NouvelObs.com

Barack Obama ou le changement historique

alpha-2.info Barack Obama ou le changement historique Plateforme de reflexion sur l'actualité
L’élection du Président Barack Obama a soulevé une vague de sympathie dans le monde entier, un enthousiasme et un engouement quasi universels qui ont dépassé les frontières de l’Amérique. Des millions de téléspectateurs ont sacrifié leur nuit du 4 novembre 2008 pour suivre cet événement historique en direct bien qu’ils ne fussent ni électeurs ni ne votent le président des Etats-Unis. L’accession à la magistrature suprême d’un président Noir à la tête du pays le plus puissant du monde est un événement historique. L’Amérique a bâti sa richesse sur le dos et à la sueur d’hommes et de femmes déportés de l’Afrique subsaharienne et des Indiens, qu’elle a réduits en esclavage si bien que cette élection provoque la question de tout un chacun. Pourquoi un tel enthousiasme ?

Qui aurait cru que moins d’un siècle après la Loi du Droit de Vote des Noirs (1964), 143 ans après la fin de l’esclavage en Amérique, les nombreux crimes racistes du Klu Klux Klan (KKK) contre les Noirs, (1) le combat du NAACP depuis 1909 contre toutes les injustices fondées sur la couleur de la peau, 53 ans après le « Montgomery bus boycott » en Alabama soit le mouvement non-violent du boycott des bus par les Noirs (1955) durant un an afin d’avoir le droit de s’asseoir où ils veulent dans les bus, la marche au mémorial Lincoln initiée par Martin Luther King en 1963, le mouvement des droits civiques qui aboutira à l’abolition des lois ségrégationnistes « Jim Crow » (1964) ; les assassinats de Malcolm X (1965) et de Martin Luther King (1968), les nombreuses révoltes dues à la discrimination raciale dans les écoles publiques suivie du déplacement d’élèves Noirs pour les intégrer aux écoles des Blancs afin de respecter le quota d’enfants d’origines différentes dans les établissements scolaires, les luttes du Black Panther, (1966) du Black Power Movement, (1968)* les marches inter - raciales pour mettre fin à la ségrégation dans les écoles, les universités et dans le domaine de l’emploi; le mouvement culturel «Black is beautiful » (1960) ou le slogan «Say It Loud, I am Black and Proud » de James Brown (1970), les émeutes sanglantes qui ont coûté la vie de tant d’Afro-Américains qui aurait vraiment cru que nous aurions vu se réaliser le rêve de Martin Luther King « I have a dream» ? (2) La question du racisme donc ne peut pas être éludée. OBAMA a brisé les tabous et préjugés en ce qui concerne les rapports entre les diverses communautés. «He makes History » comme disent les Anglophones. Il est entré de plain-pied dans l’histoire de son vivant. Le devoir de mémoire ne touche pas seulement une communauté mais le monde entier, et comme l’indique le titre de son livre « Audacity of Hope ». (3) L’audace d’espérer pour tout un chacun dans son propre domaine peut devenir réalité. Il a réappris au monde à rêver et à croire à son rêve. Il incarne l’espoir du changement pour tous. L’engouement pour Barack Obama réside d’abord dans sa personnalité, son charisme et son origine bi-culturelle qui ont façonné sa forte personnalité: fort et tendre, affectueux et convaincant, compétent, déterminé et non pédant. Le courage qu’il a eu d’affronter un électorat multiculturel, dans toute sa composante sans pour autant privilégier un groupe, relève également d’une bonne connaissance psychologique de l’être humain. Il s’est rallié ainsi tous les groupes sociaux culturels dont le vote noir à 95%. Sa force de caractère a été pour beaucoup dans la formation de sa personnalité. Il a su s’adresser aux groupes les plus divers: Les jeunes, les vieux, les Latinos, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques, les Blancs, l’élite et les couches défavorisées, les travailleurs, le monde de la finance et les classes moyennes, les soldats et les vétérans, les femmes et les artistes etc… Obama s’est attaqué au symbole le plus prestigieux de son pays. La fonction de président de la république de la nation la plus puissante du monde. Il a gagné son pari. Il est évident que le président élu ne possède pas de bâton magique pour sortir d’un coup de la crise financière. Il n’a pas de solution miracle pour régler tous les problèmes qui se posent à l’humanité. Il ne va pas enrichir les pauvres et sauver le monde des fléaux qui affectent les divers pays. La Maison Blanche ne sera pas transformé en service social pour les indigents en Amérique ou pour les pays en développement. Mais on note déjà un changement perceptible entre jeunes et vieux, entre les divers groupes sociaux culturels. Surtout les minorités ont maintenant un modèle concret vers qui elles peuvent lever les yeux. Barack Obama a ouvert la voie à la jeune génération aux minorités et à la majorité silencieuse qui l’a supporté en masse. La politique est devenue « La res publica » au sens noble du terme. C’est maintenant un domaine digne d’intérêt pour tous les électeurs. Il a rehaussé le prestige des fonctions politiques. Selon l’adage, derrière tout grand homme se trouve une femme. Il faut ici rendre un hommage bien mérité à Michelle Obama, «son rocher». Elle a révolutionné l’image de la femme Noire dans les médias, et d’une façon générale celle de la femme tout court aussi bien celle qui exerce une activité que celle de la mère de famille. En un mot l’image même de la FEMMME, indépendamment de son appartenance ethnique. Diplômée d’Harvard, compétente, belle et active, elle demeure néanmoins la «sister» pour le Noir Américain et la femme politique pour toutes celles qui aspirent à s’engager. Avec Michelle Obama, le commun des mortels en Occident a découvert une image positive de la femme Noire en général et de l’Africaine-Américaine en particulier. Et comme l’affirme, ma collègue, Juliette Smeralda elle possède « Le Black Women Affect » qui pourra inspirer maintes femmes dans le monde. Même ses détracteurs reconnaissent «qu’elle a l’air très bien » (3) Mais plus que tout, le couple Obama a revalorisé la famille. L’entrée du couple OBAMA avec en mains leurs deux enfants est probablement l’une des images les plus fortes que tout téléspectateur conservera en mémoire. Cette image a provoqué une émotion intense sur tout notre village planétaire, une image qui a fait verser tant de larmes du simple téléspectateur à Chicago, New York, Nairobi, Djakarta, Johannesburg, Berlin, Paris, Londres, Ottawa jusqu’aux larmes des grands de ce monde comme Jesse Jackson ou Oprah Winfrey. Cette image a durant un laps de temps provoqué une clameur universelle, éclats de rires, chants et danses dans le monde entier, du village de Kogelo au Kénia à la petite ville d’Obama au Japon. Les photos qui circulent sur la toile parlent pour elles-mêmes. Dr. Pierrette Herzberger-Fofana Professeur. Conseillère municipale Erlangen-Allemagne Drherzbergerfofana@hotmail.com

Remarques :
1:18 décembre 1865. Abolition de l’esclavage aux Etats-Unis. Le treizième amendement à la Constitution des États-Unis prend effet le 18 décembre 1865. «Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux États-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction», énonce Abraham Lincoln.
*Le KKK a été fondé en 1866 par des vétérans après la défaite de la Confédération sudiste opposée à l’abolition de l’esclavage. Ses membres prônaient la suprématie de la race blanche et terrorisaient les Noirs par des lynchages, des tortures et des violences.
*NAACP :National Association for the Advancement of Colored People (L’Association Nationale pour la Promotion des Gens de Couleur) est une organisation de droits civiques pour les minorités ethniques aux Etats-Unis. Elle lutte contre toutes formes de discriminations raciales. Cette organisation a été fondée en 1909 à partir du Niagara mouvement, qui avait été créé en 1905 par William Edward Burghard DuBois.
* La Loi sur le Vote des Noirs est promulguée en 1964 aux États-Unis Jusqu'à cette date, dans la plupart des États du sud des États-Unis, les Noirs devaient prouver l'ancienneté de leur appartenance à la nation américaine et être capables de commenter la Constitution de 1787.
*En 1968, lors des Jeux Olympiques à Mexico, les athlètes Afro-Américains, Tommie Smith médaille d’or du 200 m et John Carlos, médaille de bronze, protestent contre le racisme et la ségrégation que leurs frères de race subissaient aux Etats-Unis. Au moment de la remise des médailles debout sur le podium, pieds nus, symbole de la pauvreté des Noirs, tête baissée, ils lèvent le poing vers le ciel, revêtu d’un gant noir au moment où on l’on entonne l’hymne national américain. Ce fut un symbole politique très fort qui à l’époque leur avait valu les critiques du comité olympique et de la presse internationale. Ce geste symbolique leur a coûté leur carrière.

