samedi 27 septembre 2008

Premier débat : McCain la joue rebelle, Obama fait le magnanime | Rue89

Premier débat : McCain la joue rebelle, Obama fait le magnanime Rue89
Par Armelle Vincent Journaliste 27/09/2008 11H06
(De Los Angeles) Le premier débat entre les deux candidats aux présidentielles américaines, John McCain et Barack Obama, s’est finalement déroulé hier soir comme prévu à l’université du Mississippi. Jusqu’en début d’après-midi, on ne savait pas si le candidat républicain serait présent ou absent du podium.
La veille, il avait en effet annoncé la suspension provisoire de sa campagne pour prendre part à un autre débat, bien plus important, selon lui : celui du plan de sauvetage du système bancaire américain.
A lire aussi
En vidéo, le premier round McCain/Obama
Même si les enjeux sont énormes et les Américains sur les nerfs, la décision de McCain a vite été jugée comme une lâcheté par certains. Certainement, il saisissait ce prétexte pour éviter de faire face à Barack Obama et d’être mis sur le grill en ces jours d’immenses incertitudes : l’économie n’est pas son fort.
La presse l’accusait déjà d’utiliser une fois de plus un de ces tours pour renforcer son image de « maverick » (rebelle). Jamais dans l’histoire des élections américaines un candidat à la présidentielle n’a en effet manqué de se présenter à un débat.
Le geste, pensait McCain, enverrait aux électeurs un message clair : c’est bien l’avenir du pays qui lui importe, pas le sien. Tandis qu’Obama, lui, ne pense qu’à son ambition personnelle.
Au final, pressentant que cette manoeuvre allait se retourner contre lui (et voulant sans doute réparer les dégâts occasionnés par l’interview télévisée nullissime et totalement incohérente de sa colistière Sarah Palin la veille), John McCain a fini par changer d’avis (pour la énème fois en deux jours).
Un affrontement indécis, qui n’a finalement livré aucune surprise
Au cours d’un échange éminemment structuré de 90 minutes (à ce propos, une journaliste de CNN a comparé ce débat plutôt soporifique et chorégraphié au débat Sarkozy-Royal, beaucoup plus animé et intéressant, a-t-elle affirmé), les deux hommes se sont exprimés tour à tour sur leurs positions.
L’objet de ce premier débat était censé être la politique étrangère des Etats-Unis, mais vu les circonstances, il a finalement été impossible de faire l’impasse sur la crise financière actuelle.
C’est donc cette question que les candidats ont d’abord abordé, sous l’arbitrage de Jim Lehrer, le présentateur du journal de la chaîne publique PBS.
Première impression : ce débat, qu’on anticipait depuis des jours, si ce n’est des semaines, n’a redéfini ni le paysage, ni les candidats. “Il n’y a pas eu de moment décisif” : voilà ce qu’ont répété les commentateurs.
McCain a mis en avant ses nombreux voyages, face au « débutant » Obama
Tandis qu’Obama s’est montré capable de magnanimité en reconnaissant à plusieurs reprises que McCain avait raison sur plusieurs points, ce dernier s’est, en retour, montré extrêmement condescendant. “Vous ne comprenez pas”, “le sénateur Obama ne comprend pas” a-t-il martelé tout au long de l’échange.
On a bien compris que John McCain a voyagé partout, qu’il a rencontré de nombreux chefs d’état durant sa longue carrière. Et il n’a pas manqué une occasion de le rappeler, soulignant la « verdeur » de son rival.
« McCain s’est posé en sage tout en soulignant le caractère risqué d’élire un homme inexpérimenté comme Obama », a expliqué ensuite un commentateur. « Quant à Obama, il s’est présenté comme l’avenir, reléguant son opposant au statut de vestige du passé ».
Aucun des candidats n’a pu crier victoire après le débat. Le prochain se déroulera le 7 octobre.
► A lire aussi : En vidéo, le premier round McCain/Obama

VIDEO TV5.org- Election américaine

VIDEO TV5.org- Election américaine
Premier face-à-face Obama/McCain Date: dans la nuit de vendredi 26 à samedi 27/09 Lieu: Oxford (Mississippi) M. Obama a l'avantage du nombre. Il a participé à 21 débats télévisés dont six, parfois tendus, en tête à tête avec sa rivale démocrate Hillary Clinton. M. McCain a participé à 16 débats télévisés durant les primaires mais jamais en face à face. Les deux hommes se sont croisés sur une même tribune le 16 août, à l'occasion d'un débat sur la foi, mais ils étaient interrogés séparément et n'ont pas partagé la scène. Ce premier des trois duels présidentiels est officiellement centré sur la politique étrangère et la sécurité nationale. Le camp d'Obama avait demandé d'intervertir les thèmes prévus pour la première et la dernière confrontation qui portera donc sur l'économie et les sujets de société.
Prochain débat: le 7 octobre.

Principaux points du premier face-à-face Obama-McCain

7s7: Monde - Principaux points du premier face-à-face Obama-McCain (431054)
Principaux points du premier face-à-face Obama-McCain 7S7 contexte Voici les principaux points du premier débat télévisé vendredi entre les candidats à la Maison Blanche, Barack Obama et John cCain:
EXPERIENCE POUR LA MAISON BLANCHE
McCain: "Je ne pense pas avoir besoin de formation pour le poste (de président). Je suis prêt à le prendre tout de suite". "J'ai été impliqué dans pratiquement chacun des défis majeurs de sécurité nationale auxquels nous avons été confrontés au cours des 20 dernières années". "J'ai un bilan et les Américains me connaissent bien et savent que je suis indépendant et un franc-tireur au Sénat".Obama: "Une chose que j'ai l'intention de faire en tant que président est de rétablir la place de l'Amérique dans le monde. (...) Je ne pense pas que quiconque puisse dire que notre place dans le monde aujourd'hui, la manière dont les enfants à travers le monde considèrent les Etats-Unis, soit la même".
CRISE FINANCIEREO
bama: "Nous devons reconnaître que ceci est le verdict final de huit années de politiques économiques ratées de George W. Bush soutenues par le sénateur McCain". "C'est votre président, avec lequel vous avez dit être d'accord à 90%, qui a présidé à l'augmentation des dépenses, cette orgie de dépenses, et vous avez voté pour la plupart de ces budgets. Le problème est que vous utilisez la hache quand il faut le scalpel. Il y a des programmes très importants qui ont besoin d'être financés. Aucun pays sur Terre n'a jamais vu son économie décliner et maintenir sa supériorité militaire. C'est un sujet de sécurité nationale".McCain: "C'est près d'un million de dollars (de subventions) qu'il (Obama) a obtenu pour chaque jour où il a siégé au Sénat des Etats-Unis". "Ce n'est pas ainsi que l'on réduit les dépenses à Washington. Voici l'une des divergences fondamentales entre le sénateur Obama et moi-même". "Pourquoi ne pas geler les dépenses, à part celles de la défense, des anciens combattants (...) je pense que nous devrions sérieusement y penser".
IRAK, PAKISTAN, AFGHANISTAN, TERRORISME
McCain: "Cette stratégie (de renforts) a été couronnée de succès et nous gagnons en Irak et nous allons revenir au pays dans la victoire et l'honneur". "Nous devons gagner le soutien du peuple du Pakistan, il (Obama) dit qu'il ordonnerait des frappes militaires au Pakistan. On ne fait pas cela, on ne dit pas cela à haute voix".Obama: "Vous avez absolument raison, un président doit être prudent avec ce qu'il dit, mais venant de vous qui, par le passé, avez menacé la Corée du Nord d'élimination et appelé à bombarder l'Iran, je ne pense pas que cela soit crédible". "Nous avons perdu de vue l'essentiel". "Pendant que vous vous concentrez sur l'Irak, vous le dites vous même, on peut bidouiller en Afghanistan. On ne peut pas bidouiller quand il s'agit de la ligne de front du terrorisme, on ne peut pas bidouiller quand il s'agit de Ben Laden". "Si les Etats-Unis ont Al-Qaïda, (Oussama) ben Laden, ou ses lieutenants dans leur viseur, et si le Pakistan ne veut pas ou est incapable d'agir, alors nous devons les éliminer".
IRAN
Obama: "Nous ne pouvons pas tolérer un Iran nucléaire". "Nous devons nous lancer dans une diplomatie ferme et directe avec l'Iran". Je suis prêt à "rencontrer les personnes de mon choix à un moment et un endroit de mon choix", "si je pense que cela peut contribuer à la sécurité des Etats-Unis".McCain: "Nous ne pouvons pas permettre un second holocauste". "Si l'Iran acquiert l'arme nucléaire, c'est une menace existentielle pour Israël et les autres pays de la région parce que les autres pays de la région vont se sentir poussés à l'acquérir aussi". "Nous pourrions imposer des sanctions significatives, douloureuses aux Iraniens". "Le sénateur Obama a déclaré deux fois au cours de débats qu'il négocierait avec Ahmadinejad, Chavez et Castro, sans conditions".
RUSSIE
Obama: "Je pense que compte tenu de ce qui s'est passé au cours des dernières semaines et des derniers mois, l'ensemble de notre attitude vis-à-vis de la Russie doit être réévalué, car une Russie résurgente et très agressive est une menace pour la paix et la stabilité de la région". "Ce qu'ils ont fait en Géorgie est inacceptable".McCain: Obama "ne comprend pas que la Russie a commis une agression grave contre la Géorgie". La Russie est devenu "un Etat contrôlé par des apparatchiks du KGB". "Quand je regarde dans les yeux (du Premier ministre russe Vladimir) Poutine, je vois trois lettres: K.G.B."
(afp)
27/09/08 14h32

Obama, satisfait de son débat

7s7: Monde - Obama, satisfait de son débat (430948)
Obama, satisfait de son débat Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama poursuit sa campagne samedi en Caroline du Nord et en Virginie, au lendemain de son premier débat télévisé avec John McCain au cours duquel il estime avoir renforcé sa crédibilité.Alors que son rival républicain est retourné à Washington dans l'attente, a-t-il dit, d'un accord sur le plan de sauvetage du système financier américain, M. Obama était attendu dans ces deux Etats qui avaient voté pour George W. Bush en 2000 et 2004 et qui pourraient basculer dans le camp démocrate en novembre. Le candidat démocrate devait participer à un rassemblement dans chacun de ces deux Etats clefs au côté de son colistier Joe Biden.L'attention des Américains se tourne d'ores et déjà vers le duel télévisé qui doit opposer M. Biden à la candidate républicaine à la vice-présidence Sarah Palin. Le sénateur du Delaware, pilier de la vie politique américaine, ami de John McCain et président de la puissante commission des Affaires étrangères du Sénat, affrontera Mme Palin jeudi prochain à l'université Washington de St Louis (Missouri). Gouverneure de l'Alaska, un des Etats les moins peuplés de l'Union et ancienne maire d'une petite ville, sans expérience en politique étrangère, Mme Palin est devenue en l'espace de quelques semaines l'égérie du camp républicain. Ses meetings attirent des foules considérables et elle-même n'hésite pas à parler du "ticket" Palin-McCain. Le débat entre ces deux personnalités que tout semble opposer, pourrait se révéler décisif.Jusqu'à présent, Mme Palin a accordé des entretiens à la presse au compte-gouttes et pour beaucoup d'Américains elle demeure une inconnue malgré sa popularité. M. Biden de son côté, malgré son expérience incontestée, est sujet aux gaffes intempestives. Leur débat risque de peser d'autant plus lourd dans la balance que celui entre MM. Obama et McCain s'est terminé sans vainqueur ni vaincu, aux yeux de la presse américaine.Le camp démocrate n'en était pas moins plutôt satisfait de la prestation de son candidat. Durant les 90 minutes de l'affrontement, dominé par la crise financière et les questions internationales, M. Obama s'est montré souvent incisif et précis, ne se laissant pas impressionner par l'expérience incontestée de M. McCain dans le domaine international.Les médias américains notaient samedi qu'aucun des deux candidats n'avait commis d'impair. Dans le seul débat qui devait porter sur les questions internationales, considéré comme le point faible du candidat démocrate, un match nul apparaissait dans le camp démocrate comme un résultat honorable.Il restait samedi seulement 38 jours avant l'élection présidentielle du 4 novembre. Barack Obama et John McCain ont encore deux débats télévisés à leur programme: le 7 octobre à Nashville (Tennessee) et le 15 octobre à Hampstead
(New York). (afp/7sur7)

Obama meilleur que McCain selon deux sondages

Obama meilleur que McCain selon deux sondages - NouvelObs.com

Deux enquêtes d'opinion réalisées immédiatement après le débat télévisé qui a opposé les deux candidats à la Maison Blanche donnent le sénateur de l'Illinois vainqueur de cet affrontement.
Barack Obama et John McCain lors du premier débat télévisé (Sipa) Un sondage CNN réalisé immédiatement après le débat télévisé entre John McCain et Barack Obama vendredi 26 septembre, indique que pour 51% des sondés, le candidat démocrate a été le meilleur. Pour 38% des personnes interrogées, John McCain est le vainqueur de ce duel télévisé. Les 524 sondés se sont déclarés à 30% indécis, à 41% proches des démocrates et à 27% proches des républicains. ( > Voir le sondage CNN et lire la revue de presse américaine) Obama vainqueur chez les indécisChez les électeurs indécis, Barack Obama apparaît comme le vainqueur pour 39% des personnes interrogées, tandis que 25% pensent que John McCain est le gagnant, d'après un sondage CBS, réalisé sur 500 personnes indécises. ( > Voir le sondage CBS)Deux autres débats entre Barack Obama et John McCain sont prévus les 7 et 15 octobre. Les candidats à la vice-présidence, Joe Biden et Sarah Palin seront quant à eux face à face le 2 octobre à l'occasion de leur unique débat télévisé. Vendredi, il restait vendredi 39 jours avant l'élection présidentielle du 4 novembre.

McCain-Obama, bis repetita

McCain-Obama, bis repetita - International, Elections américaines 2008 - Toute l'actu sur Lejdd.fr
McCain-Obama, bis repetita
Par nicole bacharan, nicolebacharan



Premier débat télévisé. Premières analyses. Les sondages donnent Barack Obama vainqueur de ce face-à-face. Mais pendant une heure et demie, les candidats se sont surtout contentés de répéter leurs programmes. Sur le fond, comme sur la forme, pas de grande nouveauté, donc.


Le débat a duré 90 minutes. (Reuters)
Ce débat ne les a pas départagés. Ça va rester serrer entre eux. On a tout de même assisté à deux types de leadership. D'un côté, celui qui est un peu le grand-père de la Nation, prêt à protéger ses compatriotes en temps de crise, qu'elle soit économique ou internationale. Il a beaucoup parlé de son expérience, de tous les leaders qu'il connaît, de toutes les crises qu'il a gérées.De l'autre côté, on a un homme jeune qui représente une nouvelle génération. Un homme certes plus technocratique, plus abstrait, plus cérébral mais qui met l'accent sur les questions économiques, première préoccupation des Américains. Barack Obama a insisté sur la protection des citoyens. Et c'est sûrement ce qui explique sa légère avance dans les sondages réalisés après ce débat. Obama répond davantage au sentiment de panique générale. Il promet de ne pas augmenter les impôts, quand McCain dit vouloir réduire les dépenses.En France, la crise économique inquiète. Mais aux Etats-Unis, cette inquiétude est décuplée. Les Américains voient la crise de 1929 à leur porte. Ils n'ont pas peur de ce que va faire l'Iran dans les mois qui viennent. Ils se demandent plutôt s'ils auront toujours un travail et une maison. Cela dit, aucun des deux candidats n'a été très concret sur l'économie. Ils ne se sont pas prononcés sur d'éventuelles modifications à apporter au plan Paulson. Ils n'ont pas dit en quoi cette crise allait modifier leur programme. Et pourtant, elle aura des conséquences. Ils ne pourront pas autant dépenser que ce qu'ils ont prévu.Quant à leur attitude, McCain a été très dur, voire assez méprisant. Il y avait une certaine agressivité. Il a répété que son rival ne comprenait pas le monde actuel, qu'il manquait d'expérience. Il a utilisé le mot "naïf" à plusieurs reprises. Il a refusé de regarder Barack Obama et de lui parler directement. Le démocrate, lui, s'est engagé dans la discussion, mais la plupart du temps, il s'est adressé à un profil. Il ne voyait que l'oreille de McCain! Mais il ne s'est pas laissé démonter.Chacun a joué la carte prévue. McCain en disant qu'Obama n'était pas prêt, Obama en disant que McCain était aussi responsable des échecs de la politique de Bush. Mais on a rien appris de nouveau. Le débat est pourtant un moment très attendu. Quant à la décision de McCain de suspendre sa campagne, on a eu l'impression qu'il avait joué un coup de poker. Ce n'est pas forcément perdu mais c'est sûrement un coup pour rien. Il a finalement décidé de participer au débat pour ne pas laisser le champ libre à Obama. On a donc l'impression d'une man?uvre politique inconséquente, lui qui disait vouloir placer la patrie au-dessus des tactiques politiciennes.Globalement, c'était assez froid. Aucun des deux n'était très enthousiasmant. Ils ont été très prudents. Ils ont utilisés des arguments de campagne éprouvés. Obama, qui avait l'habitude de faire des longues phrases, a travaillé sa concision. McCain, qui a une réputation de colérique, ne s'est pas laissé emporter. Ils se sont bien contrôlés. Ce n'était pas un grand spectacle.Nicole BacharanA lire:Le petit livre des élections américaines, en librairie aux éditions du PanamaLes Noirs américains, en librairie le 2 octobre aux éditions du PanamaRetrouvez régulièrement le blog de Nicole Bacharan sur leJDD.fr

McCain-Obama, bis repetita

McCain-Obama, bis repetita - International, Elections américaines 2008 - Toute l'actu sur Lejdd.fr
J-39, le débat tourne à l'avantage d'Obama
Par Patrick Sabatier
John McCain et Barack Obama lors du débat, à l'université du Mississippi, le 26 septembre AFP PHOTO / PAUL J. RICHARDS
Imprimez
Réagissez
Classez
Cliquez ici pour accéder à notre dossier spécial élections américaines Avantage Obama. C'était le verdict de la plupart des juges juste après la fin du premier débat de la campagne présidentielle qui a opposé vendredi soir, à J-39 du scrutin, John McCain à Barack Obama. Autant qu'un débat d'idées, le face à face a été une confrontation entre les générations. McCain a invoqué le débarquement de Normandie et Eisenhower, la guerre du Vietnam et Henri Kissinger. Obama a cité Google, et fustigé les "mentalités du XXème siècle" (en parlant de la Russie, mais on a compris que la remarque s'appliquait à McCain aussi). McCain avait annoncé dans la matinée qu'il y participerait, après avoir menacé la veille de ne pas venir à Oxford (Mississippi) en raison de la bataille en cours à Washington autour du plan de sauvetage du marché financier . "Des progrès réels vers un accord entre les deux partis" autour du plan ayant été accomplis, le sénateur de l'Arizona, s'est dit "optimiste" sur les chances de ce plan d'être adopté d'ici dimanche, et a fait volte-face, annonçant qu'il reprenait sa campagne " suspendue " mercredi. Comme Obama, McCain a déclaré qu'il voterait pour le plan de sauvetage présenté par le secrétaire au Trésor Henri Paulson, et modifié par le Congrès. Selon un sondage de CNN réalisé immédiatement après le débat, 51% des sondés estiment en effet que Barack Obama a été le meilleur. Ils ne sont que 38% à le penser concernant John McCain. 30 % des personnes interrogées se déclarent indécises. Un autre sondage réalisé par CBS montre que chez les électeurs indécis, Barack Obama est sorti vainqueur pour 39% des sondés, tandis que 25% pensent que McCain est gagnant. Mais c'est surtout l'économie qui semble avoir profité au candidat démocrate: 46% des électeurs indécis disent avoir une meilleure opinion de Barack Obama après le débat, 66% d'entre eux pensent qu'il prendrait les bonnes décisions pour l'économie. Ce face à face, qui avait failli ne pas avoir lieu , a peut-être été l'émission la plus regardée de l'histoire de la télévision américaine. Il a probablement battu le record établi en 1980 (80 millions de téléspectateurs) à l'occasion du débat Carter-Reagan. Il n'y a eu aucun moment historique, ni réplique inoubliable dans une confrontation de bonne tenue mais un peu terne. Aucun des deux adversaires n'a marqué de point décisif, ni commis d'erreur fatale. 90 minutes durant, ils ont donné des réponses parallèles et sans surprises aux questions du modérateur, Jim Lehrer, présentateur-vedette de la chaîne publique PBS qui les a interrogés sur l'économie d'abord, sur les questions internationales (seul thème prévu à l'origine) ensuite. Les candidats, visiblement soucieux de ne pas apparaître trop agressifs et de ne pas s'emporter sous les attaques de l'adversaire, n'ont fait que répéter les positions qu'ils n'ont cessé de défendre depuis le début de la campagne, il y a un an, et de porter contre l'autre des accusations cent fois répétées. Ils n'ont à aucun moment dialogué l'un avec l'autre. McCain, plus direct, simple et parfois drôle que son rival toujours très (trop) contrôlé et calme, a de bout en bout évité de regarder celui qu'il n'a cessé d'appeler "le sénateur Obama". Ce dernier affectait pour sa part une plus grande familiarité avec son adversaire, lui donnant du "John" à tout bout de champ, peut-être pour tenter de réduire la distance que McCain cherchait à maintenir entre eux, ou pour éviter de paraître trop hautain, voire arrogant, comme on le lui reproche souvent. Aucun moment historique, aucune réplique inoubliable On pensait que McCain serait mis en difficulté sur l'économie, son point faible et un boulet pour les Républicains en raison de la crise sur laquelle ont débouché huit ans d'administration Bush. Il s'en est plutôt bien tiré, reprenant ses attaques populistes contre la cupidité de Wall Street et l'irresponsabilité de Washington, promettant de mettre fin à la corruption et au gaspillage des fonds publics à des fins électorales par les parlementaires (le "porc"), prônant une meilleure régulation des marchés, défendant les réductions d'impôts, et un gel des dépenses gouvernementales. Distancé dans les sondages et handicapé par le bilan catastrophique de l'administration républicaine de George W.Bush, le candidat républicain avait cependant besoin de marquer des points décisifs en poussant son adversaire moins aguerri à la faute. Il lui fallait renforcer chez les électeurs le sentiment que sa plus grande expérience et son bilan sont des atouts-maîtres dans un monde dangereux alors que l'Amérique traverse une crise majeure, et que par contraste, le choix d'Obama représente un risque potentiel. Il n'est pas certain qu'il y soit parvenu. Il a certes été à l'offensive la plupart du temps, répétant à de multiples reprises que "le sénateur Obama ne comprend pas" les enjeux stratégiques fondamentaux. "Il y a certains avantages à avoir un peu d'expérience, de connaissances et de jugement, et je ne crois sincèrement pas que le sénateur Obama ait assez d'expérience et de connaissances" a-t-il remarqué. "Moi je ne crois pas avoir besoin de me former sur le tas." Il a constamment mis en avant sa grande connaissance des dossiers internationaux, et démontré au passage que son âge avancé (72 ans) ne diminue en rien sa vigueur intellectuelle et physique. Obama, pour sa part, devait convaincre les électeurs, qui sont encore nombreux à en douter, qu'il a réellement les capacités à assurer le commandement des armées et la défense nationale, et qu'en dépit de son jeune âge (47 ans), il a l'étoffe d'un président. De l'avis de tous les commentateurs, y compris conservateurs, il a réussi cet examen de passage très important pour lui devant un public national. Il a su répondre avec clarté et sans hésiter à toutes les questions, de la crise économique à la guerre en Afghanistan ou à la Géorgie, sans apparaître trop "professoral" ni se perdre dans les nuances de ses idées. Les deux adversaires réticents à aborder de front la crise financière et économique Il a dressé un réquisitoire cinglant contre la "faillite" de l'idéologie libérale mise en oeuvre par Bush avec le soutien de McCain, ainsi que contre l' "erreur stratégique majeure" qu'a été la guerre d'Irak, et le relâchement de la lutte contre al Qaeda en Afghanistan. Malgré tous les efforts de McCain pour mettre en cause sa "naïveté" et son manque d'expérience, Obama a défendu des positions souvent proches du Républicain (concédant même à plusieurs reprises que "John a raison de dire que..."), que ce soit la nécessité de la fermeté envers la Russie, celle d'accroître les sanctions contre l'Iran pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire, cette d'accroître l'effort de guerre en Afghanistan, ou même le retrait des troupes d'Irak. Autre point commun, les deux adversaires ont paru étrangement réticents à aborder de front la crise financière et économique, ses implications et l'impact qu'elle aura sur leur présidence, se contentant de décliner les programmes économiques qu'ils exposent depuis des mois. Comme s'ils n'avaient pas véritablement pris la mesure de la gravité de la situation, ou, pire, s'ils n'avaient pas la moindre idée de comment y faire face... Il faudra bien sûr attendre pour savoir si ce débat très attendu aura eu un impact sur la course à la Maison-Blanche. Par le passé, les débats ont eu en général une influence négligeable sur le résultat de l'élection, avec les exceptions de celui entre John Kennedy et Richard Nixon en 1960 qui a probablement assuré la victoire de Kennedy. Et de celui entre Jimmy Carter et Ronald Reagan en 1980, au cours duquel Reagan avait renversé le cours de la campagne. Dans un sondage publié par le Wall Street Journal, 40% des Américains interrogés ont assuré que les débats (il y en aura deux autres, les 7 et 15 octobre) joueront un grand rôle dans leur décision finale.