2 : Pierrette Herzberger-Fofana. « Rosa Parks, Icône de la liberté et Héroïne de la lutte National contre la discrimination raciale. »(1913-2005) http://www.grioo.com/info5692.html. www.afrology.com Dans cet article, le sénateur démocrate Barak Obama a rendu grâce à Rosa Parks en novembre 2005, en ces termes: "Une authentique héroïne américaine (...) Elle était très humble et très mesurée dans ses paroles. Mais au-dedans d’elle-même, elle avait une détermination farouche (...) Par son courage et son exemple, elle a jeté les bases qui ont permis au pays de vivre en accord avec ses convictions." 3 : Barack Obama. L'audace d'espérer: Une nouvelle conception de la politique américaine. Paris: Presses de la cité, 1.10.2008, 368p. ISBN-10:2-258-07451-7 4 : P. Herzberger-Fofana. « Scandale à Vienne: Propos racistes contre Obama » sudonline.sn, grioo.com, alpha-2.info
Mercredi 10 Décembre 2008
Rédaction alpha2

mardi 9 décembre 2008

Un jeu vidéo permet de se mettre dans la peau de Barack Obama

AFP: Un jeu vidéo permet de se mettre dans la peau de Barack Obama
Un jeu vidéo permet de se mettre dans la peau de Barack Obama
Il y a 2 heures
SAN FRANCISCO (AFP) — Un jeu vidéo, qui doit sortir aux Etats-Unis le jour où Barack Obama prendra ses fonctions à la Maison Blanche, met au défi les utilisateurs d'incarner le président élu et de tenter de gérer le pays mieux que lui.
Interactive Gaming Software a annoncé lundi que "Commander in Chief" paraîtrait le 20 janvier aux Etats-Unis, le jour même de l'investiture de Barack Obama.
Ce jeu de simulation géopolitique, conçu par la société française Eversim, est sorti en France sous le nom de "Mission président USA".
Les présidents virtuels y sont amenés à prendre des décisions concernant le budget, la santé, l'éducation, l'armée, ou la diplomatie et doivent en gérer les conséquences. Ils reçoivent des informations en provenance de 50 organisations internationales dont les Nations unies, le G7, l'Otan ou l'Opep.
"Vous pouvez tester vos propres théories politiques et voir l'effet domino au niveau intérieur et au niveau international", a expliqué l'un des créateurs du jeu, Louis-Marie Rocques.
"N'importe qui pourra mettre en oeuvre sa propre stratégie de retrait pour l'Irak, contrer la récession économique, et tenter d'empêcher des attentats d'Al-Qaïda", a-t-il ajouté lors d'une présentation du jeu en avril.
Les joueurs commenceront par choisir les membres de l'administration et seront confrontés aux mêmes défis que ceux qui attendent le 44e président des Etats-Unis.
Le jeu, qui se déroule sur une carte du monde en trois dimensions sur laquelle figurent 192 pays et 8.000 villes, sera facturé 39,95 dollars.
Il existe d'autres versions dans lesquelles le joueur peut incarner les chefs d'Etat d'autres pays comme la France, l'Allemagne, l'Espagne ou la Russie.
Eversim a été fondée en 2004 par André et Louis-Marie Rocques et Pascal Einsweiler et est basé à Noisiel (Seine-et-Marne), à l'est de Paris.

ANNE SAINT CLAIR: Obama n'a peur de rien

" Deux ou trois choses vues d'Amérique ": Obama n'a peur de rien
...Et surtout pas des esprits brillants qui pourraient lui faire de l'ombre, et dont il a compris intelligemment qu'ils ne pourront que lui donner encore plus de lustre et d'autorité.
On peut avoir de l'admiration pour les Hommes d'Etat - et croyez moi, ils sont peu nombreux - qui sont assez sûrs d'eux-mêmes pour accepter d'être entourés de gens de premier ordre. C'est le sens de l'équipe de Sécurité Nationale que vient de se choisir Obama.
Il aurait pu choisir la facilité en ne nommant pas Hillary comme seconde voix de l'Amérique après lui.
Il aurait pu choisir le confort en ne gardant pas Gates, celui qui fut sous Bush le ministre de la Défense.
Il aurait pu choisir la tranquillité en nommant au poste de NSA (National Security Adviser) un proche plutôt que Jones, le général ami de McCain.
Il a choisi la Raison d'Etat, ce qui est toujours le meilleur choix, mais le moins facile.
Il avait - et Hillary aussi - un petit sourire ce matin quand les journalistes ont demandé quel effet cela faisait de choisir celle qui avait dit de lui qu'il avait peu d'expérience et dont il avait dit lui-même que ses prétentions à connaître la planète étaient un peu exagérées. Ils avaient tous les deux raison de sourire car ils savent qu'ils devront donner le meilleur d'eux-mêmes, au delà des querelles de campagne pour gouverner un pays qui a besoin qu'on lui rende l'espoir.
Hé bien, chapeau au Président élu. Les Américains peuvent être fiers. C'est sans doute la première de ses décisions vraiment impressionnantes. Vivement la fermeture de Guantanamo!

Pourquoi Obama est toujours plus populaire

Pourquoi Obama est toujours plus populaire - Influences, confluences et circonvolutions - Blog LeMonde.fr
Alors que l’essentiel du gouvernement Obama est maintenant connu, au lendemain de la nomination d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat, nombres d’observateurs ici commencent à se poser des questions sur la politique d’Obama. Certains s’interrogent sur la réalité du « changement » que le nouvel élu va mettre en place. Un éditorial d’un célèbre quotidien du soir doute de l’intention d’Obama de se faire une politique pro-européenne (éditorial du Monde, 3 décembre 2008).
Or la situation est simple. Barack Obama agit en politique, en centriste et en Américain. Et si cela semble en surprendre plus d’un de notre côté de l’Atlantique, cela ne peut être que la résultante des illusions que de trop nombreux commentateurs ont projeté et continuent de projeter sur le 44ème président élus des Etats-Unis.
Obama agit d’abord en politique, non en idéaliste. Les efforts qu’il a déployés pour intégrer dans son équipe, Hillary Clinton, au poste de Secrétaire d’Etat en fournit la principale illustration. Sa motivation est de ne pas laisser son ex-adversaire opérer un travail de sape de l’action gouvernementale depuis le Sénat où elle est solidement implantée et où elle dispose de précieux relais. Une autre illustration est la nomination de Bill Richardson, gouverneur du Nouveau Mexique, ancien concurrent au sein des primaires démocrates, au poste de secrétaire d’Etat au Commerce. Avoir ses ennemis avec soi plutôt que contre soi est une ancienne recette politique qui fonctionne toujours. Et rien de plus efficace pour les neutraliser que de leur confier des postes pour les forcer à se solidariser avec l’action du président. Ceci présente des risques, mais Obama a acquis suffisamment de poids politique grâce à une élection confortable pour pouvoir se permettre de s’entourer de poids lourds. Comme le souligne très bien Anne Sinclair sur son blog , Obama n’a pas peur de s’entourer d’esprits brillants qui le mettront en valeur.
Obama agit comme un centriste, non pas seulement en démocrate. En réservant sa première audience de président à John McCain, dont il entend se faire un allié au Sénat. En nommant le Général Jones, proche ami de McCain comme conseiller à sécurité nationale. Et en intégrant dans son équipe gouvernementale, le républicain Robert Gates à un poste aussi important que celui de la défense. Autant de signaux d’une politique extérieure plutôt ferme. Une politique avec pour ligne directrice les directions du président démocrate. Avec une mise en oeuvre dans le domaine de la défense menée par des Républicains pour ne pas souffrir de l’accusation de déficit de patriotisme. Mais Obama ne néglige pas non plus son aile gauche. Il a confié à Tom Dashle, « liberal » parmi les Démocrates, le ministère en charge de la réforme du système de santé et de l’assurance maladie. Une réforme sociale majeure pour le candidat. Elu avec le large soutien des démocrates de toutes tendances, Obama n’entend pas se laisser enfermer par une majorité trop majoritaire. En ouvrant au centre, il souhaite se donner les marges de manœuvre les plus ouvertes possibles. Il n’applique là encore que de vieilles recettes. Mais il les applique d’entrée de jeu et sans hésiter.
Enfin, Obama agit avant tout pour les Américains, non pour le reste du monde. Résultat de son action et de son positionnement, il ne fait qu’accroître sa popularité auprès des Américains.