J-39, le débat tourne à l'avantage d'Obama

J-39, le débat tourne à l'avantage d'Obama, actualité Washington confidential : Le Point
J-39, le débat tourne à l'avantage d'Obama
Par Patrick Sabatier John McCain et Barack Obama lors du débat, à l'université du Mississippi, le 26 septembre AFP PHOTO / PAUL J. RICHARDS
Avantage Obama. C'était le verdict de la plupart des juges juste après la fin du premier débat de la campagne présidentielle qui a opposé vendredi soir, à J-39 du scrutin, John McCain à Barack Obama. Autant qu'un débat d'idées, le face à face a été une confrontation entre les générations. McCain a invoqué le débarquement de Normandie et Eisenhower, la guerre du Vietnam et Henri Kissinger. Obama a cité Google, et fustigé les "mentalités du XXème siècle" (en parlant de la Russie, mais on a compris que la remarque s'appliquait à McCain aussi). McCain avait annoncé dans la matinée qu'il y participerait, après avoir menacé la veille de ne pas venir à Oxford (Mississippi) en raison de la bataille en cours à Washington autour du plan de sauvetage du marché financier . "Des progrès réels vers un accord entre les deux partis" autour du plan ayant été accomplis, le sénateur de l'Arizona, s'est dit "optimiste" sur les chances de ce plan d'être adopté d'ici dimanche, et a fait volte-face, annonçant qu'il reprenait sa campagne " suspendue " mercredi. Comme Obama, McCain a déclaré qu'il voterait pour le plan de sauvetage présenté par le secrétaire au Trésor Henri Paulson, et modifié par le Congrès. Selon un sondage de CNN réalisé immédiatement après le débat, 51% des sondés estiment en effet que Barack Obama a été le meilleur. Ils ne sont que 38% à le penser concernant John McCain. 30 % des personnes interrogées se déclarent indécises. Un autre sondage réalisé par CBS montre que chez les électeurs indécis, Barack Obama est sorti vainqueur pour 39% des sondés, tandis que 25% pensent que McCain est gagnant. Mais c'est surtout l'économie qui semble avoir profité au candidat démocrate: 46% des électeurs indécis disent avoir une meilleure opinion de Barack Obama après le débat, 66% d'entre eux pensent qu'il prendrait les bonnes décisions pour l'économie. Ce face à face, qui avait failli ne pas avoir lieu , a peut-être été l'émission la plus regardée de l'histoire de la télévision américaine. Il a probablement battu le record établi en 1980 (80 millions de téléspectateurs) à l'occasion du débat Carter-Reagan. Il n'y a eu aucun moment historique, ni réplique inoubliable dans une confrontation de bonne tenue mais un peu terne. Aucun des deux adversaires n'a marqué de point décisif, ni commis d'erreur fatale. 90 minutes durant, ils ont donné des réponses parallèles et sans surprises aux questions du modérateur, Jim Lehrer, présentateur-vedette de la chaîne publique PBS qui les a interrogés sur l'économie d'abord, sur les questions internationales (seul thème prévu à l'origine) ensuite. Les candidats, visiblement soucieux de ne pas apparaître trop agressifs et de ne pas s'emporter sous les attaques de l'adversaire, n'ont fait que répéter les positions qu'ils n'ont cessé de défendre depuis le début de la campagne, il y a un an, et de porter contre l'autre des accusations cent fois répétées. Ils n'ont à aucun moment dialogué l'un avec l'autre. McCain, plus direct, simple et parfois drôle que son rival toujours très (trop) contrôlé et calme, a de bout en bout évité de regarder celui qu'il n'a cessé d'appeler "le sénateur Obama". Ce dernier affectait pour sa part une plus grande familiarité avec son adversaire, lui donnant du "John" à tout bout de champ, peut-être pour tenter de réduire la distance que McCain cherchait à maintenir entre eux, ou pour éviter de paraître trop hautain, voire arrogant, comme on le lui reproche souvent. Aucun moment historique, aucune réplique inoubliable On pensait que McCain serait mis en difficulté sur l'économie, son point faible et un boulet pour les Républicains en raison de la crise sur laquelle ont débouché huit ans d'administration Bush. Il s'en est plutôt bien tiré, reprenant ses attaques populistes contre la cupidité de Wall Street et l'irresponsabilité de Washington, promettant de mettre fin à la corruption et au gaspillage des fonds publics à des fins électorales par les parlementaires (le "porc"), prônant une meilleure régulation des marchés, défendant les réductions d'impôts, et un gel des dépenses gouvernementales. Distancé dans les sondages et handicapé par le bilan catastrophique de l'administration républicaine de George W.Bush, le candidat républicain avait cependant besoin de marquer des points décisifs en poussant son adversaire moins aguerri à la faute. Il lui fallait renforcer chez les électeurs le sentiment que sa plus grande expérience et son bilan sont des atouts-maîtres dans un monde dangereux alors que l'Amérique traverse une crise majeure, et que par contraste, le choix d'Obama représente un risque potentiel. Il n'est pas certain qu'il y soit parvenu. Il a certes été à l'offensive la plupart du temps, répétant à de multiples reprises que "le sénateur Obama ne comprend pas" les enjeux stratégiques fondamentaux. "Il y a certains avantages à avoir un peu d'expérience, de connaissances et de jugement, et je ne crois sincèrement pas que le sénateur Obama ait assez d'expérience et de connaissances" a-t-il remarqué. "Moi je ne crois pas avoir besoin de me former sur le tas." Il a constamment mis en avant sa grande connaissance des dossiers internationaux, et démontré au passage que son âge avancé (72 ans) ne diminue en rien sa vigueur intellectuelle et physique. Obama, pour sa part, devait convaincre les électeurs, qui sont encore nombreux à en douter, qu'il a réellement les capacités à assurer le commandement des armées et la défense nationale, et qu'en dépit de son jeune âge (47 ans), il a l'étoffe d'un président. De l'avis de tous les commentateurs, y compris conservateurs, il a réussi cet examen de passage très important pour lui devant un public national. Il a su répondre avec clarté et sans hésiter à toutes les questions, de la crise économique à la guerre en Afghanistan ou à la Géorgie, sans apparaître trop "professoral" ni se perdre dans les nuances de ses idées. Les deux adversaires réticents à aborder de front la crise financière et économique Il a dressé un réquisitoire cinglant contre la "faillite" de l'idéologie libérale mise en oeuvre par Bush avec le soutien de McCain, ainsi que contre l' "erreur stratégique majeure" qu'a été la guerre d'Irak, et le relâchement de la lutte contre al Qaeda en Afghanistan. Malgré tous les efforts de McCain pour mettre en cause sa "naïveté" et son manque d'expérience, Obama a défendu des positions souvent proches du Républicain (concédant même à plusieurs reprises que "John a raison de dire que..."), que ce soit la nécessité de la fermeté envers la Russie, celle d'accroître les sanctions contre l'Iran pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire, cette d'accroître l'effort de guerre en Afghanistan, ou même le retrait des troupes d'Irak. Autre point commun, les deux adversaires ont paru étrangement réticents à aborder de front la crise financière et économique, ses implications et l'impact qu'elle aura sur leur présidence, se contentant de décliner les programmes économiques qu'ils exposent depuis des mois. Comme s'ils n'avaient pas véritablement pris la mesure de la gravité de la situation, ou, pire, s'ils n'avaient pas la moindre idée de comment y faire face... Il faudra bien sûr attendre pour savoir si ce débat très attendu aura eu un impact sur la course à la Maison-Blanche. Par le passé, les débats ont eu en général une influence négligeable sur le résultat de l'élection, avec les exceptions de celui entre John Kennedy et Richard Nixon en 1960 qui a probablement assuré la victoire de Kennedy. Et de celui entre Jimmy Carter et Ronald Reagan en 1980, au cours duquel Reagan avait renversé le cours de la campagne. Dans un sondage publié par le Wall Street Journal, 40% des Américains interrogés ont assuré que les débats (il y en aura deux autres, les 7 et 15 octobre) joueront un grand rôle dans leur décision finale.

Crise et diplomatie au coeur du débat McCain/Obama

Crise et diplomatie au coeur du débat McCain/Obama
Julie Connan (lefigaro.fr)27/09/2008 Mise à jour : 08:51 Crédits photo : AP
Pendant plus d'une heure et demie, John McCain a souligné l'inexpérience et la naïveté du démocrate, qui l'a quant à lui systématiquement associé aux échecs de l'administration Bush.

Quarante-huit ans jour pour jour après le premier débat télévisé des Etats-Unis, entre John Kennedy et Richard Nixon, c'était au tour de John McCain et Barack Obama, vendredi soir, de se prêter à cet exercice incontournable (en vidéo : l'intégralité du débat).
Après 48 heures de tergiversations sur la participation du républicain, les deux rivaux se sont retrouvés comme prévu à l'université du Mississippi à Oxford. Thèmes de ce premier face à face : politique étrangère et de sécurité nationale.
Après une courte poignée de main sous les applaudissements, les deux candidats ont d'emblée été interrogés par le journaliste Jim Lehrer sur le sujet qui a bouleversé la campagne ces derniers jours : l a crise financière et le plan de sauvetage du système bancaire.
À 39 jours de l'élection présidentielle, ni l'un, ni l'autre n'a toutefois apporté d'idée originale pour résoudre ce problème. «Nous traversons la pire crise financière depuis 1929», a déclaré Barack Obama, en regardant directement la caméra. «Il faut qu'il y ait un contrôle sur les institutions économiques (...) et sur les revenus des PDG, a-t-il plaidé, dénonçant les «huit ans de politiques ratées soutenues par le sénateur McCain».
«Pour la première fois, démocrates et républicains se retrouvent à la même table», s'est quant à lui félicité le candidat républicain, qui a souhaité que les négociations donnent naissance à un texte pour lequel il pourra voter. «C'est plutôt le début de la fin de cette crise», a-t-il jugé.
Tout d'abord cordial, le débat s'est rapidement envenimé quand John McCain, autodéfini comme «shérif» prêt à en découdre avec le système de Wall Street, a accusé Barack Obama de parler beaucoup, mais d'agir peu et d'avoir «le record des votes les plus à gauche» au Congrès. «John, vous avez voté 99% du temps en faveur d'un président qui a augmenté ces dépenses !(...) C'est un peu dur à avaler !» a répliqué Obama.
Forcés de reconnaître que la crise aurait des répercutions sur leurs éventuelles présidences, les deux candidats ont présenté les programmes qu'ils protégeraient malgré tout : l'indépendance énergétique, rénovation du système de santé et renouvellement des infrastructures et l'éducation, pour Obama. Défense et anciens combattants pour John McCain.
Après plus d'une demi-heure consacrée à la crise, Jim Lehrer a ouvert un autre dossier épineux : «les leçons de la guerre en Irak». Les deux hommes ont maintenu leurs positions habituelles : grâce au surge (sursaut militaire américain), a martelé John McCain, «nous sommes en train de gagner en Irak et nous rentrerons victorieux». Et d'accuser son rival «d'avoir voté une chose incroyable: couper les fonds aux soldats en Irak et en Afghanistan».
Barack Obama a lui a rappelé son opposition initiale à l'envoi de troupes dans la région, il y a six ans. «La guerre en Irak n'était pas justifiée». «Le prochain président n'aura pas à décider s'il faut aller ou non en Irak», a rétorqué le républicain, qui a accusé le sénateur de l'Illinois de ne pas connaître la différence entre « tactique» et « stratégie».
Tout en reconnaissant que des progrès avaient eu lieu en Irak, le jeune sénateur a déploré que plus de troupes n'aient pas été envoyées en Afghanistan, véritable objectif de la lutte antiterroriste, selon lui, afin de «capturer ou tuer Oussama ben Laden ». Le sénateur de l'Arizona, qui s'est trompé dans le nom du président pakistanais, a aussitôt accusé Barack Obama d'être un va-t-en-guerre contre le Pakistan voisin.
L'Iran et la Russie ont constitué les deux autres points d'achoppement de la soirée. Le candidat du Parti de l'Âne a de nouveau plaidé pour une «diplomatie ferme et directe» avec la République islamique, se moquant de la fois où John McCain avait entonné «Bomb, bomb, bomb Iran», sur l'air des Beach Boys. Le candidat vétéran a raillé la «naïveté» de cette idée, affirmant que s'asseoir autour de la même table que le président iranien reviendrait à légitimer ses appels à «rayer Israël de la carte». Ce à quoi Barack Obama a répondu que Henry Kissinger, conseiller de McCain avait lui-même évoqué la diplomatie par le dialogue. «Mon ami Henri Kissinger n'aurait jamais dit une chose pareille !» a répondu McCain.
Le candidat républicain, qui a fait de son expérience un argument phare de l'échange, a accusé Obama d'avoir eu une première réaction timide à l'intervention russe en Géorgie le mois dernier. «La Russie ne doit pas se comporter comme une dictature du XXe siècle», a estimé le sénateur de l'Illinois. «Quand je regarde dans les yeux de Poutine, je vois trois lettres : un K, un G et un B», a résumé John McCain, dans une de ses répliques favorites.
Deux autres débats entre Barack Obama et John McCain sont prévus les 7 et 15 octobre. Les candidats à la vice-présidence, Joe Biden et Sarah Palin seront quant à eux face à face le 2 octobre à l'occasion de leur unique débat télévisé. Un événement très attendu.

Débat télévisé Obama - McCain: le démocrate semble l'emporter

Débat télévisé Obama - McCain: le démocrate semble l'emporter
Les camps démocrate et républicain ont sans surprise revendiqué la victoire de leur candidat à l'issue du premier débat télévisé entre Barack Obama et John McCain. Un premier sondage réalisé auprès d'électeurs indécis donnait M. Obama "gagnant".
John McCain, en perte de vitesse dans les récents sondages, avait besoin d'une performance supérieure, s'accordaient à dire des experts indépendants. Le candidat républicain s'est bien défendu mais n'a pas vraiment déstabilisé son adversaire, estimaient-ils à l'issue du débat. Un premier sondage réalisé par la chaîne CBS auprès d'électeurs indécis indiquait que 40% pensaient que M. Obama avait gagné le débat tandis que 22% pensaient que c'était M. McCain. Pour 38% des personnes interrogées, le débat s'est soldé par un match nul.
D'abord interrogé sur la crise financière, M. Obama a saisi l'occasion pour associer son adversaire républicain au bilan de l'impopulaire président George W. Bush. "Nous devons reconnaître que cette crise est le point final de huit ans d'une politique économique erronée conduite par George W. Bush et soutenue par le sénateur McCain", a dit le sénateur de l'Illinois.
Un peu plus tard il a rappelé qu'au Sénat, M. McCain avait voté "90% du temps" les projets de M. Bush."Je me suis opposé au président Bush sur les dépenses, le changement climatique, la torture de prisonniers, Guantanamo, la façon dont a été menée la guerre en Irak... J'ai un long bilan et les Américains le connaissent bien. Je suis un franc-tireur", a rétorqué M. McCain.
Mais .es divergences les plus manifestes sont apparues quand le débat a abordé les questions internationales où John McCain est apparu nettement plus à l'aise. "Nous gagnons en Irak", a affirmé M. McCain. Et il a accusé Barack Obama "d'avoir voté une chose incroyable: couper les fonds aux soldats en Irak et en Afghanistan".
(ats / 27 septembre 2008 11:45)

Les sondages donnent l'avantage à Obama

Elections USA : Débat : les sondages donnent l'avantage à Obama - Election US - LCI
Deux sondages réalisés après le duel opposant Obama à McCain donnent l'avantage au candidat démocrate.
Le débat à peine clos, les deux camps ont chacun de leur côté revendiqué la victoire.
Un premier sondage réalisé par la chaîne CBS auprès d'électeurs indécis indiquait que 40% pensaient que le démocrate Barack Obama avait gagné le débat tandis que 22% pensaient que c'était John McCain. Pour 38% des personnes interrogées, le débat s'est soldé par un match nul. Sur CNN, même son de cloche. Selon le sondage de la chaîne réalisé auprès des téléspectateurs, 51% d'entre eux estiment que c'est le démocrate qui a a fait la meilleure impression, contre 38% pour le républicain. Bien entendu, les camps démocrate et républicain ont chacun de leur côté revendiqué la victoire de leur candidat vendredi à l'issue du premier débat télévisé entre Barack Obama et John McCain. "C'est une claire victoire de Barack Obama sur le terrain de John McCain", a estimé le directeur de la campagne du sénateur de l'Illinois à peine les projecteurs éteints. "Le sénateur McCain n'avait rien à offrir sinon la même politique erronée de (George W.) Bush". "John McCain a gagné ce débat et contrôlé le dialogue que ce soit sur l'économie, les impôts, les dépenses, l'Irak ou l'Iran", disait pratiquement au même moment la directrice de la communication du sénateur de l'Arizona.
Pas aidé par sa gestuelle Côté experts, alors que dans la presse, on parle globalement de match nul, certains experts indépendants estiment quant à eux que le candidat démocrate s'en est mieux tiré. John McCain, en perte de vitesse dans les récents sondages, avait besoin d'une performance supérieure, s'accordent à dire ces experts. Le candidat républicain s'est bien défendu mais n'a pas vraiment déstabilisé son adversaire, estiment-ils à l'issue du débat. M. McCain n'a pas été aidé par sa gestuelle. Au lieu de regarder directement les téléspectateurs -comme le faisait M. Obama- ou son adversaire, il regardait le présentateur, le journaliste Jim Lehrer. Son visage apparaissait le plus souvent de trois-quarts sur les écrans de télévision. McCain a répété à plusieurs reprises que son adversaire ne comprenait pas les questions de politique étrangère, mais Barack Obama ne s'est jamais laissé démonter, se montrant précis sur l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran. Par rapport aux débats des primaires, M. Obama s'est montré plus concis et incisif, notaient les médias américains au cours de leurs premières analyses. Qu'à cela ne tienne et au diable les experts. Dans le camp républicain, on semblait tenté par la méthode de "l'intox". Ainsi, avant même le début du débat, une publicité clamant "McCain wins debate" (McCain remporte le débat, ndlr) a été diffusée vendredi sur le site internet du Wall Street Journal, a révélé un journaliste politique du Washington Post qui a publié l'information sur son blog. Publicité mensongère ?