Kissinger salue les choix d'Obama pour son équipe de sécurité nationale

Kissinger salue les choix d'Obama pour son équipe de sécurité nationale
WASHINGTON - L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger a salué les choix du président élu Barack Obama pour former son cabinet chargé des questions de sécurité nationale, soulignant que nommer des personnalités aussi indépendantes "nécessitait du courage".
Dans une tribune publiée vendredi par le Washington Post, Henry Kissinger félicite M. Obama d'avoir nommé Hillary Clinton secrétaire d'Etat, d'avoir reconduit dans ses fonctions le secrétaire à la Défense de George W. Bush, Robert Gates, et d'avoir nommé le général James Jones conseiller à la sécurité nationale.
"Il fallait du courage au président élu pour choisir cet aréopage, ainsi qu'une grande confiance en soi, deux qualités essentielles pour affronter les défis consistant à instiller de l'ordre dans un système international morcelé", écrit l'ancien conseiller à la sécurité nationale et secrétaire d'Etat de Richard Nixon et de Gerald Ford, qui avait soutenu le républicain John McCain pendant la campagne présidentielle.
"Dans de telles circonstances, faire fi du bon sens populaire peut s'avérer nécessaire à la créativité. Obama aussi bien que la future secrétaire d'Etat, la sénatrice Hillary Clinton, ont dû arriver à la conclusion que le pays, et leur engagement au service du public, requéraient leur coopération".
M. Kissinger a dédramatisé le concept d'"équipe de rivaux" utilisé pour décrire le tandem formé par Barack Obama et son ancienne rivale démocrate pendant les primaires. "Les secrétaires d'Etat n'ont d'influence que s'ils sont perçus comme une extension du président. Tout autre mode de fonctionnement affaiblit le président et marginalise le secrétaire d'Etat", souligne-t-il.
Henry Kissinger énonce au passage quelques conseils. "Une politique étrangère efficace --et un rôle important joué par le secrétariat d'Etat dans sa conduite--, nécessitent que le président et le secrétaire d'Etat partagent les mêmes vues sur l'ordre international, la stratégie globale et les décisions tactiques", dit-il.
"Les désaccords, inévitables, doivent être réglés en privé; en effet, l'aptitude du secrétaire d'Etat à mettre en garde ou à mettre en doute est directement corrélée à la discrétion avec laquelle il apporte ces remarques", écrit-il encore.
M. Kissinger fait par ailleurs l'éloge du futur conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones, un ancien commandant de l'Otan et du corps des Marines, estimant que son rôle dans la politique de sécurité nationale s'appuiera sur "une expérience vaste et presque unique".
(©AFP / 05 décembre 2008 16h30)

R Kelly chante pour Obama - Gala

R Kelly chante pour Obama - Gala
Le chanteur a écrit une chanson spécialement pour le 44e président des USA

Obama, le digne héritier de Roosevelt ?

Obama, le digne héritier de Roosevelt ? - Blogs Elections Américaines
[ 08/12/2008 - 15h29 ]
Le 44ème Président des Etats-Unis n’a pas de temps à perdre. Avec Hillary Clinton au département d’Etat et Robert Gates à la Défense, Barack Obama a déjà quasiment bouclé son cabinet, avec presque deux mois d’avance sur son investiture, qui aura lieu le 20 janvier, à Washington, en présence de la chanteuse américaine Beyoncé, du rappeur Jay-Z et de Leona Lewis. En 1992, Bill Clinton n’avait pas procédé à sa première nomination avant décembre. Mais c’est à un autre ancien Président que fait penser aujourd’hui Barack Obama, à moins de 50 jours de son intronisation officielle à la Maison Blanche. Même s’il préfère souvent s’inspirer du fils de fermiers quakers, Abraham Lincoln, _pour son éloquence et son esprit d’ouverture_, c’est évidemment à Franklin Delano Roosevelt, le père du New Deal, que fait songer Obama. D’abord parce que nous sommes en période de profonde récession, mais aussi parce que, hormis le cas unique de JFK, seul le 32ème Président des Etats-Unis peut être comparé au 44ème en termes de charisme et d’expectatives. Le magazine « Time » ne s’y est d’ailleurs pas trompé en faisant récemment sa couverture sur un Obama au sourire rayonnant déguisé en Franklin Roosevelt, saluant la foule, à l’arrière de sa limousine d’époque.Barack Obama a confessé lui-même, lors de sa première interview à l’émission 60 Minutes de CBS depuis l’élection, s’être plongé dans un livre sur les 100 Premiers Jours de Roosevelt écrit en 2006 par un reporter de Newsweek. Le parallèle est troublant. Les deux hommes sont tous les deux des juristes issus de Harvard, connus pour leur éloquence et leur sens du verbe, et tous deux ont succédé à des administrations républicaines en pleine débâcle, avec Herbert Hoover en 32 et Georges W.Bush aujourd’hui. Comme Roosevelt en 1933, Obama a promis un vigoureux Plan de relance de 500 à 700 milliards de dollars pour relancer la croissance et créer 2,5 millions d’emplois d’ici 2011. Il veut investir dans les infrastructures et les énergies renouvelables. Ses priorités restent de juguler la crise financière, mais aussi d’investir dans l’éducation et la santé, tout en lançant son grand Plan vert d’investissement massif dans les énergies propres. Cela dit, il n’est pas sûr que l’équipe d’Obama souhaite se forcément se référer au New Deal de Roosevelt, d’abord parce qu’elle ne souhaite pas déprimer les Américains en faisant référence à la Grande Dépression de 29, et aussi parce que le succès du New Deal de Roosevelt a été relatif.Selon les historiens américains, il n’y a pas de preuve éclatante que le New Deal ait eu une réelle efficacité dans la lutte contre la crise qui a duré jusqu’à la veille de la deuxième guerre mondiale. Malgré les grandes réformes sociales de Roosevelt, il a fallu attendre 1943 pour que le chômage retombe sous son niveau de 1929. Mais c’est par le ton de sa voix à la radio, sa voix de velours, la même que celle de Barack Obama, que Franklin Roosevelt avait rassuré le peuple américain. Il a fallu attendre le second New Deal, de 1935 à 1938, pour connaître les grandes réformes structurelles. Certains conseillent à Barack Obama de s’inspirer de la fameuse formule de Roosevelt dans son discours d’investiture de 1933 : The only thing we have to fear is fear itself » (la seule chose que nous ayons à craindre c’est la crainte elle-même). Mais il reste à savoir de quelle facette de Roosevelt, qui était à la fois baptisé le Lion et le Renard, il héritera. « Il n’y a pas de comparaison possible avec la Grande Dépression en termes de sévérité », a lancé récemment ben Bernanke, le patron de la Réserve fédérale. Espérons qu’il n’aura pas tort.Pierre de Gasquet (à New York)