US presidential debate: Barack Obama and John McCain clash over foreign policy - Telegraph

US presidential debate: Barack Obama and John McCain clash over foreign policy - Telegraph
Senator John McCain aggressively questioned Senator Barack Obama’s readiness to lead the United States as the contenders for the White House battled through a series of sharp exchanges during their first head-to-head debate.

Obama en tête dans 7 Etats-clés parmi les électeurs hispaniques

Obama en tête dans 7 Etats-clés parmi les électeurs hispaniques France Info - AFP
(sondage)
27/09/2008-[02:18] - AFP
MIAMI (Etats-Unis), 26 sept 2008 (AFP) - Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama est crédité d’une large avance sur son adversaire républicain John McCain parmi les électeurs hispaniques de sept Etats-clés, selon un sondage rendu public vendredi.
Barack Obama est crédité de 63% d’intentions de vote parmi cet électorat contre 26% à John McCain, selon ce sondage réalisé par l’institut Newlink Research du 11 au 18 septembre dans ces Etats qui ne sont acquis à aucun des deux partis. Le Colorado est l’Etat où M. Obama recueille le plus d’intentions de vote avec 74% contre 14% à M. McCain, suivi du Nouveau-Mexique (68% contre 24%), de l’Arizona (66% contre 23%), du Nevada (52% contre 19%), de la Pennsylvanie (51% contre 28%) et de l’Ohio (33% contre 27%). M. Obama est crédité en Floride de 45,8% à 42,3% d’intentions de vote (avec 12% d’indécis), alors qu’un sondage du même institut dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis créditait en juin M. McCain de 35,8% à 33,1% d’intentions de vote (avec 31,1% d’indécis). Le sondage "indique que les Hispaniques, préoccupés par les questions de santé, d’emploi et d’éducation, considèrent chaque fois plus que seul un changement à la Maison Blanche pourra améliorer leur situation", estime Eduardo Gamarra, directeur de l’institut Newlink Research, avec des bureaux à Miami. Le sondage a été réalisé par téléphone auprès de 684 personnes d’origine hispanique avec droit de vote à l’élection présidentielle du 4 novembre. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 3,75%. jco/sf/eg ef.

FRANCE 24 en partenariat avec RFI

FRANCE 24 et RFI vous permettent de suivre en direct les débats Obama-McCain. France 24 FRANCE 24 en partenariat avec RFI France 24

Présidentielle américaine: le calendrier des débats

Présidentielle américaine: le calendrier des débats ,AP 24.09.2008 17:21
Le candidat républicain John McCain et son adversaire démocrate Barack Obama s'affronteront à trois débats de 90 minutes chacun étalés sur trois semaines avant la présidentielle américaine du 4 novembre. Un débat opposera par ailleurs leurs colistiers respectifs, Sarah Palin et Joe Biden.
Les quatre duels sont organisés sous l'égide de la Commission sur les débats présidentiels:
- PREMIER DEBAT PRESIDENTIEL
Vendredi 26 septembre à 21h sur la Côte Est (01h GMT samedi)
Sujet: politique étrangère et sécurité nationale
Lieu: université du Mississippi, Oxford, Mississippi
Format: réponses de 2mn suivies de 5mn de discussion pour chaque question
Modérateur: Jim Lehrer (PBS).
- DEBAT DES CANDIDATS A LA VICE-PRESIDENCE
Jeudi 2 octobre à 21h sur la Côte Est (01h GMT vendredi)
Lieu: université Washington, Saint Louis, Missouri
Sujet: politique étrangère et politique intérieure
Format: réponses de 90 secondes, suivies par 2mn de discussions pour chaque question, déclarations finales de 2mn
Modérateur: Gwen Ifill (PBS)
- DEUXIEME DEBAT PRESIDENTIEL
Mardi 7 octobre à 21h sur la Côte Est (01h GMT mercredi)
Lieu: Université Belmont, Nashville, Tennessee
Tout sujet
Format: questions des membres du public et soumises par des participants sur Internet, réponses de 2m suivies d'une discussion d'une minute pour chaque question.
Modérateur: Tom Brokaw (NBC)
- TROISIEME DEBAT PRESIDENTIEL
Mercredi 15 octobre à 21h sur la côte Est (01h GMT jeudi)
Lieu: université Hofstra, Hempstead, Etat de New York.
Sujet: politique intérieure
Format: réponses de 2m suivies de 5mn de discussion pour chaque question. Deux minutes de déclarations finales.
Modérateur: Bob Scheiffer (CBS)
AP
Sur Internet:
Commission sur les débats présidentiels: http://www.debates.org/

McCain accepte finalement de débattre avec Obama

McCain accepte finalement de débattre avec Obama
LIBERATION.FR : vendredi 26 septembre 2008
Les conséquences d'une absence auraient été trop grandes. Après avoir demandé le report du premier débat télévisé avec son rival démocrate Barack Obama, John McCain s'est finalement ravisé. Le candidat républicain y participera finalement. C'est une de ses conseillères qui l'a annoncé aujourd'hui, à moins de 24 heures du débat qui doit se tenir dans le Mississippi (sud).
Mercredi, le candidat démocrate à la Maison Blanche avait expliqué qu'il suspendait sa campagne en raison de la crise du secteur financier américain. Il demandait le report du débat jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour y remédier.
De nombreux observateurs avaient analysé la position de McCain comme une manière de temporiser, alors qu'il est en perte de vitesse dans les sondages, et que les questions économiques ne sont pas son fort.
Par ailleurs, les négociations au Congrès pour trouver un accord sur le plan de sauvetage de l'administration Bush se poursuivent toujours. Barack Obama s'est déclaré «optimiste» quant aux chances d'y parvenir, juste avant de s'envoler pour le Mississippi, lieu du débat avec John McCain.

Le premier débat McCain-Obama aura bien lieu

Le premier débat McCain-Obama aura bien lieu, actualité Monde : Le Point
Selon son équipe de campagne, le candidat républicain à la Maison blanche John McCain sera bel et bien présent ce vendredi soir à Oxford dans le Mississippi pour le premier débat télévisé qui doit l'opposer à son rival démocrate Barack Obama.

Le candidat républicain à la Maison blanche John McCain fait savoir qu'il sera finalement présent ce vendredi soir à Oxford, dans le Mississippi, pour le débat télévisé qui doit l'opposer à son rival démocrate Barack Obama.
McCain avait dit qu'il ne participerait pas au débat si le plan de sauvetage du système bancaire américain, d'un montant de 700 milliards de dollars, n'était pas adopté, mais son équipe de campagne a déclaré que des progrès suffisants avaient été obtenus à cet égard pour qu'il soit présent.
"L'équipe de campagne de McCain reprend toutes ses activités et le sénateur se rendra au débat cet après-midi", lit-on dans un communiqué diffusé par ses collaborateurs. Après le débat, il regagnera Washington pour prendre part aux négociations.
Les organisateurs du débat avaient déclaré qu'il aurait lieu de toute façon avec ou sans McCain, et Obama se préparait à la mi-journée à se rendre dans le Mississippi.
Il s'agit du premier des trois débats télévisés qui doivent réunir, dans les trois semaines à venir, les candidats des deux grands partis.
Le débat de ce vendredi doit porter sur la politique étrangère et la sécurité nationale, deux points forts pour l'expérimenté McCain, qui, à 72 ans, a une longue carrière politique derrière lui et une aura de héros de la guerre du Vietnam.
Mais comme les fortes turbulences financières ont dominé l'actualité depuis deux semaines, il est peu probable que le sujet soit éludé, d'autant plus que la situation économique, au vu des sondages, est la principale préoccupation des Américains.
BLOCAGES
Les deux candidats ont passé la soirée de jeudi à Washington et se sont entretenus avec les dirigeants du Congrès vendredi matin avant la reprise des négociations sur le plan de renflouement. A la demande du président George Bush, Obama, McCain et le président lui-même ont tenu une réunion jeudi à la Maison blanche, avec les dirigeants du Congrès.
Les blocages apparus dans la nuit dans les négociations et l'émergence d'un plan alternatif soutenu par un groupe d'élus républicains avaient laissé planer la plus grande incertitude sur la présence de John McCain dans le Mississippi.
"Aucune décision n'a encore été prise sur la participation du sénateur au débat", déclarait encore jeudi soir Kimmie Lipscomb, porte-parole du candidat McCain.
Le sénateur de l'Arizona avait annoncé mercredi qu'il suspendait sa campagne en raison de la gravité de la crise financière. Cela ne l'avait pas empêché de prononcer un discours jeudi à New York et de continuer à diffuser des spots de campagne sur les chaînes américaines. Sa colistière, Sarah Palin, et ses représentants sont restés en campagne.
Vu les niveaux d'audience atteints lors des conventions de la fin de l'été et l'intérêt que suscite la campagne, on s'attend à ce que le premier débat télévisé soit suivi par plus de 40 millions de téléspectateurs (l'audience des discours des conventions) et joue un rôle crucial dans la détermination du choix des indécis.
Les deux autres débats entre Obama et McCain sont programmés les 7 et 15 octobre. Leurs colistiers, Joe Biden et Sarah Palin, s'affronteront le 2 octobre. Avec la crise financière, les sondages sont redevenus favorables à Obama ces derniers jours.
Version française Henri-Pierre André et Eric Faye

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy : Vu de New York, actualité Débats : Le Point

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy : Vu de New York, actualité Débats : Le Point
Les Américains ne parlent, évidemment, que de cela. Ils n'ont, à la bouche et dans la tête, que l'incroyable tsunami qui a failli emporter leur système bancaire et, de là, la planète finance. Avec, au fond, trois questions simples qui reviennent partout, dans toutes les conversations et dans la presse.
Pourquoi ce désastre, d'abord ? Pourquoi cette série de bulles (hypothécaire, financière, de crédit, de confiance) qui ont explosé l'une après l'autre et ont manqué, donc, plonger la première économie mondiale dans une situation du type de celle de l'Argentine il y a sept ans ? Que l'on soit républicain ou démocrate, tout le monde est désormais d'accord pour dire que c'est un système bâti sur le profit à court terme, la titrisation à tout-va ou l'invention d'instruments financiers sans création de valeur corrélative, qui est à l'origine de la crise. Fin d'une époque où l'on « couvrait » tout et n'importe quoi. Agonie d'un modèle de croissance basé sur un endettement sans mesure et une spéculation sans frein. Et quant à ces dirigeants qui engageaient leurs entreprises dans des aventures indexées sur leur hubris ainsi que sur les rémunérations faramineuses qu'ils s'étaient octroyées ; quant à ces patrons qui, comme l'avant-dernier président de Merrill Lynch, osaient empocher 160 millions de dollars pour prix de leur non moins faramineuse incompétence, ils sont devenus l'objet, en quelques jours, d'une réprobation générale.
Le remède, ensuite ? Et si l'Etat fédéral, contrairement au credo formulé, entre autres, par feu le président Reagan, est en train de redevenir, non le « problème », mais la « solution » ? Les avis sont nuancés, naturellement. Et il se trouve déjà des éditorialistes pour, comme David Brooks dans le New York Times du 19 septembre, ironiser sur ce « régulationnisme » que chacun feint de découvrir alors qu'il était déjà la norme sur les marchés à terme ou dans les hedge funds . Mais, pour l'essentiel, c'est tout de même bien cela qui se dit. Et, de la gauche à la droite, des progressistes du magazine Nation aux dévots de la dérégulation façon Wall Street Journal , il ne se trouve personne pour médire de l'appropriation de fait, par l'Etat, de pans entiers du secteur financier. Ni, encore moins, de cette intervention massive dans un marché supposé, en principe, se réguler très bien tout seul. Ni même de l'interdiction, provisoire certes, mais dont l'idée même était, hier encore, inconcevable, des « ventes à découvert » des grandes valeurs financières. Ce n'est pas une réforme, c'est une révolution. Mieux qu'une révolution, c'est un changement de paradigme. Et c'est, là aussi, un nouvel âge qui s'annonce.
Qui, d'Obama ou de Palin-pardon, de McCain-est le mieux équipé, enfin, pour accompagner ce changement de cap et graver dans le marbre d'une politique ce qui, pour le moment, s'invente au jour le jour, au fil des circonstances, sans cohérence ? Probablement Obama. Car les républicains ont beau se rallier au cours nouveau. Ils ont beau, comme McCain lui-même, concéder que la nationalisation des géants de la réassurance était inévitable. Chacun sent bien que c'est à contrecoeur, du bout des lèvres et sans disposer, tant s'en faut, des outils conceptuels qui leur permettraient de penser vraiment, jusqu'au bout, la mutation. Alors que les démocrates... Le « track record » des démocrates de l'ère clintonienne et post-clintonienne n'est peut-être pas, en la matière, tellement brillant. L'idée d'un Etat renforcé assumant plus fortement ses responsabilités d'Etat et jouant donc, sur ce plan, son plein rôle d'acteur politique leur est tout de même plus familière. Question de culture et de patrimoine idéologique : la faillite de Lehman Brothers fera plus que le discours de Philadelphie pour l'élection de Barack Obama.
L'observateur étranger, quant à lui, ajoutera deux observations.
La plasticité, d'abord, d'un système capable d'opérer, si vite, ce grand renversement. Combien de temps eût-il fallu, en Europe, pour sauver une AIG ? Combien de comités interministériels ? de commissions bruxelloises et nationales ? de va-et-vient entre les autorités financières locales et communautaires ? L'Amérique a fait en une nuit ce que nous aurions mis des semaines à, peut-être, finalement ne pas faire du tout. Elle a fait montre une fois de plus, et n'en déplaise aux sombres prédictions des anti-américains pavlovisés, de son inentamable vitalité.
Mais la bizarrerie, ensuite, du même système quand cet Etat qui se résout, de plus ou moins bonne grâce, à ce changement de cap rechigne à faire le même effort lorsqu'il s'agit de venir en aide aux démunis. Est-il plus difficile, vraiment, de bâtir une sécurité sociale digne de ce nom que de créer un fonds de « défaisance » pour éponger les « junk bonds » qui plombent le bilan des grandes banques ? Et ces centaines de milliards de dollars que l'on sait mobiliser, en un temps record, pour sauver des compagnies financières en faillite, d'où vient que l'on ait tant de mal à les trouver pour sauver de la misère ou de la mort les sans-logis de Los Angeles ou de Detroit ?
Cette question-là, le prochain président des Etats-Unis, quel qu'il soit, ne pourra plus s'y dérober.

jeudi 25 septembre 2008

Le face à face Obama/McCain sur France 2

Le face à face Obama/McCain sur France 2 Le 24 septembre
France 2 a décidé de diffuser en direct le premier des trois débats entre John McCain et Barack Obama. Cela se déroulera le 27 septembre... entre 5 et 7 heures du matin*. Cette confrontation, qui se tiendra à l'université du Mississippi, portera sur la sécurité nationale et la politique étrangère. Les observateurs s'attendent également à ce que la crise financière, au vu de son ampleur, fasse partie des thèmes abordés.

Obama et McCain sur le fil du discours racial

Obama et McCain sur le fil du discours racial
Avant le premier débat entre Barack Obama et John McCain, prévu le 26 septembre dans le Mississippi, The New York Times observe à quel point le racisme est sous-jacent dans cette campagne.

Il n'y a pas si longtemps, les Noirs du Sud profond risquaient de se faire battre ou tuer quand ils cherchaient à obtenir le droit de vote, répondaient à un Blanc ou ne cédaient pas le passage sur un trottoir. Les personnes de couleur qui violaient ces prescriptions et d'autres étaient qualifiés de "Nègres bêcheurs" et faisaient l'objet d'actes de violence et d'intimidation destinés à dissuader les autres de suivre leur exemple. Le terme "bêcheurs" était appliqué aux Noirs riches qui payaient parfois des sommes consternantes pour posséder des maisons, des voitures ainsi que des entreprises plus belles et plus prospères que celles des Blancs. L'envie suscitée par la richesse des autres races a souvent déclenché des lynchages et des violences cataclysmiques, comme les émeutes raciales de Tulsa de 1921 au cours desquelles une foule blanche avait pratiquement éradiqué la communauté noire prospère du quartier de Greenwood. Certaines formes d'éloquence et d'assurance qui étaient considérées comme louables chez les Blancs passaient pour de la mutinerie quand elles étaient employées par les personnes de couleur. Par exemple, les Noirs qui regardaient les Blancs droit dans les yeux – et discutaient avec eux de choses importantes – étaient considérés comme une menace pour l'ordre racial. Cette obsession de la soumission noire reposait sur la nostalgie de l'esclavage. Aucun individu sain d'esprit n'exprimerait un tel sentiment ouvertement aujourd'hui. Le malaise que provoquent certaines formes d'assurance des Noirs est cependant trop profondément enraciné dans la mentalité – et la langue – nationale pour disparaître comme ça. Il apparaît en permanence dans le discours public depuis que Barack Obama est un candidat plausible à la présidence. On en a eu un exemple frappant au début du mois, quand Lynn Westmoreland, représentant républicain de la Géorgie, a qualifié Obama de "bêcheur" en réponse à la question d'un journaliste. M. Westmoreland a persisté quand on lui a donné la possibilité de faire marche arrière et a, par la suite, tenté de s'excuser en affirmant que la définition donnée par le dictionnaire ne comportait aucune signification raciale. C'est peu plausible. M. Westmoreland est originaire du Sud, où le sens vernaculaire du mot a toujours été clair. Le passé refait surface Dans le Sud, la discrimination institutionnalisait le paternalisme racial dans ses journaux, qui refusaient en général d'accoler le titre courtois de M. et Mme aux adultes noirs, et les réduisaient à l'état d'enfant en les appelant par leur prénom. Geoff Davis, représentant républicain du Kentucky, a succombé à ce vieux langage au début de l'année en décrivant ce qu'il considérait comme l'absence de préparation d'Obama à gérer la politique nucléaire : "Il ne faut pas que le doigt de ce garçon soit sur le bouton", a-t-il déclaré. Dans le Sud, les Noirs qui s'exprimaient avec compétence et assurance sur des questions d'importance étaient qualifiés d'"irrespectueux". Sous-entendu, les bons Noirs, c'étaient ceux qui faisaient des courbettes, souriaient et s'en remettaient à leurs supérieurs blancs. Signe annonciateur des choses à venir, l'équipe McCain a déjà sorti un spot dans lequel il accuse Obama d'être "irrespectueux" vis-à-vis de Sarah Palin. Le reproche est modéré, mais ses implications raciales sont claires. Les références du temps passé qui ont fait surface pendant la campagne laissent entendre que les républicains font campagne sur le terrain racial, et ce même si les références expresses à la race ne sont pas évidentes. Comme lors des élections précédentes, le Parti républicain va agiter les spectres et les peurs raciaux sans se salir visiblement les mains. Les démocrates vont s'efforcer de les contrer selon leurs méthodes habituelles. Obama semble comprendre qu'il risque à chaque instant de faire une déclaration ou de dire une expression susceptible de transformer son image de candidat affable, rationel et racialement ambigu en archétype du Noir en colère qui rebute les électeurs blancs. On voit qu'il est très prudent à la façon dont il soupèse chacun de ses termes, qu'il cherche ses mots et évite ceux qui risquent de le faire basculer dans la zone dangereuse. Ces manœuvres sont pénibles à regarder, mais le pire c'est qu'elles sont nécessaires.