la Silicon Valley mise sur Obama - ENERGIE RENOUVELABLE POLITIQUE ECONOMIQUE

Energies renouvelables : la Silicon Valley mise sur Obama - ENERGIE RENOUVELABLE POLITIQUE ECONOMIQUE
[ 08/12/08 ]
Barack Obama est l'absent le plus présent dans les discours de la conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se poursuit à Poznan. Lors de sa dernière allocution vidéo diffusée sur Internet, Barack Obama a réaffirmé ses grandes ambitions en la matière. Sitôt installé à la Maison-Blanche, il a promis de lancer ce fameux plan dont il avait dévoilé les contours pendant la campagne. Objectif : investir 150 milliards de dollars d'argent public sur dix ans, ce qui créera 2,5 millions d'emplois « pour construire des fermes d'éoliennes, des voitures et des technologies propres et se passer ainsi du pétrole étranger ».
Ce programme ne sort pas brusquement d'un chapeau. En réalité, tout a commencé en janvier 2005. Bien avant qu'il ne se lance dans la course présidentielle, le sénateur du Michigan était venu tester ses grandes idées politiques dans la Silicon Valley. Déjà sûr de lui, disent ses interlocuteurs de l'époque, il expliquait comment il ferait sortir l'Amérique de la guerre en Irak ou réformerait le système de santé américain afin de le rendre universel.
S'exprimant devant des dirigeants de grandes entreprises, à l'université de Stanford, il a aussi rencontré beaucoup de patrons de start-up et de nombreux investisseurs. La plupart ont été subjugués par son enthousiasme et son charisme. Au point de ne pas le considérer en homme politique comme les autres. « La Silicon Valley l'a perçu comme un investissement dans une très prometteuse start-up », résume aujourd'hui John Roos, le PDG de Wilson Sonsini Goodrich & Rosati, la plus puissante firme d'avocats d'affaires de la région, qui compte parmi ses clients HP ou Apple, mais aussi des centaines de start-up technologiques.
Au fur et à mesure que ses ambitions politiques se concrétisaient, les élites locales ont patiemment aidé Barack Obama à se forger une conviction sur l'action à mener en faveur des énergies renouvelables puis à construire le programme qu'il a proposé pendant sa campagne. « Nous l'avons «bassiné» sans relâche sur ces sujets », reconnaît aujourd'hui Wade Randlett.
Pourquoi un tel « investissement » ? Parce que la région elle-même mise gros sur ces nouvelles technologies. La preuve : sur le milliard de dollars investi par le capital-risque américain en faveur de ces nouvelles technologies au troisième trimestre de cette année, plus de la moitié l'a été en Californie. Une vingtaine de start-up « clean tech » de la Silicon Valley en ont directement profité, comme Recurrent Energy (75 millions) ou GreenVolts (30 millions). San Jose, considérée comme la capitale de la Silicon Valley, a décidé de devenir la première ville totalement « verte » des Etats-Unis. En n'utilisant, à terme, que de l'électricité produite par des énergies renouvelables, de l'eau 100 % recyclée et en établissant une charte environnementale que tous les habitants devront s'engager à adopter... La ville est même en train de constituer autour de firmes vedettes, comme Sun Power ou Tesla Motors, un cluster de start-up « clean tech », le plus important des Etats-Unis. Elle a pratiquement cédé le terrain qui permettra à Tesla de construire en série son modèle de voiture électrique pour monsieur-tout-le-monde. Un investissement de 250 millions de dollars...
Cet engagement aussi bien économique que financier et industriel nécessite toutefois un relais politique au plan national. Pour la première fois, la région a besoin de Washington pour créer un environnement législatif favorable à ces technologies. D'où le rôle éminent déjà offert à Al Gore dans la Silicon Valley : prix Nobel de la paix pour son action en faveur du développement durable, il a conservé une grande influence au Sénat.
Maintenant que « son » candidat est à la Maison-Blanche, la région espère des retombées immédiates de son soutien précoce. L'une des premières mesures qui pourrait être annoncée dès le début de l'année prochaine sera d'autoriser la Californie à appliquer sa loi, qui fixe à un seuil plus contraignant qu'au niveau fédéral les seuils d'émission de gaz toxiques. Jusqu'ici, le Golden State avait réclamé sans succès à l'administration Bush un « waiver » (une dispense), dont le but est de fixer un cap particulièrement exigeant aux industriels pour qu'ils réduisent leurs niveaux de pollution de façon drastique. Le gouverneur Schwarzenegger, qui a promulgué cette loi, estime que son application immédiate stimulerait considérablement l'innovation technologique dans son Etat.
Mais la région attend davantage. Pour devenir, comme elle s'y prépare, la capitale mondiale du secteur, la Silicon Valley a besoin du plan Obama. Seul un plan d'envergure permettra les investissements indispensables pour transformer ces technologies en solutions économiques viables. « Ce plan bénéficiera en priorité à la Silicon Valley », admet la députée de San Jose, Zoe Lofgren. Reste à savoir si la crise actuelle permettra de conserver les mêmes priorités politiques.
Michel Ktitareff est correspondant des « Echos » à Palo Alto

« l'audace d'espérer » de Barack Obama - Le JOURNAL CHRETIEN

Christianisme : « l'audace d'espérer » de Barack Obama - Le JOURNAL CHRETIEN
7 décembre 2008
Le président américain élu a forgé son engagement et ses convictions, notamment au contact d’une Eglise protestante noire à Chicago. Dans le journal Le Temps, Henry Mottu, professeur honoraire de l’Université de Genève, a dépisté les sources bibliques de son « audace d’espérer ».
Après la victoire électorale de Barack Obama, il est intéressant de revenir sur les racines bibliques de la foi du futur président américain.
Barack Obama cultive une conception vivante, non statique, du texte biblique. Voici ce qu’il écrit dans The Audacity of Hope au chapitre 6 intitulé : « Foi » : « Quand je lis la Bible, je le fais avec la conviction qu’il ne s’agit pas d’un texte statique mais de la Parole vivante (the Living Word) et que je dois être continuellement ouvert à de nouvelles révélations... » Cela explique ses convictions « libérales » (au sens américain) sur l’avortement, le mariage homosexuel ou la guerre. « Je ne suis pas contre toutes les guerres, mais contre les guerres stupides. » Voilà qui permettra au candidat d’ouvrir explicitement l’identité de la nation américaine à la pluralité des traditions religieuses qui la composent, qu’elles soient bouddhiste, musulmane et même non croyante. Une première pour un politicien aux Etats-Unis.
Le message d’une Eglise noire
Le titre de son ouvrage-programme The Audacity of Hope (« L’audace d’espérer ») vient d’un sermon de son pasteur Jeremiah Wright sur un passage biblique très précis : I Samuel 1, qui raconte comment Anne, stérile et désespérée, prie le Seigneur de lui donner un enfant, osant présenter sa requête auprès de Dieu malgré son malheur.
Le pasteur insistait sur la figure d’Anne, qui deviendra la mère du prophète Samuel. Elle se sent humiliée, se croit finie, et insiste pourtant auprès de Dieu pour être exaucée. La description de l’attitude d’Anne ressemble trait pour trait à la condition de la femme noire des ghettos : « Comme Anne, nous avons connu des temps amers. Quotidiennement, nous faisons face au rejet et au désespoir. Et pourtant elle a osé espérer! » C’est ce sermon qui convertit Obama au christianisme, comme il le raconte dans sa biographie (Dreams from my Father) au chapitre 14. Il est évident que les Noirs de la Trinity United Church of Christ pouvaient s’identifier immédiatement à Anne, l’humiliée, qui pleure et refuse de manger, qui s’épanche devant le Seigneur pour le faire fléchir et recevoir de lui un enfant.
Dans la suite du texte biblique (I Samuel 2), vient le cantique d’Anne avec cette désignation significative de Dieu : « Le Seigneur relève le faible de la poussière et tire le pauvre d’un tas d’ordures, pour les faire asseoir avec les princes et leur attribuer la place d’honneur (...), car ce n’est point par la force qu’on triomphe, mais par l’audace d’espérer. » Tel est le message au monde de l’Eglise noire, cette « communauté de mémoire », à laquelle Obama appartient.
Dépasser les clivages religieux
Plus récemment, le discours prononcé à Philadelphie en mars dernier contient de nombreuses allusions à la religion. Obama y redit ce que tout le monde sait – ou devrait savoir – aux Etats-Unis : « Le moment le plus racialement séparé de la vie américaine est le dimanche matin à 11 heures », l’heure du culte. Par son discours universaliste, le président élu veut justement commencer par dépasser les clivages d’abord religieux, cultuels, et donc sociaux et raciaux. Une religion étroite divise, une religion ouverte sur le monde unit.
C’est ce qui va le séparer du pasteur Wright. Barack Obama ne lui a jamais reproché de lutter pour le droit et la reconnaissance des Noirs, mais d’en rester à une conception statique de la race, comme si les choses n’avaient pas, malgré tout, évolué dans le bon sens. Il ne faut pas, disait Obama, se laisser trop charger par le passé (overburdened by the past), mais oser, faire le pari que désormais les races vont pouvoir enfin se réconcilier. La différence entre Wright et Obama vient du fait que le premier exalte le radicalisme de la fin de la vie de Martin Luther King, quand le grand leader noir accusait les Etats-Unis de perpétrer dans le monde l’injustice et l’impérialisme (la guerre du Vietnam), alors que Barack Obama puise son énergie dans des textes comme la « Lettre de la prison de Birmingham » de 1963, laquelle, plus modérée, en appelle à la collaboration avec les Blancs convaincus. Cette reprise complexe et parfois contradictoire de l’histoire, interne aux intellectuels et théologiens noirs, explique la situation actuelle et l’évolution exemplaire de la personne même d’Obama. La foi de ce politicien, fondée sur les témoignages bibliques interprétés dans leur esprit, non dans leur lettre, voilà ce qui peut fonder notre espérance à nous aussi, chrétiens européens, aux prises avec les fondamentalismes et les fanatismes de tous bords. Oui, nous pouvons espérer !
Henri Mottu/ Vie protestante

vendredi 5 décembre 2008

Cuba prêt à discuter avec Obama sans "carotte ni bâton"

AFP: Cuba prêt à discuter avec Obama sans "carotte ni bâton"
Les autorités cubaines pourraient discuter avec le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, à condition qu'il ne pratique pas la politique du bâton et de la carotte, affirme Fidel Castro dans un article publié jeudi sur le site Cubadebate.
"Avec Obama on peut discuter où il le souhaite (... mais) il doit se rappeler que la théorie de la carotte et du bâton ne fonctionne pas dans notre pays", écrit le leader maximo dans un article intitulé "Naviguer à contre-courant".
"Les droits souverains du peuple cubain ne sont pas négociables", insiste Fidel Castro, âgé de 82 ans.
Durant sa campagne électorale, Barack Obama s'était dit disposé à discuter avec les dirigeants cubains.
Le président cubain Raul Castro, qui a succédé à son frère à la tête de l'Etat, avait récemment indiqué qu'il était prêt à rencontrer Barack Obama "en terrain neutre", peut-être Guantanamo, selon des propos rapportés par l'acteur américain Sean Penn.
Concernant la possibilité que les Etats-Unis lèvent l'embargo sur Cuba "nous en acceptons le défi", avait déclaré Raul Castro, soulignant la patience des Cubains dont "70% sont nés alors que l'embargo existait déjà".
Père de la Révolution cubaine de 1959 qui a défié sur son île dix présidents américains, Fidel Castro a dû renoncer au pouvoir en février dernier pour des raisons de santé, mais reste très influent auprès notamment de son frère Raul qui lui a succédé à la tête de l'Etat cubain.
Durant la campagne électorale américaine, Fidel Castro avait clairement pris parti pour le démocrate Barack Obama, qui s'était déclaré favorable à une détente avec l'île communiste soumise depuis 1962 à un embargo américain.

Michelle Obama: une First Lady à la mode

Michelle Obama: une First Lady à la mode - Gala
Les créateurs se battent pour habiller la black beauty

Obama donne un nouveau visage à la justice

Courrier international, ÉTATS-UNIS • Obama donne un nouveau visage à la justice
En nommant Eric Holder à la tête du ministère de la Justice, le nouveau président entend tirer un trait sur les années Bush. Il veut redorer le blason d'une institution dont la crédibilité a été largement entamée ces dernières années.
Eric Holder, le premier Africain-Américain à être nommé ministre de la Justice, a déjà fait figure de précurseur dans sa carrière. Il a été le premier Noir à être procureur général, vice-ministre de la Justice et ministre de la Justice par intérim pendant les quatorze derniers jours du gouvernement Clinton. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, Eric Holder apportera au ministère une nouvelle perspective sur les disparités raciales qui entachent le système pénal américain. Après avoir espionné Martin Luther King pendant les premières années du mouvement des droits civiques, le ministère de la Justice est progressivement apparu, sous la direction de Robert Kennedy, comme une force décisive pour préserver les libertés civiques et le droit de vote. Mais il n'avait jamais eu un Noir à sa tête. Les Africains-Américains seront "ravis" de la désignation de Holder, estime Kurt Schmoke, le doyen de la faculté de droit de l'université Howard. "Le ministère de la Justice a toujours cherché à aider la communauté africaine-américaine à combattre le racisme", explique cet ancien maire noir de Baltimore. "Il sera sensible à l'idée que le système n'a pas toujours été juste avec certains." Même si l'arrivée d'Eric Holder à la tête du ministère de la Justice a une grande importance symbolique sur les plans politique et culturel, ses amis et les analystes pensent que son mandat de premier responsable de l'application de la loi devrait être davantage fonction de préoccupations d'ordre politique que de questions raciales. Il sera confronté à des questions de politique comme les mesures à prendre vis-à-vis des derniers terroristes présumés détenus à Guantanamo, et l'opportunité d'adopter de nouvelles règles judiciaires pour les interrogatoires et la mise sur écoutes des suspects. Eric Holder comptait parmi les farouches détracteurs de l'administration du ministère de la Justice par le gouvernement Bush. Au cours d'une allocution prononcée cette année devant l'American Constitution Society for Law and Policy (ACS), il a dénigré la manière dont le gouvernement avait invoqué la loi pour justifier certaines tactiques employées dans des prisons américaines contre des terroristes présumés, un problème auquel il devra faire face une fois qu'il sera à la tête du ministère de la Justice. Il a qualifié d'"excessifs et illégaux" les efforts pour contrôler secrètement les citoyens américains et l'usage de modes d'interrogatoires discutables. "Les pratiques inutilement brutales et illégales qui sont les nôtres dans la guerre contre le terrorisme ont nui à notre réputation dans la communauté mondiale et fragilisé plus que renforcé notre sécurité", a-t-il dit aux délégués lors de la convention annuelle de l'ACS. Des démocrates du comité judiciaire du Sénat et des groupes de libertés civiques considèrent que Eric Holder va contribuer à améliorer l'image du ministère. "Après les scandales qui ont entamé la confiance du public à l'égard du ministère de la Justice – et sapé le moral de ses membres les plus dévoués – il était particulièrement opportun de faire appel à une personnalité qui jouit de l'admiration générale au sein du ministère", observe le sénateur démocrate du Vermont Patrick Leahy, président du comité judiciaire du Sénat, qui a qualifié d'"historique" la nomination de Holder. En annonçant la nomination de Holder, le 1er décembre, Barack Obama a déclaré qu'il a "le talent et la volonté de réussir dès le premier jour, ce qui est encore plus important dans une période de transition qui requiert une grande vigilance. Eric a aussi ce mélange de ténacité et d'indépendance dont le ministère de la Justice a besoin. Le ministre de la Justice sert le peuple américain. Et je suis sûr qu'Eric protégera notre peuple, renforcera la confiance publique et se conformera à notre Constitution."
Donna Leinwand et Kevin Johnson
USA Today

Etats-Unis: une parlementaire raccroche au nez d'Obama, croyant à un canular

Etats-Unis: une parlementaire raccroche au nez d'Obama, croyant à un canular, actualité Insolites : Le Point
Une représentante républicaine de Floride, Ileana Ros-Lehtinen, a raccroché deux fois au nez du président élu américain Barack Obama qui l'appelait pour la féliciter de sa réélection, croyant à un canular téléphonique.
"Malheureusement, oui, j'ai raccroché au nez du président élu deux fois", a déclaré Mme Ros-Lehtinen à la chaîne de télévision ABC.
"C'était plutôt gênant... oups! désolée!", a-t-elle ajouté.
Elle a ensuite fait de même avec le futur secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, l'un de ses anciens collègues à la Chambre des représentants.
M. Obama a finalement réussi à lui parler après avoir demandé à un autre parlementaire de lui téléphoner.
Mme Ros-Lehtinen a expliqué qu'elle avait pensé au canular dont avait été victime la candidate à la vice-présidence républicaine Sarah Palin, de la part

jeudi 4 décembre 2008

Poutine confiant dans l'avenir de la Russie et dans Obama - L'Express

Poutine confiant dans l'avenir de la Russie et dans Obama - L'Express

Robert Gates se dit impressionné par Barack Obama

Blog d'Elise - Robert Gates se dit impressionné par Barack Obama - Un blog Continental News
Robert Gates se dit impressionné par Barack Obama
Publié le 04/12/2008 13:35 dans America 2008 - Lien permanent

Barack Obama a confirmé Robert Gates dans ses fonctions de Secrétaire à la Défense. C'est la première fois qu'un Membre du Gouvernement est maintenu à son poste pendant une alternance. Ce qui n'a pas manqué de provoquer des spéculations et la question à Barack Obama sur les raisons du maintien de Robert Gates en poste. Sous-entendu, y aurait-il des raisons cachées ?

A question sousentendue, réponse sousentendue. Le Président élu a répondu qu'il n'avait pas vérifié pour qui Robert Gates avait voté. Lire ici : Le coup d'éclat de Barack Obama. Du coup, les journalistes se sont tournés vers Robert Gates pour lui poser directement la question. Pour qui avez-vous voté aux présidentielles ? Réponse de Robert Gates : j"'ai voté républicain". Question : nulle part, il n'est mentionné que vous êtes républicain. Réponse : "Je ne suis pas enregistré comme membre d'un parti, mais je me considère comme Républicain et, jusqu'à ce lundi, date de sa confirmation au poste par Barack Obama, mes principales affectations ont eu lieu sous des Présidences républicaines. J 'ajoute que ,depuis 60 ans que le poste de Secrétaire à la Défense existe, je suis le premier à être maintenu en poste par un nouveau Président et je remercie le Président élu Barack Obama pour sa confiance en moi".

Question : Pourquoi n'êtes-vous pas enregistré en tant que tel ?
Réponse : "Lorsque j'étais à la CIA, il m'a semblé que, en tant qu'officier des services de l'espionnage et de l'Intelligene, tout comme pour un officier militaire, je ne devais pas avoir d'étiquette politique. En fait, je devrais être apolitique". Pendant plus de 20 ans, Robert Gates a travaillé à la CIA et au Conseil de la Sécurité Nationale. Il a refusé l'offre du Président George W. Bush de servir comme Secrétaire du Département de la Sécurité Nationale, poste créé en réponse aux attaques terroristes du 11 Septembre. En Décembre 2006, il a remplacé Donald Rumsfeld comme Secrétaire à la Défense.