Brent StaplesThe New York Times

ÉLECTION AMÉRICAINE • John McCain cherche à faire diversion

John McCain cherche à faire diversion
Le candidat républicain a décidé de suspendre sa campagne et voudrait repousser le premier débat face à Obama en raison de la situation économique du pays. Une énième manœuvre qui risque de lui coûter cher, estime The Washington Post.
Vous êtes en baisse dans les sondages ? Vous craignez que les Américains ne s'intéressent davantage à la crise économique (voire ne redeviennent partisans de la réglementation économique) qu'à vos exceptionnelles qualités de dirigeant ? Dans ce cas de figure, que fait un candidat républicain à la Maison-Blanche ? Si vous vous appelez John McCain, vous faites en sorte que la solution à la crise économique ne tourne qu'autour de votre petite personne. Vous suspendez votre campagne. Vous vous retirez du premier débat entre candidats programmé pour le vendredi 26 septembre. Vous détournez les termes du débat national sur l'économie, passez sous silence les défauts du modèle de laisser-faire économique qui nous a mis dans cette situation, pour recentrer l'attention sur le caractère indispensable de John McCain, chef parmi les chefs. Un sondage Washington Post/ABC News, publié le 24 septembre, donnait à Barack Obama neuf points d'avance sur son adversaire républicain, une avance qui s'explique essentiellement par l'angoisse économique qui s'empare du pays et la conviction de plus en plus répandue qu'Obama est plus en prise avec les réalités économiques. Mais dans le plan "victoire en novembre" de John McCain, il n'était pas prévu que les Américains s'intéressent à ce genre de questions. Dans l'idée de ses stratèges de campagne, l'essentiel était de cantonner la discussion à des comparaisons entre les personnalités des deux candidats. Hélas pour le républicain, depuis une semaine, la réalité a fait irruption dans la campagne, l'annonce d'un effondrement économique imminent venant détourner l'attention de l'opinion publique de ses qualités exceptionnelles de dirigeant. Mais McCain va-t-il parvenir à persuader les Américains d'oublier que ce sont lui et ses camarades républicains qui ont changé les règles du jeu économique aux Etats-Unis et ainsi permis à Wall Street de sombrer dans le chaos ? J'en doute. Pour commencer, l'Amérique est peut-être une république d'amnésiques, mais, dans les profondeurs de quelque lobe cérébral rarement sollicité, elle se souvient que ses deux partis politiques [le Parti démocrate et le Parti républicain] s'opposent sur les questions de réglementation et de stimulation de l'économie, opposition qui n'est d'ailleurs guère favorable aux républicains. La manœuvre de McCain était transparente. Pour contrer la préférence des Américains pour la politique économique d'Obama, il entendait s'enfermer dans une salle avec son adversaire et en sortir en clamant qu'ils avaient trouvé un accord, qu'aucun différend ne les opposait. En réalité, de profonds différends les opposent. McCain souhaite maintenir les allégements fiscaux pour les Américains les plus riches tandis qu'Obama souhaite mettre en place des allégements fiscaux pour tous à l'exception des 10 % les plus riches. Barack Obama privilégie les orientations politiques qui consolident la base de l'économie (via des investissements dans les infrastructures et l'éducation et une législation permettant aux Américains d'adhérer à un syndicat sans craindre d'être licencié), alors que McCain est connu pour son opposition à de telles politiques. Obama n'est favorable aux accords commerciaux que s'ils améliorent les normes du travail et de l'environnement chez nos partenaires et les protègent aux Etats-Unis. McCain, lui, a soutenu tous les traités commerciaux ayant sapé ces normes et n'a jamais dit un mot sur leur protection aux Etats-Unis ou sur leur amélioration à l'étranger. Mais les comparaisons de ce type nuisent de façon intolérable aux perspectives de succès de McCain. Il ne peut pas remporter les élections sur la force de ses propositions. Il ne peut gagner que sur sa force de caractère. Le problème est que le caractère de McCain, comme nous l'a montré son choix de Sarah Palin comme colistière, est riche en détermination mais pauvre en bon sens. A cet égard, malgré toutes les dénégations de son équipe de campagne, une présidence McCain tiendrait beaucoup d'un prolongement de l'ère Bush. Le président est d'ailleurs venu en aide au candidat républicain hier soir en invitant les deux prétendants à la Maison-Blanche à se rendre à Washington aujourd'hui pour donner leur blanc-seing à un accord sur le plan de sauvetage de l'économie américaine apparemment en passe d'être conclu avec le Congrès. Risquant de minimiser l'héroïsme du coup d'éclat de McCain, il l'a aussi fait paraître moins égocentrique. Reste que l'ego est bien le fonds de commerce de McCain. Soit il est le sauveur surgissant sur sa belle monture, soit il n'est rien – ou plutôt si, le perdant du mois de novembre. Obama a certes des défauts, mais il a au moins la qualité de ne pas croire que les crises que vit la nation tournent autour de sa petite personne.
Harold Meyerson
The Washington Post

Obama roule beaucoup plus vert que McCain

Obama roule beaucoup plus vert que McCain - Actualité Internationale - Amérique du Nord - Radio Europe1
Selon une enquête menée par l’hebdomadaire Newsweek, Barack Obama est le plus vertueux des automobilistes candidats à l’élection présidentielle américaine avec une seule voiture en sa possession, un modèle hybride. John McCain a lui 13 quatre-roues à son nom dans les registres publics d’immatriculation des véhicules. Pas vraiment écologique, alors qu’il projette de réduire les émissions de CO2, ni même conforme à ses engagements nationaux. Le candidat républicain a toujours assuré qu’il n’avait acheté que des produits américains. Or il possède une Honda et une Volkswagen.
Les journalistes de l'hebdomadaire américain "Newsweek" sont simplement allés consulter les registres publics d'immatriculation des véhicules. Du côté démocrate, Barack Obama a tous les compteurs au vert. Une seule voiture à son nom, un 4×4, mais un modèle hybride respectueux de l’environnement et d’une marque américaine qui plus est. L’enquête est moins flatteuse pour le républicain John McCain et ses 13 voitures inscrites à son nom ou à celui de son épouse.
Dans leurs programmes, les deux candidats se sont pourtant engagés à réduire les émissions de CO2, liées notamment à la circulation automobile. Barack Obama a promis spécifiquement de trouver des fonds pour créer la première station essence qui permette de transformer l’éthanol en hydrogène et de mettre en circulation un million de voitures hybrides d’ici 2015. John McCain, plus modeste, s’est seulement engagé à subventionner des technologies déjà existantes comme l’hydrogène, pour leur permettre d’être plus largement utilisées.
Les détails qui retiennent surtout l’attention des Américains, au-delà des émissions de CO2 des voitures de leurs candidats, c’est la "nationalité" des véhicules en question. Encore un mauvais point pour John McCain. Il avait affirmé qu’il n’avait jamais acheté que des produits américains. Dans son garage, se trouvent pourtant une Honda et une Volkswagen.
Fannie Rascle

McCain panique, Obama décolle

McCain panique, Obama décolle
Le républicain, plombé par la crise financière, suspend sa campagne et demande le report du débat qui doit avoir lieu demain, ce que refuse Obama.
PHILIPPE GRANGEREAU
QUOTIDIEN : jeudi 25 septembre 2008
«La crise est historique», a annoncé hier soir le candidat républicain John McCain, qui tente de reprendre l’initiative après le décollage de son rival démocrate dans les sondages. Le sénateur de l’Arizona a annoncé la suspension de sa campagne et demandé un report du débat qui doit avoir lieu vendredi avec Barack Obama, afin de se consacrer au plan de sauvetage de Wall Street, au coût astronomique de 700 milliards de dollars (500 milliards d’euros) actuellement débattu au Congrès.
«Il est temps que les deux partis se concertent pour résoudre ce problème, a plaidé McCain. Si on ne le fait pas, le crédit va se tarir, avec des conséquences dévastatrices pour notre économie. Les gens ne pourront plus acheter de maison et les économies de toute une vie seront menacées. Les entreprises n’auront plus assez d’argent pour payer leurs employés. Si nous n’agissons pas, tous les Etats-Unis seront touchés. On ne peut pas le permettre.» Certes, la crise est historique. Mais la manœuvre qui consiste à en appeler à l’union nationale a aussi un but plus immédiat : faire endosser à son rival démocrate une part de l’impopularité du plan Bush de sauvetage.
Course. Obama, qui a proposé de «travailler ensemble à une réponse commune» à la crise mais a refusé de reporter le débat, a pour la première fois clairement pris la tête dans la course à la Maison Blanche. McCain, avec qui il était jusqu’alors au coude-à-coude dans les sondages, remporte les suffrages de 43 % des électeurs américains, tandis que le sénateur démocrate de l’Illinois se détache avec 52 % des intentions de vote, selon une enquête du Washington Post-ABC News publiée hier. Ni les candidats démocrates John Kerry en 2004, ni Al Gore en 2000, n’avaient dépassé les 50 % d’intentions de vote à ce stade de la campagne, note un analyste. Deux autres sondages nationaux publiés hier accordent à Obama une avance moindre, de 2 à 6 points, selon le site Realclearpolitics.
Le rebond d’Obama est clairement lié à la crise financière. Avec les fleurons de Wall Street qui tombent comme des dominos, 80 % des Américains estiment que le pays «va dans la mauvaise direction». La moitié d’entre eux fait porter le blâme à l’administration Bush, et 53% font davantage confiance à Obama qu’à McCain (39 %) pour prendre les choses en main. McCain, qui avouait l’an dernier avoir «besoin d’apprendre» en économie, affirmait encore à la mi-septembre que les «fondations de l’économie sont bonnes». Sans compter l’implication de certains de ses proches dans de spectaculaires faillites (lire en page 20).
Or, pour 50 % des électeurs, l’économie est devenu le sujet de préoccupation primordial, loin devant la guerre en Irak (9 %) le terrorisme (7 %) et l’assurance-maladie (5%). Cette crise, qui doublera le déficit fédéral, va aussi contraindre les deux prétendants à la Maison Blanche à revoir sérieusement leurs programmes. «Est-ce que je vais pouvoir accomplir tout ce que j’ai dit que je ferais au cours de cette campagne ? Probablement pas», a reconnu mardi Obama.
Passeport. McCain avait réussi à marquer des points grâce à la nomination sur le «ticket» républicain de la gouverneure de l’Alaska, Sarah Palin. L’enthousiasme suscité par cette jeune mère de famille de cinq enfants, novice en politique, a été éphémère. Selon le même sondage, Palin enregistre 38 % d’avis défavorables, comparé à 17 % début septembre. La récente prestation de la gouverneure lors d’une interview qu’elle a donnée à la chaîne ABC, bien qu’honorable, a montré les limites de ses compétences, notamment sur les questions de politique étrangère. Ce n’est que l’an dernier qu’elle a obtenu son premier passeport. «On peut voir la Russie depuis l’Alaska», avait-elle répondu à une question portant sur sa connaissance de ce pays.

L'économie sourit à Obama

L'économie sourit à Obama
Le plus récent sondage ABC/Washington Post révèle que Barack Obama a repris la tête dans les intentions de vote des Américains. Il accorde 52 % des intentions de vote au candidat démocrate contre 43 % pour son adversaire républicain John McCain. Il y a deux semaines, McCain obtenait 49 % des appuis, comparativement à 47 % pour Obama.
Ce renversement de tendance va de pair avec un changement de perception au sujet des aptitudes des candidats en matière économique. L'économie américaine traverse une période particulièrement sombre depuis l'effondrement des prêteurs hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, et la déconfiture de la banque d'investissement Lehman Brothers et de l'assureur AIG.
M. Obama est maintenant considéré comme le candidat qui comprend le mieux les enjeux économiques des États-Unis par 52 % des répondants, contre 43 % pour McCain. Il y a deux semaines, McCain menait par 49 % contre 47 % pour Barack Obama.
Au sujet de la gestion de l'économie, Obama est considéré comme le plus capable par 53 % des répondants, soit 14 points de pourcentage de plus que McCain. Cet écart s'est considérablement agrandi: il était de 5 points il y a deux semaines.
L'économie est désormais considérée comme le sujet le plus important de cette course à la Maison-Blanche par 50 % des répondants, un bond de 13 % en deux semaines. Pas moins de 52 % des répondants croient que l'économie américaine périclitera pour longtemps.
Pour chaque tranche de 10 Américains, 8 sont inquiets par la situation économique et 6 craignent même pour leur situation personnelle. L'intervention de l'État dans l'économie divise grandement les Américains, 47 % l'approuvant et 42 % se prononçant contre.
Les femmes, les Blancs et les indépendants

Photo: La Presse Canadienne /AP/Chris Carlson
Barack Obama salue des partisans après son discours à Green Bay.
Le sondage ABC/Washington Post révèle par ailleurs qu'environ 2 Américains sur 10 sont encore incertains de leur choix en vue de l'élection présidentielle du 4 novembre.
Les électeurs indépendants, convoités par les deux grands partis, appuient maintenant Barack Obama dans une proportion de 53 % contre 39 % pour John McCain. Interrogés sur le candidat le plus apte à gérer l'économie, ils accordent une avance de 21 points de pourcentage au candidat démocrate.
Les femmes blanches, dont l'appui semblait échapper à Barack Obama dans la foulée de la convention républicaine, semblent être revenues en partie dans le giron démocrate: elles appuient maintenant les candidats dans des proportions équivalentes.
Parmi l'ensemble de l'électorat blanc, Obama tire de l'arrière dans les intentions de vote par 5 points de pourcentage. Là encore, la situation économique semble tourner à son avantage: parmi les électeurs blancs qui se disent inquiets de la situation économique, 54 % appuient le sénateur de l'Illinois.
Les deux candidats demeurent au coude-à-coude au sein de l'électorat en ce qui concerne leurs qualités de leadership, mais la capacité de Barack Obama à agir comme commandant en chef de l'armée américaine continue de soulever des doutes: 48 % pensent qu'il est apte, contre 47 % qui ne le croient pas. La guerre en Irak n'est toutefois plus considérée comme le sujet le plus important de la course par 9 % des électeurs, le pourcentage le plus faible depuis le début de la campagne.
Autre fait notable: l'effet Palin, largement crédité comme explicatif de la montée de John McCain dans les sondages effectués, semble s'atténuer. Le nombre d'électeurs ayant une opinion défavorable d'elle a bondi de 28 % à 38 %. Au cours des deux dernières semaines, l'appui à la gouverneure de l'Alaska a fondu chez les électeurs indépendants (60 % à 48 %) et les femmes indépendantes (65 % à 43 %).
Enfin, il semble que la course à la présidentielle suscite un engouement certain: 55 % des répondants affirment suivre la course à la Maison-Blanche de très près.

La crise financière donne des ailes à Barack Obama

La crise financière donne des ailes à Barack Obama

Obama rejette la demande de John McCain de repousser leur premier débat

Obama rejette la demande de John McCain de repousser leur premier ...
Barack Obama a rejeté l'appel de John McCain à reporter le premier débat qui doit opposer vendredi les deux candidats à la présidentielle ...echerche Google :

En vidéo : le face-à-face Obama/McCain en cinq duels - Monde - Challenges.fr

En vidéo : le face-à-face Obama/McCain en cinq duels - Monde - Challenges.fr

Des "camps Obama" pour booster les troupes démocrates

Des "camps Obama" pour booster les troupes démocrates Rue89
Par Alexis Buisson Journaliste 24/09/2008 13H06
(De New York) Le parti démocrate organise jusqu’au 4 octobre dans l’état de New York une série de camps d’entraînement pour supporters de Barack Obama. Loin de colonies de vacances, ces « Obama Camps » sont un élément central de la stratégie démocrate de conquête de la Maison-Blanche. Ambiance dans celui de Brooklyn, à New York, le week-end dernier.
Ce n’est pas l’armée, pourtant les méthodes sont les mêmes. Le discours guerrier, la glorification du leader, les cartes d’états à conquérir et l’exaltation des troupes. Pourtant, la bataille qui se prépare ici, dans une salle de cours du Pratt Institute de Brooklyn, est strictement électorale.
Le but : former des supporters démocrates de la première heure à l’exercice difficile de la pêche aux votes. Au menu de la formation de deux jours :
faire le point sur la campagne et ses objectifs
apprendre à courtiser les indécis par des exercices individuels et en groupe, supervisés par des cadres de la campagne démocrate
booster le moral des troupes, avant que les petits soldats du Parti ne quittent dans quelques jours femme et enfants pour le champ de bataille électoral
Apprendre les techniques de persuasion, le démarchage par téléphone…
Dawn Smalls, manager de la campagne dans l’état de New York, animait le week-end dernier l’un des six camps Obama, celui de Brooklyn. Elle en explique le principe. (Ecoutez le son.)
Dans une campagne qui privilégie le contact direct avec les électeurs, les volontaires sont un maillon essentiel de la chaîne. En les formant au porte-à-porte, aux techniques de persuasion par appel téléphonique et au management, le camp Obama est censé remédier aux lacunes organisationnelles de la campagne de John Kerry en 2004. La désorganisation des volontaires sur le terrain aurait handicapé le candidat démocrate.
« Il y a quatre ans, les volontaires sont arrivés sur le terrain un peu avant l’élection et ne savaient ni quoi faire ni à qui s’adresser. Ils étaient complètement perdus », a expliqué Smalls aux participants en ouverture du camp :
« Nous voulons éviter cela à tout prix […] Par rapport à 2004, nous avons appris qu’il ne faut rien prendre pour argent comptant. C’est la première fois que nos volontaires sont présents dans les 50 états. Ce qui n’était pas le cas il y a quatre ans. »
En 2008, les démocrates ont donc fait les choses différemment. Et en plus grand. Ils ont échafaudé ce que le « Boston Globe » a appelé il y a quelques mois « la plus grosse opération de terrain dans l’histoire politique américaine. »
Apprendre les techniques de persuasion, le démarchage par téléphone…
En effet, dès les premières heures de la campagne, les supporters de Barack Obama ont investi villes et campagnes, permettant ainsi de faire basculer des communautés entières dans l’escarcelle d’Obama. Une stratégie qui a permis au sénateur de l’Illinois de remporter la course à l’investiture.
Ainsi, les participants à l’« Obama Camp » ont-ils été triés sur le volet en fonction de leur motivation, leur expérience dans le domaine politique ainsi que leur disponibilité -les participants doivent pouvoir être mobilisés pendant cinq semaines, jusqu’au jour de l’élection.
Dès leur arrivée au camp, ils reçoivent un manuel contenant le programme de la formation, des exercices et des conseils pratiques. Le programme est divisé en plusieurs sections, parmi lesquelles :
Session 1 : rappel des objectifs de la campagne
Session 4 : Barack Obama vs John McCain : les idées
Session 5 : Contact avec les électeurs
« Je ne reconnais pas le pays qui m’attirait a mon arrivée »
Ce matin-là, sur le campus du Pratt Institute à Brooklyn, les participants apprennent à se construire une « histoire de soi », dont ils pourront se servir pour convaincre un électeur indécis de voter pour Barack Obama. L’exercice, supervisé par une équipe d’animateurs, doit s’exécuter en moins de deux minutes. (Ecoutez le son.)
Parmi la centaine de participants, Bernard Guerra, un entrepreneur français installé aux Etats-Unis depuis 1972, écoute attentivement, assis au premier rang :
« Pour moi, les Etats-Unis ont toujours été une terre d’opportunités. Mais je ne reconnais pas le pays qui m’attirait a mon arrivée. »
Le pays a changé en huit ans de présidence Bush, dit-il. La politique fiscale, la guerre en Irak ou encore l’absence de volonté de reforme du système de sécurité sociale l’ont poussé à faire une donation au parti démocrate, puis à s’inscrire au camp Obama il y a un peu plus d’un mois : (Ecoutez le son.)
Les volontaires seront affectés dès la semaine prochaine dans des états cruciaux, comme la Pennsylvanie voisine, où iront probablement la plupart des volontaires des trois camps Obama de New York.
L’objectif, martelé pendant la formation, est de rapporter à Barack Obama un minimum de 270 grands électeurs, des « super-électeurs » qui élisent le Président en fonction du vote populaire. En 2004, John Kerry en avait obtenu 252.
« Il faut faire au moins aussi bien. Sinon, c’est la honte », dit Dawn Smalls, en montrant une carte d’états à conquérir. « Les démocrates sont déjà sur le terrain. Nous consacrons la plupart de nos ressources à 22 États. Nous allons aller à L’Ouest et en Alaska.»
Une « carte d’identité électorale » pour chaque quartier, chaque rue
Mais avant le grand départ, certains participants font part de leurs inquiétudes : « Et si l’électeur ne m’écoute pas ? Est-ce qu’il y a des sujets de conversation qui les touchent plus que d’autres ? », demande une participante à l’équipe d’animateurs.
Réponse bien rodée de Tara Martin, une animatrice :
« Quand vous arriverez sur place, l’équipe de campagne aura établi un « voter I.D. » [carte d’identité électorale] pour chaque quartier, chaque rue, avec les tendances électorales des dernières années.
« Quand vous frapperez à la porte d’un électeur ou que vous lui passerez un coup de téléphone, vous saurez exactement qui il est et quelles sont ses préoccupations. Vous pourrez adapter votre discours personnel en fonction de cela. »
Une intervenante prend le relais :
« N’oubliez pas que vous avez plusieurs « histoires de soi » : par exemple, moi je suis noire, je suis une femme. Dites que vous avez des parents immigrés qui ont réussi… Pensez aussi à la sécurité sociale, tout le monde a eu au moins un problème avec la sécurité sociale.»
Un autre orateur conclut :
« Il faut penser en termes de temps et de volume. Vous allez avoir beaucoup de personnes à convaincre. Il ne faut vous attarder sur une personne. Si vous voyez que vous ne la convaincrez pas, passez à un autre électeur sans perdre de temps. »
A l’issue du camp, les participants retrouvent leur famille, qu’ils laisseront dans quelques jours pour se rendre sur le terrain. Pour cette élection, 61% des démocrates seraient enthousiastes, contre 39% des républicains, selon un sondage projeté sur écran géant lors du camp.