Robert Gates se déclare Républicain sans être enregistré dans ce parti. Il a toujours voté Républicain y compris aux dernières présidentielles. En tant qu'officier de la CIA, durant 20 ans il n'avait pas le droit d'afficher son étiquette politique.
Il est le premier Secrétaire d'Etat à être maintenu en poste lors d'une alternance présidentielle. Barack Obama sera le 8ème Président avec qui il va travailler. Robert Gates s'est dit impressionné par la manière dont Obama envisage de mener la Défense des Etats-Unis et il se réjouit d'avance de travailler avec Barack Obama.


Après avoir élucidé ce premier mystère sur la couleur politique de Robert Gates, il restait un deuxième mystère à élucider. Question : quand et comment avez-vous eu des contacts avec le Président élu ?

Réponse : Nous nous sommes rencontrés le jour où il est venu à Washington à la Maison Blanche. Nous nous sommes rencontrés à son retour de la Maison Banche à la caserne des pompiers de l'aéroport Reagan. Et c'est là que nous avons eu cette discussion sur mon maintien en poste à l'abri des regards indiscrets. Nos véhicules avaient été dissimulés à l'intérieur des camions. Les reporters qui accompagnaient le Président élu le 20 Novembre dernier n'ont vu que du feu. Ceci étant, le Président élu est le 8ème Président pour qui je vais travailler et tout ce que je peux dire est que je m'en réjouis d'avance.

Question : Qu'est-ce qui vous a décidé ?
Réponse. J'ai été impressionné par les déclarations du Président élu. Il a exprimé son désir de parvenir à un retrait des troupes de l'Irak sur 16 mois. Il a ajouté qu'il voulait que ce retrait se fasse de manière réfléchie. Et pour cela, il sera à l'écoute des Commandants. Je crois que c'est exactement la position que le Président élu devrait avoir.

J'ai également été impressionné par sa capacité à venir à la rencontre de l 'amiral Mullen, de s'asseoir et de s'entretenir avec lui et par sa volonté de maintenir un dialogue régulier avec les décideurs, les chefs et les commandants de l'armée. Robert Gates s'est également dit impressionné par le désir de Michelle Obama de s'associer aux familles des militaires.Je prends tout ceci comme autant de signes positifs pour nos hommes et femmes en uniforme sur la manière dont le nouveau Commander-in-Chief envisage ses responsabilités en tant que Général des armées mais aussi en tant qu'individu pour qui tous ces hommes et femmes servent.

Durant la campagne, les commandants du Pentagone ont moqué l'idée d'un retrait des troupes de l'Irak sur 16 mois. Après l'élection de Barack Obama, le ton de ces mêmes officiers du Pentagone a changé. L'accord entre les généraux de la guerre et le gouvernement irakien indique que toutes les troupes américaines devraient quitter l'Irak à l'horizon 2001. Ce qui a rendu crédible et réaliste le calendrier de Barack Obama.

L'actualité rattrape donc le Pentagone. Robert Gates a rappelé que les attaques terroristes de Mumbai visait les Américains et les Britanniques. Malheureusement, la plupart des victimes sont indiennes. Il est donc important de trouver les responsables et de prévenir de telles attaques afin qu'elles ne se reproduisent plus. Les Etats-Unis doivent renforcer leur partenariat avec le Pakistan qui doit s'impliquer dans cette coopération. Condoleezza Rice, en déplacement en Inde, a obtenu cet engagement officiel du Pakistan alors même même que l'Inde accuse publiquement les terroristes de provenir du Pakistan où ils ont reçu un entraînement du groupe terroriste Lashka-e-taeba dont on suspecte les liens avec Al Qaeda. Lire ici l'entretien de l'Ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis qui appelle à une coopération entre l'Inde, le Pakistan et les Etats-Unis. Pour Mr. L'Ambassadeur Husain HAQQANI, les trois pays sont liés dans ces évènements. C'est ce que Robert Gates a semblé confirmé Mardi dernier au Pentagone. A cette même réunion de debriefing, il a indiqué que l'Afghanistan sera la priorité de l'Administration d'Obama. Mais les Afghans doivent comprendre qu'il s'agit de leur responsabilité avant tout. « Il est capital pour nous de tout mettre en oeuvre pour que les Afghans comprennent que ce combat est le leur et qu'ils doivent être en première ligne ».

Robert Gates a promis d'être un Secrétaire à la Défense critique face aux challenges futurs concernant le budget des acquisitions et des achats, la stratégie de la guerre, la prise en charge des blessés de guerre, les besoins des combattants, l'importance de la modernisation des équipements et tous les projets qui iront dans le sens d'une amélioration. Tous ces challenges demandent l'attention personnelle du Secrétaire de la Défense et ils l'auront. En cela, il est totalement en accord avec la ligne indiquée par Barack Obama qui veut une armée mieux entraînée, mieux équipée et qui intervient avec un ordre de mission clair.Au même moment, Georges Bush fait un aveu terrible : Le Président G.W. Bush n'était pas préparé à la guerre. Et, même après avoir compris que le rapport qui faisait état de l'existence des armes de destruction massive en Irak était faux, il n'a pas su faire marche arrière. Une chose est de se tromper, un autre est de persister dans l'erreur. Le Président G.W. Bush souhaite d'ores et déjà l'indulgence de l'Histoire. Le problème c'est que le nombre de marines décédés dépassent déjà les 2 000 morts. Et ça, les familles n'oublieront jamais, même si Bill Clinton avait répondu à McCain que "personne n'était vraiment prêt pour la fonction de Président". C'était au moment où McCain se demandait dans ses spots de campagne si Barack Obama était "ready do lead". A en croire Robert Gates, la réponse est positive. Malgré tout, on n'est jamais assez prudent.

''Le seul patron? Obama''

''Le seul patron? Obama'' - Etats-Unis, Barack Obama, Hillary Clinton - Toute l'actu sur Lejdd.fr
Par nicole bacharan, nicolebacharan
Barack Obama a mis fin au suspense en nommant Hillary Clinton au poste de secrétaire d'Etat. Les adversaires d'hier vont travailler main dans la main. Mais la présence de nombreux "Clintoniens" n'est-elle pas en contradiction avec le changement prôné par le démocrate durant la campagne?
La nomination d'Hillary Clinton est à la fois surprenante et cohérente. C'est surprenant que l'un et l'autre aient réussi à passer outre les rivalités de la campagne. Mais l'estime mutuelle n'est pas de façade. Il n'y a peut-être pas de chaleur humaine entre eux mais il y a une vraie estime humaine et politique. Ils se respectent profondément. Ils ont appris à se connaître en tant qu'adversaires et ils ont eu l'intelligence de mesurer leurs qualités respectives. Ce sont deux grands animaux politiques.C'est cohérent parce que Barack Obama est profondément un centriste. Il ne va pas révolutionner les relations internationales des Etats-Unis. Il va appliquer une politique pragmatique et modérée. Il a choisi de très fortes personnalités mais il n'y a aucun idéologue. Ce sont tous des pragmatiques. Il y a un seul patron, c'est Obama. Il n'y a aucun doute là-dessus.Washington, "c'est la jungle"Sur certains sujets, comme l'Irak, Barack Obama, Hillary Clinton et Robert Gates (confirmé à la Défense, ndlr) ont eu des positions différentes. Mais toutes ces positions sont passées au filtre de la réalité politique en Irak. Un nouvel accord a été signé entre les Etats-Unis et les Irakiens. Le retrait est amorcé. Pour Obama, Clinton et Gates, il est évident que le retrait est le but à terme. Mais aucun des trois n'a une position absolue sur une date précise.La présence de nombreux "Clintoniens" dans l'équipe de transition d'Obama est un peu en contradiction avec sa campagne centrée sur le changement. Mais il y a toujours un peu de contradiction dans les campagnes électorales. On met en avant le terme le plus séduisant pour l'électorat. Et puis après Bush, il n'y avait pas d'aspiration plus évidente que le changement. Obama n'a pas l'illusion ou la naïveté d'un Carter en 1976 voire d'un Clinton en 1992 qui pensaient pouvoir avoir le changement avec des personnes qui n'avaient pas l'expérience de Washington. C'est une administration colossale. Il y a des milliers de gens. Les rapports de force sont extrêmement compliqués. C'est la jungle. Le changement, c'est Barack Obama, l'expérience, ce sont les autres.Hillary "ne sera jamais présidente"Quant à Hillary Clinton, je pense que c'est la fin de ses aspirations présidentielles. Elle l'avait déjà laissé entendre. Obama a été très bien élu. La logique politique et historique voudrait qu'il soit réélu. Dans huit ans, elle aura 70 ans. Elle ne sera jamais présidente des Etats-Unis. Elle sort donc par le haut en assumant des fonctions extrêmement importantes.Concernant le président sortant, c'était la seule manière digne de partir (ses regrets, sur ABC, ndlr). Mais je suis étonnée qu'il le fasse. Toute sa présidence a été fondée sur le refus de l'autocritique, le refus du regard en arrière. Il a toujours pensé que si on tenait le cap, sans tenir compte des critiques, on a raison. Là, il lâche la barre. Il n'est plus en situation de gouverner. Cela lui donne une capacité de retour sur soit. Et on sent un certain soulagement. Sous la loupe du web et des médias internationaux, sa présidence est la pire de l'ère contemporaine. Les jugements se nuanceront ? ou pas ? selon ce que devient le Moyen-Orient dans 25 ans et selon l'issue de la crise économique.Nicole BacharanA lireLes Noirs américains, aux éditions du Panama

Sécurité maximale pour Obama

Sécurité maximale pour Obama - Obama, attentat, sécurité, services secret, danger - Toute l'actu sur Lejdd.fr
En devenant le premier président noir à accéder à la Maison blanche, Barack Obama est également devenu l'une des personnalités les plus exposées du moment. Tout au long de la campagne, le candidat a bénéficié d'un dispositif de sécurité impressionnant, voué à se renforcer d'ici à son investiture du 20 janvier. Les services de sécurité suivent de très près les groupuscules nazis et suprématistes blancs.
Près de 5000 agents du Secret service s'occupent d'assurer la protection du président et de son entourage.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Mardi, pour son premier discours en tant que président élu, Barack Obama était entouré d'un mur de plexiglas résistant à l'épreuve des balles. Et pour cause: l'ancien sénateur de l'Illinois est plus que jamais exposé au danger. Son statut de premier président noir de l'histoire des Etats-Unis fait de lui une cible idéale pour de multiples groupuscules, notamment attachés à l'idéologie de la suprématie blanche.Il aura été le candidat à la présidentielle le plus protégé de l'histoire américaine. Nul doute que sa protection sera tout aussi importante sous sa présidence. Barack Obama a été placé sous protection du Secret service dès mai 2007, soit dix-huit mois avant d'être élu 44e président des Etats-Unis. En temps normal, la protection d'un candidat n'est prise en charge que 120 jours avant l'élection. Sa famille et lui, ainsi que le vice-président Joe Biden, sa femme et ses enfants, sont actuellement protégés 24 heures sur 24 par des équipes d'élite armées de l'US Secret service (USSS), une branche du département de la Sécurité intérieure. En tout, près de 5000 agents du Secret service s'occupe ainsi d'assurer la sécurité du nouveau président et de son entourage. Un dispositif impressionnant, qui laisse peu de libertés au nouveau président. Contrairement à Nicolas Sarkozy, par exemple, le président américain ne peut s'y soustraire. C'est sa protection rapprochée qui à quasiment tous les droits, et non l'inverse.Il faut dire que les risques sont importants. Dans un pays où n'importe qui peut encore se procurer une arme et où 4 présidents ont déjà été assassinés (Lincoln, Garfield, McKinley et Kennedy), l'enjeu est de taille. Et aux menaces habituelles qu'ont connues ses prédécesseurs s'ajoutent celles liées à sa couleur de peau. Pas moins de 500 menaces de mort ont déjà été traitées par le Secret service, qui semble actuellement étroitement surveiller les groupuscules néonazis et suprématistes blancs. Difficile d'oublier les assassinats de Martin Luther King et Malcom X, ou encore celui du militant Medgar Evers, assassiné en 1963 par un membre du Ku Klux Klan. Mercredi, ce sont deux jeunes néonazis qui ont été inculpés dans le Tennessee pour avoir proféré des menaces de mort contre Barack Obama. D'après l'enquête, les deux garçons prévoyaient de tuer 102 noirs, avec, comme dernière victime, le candidat à la présidentielle.

Bill Richardson, un baroudeur d'origine hispanique rallié à Obama

Bill Richardson, un baroudeur d'origine hispanique rallié à Obama

Barack Obama est prêt à prendre les rênes du pays

Barack Obama est prêt à prendre les rênes du pays - Monde - la-Croix.com

mercredi 3 décembre 2008

SarkObama: c'était Greenpeace

SarkObama: c'était Greenpeace
L'association écologiste a révélé ce matin qu'elle était à l'origine de l'affichage sauvage, dans Paris, de portraits de Nicolas Sarkozy et Barack Obama s'engageant pour l'environnement sous le slogan "Yes, we can". Objectif: pousser les chefs d'Etat et de gouvernement européens à retoquer le plan Climat/Energie.

Greenpeace / L'affiche officielle, et à découvert, de la campagne de Greenpeace en faveur de la réduction des gaz à effet de serre.
On a d'abord soupçonné l'UMP, puis une grande entreprise liée à l'environnement, voire, au second degré, des antisarkosystes militants.
C'est donc plus simplement l'association Greenpeace qui s'est cachée pendant une petite semaine derrière les affiches anonymes de l'opération SarkObama, des portraits stylisés de Nicolas Sarkozy et Barack Obama, placardés dans tout Paris et affirmant que, "yes, we can", on pouvait réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre.

L'action de Greenpeace mercredi 3 décembre à la station de métro République, à Paris.
Un bel effet de buzz - dont LEXPRESS.fr ou le Post, notamment, en en relayant les différentes étapes, ont pris leur part - pour une somme toute classique mais efficace campagne de communication militante. Elle s'achève en ce moment même dans une station de métro parisienne, où se pressent les journalistes, "convoqués" par ses organisateurs.

L'affichage de Greenpeace merdcredi 3 décembre à la station de métro République à Paris.
Greenpeace y présentera ses objectifs: pousser le président de la République à profiter du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernements européens des 11 et 12 décembre prochains pour faire entériner un certain nombres de mesures, sur le climat, les énergies renouvelables ou l'émission de CO2. Et dénoncer le manque d'ambition du plan Climat/Energie, "très loin du compte" selon Greenpeace.

Europe-Obama, quel dialogue ?