Stratégies musicales pour candidats,

Stratégies musicales pour candidats, par Jean-Pierre Langellier - Opinions - Le Monde.fr
Stratégies musicales pour candidats, par Jean-Pierre Langellier
LE MONDE 24.09.08 13h41
e Brésil fait beaucoup mieux que les Etats-Unis : il a huit Barack Obama. Tous ont emprunté le nom du sénateur de l'Illinois pour se présenter aux élections municipales des 5 et 26 octobre. Ces petits malins ont profité d'une faiblesse de la loi qui permet aux candidats de s'inscrire sous le patronyme de leur choix, pourvu qu'il n'offense personne.
L'énorme popularité de Barack Obama au Brésil et le large écho qu'y propage la campagne américaine les ont conduits tout naturellement à s'identifier à lui, au plein sens du terme. Certains l'ont fait sans trop forcer leur nature. C'est le cas de Claudio Henrique dos Anjos, 39 ans. Il brigue la mairie de Belford Roxo, au nord de Rio de Janeiro.
Outre le fait d'être noir, condition nécessaire mais pas suffisante pour convaincre, il porte beau. Grand, élégant, bon orateur, il a repris à son compte des morceaux de discours prononcés par son idole. Et, en prime, il parle anglais. "J'entrerai dans l'histoire comme le premier maire noir de ma ville", promet-il. C'est possible car sa roublardise fonctionne : avant de se rebaptiser Obama, il traînait en 3e position dans les sondages. Aujourd'hui, il fait la course en tête, au coude-à-coude avec l'ancien favori.
Depuis quelques semaines, le Brésil est saisi d'une fièvre électorale. Le vote étant obligatoire au-dessus de 18 ans, sous peine d'amende, 130 millions d'électeurs - sur 190 millions d'habitants - sont attendus aux urnes. Ils désigneront 5 500 maires et choisiront leurs conseillers municipaux parmi quelque 350 000 postulants. Le vote est facultatif pour les jeunes âgés de 16 à 18 ans, les seniors de plus de 70 ans et les analphabètes (un adulte sur dix ne sait ni lire ni écrire, selon une récente enquête).
La démocratie locale brésilienne est sans doute l'une des plus vibrantes du monde. Elle s'ouvre au plus grand nombre et veut faire oeuvre de pédagogie en essayant de combattre la corruption et le clientélisme. Il est conseillé à l'électeur de ne pas gaspiller son vote, d'examiner de près le curriculum des candidats, de vérifier ce qu'ils ont accompli dans le passé, surtout "s'ils promettent la lune". Les partis politiques sont tenus d'observer des règles d'équité. Il leur est interdit par exemple de mêler politique et musique en organisant des shows, ou de distribuer dans la rue des tee-shirts ornés du nom d'un candidat.
L'essentiel de la campagne se joue à la radio, et surtout à la télévision, présente dans chaque foyer, lors de deux programmes quotidiens d'une demi-heure. Le plus suivi occupe l'horaire noble - de 20 h 30 à 21 heures - juste avant la "novela", le grand feuilleton du soir. Chose cruciale pour la démocratie, cette propagande, qui s'étale sur quarante-cinq jours, est gratuite.
Mais la répartition du temps de parole favorise les grands partis : un tiers est distribué de manière égalitaire entre toutes les formations, deux tiers sont alloués au prorata de leur nombre de députés à Brasilia. Il n'empêche : le plus modeste candidat à un conseil municipal s'efforce de convaincre son parti qu'il sera bon à la télé, et se montrera un efficace "tireur de voix".
Des dizaines d'inconnus au niveau national ont la chance de vivre leurs "quinze secondes de gloire". Encore s'agit-il d'une formule optimiste. Car la multiplicité des partis et des candidatures réduit drastiquement le temps laissé à chacun. A Rio, l'immense majorité des candidats dispose de moins de cinq secondes pour s'exprimer. Juste assez pour lancer un slogan, donner son nom, son prénom et son numéro, celui que l'électeur est invité à composer sur un clavier électronique le jour du vote.
Les mots d'ordre sont concis : "Pour une société juste", "Vous voulez le changement, moi aussi", "Nous allons travailler avec beaucoup d'amour", "Vous me connaissez, votez pour moi", ou encore "Je serai le conseiller municipal qui dit non". Candidat à Rio, Paulo Heraclito réussit, en dix secondes, à évoquer trois thèmes : les impôts, la santé et l'avortement. "Il faut, dit-il, apprendre à faire court, éliminer les adjectifs et les adverbes."
Mais que valent, au Brésil, des paroles sans musique ? Samba, pop-rock, hip-hop : tout est bon pour rythmer le jingle, la signature musicale du candidat, qui l'accompagne et le distingue pendant toute sa campagne. A Rio, le favori, Eduardo Paes, a poussé le luxe jusqu'à diffuser deux versions de son jingle, l'une pour piano, un peu mélancolique, l'autre plus rapide, dans le style world music. L'un de ses rivaux, Marcello Crivella, ancien "évêque" d'une église évangélique, a renoncé au gospel au profit d'un air de marche, style carnaval.
Il faut aussi soigner le "cri de guerre", ces quelques mots crachés, en prélude au jingle, par les haut-parleurs des camionnettes qui sillonnent lentement les rues. Exemple : "L'heure est arrivée, mon peuple ! Haaaahhhhh !" Même lors des réunions en petit comité, l'auditoire apprécie qu'un candidat pousse la chansonnette.
Dernier souci, et pas des moindres : soigner son image, et d'abord son visage. Beaucoup admettent volontiers avoir, sur leurs affiches de campagne, chassé leurs rides et embelli leur teint au moyen de l'arme suprême du moment : le logiciel Photoshop, qui permet tous les trucages. D'autres reconnaissent avoir eu recours à la chirurgie esthétique, chose banale au Brésil. Certains n'ont cure de leur image. A Fortaleza, la candidate du parti au pouvoir, Luizianne Lins, n'enlèverait pour rien au monde le piercing en forme d'étoile qui orne son nez. Elle se qualifie elle-même de "marxiste ésotérique".
Courriel : langellier@lemonde.fr.
Jean-Pierre Langellier
Article paru dans l'édition du 25.09.08

Barack Obama prend son envol

Elections U.S: Barack Obama prend son envol - Le JDD.fr - poli-tic
Par haly-jade, mercredi 24 septembre 2008 à 14:22
Barack Obama décolle de 9 points de plus dans les sondages. Si l'on en croit le dernier sondage Washington Post/ABC, le candidat démocrate recueille 52% d'intentions de vote contre 43% pour John McCain, son rival républicain. Alors qu'il y a deux semaines, le même institut de sondage, plaçait Barack Obama derrière John McCain, avec un retard de deux points. Soit 49% de promesses de vote pour le sénateur de l'Arizona contre 47% pour le sénateur de l'Illinois. Cet inversement de tendance favorable à Barack Obama fait probablement suite à la crise bancaire de Wall street qui permet depuis lundi 15 septembre au candidat démocrate à la Maison Blanche de prendre le large sur son adversaire républicain. En s'adjugeant 9 points d'avance sur John McCain, Barack Obama réalise là, un de ses meilleurs scores (si ce n'est le meilleur) dans les sondages depuis le début de la campagne présidentielle américaine. Au mois de Juillet, le sénateur de l'Illinois tournait en moyenne à 7 points de plus que le sénateur de l'Arizona. Un résultat qu'il avait égalé après la convention nationale démocrate qui s'est clôturée le 28 août, au stade Invesco Field de Denver.

Le principal enseignement de ce sondage Washington Post/ABC, publié mercredi 24 septembre, qui crédite Barack Obama de 52% d'intentions de vote contre 43% pour John McCain, c'est que l'ère McCain-Palin est en train de voler en éclats. Effectivement, les retombées positives de la convention nationale républicaine, ponctuée par un discours percutant de Sarah Palin, n'auront duré que deux semaines. Et Barack Obama refait à nouveau la course en tête des sondages, tous sondages confondus avec des résultats supérieurs à la marge d'erreur.

Un renversement de la balance qui fait oublier le sondage USA Today/Gallup du 8 septembre qui créditait John McCain de 50% d'intentions de vote contre 46% pour Barack Obama, celui de ABC/Washington Post du 14 septembre (accordant 53% d'intentions de vote des électrices américaines pour McCain contre 41% pour Obama), et éclipse les sondages négatifs pour le candidat démocrate, publiés le 20 août dernier: Entre autres le sondage de l'université George Washington qui attestait du retard du sénateur de l'Illinois sur le sénateur de l'Arizona (46% contre 47%) et le sondage de l'institut Zogby qui tablait lui sur un retard plus large de Barack Obama sur John McCain, de l'ordre de 5 points d'écart (soit 41% d'intentions de vote pour le démocrate contre 46% pour le républicain).

La crise financière et bancaire de Wall street du lundi 15 septembre a pesé lourd dans l'opinion publique américaine, permettant alors à Barack Obama de truster une nouvelle fois la première place des sondages. Ce qui n'est pas en somme une surprise, car, en matière de questions économiques, le gourvenement en place est toujours la cible de critiques en cas de crise majeure. Toutefois, cette reprise d'avantage de Barack Obama dans les sondages n'est pas seulement due à la faillite de Lehman Brothers, au rachat de Merrill Lynch par la Bank of America ou encore au plan de sauvetage de la Réserve Fédérale américaine à la rescousse d'AIG Assurances, mais, c'est aussi, le fruit de l'essouflement de "l'effet Palin", de la descente aux enfers d'un John McCain inaudible même au sein du camp républicain, et fait également suite aux gaffes et aux positionnements conservateurs de Sarah Palin.

Le sondage Washington Post/ABC d'aujourd'hui fait état de l'avance de 9 points de Barack Obama sur John McCain. Soit 52% d'intentions de vote pour le candidat démocrate à la succession de George Bush contre 43% pour John McCain, son rival à la poste suprême. Dans ces promesses de vote favorables au sénateur de l'Illinois, combien de voix viennent des électrices américaines? La question se pose parce que le sondage CBS-New-York Times réalisé du 12 au 16 septembre, publié jeudi 18 septembre, créditait Barack Obama de 54% d'intentions de vote contre 38% pour John McCain. Un écart qui était dopé par 21% de femmes blanches qui s'étaient alors rangées derrière le candidat démocrate. Alors que le sondage de ABC/Washington Post du 14 septembre soulignait pour sa part le plébiscite des électrices blanches en faveur du ticket McCain-Palin, à raison de 53% d'intentions de vote contre 41% pour le ticket Obama-Biden.

Je pense que ce changement de fusil d'épaule des électrices américaines fait suite à l'intervention de NOW, la plus influente association féminine américaine qui s'est invitée lundi 14 septembre (après la publication des sondages) dans la campagne présidentielle américaine, prenant fait et cause pour Barack Obama aux dépens de Sarah Palin. Qui représenterait, selon NOW, un risque pour la cause féminine. Car la gouverneure de l'Alaska s'oppose à l'IVG et affiche son opposition contre tout ce qui concerne de près ou de loin la procréation assistée.

Donc entre le lundi 15 septembre et ce mercredi 24 septembre, au total 8 sondages ont donné Barack Obama gagnant sur John McCain: (New-York Times/CBS News, Pew, Gallup, Indiana Star, Université Wisconsin-Madison, Quinnipac, CNN/Opinion Research et Washington Post/ABC).

Parmi lesquels, ces sondages réalisés à l'échelle nationale: Le sondage de l'institut Gallup de jeudi 18 septembre créditait Barack Obama de 48% d'intentions de vote contre 44% pour John McCain. Celui de CBS-New-York Times publié le 18 septembre accordait au sénateur de l'Illinois une avance de 5 points sur le sénateur de l'Arizona (soit 48% dintentions de vote pour Obama contre 44% pour McCain).Et le sondage du centre de recherches Pew publié à la même date faisait état de l'avance de 2 points du candidat démocrate sur son rival républicain (soit 46% d'intentions de vote contre 44%).

Et en outre, les récents sondages de CNN/Opinion Research (publié le lundi 22 septembre) et du Washington Post/ABC (24 septembre) accroissent l'avantage de Barack Obama sur John McCain: L'un, plaçant le candidat démocrate à 5 points devant le candidat républicain (51% d'intentions de vote contre 46%) et l'autre, plaçant le sénateur de l'Illinois à 9 points devant le sénateur de l'Arizona (52% contre 43%).

John McCain ne reviendra plus. La crise bancaire l'a définitivement crucifié. On en reparlera le 4 novembre 2008.

mercredi 24 septembre 2008

Des révélations embarrassantes pour John McCain

Présidentielles Americaines: Des révélations embarrassantes pour John McCain
Le week-end dernier, John McCain avait accusé le New York Times de prendre ouvertement parti pour son rival démocrate. Les révélations publiées par le très sérieux quotidien ne risquent pas de le faire changer d’avis. Et ces révélations tombent bien mal, au moment où le candidat républicain réclame des poursuites contre les entreprises financières responsables de la crise. Le directeur de campagne du candidat, Rick Davis, a un long passé de lobbyiste. Ça, on le savait déjà. Mais ce qu’affirme le New York times, c’est que sa société a reçu 15 000 dollars par mois de Freddie Mac, depuis 2005 et jusqu’au mois dernier. Comme au casino Rick Davis, pour les besoins de la campagne, s’est mis en congé de son entreprise, mais en tant qu’associé il a continué à percevoir des dividendes. John MacCain a accusé à plusieurs reprises Barack Obama d’avoir reçu de l’argent de Freddie Mac et Fannie Mae pour sa campagne électorale. Mais s’il est confirmé que Rick Davis a effectivement été payé par l’une de ces sociétés financières, et apparemment à en croire le journal, sans fournir beaucoup de travail en contrepartie de ces versements mensuels, c’est l’image même de John McCain qui pourrait en être écornée. Lui qui n’a cessé de dire que la crise à Wall Street était la faute de financiers véreux qui avait joué avec l’argent comme au casino. Le New York Times a tenté de joindre l’équipe du candidat. Personne n’a souhaité répondre pour le moment.
Source: RFI

Barack Obama dans Le Monde, Le Figaro et Le NouvelObs

Barack Obama dans Le Monde, Le Figaro et Le NouvelObs Présence thématique africaine sur Internet

Barack Obama met sa campagne en suspens pour préparer le débat de vendredi contre John McCain

tsr.ch - Info -Barack Obama met sa campagne en suspens pour préparer le débat de vendredi contre John McCain
23.09.2008 13:01
Barack Obama s'est mis au vert en Floride mardi afin de préparer le crucial débat télévisé qui doit l'opposer vendredi au républicain John McCain. La campagne du démocrate sera en veilleuse, avec une seule réunion publique en 3 jours. Outre des analyses des précédents débats de McCain, Obama mènera de faux face-à-face avec l'avocat qui a défendu B.Clinton durant la procédure de destitution lancée à son encontre. Le premier des 3 débats (01h00 GMT) prévus, devrait être regardé par des dizaines de millions de personnes. Les colistiers Sarah Palin et Joe Biden débattront une seule fois le 2 octobre. (SWISS TXT)

Les hackers sont-ils démocrates?..

Les hackers sont-ils démocrates?... McCain en a assez du New York sur 20Minutes.fr

Mardi 23 septembre (J - 42)
Après Sarah Palin, O'Reilly victime des hackers
Les hackers sont-ils tous démocrates? Voilà en tout cas une nouvelle victime collatérale de la campagne sur Internet. L'éditorialiste républicain Bill O'Reilly, célèbre pour ses prises de position «traditionalistes» (c'est lui qui le dit) a vu son site Web hacké en règle par une bande d'informaticiens aux doigts de fée, en représailles à ses commentaires sur Fox News dénonçant... l'intrusion de pirates dans la boîte mail de Sarah Palin. Les hackers ont publié sur le site Wikileaks les informations personnelles de près de 200 contributeurs de BillOreilly.com. O'Reilly avait justement traité Wikileaks de «rebut du Web», car le site avait mis en ligne les courriels de Palin en arguant qu'elle mélangeait le privé et le professionnel. L'homme de télé souhaitait une répression ferme pour les pirates, qui l'ont nargué. A quand ses mails sur la Toile?L'attaque en règle de Bill contre les pirates et Wikileaks:McCain ne lira plus le «New York Times»Son clan a publiquement reproché au quotidien de favoriser Barack Obama dans sa couverture «Quel qu'ait été le New York Times dans le passé, il ne correspond plus aujourd'hui aux critères d'une entreprise journalistique», a expliqué Steve Schmidt, un des principaux stratèges républicains lors d'un point presse ce lundi. «C'est une organisation qui est totalement, à 150 %, dévouée au candidat démocrate. C'est une organisation qui a pris la décision de mettre de côté son intégrité journalistique pour préconiser la défaite de John McCain.» Schmidt répondait à une question sur un article du quotidien new-yorkais traitant des liens entre le directeur de campagne de John McCain, Rick Davis, et les géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac. Le directeur éditorial du «New York Times», Bill Keller, a repoussé les critiques, estimant que son journal «était engagé dans la couverture complète, juste et sans concessions de la campagne». La relation entre McCain et le Times est mouvementée. Le sénateur de l'Arizona a accordé des entretiens exclusifs à ses journalistes pendant les primaires républicaines et le journal avait ensuite officiellement appuyé sa candidature à l'investiture républicaine. Mais en février, un article du Times a insinué une liaison entre McCain et une lobbyiste, ce qui a provoqué la colère du sénateur. Et en juillet, le journal avait rejeté une tribune signée de sa main sur l'Irak. Transformant définitivement l’agacement du clan McCain en ressentiment. Obama repasse en tête dans les sondagesLes sondages se suivent à vitesse grand V, sans qu'il soit toujours possible d'en tirer des enseignements, vu le système complexe d'élection du président américain. Toujours est-il qu'aux dernières nouvelles, sur le plan national, Barack Obama repasse en tête avec 51% des suffrages, contre 47% pour McCain, selon CNN. Il y a deux semaines, en plein buzz «Sarah Palin», les deux candidats étaient à 48-48. Dans les swing states, là où tout se joue en vérité, par contre, c'est beaucoup plus serré. >> Le détail des derniers sondages en cliquant iciMcCain n'avait pas vu venir la crise des subprimesIl faut parfois ressortir une vidéo confidentielle pour obtenir un moment de vérité. C'est ce que fait le blog «Wonkette» qui dévoile une obscure séquence datée de novembre dernier dans laquelle un John McCain, étonnamment sincère pour un candidat à la Maison Blanche reconnaît qu'il n'a pas vu venir la crise des subprimes: «C'est quelque chose que franchement, je ne connais pas beaucoup. Je me repose sur des personnes intelligentes […]. Et la plupart d'entre eux ne l'ont pas anticipé. J'aimerais dire que je l'ai anticipé mais je dois vous le dire honnêtement, non.»Pas de conf' de presse pour McCainUn nouvel angle d'attaque pour les démocrates: John McCain est silencieux! Enfin, tout du moins, cela fait 40 jours qu'il n'a plus donné de conférence de presse, selon le décompte à la minute près de democrats.org. Sa colistière Sarah Palin n'a toujours pas donné de conf' de presse depuis sa nomination, il y a 25 jours. Mais pourquoi cet acharnement alors que les deux candidats sont partout dans les médias par ailleurs? Parce que John McCain a promis de faire une conférence de presse par semaine s'il était élu. Ironie de cette micro-polémique: McCain et Palin visitaient lundi la ville de Media, en Pennsylvanie.

La rédaction à Paris, New York et Los Angeles

Obama, espoir du changement pour les Américains et pour le monde |

Les Afriques Obama, espoir du changement pour les Américains et pour le monde le journal de la finance Africaine - Afrique Economie Bourse Banque Assurance Investissement
23-09-2008
Après l’investiture des deux candidats, démocrate et républicain, la dernière ligne droite est lancée dans la course aux présidentielles américaines avec cette lancinante question : le « miracle » Obama ira-t-il jusqu’au bout ?
Par Said Djaafer, Alger
Comme prévu, Barack Obama a été triomphalement désigné en tant que candidat du parti démocrate pour les élections présidentielles de novembre. Flanqué de son vice-président potentiel, le très expérimenté et très consensuel Joe Biden, le sénateur de l’Illinois a prononcé un discours d’acceptation d’une qualité exceptionnelle, confirmant, s’il en était encore besoin, ses indéniables qualités d’orateur. Devant les 80 000 délégués subjugués et enthousiastes, Barack Obama a en effet démontré à ses détracteurs qu’au-delà de l’excellence rhétorique démontrée depuis le début de sa campagne, il était porteur d’idées claires sur les sujets qui préoccupent l’opinion publique américaine. Beaucoup d’observateurs reprochaient au candidat démocrate un relatif manque de substance programmatique. Le discours de Denver a remis les pendules à l’heure. La partie la plus importante de ce qui apparaît comme un discours-programme a été consacrée à l’économie et aux conditions sociales en recul après huit années de gestion républicaine ultralibérale. Le candidat métis a dressé un état des lieux sévère, mais réaliste, de la dégradation du niveau de vie des classes moyennes et des catégories les plus vulnérables de la société. La nécessité de répondre aux préoccupations des couches les plus larges a été omniprésente, que ce soit en matière de politique économique face à une récession qui ne dit pas son nom ou dans le domaine très sensible de la réhabilitation des infrastructures publiques. Le point d’orgue de ce discours, que certains ont qualifié d’étatiste, a porté sur la nécessité d’assurer une couverture médicale aux quarante millions d’Américains qui sont dépourvus d’assurance santé et d’améliorer la qualité générale d’un système de santé particulièrement discriminatoire.
Au plan international, le sénateur Obama a réaffirmé son souci de sortir du bourbier irakien et de concentrer l’action des Etats-Unis sur la lutte contre le terrorisme. La volonté de redorer le blason terni de son pays a été la clé de son message de politique étrangère à la tonalité multilatéraliste et loin du bellicisme républicain. L’investiture très consensuelle de Barack Obama a permis de panser les blessures d’une primaire aux aspects parfois rugueux dont l’intensité pouvait laisser craindre des fractures irréparables dans l’électorat démocrate.

Ainsi, deux visions du monde et du rôle des Etats-Unis s’affrontent dans une bataille qui décidera largement du sort de la planète pour les années à venir.
Deux visions du monde et des Etats-Unis
Les discours très attendus d’Hillary Clinton et de son mari ont rassuré bon nombre de militants et de leaders du parti. Le couple Clinton, avec panache, a apporté un soutien clair à Obama en mettant en garde sur les dangers d’une victoire de John Mc Cain. Même si des réticences sont malgré tout perceptibles dans les milieux qui soutenaient Hillary Clinton, essentiellement la classe ouvrière blanche, les « blue collars », et les femmes de la classe moyenne, la posture unitaire des époux Clinton a incontestablement apporté un surcroît de crédibilité au candidat désigné.
L’exercice complexe auquel s’est livré Barack Obama s’est ainsi achevé sur un sans-faute. La performance est très appréciée par celles et ceux qui placent en ce candidat atypique tous leurs espoirs de sortie d’une gestion républicaine qui manipule, toutefois avec une remarquable habileté, les tropismes culturels et le réflexe nationaliste d’une grande partie de l’opinion. Au soir de la clôture de la convention démocrate, John Mc Cain a annoncé, à la surprise générale, le nom de sa colistière pour le « ticket » républicain. Il s’agit, dans un geste clairement dirigé vers l’électorat d’Hillary Clinton, de la gouverneure de l’Alaska, la très télégénique et très conservatrice Sarah Palin, militante anti-avortement et animatrice du lobby des armes à feu. Ainsi, deux visions du monde et du rôle des Etats-Unis s’affrontent dans une bataille qui décidera largement du sort de la planète pour les années à venir. La confrontation s’annonce rude et l’issue incertaine.
L’investiture de Barack Obama intervient, hasard ou préméditation, à quarante-cinq ans jour pour jour du célèbre discours de Martin Luther King. Le rêve du père de la lutte contre la ségrégation se réalisera-t-il ?