Europe-Obama, quel dialogue ?, par Chris Patten - Opinions - Le Monde.fr
LE MONDE 03.12.08 13h37
Amis européens, soyons vigilants. Dans la vie, il arrive que l'on récolte ce que l'on a semé, et que l'on ne s'en trouve pas toujours plus heureux. Depuis 2001, les hommes politiques européens se plaignent que l'administration américaine ait peu d'appétence pour le multilatéralisme. Cela nous a permis, à nous Européens, de nous déterminer par antithèse au président George Bush, et au "Qui m'aime me suive" qu'il affectionnait en matière d'affaires internationales. Le 43e président des Etats-Unis nous aura aidés à définir notre propre positionnement collectif.
"Si seulement il pouvait y avoir outre-Atlantique un président adepte du multilatéralisme, nous pourrions alors réaliser tellement de choses..." En général, personne ne précisait la fin de la phrase. Eh bien, voilà, nous y sommes. Il semble que nous l'ayons enfin, ce président dont nous avons rêvé : Barack Obama, l'homme que 200 000 Berlinois ont acclamé.
Que répondrons-nous lorsqu'il viendra nous demander notre détermination, notre argent, notre solidarité et nos troupes ? Que sera-t-il advenu de nos belles paroles ? La nostalgie du tandem Bush-Cheney nous saisira peut-être. Il était si facile d'être partisan du multilatéralisme à Bruxelles, quand Washington était dirigé par un président unilatéraliste.
Je vais décrire ici la demi-douzaine d'initiatives que les Européens peuvent prendre pour prouver que le multilatéralisme que nous prônons n'est pas un vain mot. Premier point. Comme nous ne nous sommes pas impliqués au Moyen-Orient à l'époque où les Américains s'en sont absentés, on ne voit pas bien quel rôle nous pourrions jouer si Washington décide de revenir sur la scène diplomatique du conflit palestino-israélien. La formule du "Quartet", instance qui se réduit le plus souvent à un seul de ses membres, condamne de toute façon les Nations unies au statut humiliant de porte-serviette des Etats-Unis.
Pourquoi l'Europe n'annonce-t-elle pas qu'elle est prête à se battre pour apporter un semblant de paix et de stabilité au Congo, plutôt que de se complaire à rester en marge du jeu diplomatique au Moyen-Orient ? Au Congo, 45 000 personnes meurent en moyenne chaque mois, dans le conflit le plus sanglant qu'on ait connu depuis la seconde guerre mondiale.
L'Europe devrait mobiliser des fonds, des hommes et une force de frappe diplomatique unifiée en faveur du Congo. C'est un pays où, pour être honnête, nous sommes déjà intervenus à juste titre, en Ituri par exemple, en 2003. Il est indispensable que nous restions sur le terrain, tant que la mission ne sera pas parfaitement accomplie.
Deuxième point. Lorsque le président élu Obama sollicitera des Européens qu'ils engagent davantage de troupes en Afghanistan, les membres de l'OTAN qui ne participent pas aux opérations militaires devront se préparer à rejoindre les forces britanniques, néerlandaises, polonaises et danoises dans les zones critiques du sud et de l'est. A défaut, ils devront apporter une contribution financière plus importante tant à l'entraînement qu'au soutien de l'armée et de la police afghanes. Il est certain que l'action militaire doit s'accompagner d'une action politique, mais celle-ci ne peut se déployer que si un minimum de sécurité est assuré sur le terrain.
Troisième point. La tempête économique mondiale frappe très durement les pays pauvres : l'afflux de capitaux, l'investissement domestique et les exportations vont se tarir. Dans ce contexte, l'aide au développement leur sera d'autant plus précieuse. Les Etats membres de l'Union européenne devraient confirmer que, malgré leurs déficits budgétaires nationaux, ils tiendront leur promesse de doubler l'aide à l'Afrique d'ici à 2010.
Quatrième point. Les pays de l'Union européenne devraient signifier clairement, à l'occasion du sommet des chefs de gouvernement, prévu en décembre, que la récession ne les empêchera pas de respecter leurs engagements en matière de lutte contre le changement climatique, pour réussir d'ici à 2020 à réduire leurs émissions de carbone de 20 % par rapport à leur niveau de 1990, et à atteindre le quota de 20 % d'énergies renouvelables. La poursuite de ces objectifs ne doit pas dépendre de ce que font les autres. C'est une cause légitime en soi. Nous devons continuer de la défendre en agissant concrètement.
Cinquième point. Des pays émergents comme l'Inde ou la Chine invoquent hypocritement le souci de la sécurité alimentaire pour bloquer la conclusion du Round de Doha. Il faudrait que l'Union européenne mette tout son poids dans la balance pour empêcher le repli sur des positions protectionnistes déguisées.
Citons les taxes douanières "vertes", prétendument instaurées pour pénaliser ceux qui ne se mobilisent pas assez contre le réchauffement climatique, ou encore l'édification de remparts de capital pour tenir à distance les fonds souverains, et notamment ceux qui sont gérés par des Etats totalitaires. Ces deux types de dispositifs sont économiquement absurdes. Leur mise en place ne ferait que favoriser l'escalade des mesures de rétorsion et au bout du compte la stricte fermeture des frontières commerciales.
L'Union européenne, sous la houlette de l'hyperactif Nicolas Sarkozy, président en exercice, devrait déclarer explicitement qu'elle rejette par principe tout ce qui pourrait indirectement entraver le libre-échange. Laissons Colbert reposer en paix.
Dernier point. L'Europe parle aujourd'hui de réformer l'architecture financière mondiale. Entre parenthèses, il semble qu'une bonne partie des dégâts imputés aux financiers soient en fait le résultat de politiques macro-économiques nationales malvenues. Si l'on veut aller vers un véritable multilatéralisme financier, la première chose à faire est de restreindre les droits de vote attribués à l'Europe au sein du Fonds monétaire international (FMI) et son influence à la Banque mondiale, afin de les ramener à des proportions plus conformes à la part qu'elle représente dans le produit intérieur brut (PIB) mondial.
On ferait ainsi de la place pour des économies émergentes comme la Chine ou le Brésil. Au regard des longues années qu'il a passées à présider le comité ministériel du FMI, il est surprenant que Gordon Brown n'ait pas réussi à imposer cette évolution.
La raison commanderait que l'Europe n'ait qu'une seule voix au FMI et à la Banque mondiale, et que nous renoncions au droit régalien de nommer le directeur général du FMI. Evidemment, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne mobiliseront jusqu'au dernier euro ou jusqu'à la dernière livre sterling pour empêcher cela.
Il ne fait pas de doute que le président Obama appréciera lui-même à quel degré l'Europe se montrera prête à mettre en pratique le multilatéralisme qu'elle appelle de ses voeux. Les propositions que j'ai énumérées ici permettraient à l'Europe de partir du bon pied avec la nouvelle administration américaine. Il est clair que nous souhaitons tous être les partenaires de Washington... n'est-ce pas ?
Chris Patten est dernier gouverneur britannique d'Hongkong, chancelier de l'université d'Oxford.
Article paru dans l'édition du 04.12.08

Barack Obama boucle la composition de sa future administration

Barack Obama boucle la composition de sa future administration, actualité Monde : Le Point
Avec la nomination de Bill Richardson au poste de secrétaire au Commerce, Barack Obama va pratiquement achever mercredi l'annonce de sa future administration, un mois seulement après son élection.
Le président élu, qui succédera à George Bush le 20 janvier, est en avance sur ses prédécesseurs récents à la Maison blanche, qui avaient consacré davantage de temps à la composition de leurs équipes gouvernantes.
Mais, dans un passé récent, aucun président américain n'a pris ses fonctions dans un contexte aussi pesant: les Etats-Unis, en récession depuis fin 2007, traversent la pire crise économique depuis les années 1930 et leur armée est engagée dans deux conflits, en Irak et en Afghanistan.
Les nominations auxquelles Obama a procédé jusqu'alors reflètent sa volonté de s'attaquer à la récession et au rétablissement de l'image des Etats-Unis à l'étranger.
A la tête du département du Commerce, qui promeut les exportations américaines, Richardson rejoindra l'équipe économique constituée par le futur 44e président des Etats-Unis.
A 61 ans, l'actuel gouverneur du Nouveau-Mexique, qui fut ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies et secrétaire à l'Energie sous la présidence Bill Clinton, avait caressé l'espoir de prendre en charge la diplomatie américaine.
Obama lui a préféré Hillary Clinton. Et certains commentateurs s'étonnent que Richardson ait accepté la direction du secrétariat au Commerce. "Je suis surpris qu'il ait dit oui. Le poste de secrétaire au Commerce n'est pas vraiment important", estime Animesh Ghoshal, professeur d'économie à l'université DePaul de Chicago.
Obama pourrait tenter d'atténuer cette déception en braquant sur lui les projecteurs, au moins pour un jour. Alors que ses précédentes conférences de presse portaient sur plusieurs nominations, seul Richardson devrait partager la tribune avec le président élu lors de la conférence de presse programmée ce mercredi en fin de matinée (16h40 GMT) Chicago.
Brièvement candidat à l'investiture démocrate, Richardson, né de mère mexicaine, avait rapidement renoncé à son rêve de devenir le premier président d'origine hispanique et rallié la candidature de Barack Obama. Son soutien à celui qui n'était alors que sénateur de l'Illinois avait ulcéré le camp Clinton, qui y avait vu de la déloyauté.
Version française Henri-Pierre André

mardi 2 décembre 2008

Barack Obama s'entoure d'une équipe musclée

Barack Obama s'entoure d'une équipe musclée - Amériques - Le Monde.fr
LEMONDE.FR 01.12.08 18h57 • Mis à jour le 01.12.08 19h07
arack Obama a présenté, lundi 1er décembre, les pièces maîtresses de son administration. Hillary Clinton est nommée aux affaires étrangères. Robert Gates reste à la tête du Pentagone. La gouverneure démocrate de l'Arizona Janet Napolitano hérite du département de la sécurité intérieure, et le général James Jones, un ancien commandant de l'OTAN, est nommé au poste de conseiller à la sécurité nationale. (Lire Hillary Clinton succédera à Condoleezza Rice au département d'Etat américain).

Pour Corine Lesnes, correspondante du Monde à Washington, ces nominations illustrent la volonté de Barack Obama de ne pas montrer de faiblesse sur le front de la politique extérieure. "Moi-même et mon équipe derrière moi sommes absolument déterminés à éliminer la menace du terrorisme", a répété le futur président. Son équipe est à cette image, souligne Corine Lesnes :
Plus encore, cette démarche ne tranche pas de manière résolue avec l'ère Bush. En témoigne le maintien à son poste de Robert Gates, ancien directeur de la CIA nommé par George Bush au Pentagone. Une manière de rassurer les militaires :
La nomination la plus surprenante reste celle d'Hillary Clinton, ex-rivale d'Obama lors des primaires démocrates. Les commentateurs américains se perdent en conjectures : l'a-t-il nommée pour éviter de s'en faire une adversaire politique pendant les quatre années à venir ? Ou pour rassurer, sur le plan international, ceux qui doutent de l'expérience d'Obama en matière de politique étrangère ?
Une chose est sûre : nommer Hillary permet de tenir à distance Bill Clinton, souligne Corine Lesnes, qui précise que les discours de l'ancien président devront être validés par la Maison Blanche :