L'état-major républicain s'en prend au "New York Times"

L'état-major républicain s'en prend au "New York Times" - Les élections américaines - Le Monde.fr
LEMONDE.FR 23.09.08 12h41 • Mis à jour le 23.09.08 14h21
eprenant un thème qu'elle avait déjà utilisé après la convention républicaine, l'équipe de campagne de John McCain s'en est pris publiquement à la couverture du quotidien New York Times, qu'elle accuse de favoriser ouvertement Barack Obama. "Quoi qu'ait été le New York Times dans le passé, il ne correspond plus aujourd'hui aux critères d'une entreprise journalistique", a déclaré Steve Schmidt, un des principaux stratèges républicains, lors d'un point presse lundi 22 septembre. "C'est une organisation qui est totalement, à 150 %, dévouée au candidat démocrate. C'est une organisation qui a pris la décision de mettre de côté son intégrité journalistique pour préconiser la défaite de John McCain."
Steve Schmidt a tenu ces propos en réponse à une question sur un article du quotidien new-yorkais traitant des liens entre le directeur de campagne de John McCain, Rick Davis, et les géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac. Il a ensuite demandé "le retour à une symétrie" dans la couverture de la course à la Maison Blanche. En réponse, le directeur éditorial du New York Times, Bill Keller, a rejeté les critiques, estimant que son journal "est engagé dans la couverture complète, juste et sans concessions de la campagne".
"C'est notre métier de poser des questions difficiles, de vérifier les contenus des campagnes publicitaires et des discours, d'analyser les programmes, les positions, les biographies et les points de vue des conseillers. Les candidats et les membres de leurs états-majors de campagne ne sont pas toujours à l'aise face à un examen si minutieux, mais c'est ce que nos lecteurs attendent et méritent", a-t-il poursuivi.
La relation entre l'état-major de John McCain et le Times a connu des hauts et des bas depuis le début de la campagne. Le sénateur de l'Arizona a accordé plusieurs entretiens exclusifs à ses journalistes pendant les primaires républicaines, notamment quand sa campagne était donnée pour morte pendant l'été 2007, et le journal avait ensuite officiellement appuyé sa candidature à l'investiture républicaine.
L'atmosphère s'est considérablement dégradée depuis le début de l'année. En février, un article du Times insinuant une liaison entre McCain et une lobbyiste a provoqué la colère du sénateur. Le journal avait ensuite rejeté, en juillet, une tribune signée de sa main sur l'Irak, se mettant définitivement à dos l'équipe McCain. "Je pense que le camp McCain est frustré du climat médiatique actuel, confie Todd Purdum, un vétéran du Times cité par Politico, avec une couverture particulièrement sévère de sa stratégie, ils s'en prennent au messager. C'est la plus vieille tactique au monde."
Le Monde.fr

mardi 23 septembre 2008

Révélations en série sur Sarah Palin

Révélations en série sur Sarah Palin
Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 15/09/2008 à 11:06 - publié le 15/09/2008
L'effet Sarah Palin a "dopé" le ticket républicain dans les sondages... et envenimé la campagne présidentielle. La colistière de John McCain se trouve au centre de nouvelles révélations embarrassantes.
De nouvelles révélations dimanche dans le New York Times dépeignent la colistière vedette de John McCain, Sarah Palin, comme ayant usé de son pouvoir à la tête de l'Alaska pour favoriser ses amis et évincer ses adversaires, mélangeant selon le quotidien ses fonctions officielles et ses affaires privées.
Le New York Times affirme que dès qu'un poste de haut niveau de l'Etat se libérait elle y nommait un de ses amis. Mme Palin a ainsi attribué la direction des services de l'agriculture d'Alaska à un ancienne camarade de classe qui a fait valoir comme seule qualification pour ce poste, payé 95.000 dollars/an, sa passion d'enfance pour les
REUTERS/Jason Reed Sarah Palin et John McCain.
vaches. Elle travaillait jusqu'alors dans l'immobilier.
"Tout au long de sa carrière politique, Mme Palin a cherché à se venger de ses opposants, congédiant des fonctionnaires de l'Etat qui s'étaient pas d'acccord avec elle, faisant parfois l'amalgame entre ses problèmes privés et ses fonctions officielles", écrit le New York Times, citant des documents officiels et des interviews avec 60 élus républicains et démocrates du parlement d'Alaska.
Enquête pour abus de pouvoir
Sarah Palin et son entourage se trouvent aussi au centre d'une enquête du parlement de l'Alaska pour abus de pouvoir. Son mari Todd et 12 autres proches ont été convoqués vendredi dernier pour témoigner sous serment dans cette affaire potentiellement explosive, dite du "Troopergate".
Mme Palin est soupçonnée d'avoir licencié abusivement le 11 juillet le chef de la sécurité publique de l'Alaska, selon l'accusation, au motif que celui-ci aurait refusé de limoger un agent de police qui se trouvait être son ex-beau frère. Ce dernier était engagé dans un divorce houleux avec la soeur de la gouverneure.
Mme Palin, qui a rejeté les accusations d'abus de pouvoir, avait affirmé lors de l'ouverture de l'enquête fin juillet, alors qu'elle n'était pas encore membre du "ticket" présidentiel républicain, qu'elle y coopérerait pleinement. Mais depuis, sept hauts responsables de l'administration de l'Alaska et membres du cabinet de Mme Palin ont annulé ou refusé des entretiens avec les enquêteurs.
Dimanche, CNN a également révélé, citant un de ses porte-paroles, que Sarah Palin ne s'était jamais rendue en Irak pour rendre visite aux soldats américains, contrairement à des informations en ce sens du camp républicain.
"Commando vérité" contre "chasseurs de mythe de l'Alaska"
Le ticket McCain-Palin avait annoncé mardi le lancement d'un "commando vérité" pour contrer les "récentes attaques contre la gouverneure Palin, sa famille, ses amis, et ce qu'elle a accompli".
La risposte démocrate est venue rapidement... Un élu de l'Alaska et un ancien gouverneur de l'Etat se sont associés mercredi dernier avec le camp Obama pour lancer un groupe visant à révéler "la vérité" sur elle. Le groupe a été baptisé "chasseurs de mythe de l'Alaska (Alaska Mythbusters)". Il est composé de l'ancien gouverneur de l'Alaska Tony Knowles (démocrate) et de Bob Weinstein, le maire (indépendant) de Ketchikan.
"Notre gouverneure est aujourd'hui candidate pour la vice-présidence" et "j'ai de grandes inquiétudes sur ses qualifications pour ce poste", a déclaré Knowles. Selon lui, "quand le sénateur McCain a choisi la gourverneure Palin, il ignorait qu'il y avait des enquêtes sur elle". "Je pense qu'il est important que le résultat de cette enquête soit connu avant que les Américains ne votent", a-t-il dit.
Le deuxième "chasseur de mythe" a pour sa part souligné le manque de "crédibilité" de Mme Palin. "Pour moi et nombre d'habitants de l'Alaska que je connais, il y a un fossé entre ce que dit Sarah Palin et la réalité", a affirmé Weinstein.
"Le parti démocrate est en pleine panique"
La ville de Ketchikan, dont il est maire, est au coeur d'un projet controversé de "pont vers nulle part". Les démocrates accusent Palin d'avoir gaspillé des centaines de millions dans ce pont qui aurait relié une poignée d'habitants isolés à un aéroport. Elle affirme de son côté avoir retiré son soutien au projet lors d'une audition devant le Congrès américains. "En fait, elle n'a jamais rien dit au Congrès. Le projet de loi de crédits pour le pont est intervenu avant qu'elle ne devienne gouverneure", a dit Weinstein.
L'équipe de John McCain a lancé la riposte en accusant le camp de Barack Obama d'être "en pleine panique". "Le parti démocrate est en pleine panique à cause de Sarah Palin", a indiqué dimanche sur ABC Carly Fiorina, proche du candidat et ancienne femme d'affaires, fustigeant les éditorialistes américains qui ont accusé McCain et sa colistière de mensonges.
COUCOU SALUE BARACK OBAMA. MERCI

Barack Obama impute la crise aux républicains

Barack Obama impute la crise aux républicains LaPresseAffaires.com
22 septembre 2008 - 13h26
Associated Press
En pleine tourmente financière américaine, les candidats à la Maison-Blanche continuent l'affrontement sur le terrain qui préoccupe le plus les électeurs: l'économie.Barack Obama a posé ses conditions au plan de sauvetage que George W. Bush souhaite faire voter au Congrès d'ici la fin de la semaine. John McCain reproche quant à lui à son adversaire de se comporter en «politicien» au lieu de rechercher une «solution pour son pays».En campagne en Caroline du Nord, Barack Obama a de nouveau imputé la débâcle financière actuelle à la politique économique menée par les républicains.«Nous voyons maintenant tout autour de nous les conséquences désastreuses de cette philosophie», a déclaré le candidat du parti de l'âne. «Et pourtant le sénateur McCain, qui a admis avec franchise il n'y a pas si longtemps qu'il n'en savait pas aussi long qu'il devrait sur l'économie, veut poursuivre sur cette même voie désastreuse».Le plan de 700 G$ de l'administration Bush pour éviter un désastre économique affiche «un prix qui donne le tournis» sans pour autant garantir les «principes de base de la transparence, de la justice et des réformes», a déploré le sénateur de l'Illinois.Barack Obama, remonté dans les sondages depuis la crise, souhaite que les mesures de sauvetage protègent également les Américains moyens.«Ce plan ne peut pas être un plan uniquement pour Wall Street», a-t-il estimé en prônant «un plan de relance qui mette de l'argent dans les poches des familles qui travaillent, qui sauve des emplois, qui évite des restrictions budgétaires douloureuses et des hausses fiscales dans nos états».De son côté, John McCain, qui il y a une semaine encore assurait que les données fondamentales de l'économie américaine étaient bonnes, a reconnu que le système financier américain faisait face à une crise majeure.«Nous sommes dans la plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale», a-t-il admis lundi sur NBC, promettant de ne pas relever les impôts s'il était élu, malgré l'ampleur de la dette publique.Lors d'une convention de la Garde nationale à Baltimore, au Maryland, John McCain avait accusé dimanche son adversaire démocrate de ne pas avoir la carrure d'un chef d'Etat. «Il réagit comme un politicien et non comme un dirigeant, cherchant un avantage personnel au lieu d'une solution pour son pays», a tancé le sénateur de l'Arizona.Barack Obama a refusé de présenter un plan de sauvetage alternatif, expliquant qu'il préférait laisser le secrétaire au Trésor Henry Paulson se charger du problème sans ingérence politique.John McCain s'est également inquiété du chèque en blanc donné à Paulson. «Le plan donne à un seul individu le pouvoir sans précédent de dépenser 1000 milliards de dollars».Le candidat du parti de l'éléphant souhaite qu'un panel bipartisan contrôle la mise en oeuvre du plan de sauvetage. Il aimerait qu'y siègent le milliardaire Warren Buffett, l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney et l'ex-maire de New York Michael Bloomberg.
En pleine tourmente financière américaine, les candidats à la Maison-Blanche continuent l'affrontement sur le terrain qui préoccupe le plus les électeurs: l'économie.
Cliquez pour en savoir plus :
Candidats
Barack Obama a posé ses conditions au plan de sauvetage que George W. Bush souhaite faire voter au Congrès d'ici la fin de la semaine. John McCain reproche quant à lui à son adversaire de se comporter en «politicien» au lieu de rechercher une «solution pour son pays».En campagne en Caroline du Nord, Barack Obama a de nouveau imputé la débâcle financière actuelle à la politique économique menée par les républicains.«Nous voyons maintenant tout autour de nous les conséquences désastreuses de cette philosophie», a déclaré le candidat du parti de l'âne.

«Et pourtant le sénateur McCain, qui a admis avec franchise il n'y a pas si longtemps qu'il n'en savait pas aussi long qu'il devrait sur l'économie, veut poursuivre sur cette même voie désastreuse».Le plan de 700 G$ de l'administration Bush pour éviter un désastre économique affiche «un prix qui donne le tournis» sans pour autant garantir les «principes de base de la transparence, de la justice et des réformes», a déploré le sénateur de l'Illinois.Barack Obama, remonté dans les sondages depuis la crise, souhaite que les mesures de sauvetage protègent également les Américains moyens.«Ce plan ne peut pas être un plan uniquement pour Wall Street», a-t-il estimé en prônant «un plan de relance qui mette de l'argent dans les poches des familles qui travaillent, qui sauve des emplois, qui évite des restrictions budgétaires douloureuses et des hausses fiscales dans nos états».De son côté, John McCain, qui il y a une semaine encore assurait que les données fondamentales de l'économie américaine étaient bonnes, a reconnu que le système financier américain faisait face à une crise majeure.«Nous sommes dans la plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale», a-t-il admis lundi sur NBC, promettant de ne pas relever les impôts s'il était élu, malgré l'ampleur de la dette publique.Lors d'une convention de la Garde nationale à Baltimore, au Maryland, John McCain avait accusé dimanche son adversaire démocrate de ne pas avoir la carrure d'un chef d'Etat. «Il réagit comme un politicien et non comme un dirigeant, cherchant un avantage personnel au lieu d'une solution pour son pays», a tancé le sénateur de l'Arizona.Barack Obama a refusé de présenter un plan de sauvetage alternatif, expliquant qu'il préférait laisser le secrétaire au Trésor Henry Paulson se charger du problème sans ingérence politique.John McCain s'est également inquiété du chèque en blanc donné à Paulson. «Le plan donne à un seul individu le pouvoir sans précédent de dépenser 1000 milliards de dollars».Le candidat du parti de l'éléphant souhaite qu'un panel bipartisan contrôle la mise en oeuvre du plan de sauvetage. Il aimerait qu'y siègent le milliardaire Warren Buffett, l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney et l'ex-maire de New York Michael Bloomberg.

Les cheveux blancs font-ils un bon président ?

La Presse Canadienne: Les cheveux blancs font-ils un bon président ?
WASHINGTON — Si les cheveux blancs sont un gage d'expérience, Barack Obama affirme qu'il a progressé depuis qu'il a entrepris il y a un an et demi de devenir le candidat du parti démocrate à la présidentielle américaine.
Le candidat démocrate a indiqué à la revue d'une association de seniors, l'AARP, que son âge pourrait être la raison qui fait préférer John McCain par les citoyens les plus chenus. "Ils veulent voir des cheveux blancs", a estimé Barack Obama, âgé de 47 ans. "Je signale que depuis 19 mois, j'en ai accumulé quelques uns" a poursuivi le candidat.
D'après un sondage réalisé par Associated Press avec l'institut Gfk en septembre, 52% des électeurs âgés de 65 ans et plus soutiennent John McCain, contre 39% qui sont en faveur d'Obama. "Pour un candidat à la présidentiel, je suis jeune" a conclu le plus jeune des principaux prétendants à la Maison Blanche. John McCain a 72 ans.

Barack Obama relancé par la crise financière

Le Figaro - International : Barack Obama relancé par la crise financière
De l'un de nos envoyés spéciaux à New York, Philippe Gélie22/09/2008 Mise à jour : 23:42
Le candidat démocrate à la Maison-Blanche a repris l'avantage sur son adversaire républicain dans tous les sondages.
Favori dans les sondages nationaux, Barack Obama a émis lundi des réserves sur le plan de sauvetage instauré par George Bush. Crédits photo : AFP
À la faveur d'un week-end dominé par la crise financière, Barack Obama est repassé devant John McCain dans tous les sondages nationaux. Il affiche 4 points d'avance dans le baromètre Gallup, cinq dans la dernière enquête CBS News, deux selon l'Institut Zogby et un dans le sondage quotidien Rasmussen, le seul qui donnait encore l'avantage au républicain deux jours plus tôt.
Avant même le séisme qui a secoué Wall Street la semaine dernière, l'économie était citée comme préoccupation dominante par la majorité des Américains. Près de 80 % estiment que le pays se porte mal et 60 % jugent Obama mieux armé pour répondre aux problèmes présents (contre 53 % pour McCain). Le même nombre considère que le démocrate comprend et partage les soucis des gens ordinaires, contre seulement 48 % pour son rival républicain. Ces perceptions peuvent expliquer le retour de balancier encore fragile en faveur d'Obama.
Mais les deux prétendants à la Maison-Blanche traversent une période d'ajustement difficile : «Je ne peux pas retrouver une élection de l'ère moderne dans laquelle les candidats aient eu à prendre position sur un problème d'une telle ampleur aussi près de la date du scrutin», relève Michael Berman, un stratège démocrate. Tout en gardant leur rhétorique électorale combative, le démocrate et le républicain ont eu des réactions très proches au plan d'urgence de 700 milliards de dollars proposé par l'Administration Bush. Tous deux le soutiennent et pressent le Congrès de l'entériner rapidement. Mais l'un et l'autre demandent des mesures de contrôle accrues et souhaitent que les contribuables, ainsi que les propriétaires frappés par la crise immobilière, ne soient pas oubliés. «Pour l'instant, l'Administration Bush n'a proposé qu'un concept assorti d'une facture impressionnante, pas un plan digne de ce nom, a déclaré Obama en campagne dans le Sud. En échange de leur soutien, les Américains doivent avoir la garantie que l'accord reflète les principes essentiels de justice et de transparence.»
McCain a été le plus violent des deux. «L'Administration Bush a échoué. Je les tiens pour largement responsables. Des Américains innocents, ne travaillant ni à Wall Street ni à Washington, se retrouvent victimes de la cupidité, des excès et, disons-le, de la corruption. Depuis Adam Smith, il y a un contrat social entre le capitalisme et le peuple : il a été rompu.» Après avoir reconnu durant les primaires que l'économie n'était pas son fort, le candidat républicain tente de reprendre l'ascendant : «J'ai proposé un plan pour remédier à la faillite des institutions (financières). Le sénateur Obama n'a pas cru bon d'en faire autant. Au moment où l'on a besoin de leadership, il n'a pas été à la hauteur.»
Le démocrate, dont la stratégie reposait de longue date sur le calcul que l'élection se jouerait sur l'économie, essaye de gagner en crédibilité : il parle de «péril national», dénonce «la philosophie de dérégulation excessive» et promet une approche plus «responsable». Mais l'expérience montre qu'en temps de crise, les électeurs se prononcent plus sur la personnalité des candidats que sur leur programme. En ce sens, la nature profonde de la course n'a sans doute pas changé.

Obama accuse McCain d'être à la botte des lobbyistes

Elections USA : Obama accuse McCain d'être à la botte des lobbyistes - Election US - LCI
Le candidat démocrate à la Maison Blanche estime que le républicain John McCain, sous l'emprise des lobbyistes, a encouragé la dérégulation des marchés financiers.
. Pour lui, le plan de sauvetage du système financier, en discussion au Congrès, ne doit pas "donner un chèque en blanc" à Washington.
D.So. (avec agences) - le 22/09/2008 - 22h11

Dernière attaque en date contre le républicain John McCain : son lien présupposé avec les groupes de pression. Et sur le sujet, à quelques jours du débat qui doit l'opposer au républicain, le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama s'est montré particulièrement mordant. "Pendant trop longtemps, les allées du pouvoir à Washington ont été grandes ouvertes pour les lobbyistes et les intérêts particuliers", a souligné lundi Barack Obama au cours d'une réunion électorale à Green Bay, dans le Wisconsin.
John McCain "a placé des représentants des sept plus importantes sociétés de lobbying pour les compagnies d'assurance, du pétrole, de gouvernements étrangers au sein de sa campagne. Freddie Mac et Fannie Mae [deux organismes de refinancement hypothécaire] ont payé environ 2 millions de dollars à son directeur de campagne pour les défendre contre des règles plus strictes", a déclaré le sénateur de l'Illinois, avant d'ajouter : "je suppose que (ces sociétés) en ont eu pour leur argent".
"Un chèque en blanc à Washington"
Critiquant le plan de sauvetage du système bancaire, actuellement en discussion au Congrès, Barack Obama a estimé que "Washington doit reconnaître que le rétablissement de l'économie ne se fera pas en soulageant uniquement Wall Street". "Nous avons besoin d'un plan qui aide les familles à conserver leur maison et les travailleurs à garder leur emploi", a-t-il dit. Il faut "un plan qui soulage les travailleurs américains plutôt qu'utiliser les dollars des contribuables pour récompenser les PDG de Wall Street". "Nous ne pouvons pas donner un chèque en blanc à Washington sans avoir un droit de regard et en demandant des comptes", a-t-il insisté, dénonçant, une nouvelle fois, la dérégulation qui, selon lui, a conduit à ce "gâchis".
Mais pour le sénateur de l'Arizona John McCain, le plan de sauvetage marque au contraire une trop grande intervention du gouvernement américain. "Cet arrangement me met profondément mal à l'aise. Quand nous parlons de milliers de milliards de dollars d'argent du contribuable, il faut faire plus que dire croyez-moi", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Scranton, en Pennsylvanie. John McCain propose plutôt la création d'un conseil de surveillance constitué de personnalités respectées dans le monde des affaires, comme le milliardaire Warren Buffett, son ancien adversaire lors des primaires Mitt Romney et le maire républicain de New York Michael Bloomberg. "Je dis que l'administration Bush a échoué. Je dis que le Congrès a échoué, démocrates et républicains. Tout le monde a échoué", avait-il déclaré dimanche sur la chaîne CBS.

Obama attaque McCain: après la banque, la santé?

Obama attaque McCain: après la banque, la santé? - Americana - Blog LeMonde.fr

Barack Obama s’est emparé de la crise financière pour dépeindre John McCain comme un adepte de la dérégulation et de la privatisation tout azimut. Pour la santé, pour les retraites. Position électoraliste, sans nuance, mais qui tape où cela fait mal ces jours-ci…
L’économiste et chroniqueur Paul Krugman a été le premier à donner une publicité nationale à un article signé John McCain dans la revue professionnelle des actuaires. Le candidat prône une “compétition nationale plus vigoureuse, sur le modèle bancaire” parce que cela ouvrirait la voie à des “produits novateurs moins encombrés par les pires excès règlementaires des Etats”.
Ce que cela veut dire? Jonathan Cohn, auteur d’un livre sur la politique de santé, l’explique exemple à l’appui: une protection réduite pour les Américains de plus en plus nombreux qui ne bénéficient pas d’une assurance fournie par leurs employeurs et qui sont contraints de s’assurer individuellement, avec toutes les difficultés que cela comporte (prix, refus au nom d’une éventuelle “condition pré-existante”, etc.).
James Fallows relativise l’importance de cet article “signé par John McCain” mais sans doute rédigé par un collaborateur qui a assemblé les bribes de prises de position de son patron.
Mais c’est déjà une pub:

Et l’équipe Obama met aussi la pression sur le dossier des retraites.
John McCain a aussi été un fervent partisan d’une ouverture au marché et a soutenu le projet (non abouti) de George Bush en ce sens en 2005. Rien qui ne mettrait en péril les chèques des retraités actuels, contrairement à ce que laisse entendre une publicité électorale dénoncée par FactCheck , mais certainement une idée qui paraît soudain plus risquée quand le candidat républicain lui-même dénonce “la culture de casino de Wall Street”. L’idée est de permettre aux Américains de “décider eux-mêmes” d’une partie de l’investissement en vue de leur retraite, par le biais de comptes privés… mais cette partie de leur retraite, supposée plus rentable, ne serait évidemment plus garantie par l’Etat. John McCain défend sa position: il s’agit programme volontaire, pour les plus jeunes, que rien n’empêche de choisir les placements les moins risqués.
Les démocrates ont encore beaucoup de matériel exploitable à puiser dans la longue carrière du sénateur républicain qui s’est indigné, à plusieurs reprises du fait que “les jeunes travailleurs paient la retraite des vieux est une disgrâce” . Comme le note le chroniqueur du mensuel progressiste “Mother Jones”, ce serait plutôt le principe même du programme…

Obama veut faire de McCain l'homme du passé

Alain Jean-Robert : Obama veut faire de McCain l'homme du passé Présidentielle américaine 2008 Cyberpresse

Le candidat démocrate à la Maison-Blanche Barack Obama s'est montré particulièrement mordant lundi à l'encontre de son adversaire républicain, l'accusant d'être sous l'emprise des lobbyistes qui, selon lui, ont contribué à ruiner l'économie américaine.

«Après 26 ans passés à faire partie de la ‘culture en vigueur’ à Washington, tout ce que (John McCain) a changé est son slogan de campagne en vue de l'élection présidentielle. Et les gens qui dirigent sa campagne prouvent que si nous élisions John McCain comme président, ce n'est pas une équipe de francs-tireurs que nous enverrions à la Maison-Blanche, mais une équipe de lobbyistes», a lancé M. Obama au cours d'une réunion électorale à Green Bay.Le sénateur de l'Illinois n'a pas ménagé son rival, le faisant sans cesse apparaître comme un homme du passé.«Quand il parle des intérêts particuliers, mon adversaire ressemble à Bob Lafollette le teigneux», a dit M. Obama, en référence à un sénateur républicain du Wisconsin du début du XXe siècle, connu pour son obstination et ses combats en solitaire contre les caciques de son propre parti.«Mais quand M. McCain agit, c'est comme quelqu'un qui a passé trois décennies de sa vie à Washington», a-t-il dit, niant les qualités de réformateurs du sénateur de l'Arizona.M. McCain «a placé des représentants des sept plus importantes sociétés de lobbying pour les compagnies d'assurance, du pétrole, de gouvernements étrangers au sein de sa campagne. Freddie Mac et Fannie Mae (deux organismes de refinancement hypothécaire impliqués dans la crise financière, ndlr) ont payé environ 2 millions de dollars à son directeur de campagne pour les défendre contre des règles plus strictes», a fait remarquer M. Obama.«Je suppose que (ces sociétés) en ont eu pour leur argent», a-t-il ajouté sous les applaudissements de quelque 6000 personnes.«Après 26 années à Washington au cours desquelles il a voté en faveur des politiques qui nous ont plongé dans ce gâchis, il prétend désormais être celui qui nettoiera cela», s'est faussement étonné le sénateur de l'Illinois, ironisant sur la «conversion électorale» du sénateur de l'Arizona.«Laissez-moi être clair. Quand il était question de réformes de bon sens pour réguler (les marchés financiers) et qui nous auraient permis d'éviter cette crise, M. McCain les a combattu encore et encore», a affirmé le candidat démocrate.«Son plan économique a été écrit par Phil Gramm, l'architecte au Sénat des lois de déréglementation», a-t-il dit.Principal conseiller économique de M. McCain, le nom de M. Gramm est associé à une loi dite «loi Gramm-Leach-Bliley», datant de la fin des années 1990, qui visait à améliorer la compétitivité des institutions financières du pays en faisant tomber les murs dressés pendant la Grande Dépression entre les banques, les sociétés d'investissement et les compagnies d'assurance.C'est ce texte, ardemment défendu à l'époque par M. McCain, qui a permis à la société d'assurance AIG de participer à la ruée vers l'or sur le marché mondial de la banque et de l'investissement.«Même avec ce que nous savons maintenant, le sénateur McCain dit que les déréglementations ont aidé la croissance de notre économie. C'est peut-être vrai en ce qui concerne les profits de quelques PDG, mais ça ne l'est certainement pas en ce qui concerne la prospérité de l'Amérique», a dit M. Obama.Le sénateur de l'Illinois devrait avoir l'occasion d'expliquer directement son point de vue à son adversaire vendredi, à l'occasion du premier débat télévisé entre les deux candidats à la Maison-Blanche.

Barack Obama in Paris

Barack Obama in Paris Actuphoto.com Photographie
Peinture, illustration, sculpture, photographie,...Découvrir une sélection d'oeuvres d'art contemporain produites à l’occasion de la campagne électorale. Des artistes français et américains unissent leurs talents pour exprimer leur soutien et leur perception de Barack Obama qui incarne le renouveau du rêve américain.ExpositionL'exposition sera rythmée par plusieurs temps forts:Soirée ~ Cocktail en présence des artistes et acteurs démocrates.Projection en continu sur grand écran: vidéos sur sa vie et discours de Barack Obama, Joe Biden, Hillary et Bill Clinton, ...Téléconférence en direct avec les Etats-Unis .Conférences - débats animés par les leaders démocrates représentant Barack Obama et les personnalités françaises qui le soutiennent.Des produits originaux à l’éfigie de Barack Obama et de la campagne électorale: Affiches, T-Shirt, badges, ...It’s not too late - Inscription liste électorale pour les citoyens américains.L’exposition “Korea in Paris” programmée du 3 octobre au 10 novembre est reportée.Dorothy Polley, fondatrice de dorothy’s gallery, américaine de New-York, affiche la volonté de créer un espace citoyen au sein de la galerie, véritable incubateur d’idées et de talents, afin qu’artistes, personnalités politiques et intellectuels puissent exprimer leur soutien à Obama.A l’heure où les débats politiques s’intensifient à l’approche des élections présidentielles aux USA, dorothy’s gallery soutient Barack Obama, l’homme qui incarne changement et progrès dans une Amérique en proie à un marasme économique et à un cataclysme social.Consulter le lienDe nombreux artistes se mobilisent et présentent des productions inédites réalisées pour l’exposition : Les illustrateurs du “Charlie Hebdo”, “Canard Enchainé” Cabu, Wozniak, Honoré, Charb, Wolinski, Luz, Tignous, Riss, Jul. Les artistes de dorothy’s gallery, Catherine Ursin, Cyril Anguelidis, Kazuyo Yamamoto,... Et une sélection d’artistes américains et français.

Le New York Times rejette des attaques du camp McCain

Le New York Times rejette des attaques du camp McCain - Le Monde.fr
AFP 22.09.08 23h53
e New York Times a rejeté lundi des attaques virulentes du camp républicain, qui accuse l'influent quotidien de couverture partiale de la course à la Maison Blanche.
"Le New York Times est engagé dans la couverture complète, juste et sans concessions de la campagne présidentielle", a déclaré le directeur éditorial du journal Bill Keller dans un communiqué.
"C'est notre métier de poser des questions difficiles, de vérifier les contenus des campagnes publicitaires et des discours, d'analyser les programmes, les positions, les biographies et les points de vue des conseillers" des candidats, ajoute le responsable.
"Les candidats et les membres de leurs états-majors de campagne ne sont pas toujours à l'aise face à un examen si minutieux, mais c'est ce que nos lecteurs attendent et méritent", poursuit-il.
Le principal stratège de la campagne du candidat républicain John McCain, Steve Schmidt, a accusé lundi le New York Times d'être allié avec son rival démocrate Barack Obama.
"Quel qu'ait été le New York Times dans le passé, il ne correspond plus aujourd'hui aux critères d'une entreprise journalistique", a déclaré M. Schmidt. "C'est une organisation +plaidoyer+ pro-Obama", a-t-il ajouté.

Obama critique le plan de sauvetage de 700 milliards

Crise financière: le Congrès agira vite
Marco Bélair-Cirino Édition du lundi 22 septembre 2008
Obama critique le plan de sauvetage de 700 milliards
Photo: Agence Reuters -->Le Congrès américain et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, apportent les dernières touches au projet de loi qui permettrait un rachat à hauteur de 700 milliards de dollars des actifs à risques liés aux crédits immobiliers détenus par les banques et les institutions privées «ayant leur siège aux États-Unis».
Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a précisé, hier, que les 700 milliards qu'il demande pour sauver les banques ne représentent qu'un chiffre indicatif, car les sommes qui seront dépensées pourront être inférieures ou supérieures. «Si la limite est de 700 milliards, cela ne veut pas dire qu'on ira jusque-là, ni qu'on s'arrêtera là et qu'on ne demandera pas plus [si nécessaire]», a-t-il dit sur la chaîne de télévision CBS. Mais le montant fixé dans le projet de loi doit être «le bon montant, qui nous donnera plein de flexibilité pour faire ce qu'il faut». Le président de la commission économique mixte du Congrès et sénateur démocrate de New York, Charles Schumer, avait révélé, samedi, que M. Paulson et le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, avaient annoncé un chiffre inférieur à 700 milliards lors d'une réunion d'urgence avec des responsables du Congrès plus tôt durant la semaine. Mais le gouvernement «ne veut pas jouer petit, parce qu'il lui faudra beaucoup de latitude rapidement si l'économie est aussi mal en point qu'ils nous l'ont expliqué», a affirmé Charles Schumer. Le secrétaire Paulson a souligné qu'il escomptait, à terme, revendre les actifs douteux, ce qui devrait alléger la facture finale pour les contribuables américains. «Il ne s'agit pas d'argent qu'on dépense en sachant qu'on ne pourra jamais le récupérer, a-t-il dit. Je ne peux pas dire quel sera le coût du processus [...], le coût final sera déterminé par la vitesse à laquelle l'économie se stabilisera et par ce qui se passe sur les marchés immobiliers.» Le projet de loi des autorités fédérales pour assainir les marchés financiers en crise plafonne à 700 milliards de dollars le rachat des actifs à risques liés aux crédits immobiliers détenus par les banques et les institutions privées américaines. Le projet de l'administration républicaine prévoit la reprise par le Trésor des créances douteuses liées de près ou de loin au marché du crédit immobilier, dans le but d'empêcher une propagation à l'ensemble de l'économie de la crise financière la plus grave subie par les États-Unis depuis la «grande dépression». L'annonce de l'intervention des autorités fédérales a renversé vendredi la tendance des marchés financiers américains et mondiaux, qui ont clôturé en forte hausse après une semaine de chute sans précédent depuis la crise de 1929. L'intervention des pouvoirs publics était «justifiée» et «essentielle» au vu de la «situation précaire» des marchés financiers et de leur «rôle vital dans la vie quotidienne du peuple américain», avait souligné vendredi le président des États-Unis, George W. Bush. Lors de son intervention radiophonique hebdomadaire, George W. Bush a reconnu, samedi, que les foyers fiscaux américains seraient mis à contribution. «Mais je suis convaincu que cette approche hardie coûtera moins aux familles américaines que l'alternative. De nouvelles tensions sur nos marchés financiers causeraient des pertes d'emplois massives, ravageraient les caisses de retraites, réduiraient encore les valeurs immobilières et assécheraient les nouveaux prêts pour les maisons, voitures et bourses étudiantes», a indiqué George W. Bush. Le projet a été transmis samedi au Congrès, dont les deux chambres sont dominées par les démocrates. Des élus démocrates ont dit espérer un vote favorable rapide, mais ils entendent néanmoins modifier le texte, notamment pour plafonner la rémunération des dirigeants des entreprises concernées et pour y ajouter des mesures d'aide aux propriétaires immobiliers. Le Congrès espère adopter dans la semaine le plan d'assainissement des marchés financiers préparé par l'administration fédérale, a déclaré samedi le sénateur Charles Schumer. «L'objectif est que ce plan soit d'ici vendredi sur le bureau du président», a-t-il dit. Un plan de sauvetage au prix «ahurissant», selon Obama Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Barack Obama, a jugé, hier, «ahurissants» les 700 milliards du plan de sauvetage des établissements financiers. «Pour l'heure, l'administration Bush n'a pas présenté un plan, simplement un concept au prix ahurissant. Même si le Trésor récupère avec le temps une plus ou moins grande partie de son investissement, cette mise initiale de 700 milliards donne à réfléchir», a-t-il dit lors d'un rassemblement électoral à Charlotte en Caroline du Nord. «Et en échange de leur soutien, les Américains doivent être assurés que cet accord reflète les principes fondamentaux de transparence, d'équité et de réforme», a-t-il ajouté. Pour Obama, il est essentiel que le projet définitif protège les contribuables et les propriétaires immobiliers et comporte un engagement en faveur de réformes des règles encadrant le secteur financier afin de prévenir une autre crise. À ses yeux, la crise financière à l'origine de ce plan de sauvetage résulte de la politique économique du Parti républicain de son rival, John McCain, qu'il qualifie de «Grand dérégulateur». «Nous assistons aux conséquences désastreuses de cette philosophie [...] et, pourtant, le sénateur McCain, qui admettait avec candeur il n'y a pas si longtemps ne pas connaître l'économie autant qu'il le devrait, souhaite poursuivre sur cette même voie désastreuse», a affirmé Barack Obama. Le candidat républicain à la présidentielle américaine, John McCain, a pour sa part reproché, hier, à son adversaire Barack Obama de manquer des qualités qui font un dirigeant, prenant notamment comme exemple la crise économique. «Qu'il s'agisse d'un retournement de la guerre ou d'une urgence économique, il réagit en homme politique et non en dirigeant, et cherche un avantage pour lui-même plutôt qu'une solution pour son pays», a dit M. McCain de son adversaire au cours d'un discours de campagne devant les réservistes de la Garde nationale à Baltimore au Maryland. M. McCain a rappelé qu'il a proposé un plan pour sortir les États-Unis de la crise financière, alors que «le sénateur Obama a refusé de présenter son propre plan». *** avec l'AFP et Reuters

Au Brésil, des hommes politiques s'appellent désormais...Barack Obama

Grioo.com : Au Brésil, des hommes politiques s'appellent désormais...Barack Obama
Un caprice de la législation brésilienne leur permet de changer de noms, et ils en profitent!
Par Guy Everard Mbarga

Claudio Henrique dos Anjos veut surfer sur la vague d'Obamania qui touche aussi le Brésil© terra.com.br

Ceux qui se rendront dans un bureau de vote à Belford Roxo, une ville pauvre en périphérie de Rio de Janeiro le 5 Octobre prochain, feront certainement face à un choix historique. Ils pourront voter pour Alcides Rolim le candidat à la Mairie du Parti des Travailleurs qui promet "une ville pour tous " ou Elizeu Pitorra, un communiste local qui croit que "le temps du changement" est arrivé.La plupart des électeurs voteront cependant pour "Barack Obama", un Brésilien de 39 ans qui jusqu’à récemment était connu sous le nom de Claudio Henrique dos Anjos. Bienvenue dans l’Obama-mania, version brésilienne. Peu de pays ont embrassé la possibilité d’avoir un Premier Président noir Américain avec autant d’enthousiasme que le Brésil, pays comptant la population Afrodescendante la plus importante de la planète, mais où les noirs restent une minorité en politique.On retrouve des T-shirts d’Obama partout alors que des séances de débats et les colonnes de journaux parlent abondamment du sénateur de l’Illinois âgé de 47 ans. Les Brésiliens s’alignent même désormais pour goûter leur part du gâteau. Grâce à un caprice de la législation Brésilienne, les candidates ont le droit de se présenter sous le nom de leur choix. En conséquence, au moins six politiciens brésiliens ont officiellement changé de nom et portent désormais celui de "Barack Obama», une façon d’essayer de tirer avantage sur leurs adversaires lors de sélections municipales d’Octobre.
"Pour dire vrai, c’est un accident," indique l’Obama de Belford Roxo, consultant en Technologies de l'information qui tente de devenir le premier maire noir de la ville. "Je suis passé à la télévision et je portais un costume, et les gens trouvaient que je lui ressemblais et ils ont donc commencé à m’appeler Barack Obama. Quand ils me voyaient dans la rue, ils s’écriaient: 'Hey Barack!" J’ai donc décidé de m’enregistrer avec ce nom."Comme son illustre homologue Américain, qui a des parents au Kenya, l’Obama Brésilien a également un pied en Afrique. Son grand-père était descendant d’esclaves. Il avoue également qu’il a jeté un coup d’œil sur les discours de son homonyme pour trouver de l’inspiration."Je dis les mêmes choses. Je parle du renouveau politique, du changement, je parle de transformer la ville." Malgré leurs ressemblances, les deux Obamas ne se sont pas encore rencontrés, même si le Brésilien affirme qu’en tant que maire, il "enverra une invitation" au vrai Obama pour un dîner à Belford Roxo. "Ce serait génial s’il pouvait venir et voir nos réalités," dit-il rayonnant. "Imaginez-vous donc!"Traduit par Guy Everard Mbarga

lundi 22 septembre 2008

Obama pose ses conditions

Plan de sauvetage économique: Obama pose ses conditions - La Tribune.fr
En pleine tourmente financière américaine, les candidats à la Maison Blanche continuent l'affrontement sur le terrain qui préoccupe le plus les électeurs: l'économie. Barack Obama a posé ses conditions au plan de sauvetage que George W. Bush souhaite faire voter au Congrès d'ici la fin de la semaine. John McCain reproche lui à son adversaire de se comporter en "politicien" au lieu de rechercher une "solution pour son pays".
En campagne en Caroline du Nord, Barack Obama a de nouveau imputé la débâcle financière actuelle à la politique économique menée par les républicains. "Nous voyons maintenant tout autour de nous les conséquences désastreuses de cette philosophie", a déclaré le candidat du parti de l'âne. "Et pourtant le sénateur McCain, qui a admis avec franchise il n'y a pas si longtemps qu'il n'en savait pas aussi long qu'il devrait sur l'économie, veut poursuivre sur cette même voie désastreuse".
Le plan de 700 milliards de dollars (500 milliards d'euros) de l'administration Bush pour éviter un désastre économique affiche "un prix qui donne le tournis" sans pour autant garantir les "principes de base de la transparence, de la justice et des réformes", a déploré le sénateur de l'Illinois.
Barack Obama, remonté dans les sondages depuis la crise, souhaite que les mesures de sauvetage protègent également les Américains moyens. "Ce plan ne peut pas être un plan uniquement pour Wall Street", a-t-il estimé en prônant "un plan de relance qui mette de l'argent dans les poches des familles qui travaillent, qui sauve des emplois, qui évite des restrictions budgétaires douloureuses et des hausses fiscales dans nos états".
De son côté, John McCain, qui il y a une semaine encore assurait que les fondamentaux de l'économie américaine étaient bons, a reconnu que le système financier américain faisait face à une crise majeure. "Nous sommes dans la plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale", a-t-il admis lundi sur NBC, promettant de ne pas relever les impôts s'il était élu, malgré l'ampleur de la dette publique.
Lors d'une convention de la Garde nationale à Baltimore (Maryland), John McCain avait accusé dimanche son adversaire démocrate de ne pas avoir la carrure d'un chef d'Etat. "Il réagit comme un politicien et non comme un dirigeant, cherchant un avantage personnel au lieu d'une solution pour son pays", a tancé le sénateur de l'Arizona.
Barack Obama a refusé de présenter un plan de sauvetage alternatif, expliquant qu'il préférait laisser le secrétaire au Trésor Henry Paulson se charger du problème sans ingérence politique.
John McCain s'est également inquiété du chèque en blanc donné à Paulson. "Le plan donne à un seul individu le pouvoir sans précédent de dépenser 1.000 milliards de dollars". Le candidat du parti de l'éléphant souhaite qu'un panel bipartisan contrôle la mise en oeuvre du plan de sauvetage. Il aimerait qu'y siègent le milliardaire Warren Buffett, l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney et l'ex-maire de New York Michael Bloomberg. AP
cb/v181/sb

John McCain a-t-il perdu ?

John McCain a-t-il perdu ?
C'est la question qui circule désormais. Alors même qu'une semaine plus tôt, avant la crise financière, le sentiment commun était à l'opposé. La question était
alors : John McCain a-t-il gagné ?Comment expliquer ce retournement ?La crise financière est intervenue après des déclarations de John McCain qui se félicitait de la “solidité” et du caractère “sain” de l'économie Américaine. Ce décalage, bien exploité par des vidéos commerciales Démocrates, a été assassin.Joe Biden a remarquablement réagi en jouant “Main Street” contre “Wall Street”. Cette formule a symbolisé les conséquences populaires de la crise financière. Les classes moyennes ont été très sensibles et ont bougé.McCain a été frappé par “l'effet Bob Dole”. Dans cette crise de la “modernité financière”, il est apparu très âgé, trop âgé, dépassé par les circonstances actuelles.McCain a surtout été dans l'incapacité de donner une grille de lecture qui soit compréhensible pour l'opinion.On attendait l'Irak comme poids "insurmontable" et ce sera probablement la bulle financière immobilière qui impactera le plus lourdement le candidat Républicain 2008. L'économie Américaine est en feu.L'édifice financier tremble.Le chômage grimpe. Le retour de l'inflation est manifeste. La crise immobilière est d'une profondeur telle que les maisons saisies ne trouvent pas de repreneurs. Le tournant en l'espèce a été le début du second semestre 2005. .Les finances publiques vont mal. Lors du second mandat de Bush, elles ont connu une détérioration considérable. Les baisses d'impôts décidées lors du premier mandat de Bush, le ralentissement de la croissance et les conséquences financières de la guerre en Irak ont provoqué une envolée du déficit public qui devrait dépasser les 3 % du PIB dès le début 2009.Le secteur automobile est en pleine déprime. Les constructeurs ont pris conscience de la nécessité d'un changement de modèle économique. John McCain va payer très cher son déni de réalisme économique. Il pourrait lui coûter la victoire. Il doit se réconcilier avec la réalité économique lors du 1er face à face. C'est son enjeu majeur.

Obama plus réfléchi et studieux sur l'économie que McCain

Revue de presse: Obama plus réfléchi et studieux sur l'économie que McCain : americapolyphony
La crise financière qui secoue les marchés et l'économie américaine depuis une semaine a été intéressante à suivre du point de vue des deux principaux candidats à la Maison Blanche: leurs réactions et leurs attitudes. La semaine a été tellement hallucinante d'un jour à l'autre, d'une décision à l'autre du gouvernement américain et du département au Trésor, qu'il était parfois difficile d'y voir clair et de rester serein. Une semaine après, tout le monde semble avoir pris du recul, les médias surtout, eux qui avaient d'un seul coup trusté les pages politiques sur la campagne électorale par des Unes et des pages économiques sur cette tourmente à Wall Street. Alors que les esprits se sont donc calmés un peu après l'annonce du plan de sauvetage par l'administration Bush pour enrayer la crise, les médias ont commencé à décortiquer et analyser justement les réactions et les attitudes de Barack Obama et de John McCain face à cette grave crise.
Si certains journaux économiques spécialisés et notamment le Wall Street Journal ont mis les deux candidats démocrate et républicain à la même enseigne (aucun ne présente un plan économique dans son programme pour pouvoir résoudre la crise, aucun ne peut être qualifié d'être prêt à être le commandant en chef de l'économie, etc.), d'autre grands journaux ou médias généralistes estimaient que le sénateur de l'Illinois avait été meilleur que son rival dans la "gestion" de cette semaine épique en chutes des marchés et d'annonces du gouvernement fédéral. Même certains médias conservateurs étaient d'avis que le sénateur de l'Arizona avait passé une semaine très difficile: que McCain avait carrément été très mauvais, multipliant les réactions dans un sens comme dans l'autre, avançant d'un pas un jour, reculant d'un pas le jour d'après, souvent contradictoire et confus.
A l'inverse, Obama a paru plus calme, plus posé, plus réfléchi et plus studieux, mais peut-être aussi plus prudent dans ses déclarations. Plus cohérent en tous les cas que son adversaire, surtout s'agissant de ses principes défendus depuis longtemps par rapport à des mécanismes de régulation nécessaires pour les marchés financiers et Wall Street. McCain a lui accumulé les gaffes ou déclarations précipitées: sa fameuse phrase malheureuse "les fondamentaux de l'économie américaine sont solides" juste au début de la crise, sa volonté de ne pas voir l'Etat intervenir dans cette crise, ses va-et-vient sur la régulation ou non des marchés, sa façon d'essayer de concilier justement sa position de longue date en faveur de la déréglementation avec les inquiétudes des citoyens, sa manière "girouette" de se différencier de l'impopulaire George W. Bush sur l'héritage économique. Il a aussi évoqué la création d'une commission indépendante du type "9/11" (sur les attentats du 11 septembre 2001), avant de laisser tomber l'idée. Bref, une semaine brouillonne et cafouilleuse pour le candidat républicain. C'est vraiment aussi l'avis assez unanime des observateurs politiques et économiques. Déjà que le candidat démocrate semble avoir les faveurs des compétences économiques (même si ce ne devait être qu'une étiquette, celle-ci est bien là) et la confiance des citoyens sur ce thème là, Obama ressort encore un peu plus fringant de cette semaine de turbulences financières et économiques. A la peine ces derniers temps, notamment sur le plan médiatique (éclipsé par Sarah Palin et la Convention républicaine), mais aussi bien attaqué cet été par le camp républicain et rivalisé sur son thème et son slogan favori du "changement", Obama voit, avec ces événements, l'économie revenir de manière cinglante au premier plan, et à vrai dire un peu à sa rescousse. Pour plusieurs médias, le sénateur de l'Illinois a paru mieux gérer cette semaine, ses déclarations, ses prises de position, donnant l'impression d'être plus réfléchi et apte à affronter cette crise. Face aux gaffes et déclarations précipitées de son rival, Obama n'a pas hésité à accuser McCain de paniquer. Il en a aussi profité pour attribuer cette crise à la politique du gouvernement républicain de Bush de ces huit dernières années. Et alors que McCain s'est exprimé à tous vents presque chaque jour de la semaine écoulée, Obama a donc été plus vague et prudent sur toutes les décisions prises cette semaine. Il a plutôt joué sur le mode "consultations et réunion de crise" en rencontrant par exemple en fin de semaine (en Floride) des acteurs économiques clé de l'administration de l'ex-président démocrate Bill Clinton, dont d'anciens secrétaires au Trésor. Une façon différence de gérer la crise en tant que candidat, mais aussi une manière de rappeler au souvenir des électeurs les jours meilleurs qu'avait connu l'économie américaine durant la dernière "ère" démocrate. Pas sûr que les électeurs retiennent cela précisément après une semaine aussi agitée, mais d'ici le 4 novembre, il y a de fortes chances que le thème de l'économie attire sur Obama la confiance des Américains, pour autant que son équipe frappe fort s'agissant d'un slogan ou message électoral clair et limpide sur l'économie.
Ci-dessous, quelques articles de la presse de ce week-end aux Etats-Unis qui ont en particulier attiré mon attention. Le Washington Post résume assez bien l'impression générale dans les médias: Obama a proposé quelques idées (son plan économique déjà connu, présenté cette fois-ci dans une publicité TV nationale de deux minutes!), certes timides et prudentes dans le chaos de cette semaine folle, alors que McCain, parallèlement à ses quelques gaffes, a surtout essayé de critiquer son adversaire.http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008... Le New York Daily News, dans un commentaire, n'y va pas par quatre chemins et se distancie du courant général: ni Obama ni McCain n'ont démontré face à cette crise qu'ils étaient prêts à devenir président. Le quotidien se dit choqué par les pauvres performances des deux candidats, donnant l'impression de ne rien comprendre à l'économie. Aucun des deux sénateurs n'a relevé le challenge imposé par cette crise historique. La nonchalance réactive de Bush est aussi critiquée au passage.http://www.nydailynews.com/opinions/2008/09/21/2008-09-21... Le webzine The Politico est d'avis que la crise financière profite pleinement à Obama, relevant au passage toutes les déclarations précipitées et contradictoires de McCain. Le média spécialisé en politique estime que le candidat démocrate a réagi de façon plus pondérée, moins paniquée.http://www.politico.com/news/stories/0908/13649.html L'hebdomadaire Newsweek estime que c'est surtout McCain qui a donné l'impression d'être non présidentiable sur un thème fondamental. Et de trouver une nouvelle formule pour le sénateur de l'Arizona: "McCain et le Zigzag Express" ou encore "Ziggy Uncle". Bref, attitudes en zigzag, incertaines et approximatives.http://www.newsweek.com/id/159883 Le très conservateur Weekly Standard reconnaît lui-même que cette semaine n'a pas été très glorieuse pour John McCain avec ses positions cafouilleuses. L'hebdomadaire juge même Barack Obama plus fin et intelligent dans ses prises de position et attitudes de cette semaine. The Weekly Standard relève toutes les erreurs de McCain et estime qu'il a "perdu la tête" en l'espace d'une semaine! Et de constater que tout cela redonne du punch à la campagne d'Obama. Le journal va jusqu'à donner ses précieux conseils à McCain pour le premier débat de vendredi (sur la politique étrangère) pour reprendre ses esprits et surtout le flambeau de leader et de commander in chief.http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000... Un des excellents blogs politiques du quotidien Philadelphia Inquirer (American Debate) analyse la "sortie de sa zone de confort" du candidat républicain.http://www.philly.com/philly/blogs/americandebate/McCain_... Le webzine Slate n'a rien contre l'extrême prudence, l'approche pondérée et studieuse, les plans et solutions du candidat démocrate, mais le média online trouve que lui et son équipe manquent d'efficacité dans la manière de faire passer les messages économiques. Il leur manque un vrai slogan économique qui ferait mouche, selon Slate.http://www.slate.com/id/2200481/ Le New York Times démontre lui en quoi George W. Bush doit être pointé du doigt pour sa responsabilité dans cette grosse crise financière.http://www.nytimes.com/2008/09/20/business/20prexy.html?_...
17:15 Publié dans USA 08: revues de presse Lien permanent Commentaires (0) Envoyer cette note Tags : Etats-Unis, usa, politique, élection, présidentielle, obama, mccain

A J-46, Barack Obama devance John McCain

Continental News > A J-46, Barack Obama devance John McCain
A J-46, Barack Obama devance John McCain
A J-46, la campagne présidentielle américaine se durcit et Barack Obama a repris l'avantage dans le sprint final vers la Maison Blanche. Le candidat démocrate a notamment profité de la crise financière pour se relancer dans la campagne.
Alors que depuis plusieurs jours, tous les regards sont désormais tournés vers Wall Street et la crise financière, Barack Obama vient d’annoncer ce vendredi qu’il ne fallait pas oublier d’aider « Main Street ». En effet, la « rue principale » c'est-à-dire l’industrie et le commerce, opposée à Wall Street et ses financiers, souffre également de la crise qui affecte les marchés financiers. C’est pourquoi les candidats ne doivent pas uniquement prévoir un plan de régulation de Wall Street mais doivent aussi venir en aide à l’ensemble de la population américaine.Selon le candidat démocrate, les autorités de régulation doivent trouver une solution institutionnelle pour venir en aide aux propriétaires immobiliers, pour protéger l’épargne et les retraites des Américains. Pour le moment, les démocrates n’ont pas encore dévoilé un plan économique destiné à lutter contre les mécanismes de la crise financière. Ils attendent actuellement les annonces du Trésor et de la Réserve Fédérale.Bref, vous l’aurez compris, l’enjeu actuel des candidats à la présidentielle est de redonner confiance à l’ensemble de la population en essayant de trouver une solution durable pour remédier à la crise financière.Comme nous vous l’annoncions hier, George W. Bush se devait lui aussi de réagir. C’est désormais chose faite puisque le Président a décidé de procéder à une deuxième déclaration en l’espace de deux jours. S’exprimant depuis la Maison Blanche, celui-ci a rappelé que « compte tenu de l’état précaire des marchés financiers et de leur importance vitale pour la vie quotidienne des Américains, l’intervention du gouvernement n’est pas seulement nécessaire, mais elle est essentielle ». Ajoutant que les mesures qu’il s’apprêtait à prendre « engageraient un montant considérable sur les dollars du contribuable », le Président a précisé que « nous comptons que cet argent soit remboursé in fine ».Selon les premières estimations, le plan de relance annoncé par le gouvernement américain pourrait s’élever à plusieurs centaines, voire milliers, de milliards de dollars.
La question des minorités
Aux États-Unis, les électeurs qui appartiennent à des minorités, tout comme ceux de la majorité blanche, ont des préoccupations dans le domaine des droits civils et transforment cette inquiétude en action.
Les récentes arrestations d'immigrants en situation irrégulière et de leurs employeurs - 595 ont été interpellés à Laurel, dans le Mississippi, en août dernier - ont encore contribué à attirer l'attention sur les questions des droits civils.
« Les droits civils visent à garantir que les personnes de diverses origines sont traitées conformément à la loi et à égalité avec les autres. Et il est certain que l'immigration pousse ce principe à un niveau supérieur », a dit Holli Holiday, directrice de la We Are America Alliance (WAAA, Alliance Nous sommes l'Amérique) à la journaliste d'America.gov.
Autrefois, le mouvement en faveur des droits civils portait avant tout sur les droits des Noirs et des femmes, mais aujourd'hui, il concerne un large éventail de minorités, qu'elles soient de nature ethnique ou autre. Les personnes concernées viennent de divers horizons culturels et idéologiques, mais sont unies dans leurs aspirations.
« Tous sont attirés par ce pays pour les mêmes raisons, parce qu'ils veulent de meilleures possibilités pour eux-mêmes et leur famille », a dit Mme Holiday. L'éducation, les soins médicaux et l'emploi sont les principaux sujets de préoccupation. « Ils veulent pouvoir participer à l'économie. »
Formée dans la foulée des grandes manifestations qui ont eu lieu en 2006, durant lesquelles des milliers d'immigrants sont descendus dans les rues des villes américaines pour exiger des réformes, la WAAA collabore avec d'autres groupes et des agences du gouvernement pour pousser les gens à participer à la vie politique. Ces groupes éduquent les citoyens, inscrivent les gens sur les listes électorales et encouragent la participation au processus politique.
Comme la WAAA, le Center for Community Change (CCC), fondé en 1968, aide les associations représentant des pauvres ou des minorités à se faire entendre, tant sur le plan local qu'à Washington.
Un responsable du CCC, M. Gabe Gonzales, a récemment déclaré lors d'une téléconférence sur un projet d'incitation à la participation électorale, que les groupes de défense des droits civils n'étaient plus aujourd'hui limités à leurs propres préoccupations, mais qu'ils s'associaient de plus en plus à d'autres militants pour créer une infrastructure plus solide en faveur du changement.
M. John Trasvina, directeur du Mexican American Legal Defense Fund (MALDEF), lutte pour les droits civils des électeurs au sein des tribunaux, tant pour promouvoir certaines lois que pour faciliter la participation des citoyens. Le MALDEF aide les électeurs à s'inscrire sur les listes électorales, les éduque et coopère avec des responsables électoraux locaux afin de s'assurer « que les équipements électoraux sont bien en place. Nous ne voulons pas voir de longues files d'attente (…) ce qui a un effet décourageant et peut pousser les gens à renoncer à voter », a-t-il dit à America.gov.
Le MALDEF suit les incidents d'intimidation ou de déni des droits des électeurs. Il a engagé plusieurs poursuites judiciaires contre ceux qui enfreignent la loi.
Un parlementaire entre dans la mêlée
Keith Ellison, député démocrate du Minnesota, a déclaré à America.gov que les droits civils demeuraient une question de portée nationale.
« Les questions traditionnelles relatives aux droits de la femme et des Afro-Américains se posent toujours et n'ont pas changé. » À cela il faut ajouter l'immigration, qui est devenue un dossier de droits civils pour certains groupes d'immigrants. Des procédures difficiles de naturalisation et des raids policiers sur les lieux de travail donnent aux gens « un réel sentiment de persécution ».
On parle également de violation des droits civils chaque fois qu'il y a discrimination en raison de l'âge ou d'un handicap, que la vie privée n'est pas respectée, et que des partenaires homosexuels ne sont pas traités comme les membres de la famille lors d'une urgence médicale, par exemple, a-t-il expliqué. « Lorsque nous parlons de droits civils, nous ne parlons pas seulement de minorités raciales et religieuses. Tout le monde est concerné. »
M. Ellison, qui est le premier musulman a avoir été élu au Congrès et qui est un ferme défenseur des droits civils, est d'avis que les chefs civils et religieux devraient faire plus pour enseigner la tolérance et établir un dialogue entre les religions.
Il a toutefois constaté des changements depuis que la Loi sur les droits civils a été promulguée il y a 44 ans. « Je pense que, lentement mais sûrement, les gens se sont éloignés des affiliations politiques de leur groupe ethnique d'origine, - leur tribu, si vous voulez - pour se préoccuper de questions ayant trait à leurs valeurs, à leurs aspirations et à leurs croyances. Si vous observez les jeunes d'aujourd'hui, ils voient que certains ont une couleur de peau différente, mais cela importe peu. »
La loi, promulguée le 2 juillet 1964 par le président Lyndon Johnson, déclarait illégales certaines formes de discrimination pratiquées depuis longtemps, autorisait le gouvernement à intervenir et, surtout, reflétait un consensus politique favorable à l'utilisation des autorités fédérales contre toute discrimination illégale pour raison de race, de couleur, de religion ou d'origine nationale. »
M. Gonzales a déclaré : « Si les deux candidats sont conscients de ce qui se passe sur la scène politique des États-Unis et que (...) la population désire sincèrement que le pays œuvre concrètement à ce que nous appellerions le bien commun », les militants en faveur des droits civils sont déçus parce que le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain se sont peu exprimés sur le sujet.
« Je pense que les droits civils sont passés à l'arrière-plan des deux campagnes, et c'est très troublant », a dit Mme Holiday.
« C'est dommage qu'on n'en parle pas plus, a dit M. Ellison. Je pense que les deux candidats pourraient aborder le sujet sans en pâtir, parce que les électeurs veulent en entendre parler. »

Le handicap du vote racial pour Barack Obama

Le handicap du vote racial pour Barack Obama, actualité Washington confidential : Le Point

Par Patrick Sabatier
La candidature Obama est officiellement entièrement "post raciale", mais les partisans du sénateur de l'Illinois savent bien sûr que c'est davantage un rêve qu'une réalité.
À J - 44 du scrutin présidentiel, Barack Obama continue logiquement de profiter de la crise financière qui secoue les États-Unis et fait peser sur le pays la menace d'une nouvelle dépression. Dans le dernier sondage quotidien national Gallup , le candidat démocrate accentue son avantage et recueille 50 % d'intentions de vote contre 44 % pour son rival républicain, John McCain. Pourtant, l'inquiétude demeure perceptible dans les milieux démocrates. La perspective d'une défaite de leur candidat le 4 novembre est au centre des discussions à Washington. Et cette crainte tient à un mot simple, bien qu'il soit tabou dans la campagne : le racisme . Un sondage publié dimanche par l'agence Associated Press confirme le soupçon de nombreux analystes que c'est là la véritable raison de la relative contre-performance du démocrate, qui, contre toute attente, n'a toujours pas pris une avance décisive sur son adversaire dans les sondages nationaux ni, surtout, dans les prévisions du vote dans le Collège électoral (dont les membres sont élus État par État). Compte tenu du nombre d'électeurs qui s'identifient comme démocrates, et du fait qu'une très forte majorité d'entre eux disent faire davantage confiance aux démocrates pour sortir les États-Unis de la crise et protéger leur pouvoir d'achat, explique Neil Newhouse de Public Opinion Strategies , un des sondeurs républicains les plus respectés, Obama devrait enregistrer une avance beaucoup plus importante dans les sondages nationaux. Dans le Collège électoral, il ne l'emporte pour l'instant qu'avec 202 voix contre 189 pour son adversaire, avec 147 voix encore indécises, selon le site Real Clear Politics. Le sondage AP/Yahoo publié dimanche révèle qu'un tiers des électeurs blancs qui se disent démocrates ou indépendants ont une vision négative des Noirs, et que c'est parmi eux qu'on trouve le plus d'électeurs qui font état de leurs "doutes" au sujet d'Obama et de leurs réticences à voter pour lui. Selon cette étude, la couleur de sa peau peut représenter un handicap de 6 % pour le candidat démocrate, alors que la marge qui avait assuré la victoire de Bush sur Kerry en 2004 n'était que de 2,5 %. Si le résultat du scrutin est serré, Obama peut donc voir la victoire lui échapper en raison de réflexes racistes d'une partie de l'électorat. La candidature Obama est officiellement entièrement "postraciale" Le facteur raciste, même s'il n'est jamais donné explicitement comme une justification de vote, explique probablement selon AP le fait qu'à peine 70 % des démocrates assurent qu'ils voteront pour le candidat de leur parti (contre 85 % des républicains qui sont certains de voter McCain). "Il y a beaucoup moins de racistes qu'il y a cinquante ans, mais cela ne signifie pas qu'ils ne soient pas nombreux", rappelle Paul Sniderman, de l'université de Stanford, cité par l'agence. "Le racisme est la seule raison pour laquelle McCain pourrait battre Obama", écrit la revue en ligne Slate. "La raison pour laquelle Obama n'est pas largement en tête", ajoute la revue, "c'est qu'il a un sérieux problème avec l'électorat blanc âgé" (50 ans et plus), plus nombreux et surtout plus fiable pour se rendre aux urnes que l'électorat jeune (moins de 35 ans) qui, lui, est très majoritairement acquis. Un stratège démocrate influent rappelait samedi soir qu'Obama était sorti largement perdant des primaires dans l'électorat blanc démocrate et indépendant. "Il a recueilli 18 millions de voix, autant qu'Hillary Clinton, mais cinq millions de ces voix étaient celles des Noirs" qui avaient voté en bloc pour "leur" candidat. Selon l'étude AP, au moins 17 % des électeurs ou électrices d'Hillary Clinton dans les primaires admettent qu'ils voteront McCain - soit trois millions d'électeurs, largement de quoi faire basculer le scrutin. Obama et les responsables de sa campagne ont pris grand soin d'effacer, autant que faire se peut, cette composante raciale du soutien dont il a bénéficié. Le soin extrême qu'Obama met à ne pas se laisser présenter comme "le candidat des Noirs" lui vaut des critiques dans la communauté africaine américaine. Mais cette prudence n'a à l'évidence pas suffi à convaincre tous les électeurs qui devraient voter démocrate qu'il n'est qu'un candidat ordinaire qui doit être jugé sur son programme, non le représentant d'une communauté ethnique et culturelle. La candidature Obama est officiellement entièrement "postraciale", mais les partisans du sénateur de l'Illinois savent bien sûr que c'est davantage un rêve qu'une réalité. S'il est élu, Obama le devra pour une bonne part à la mobilisation extraordinaire des Africains-Américains en sa faveur. S'il est battu, la raison en sera dans une large mesure la persistance du racisme dans la population blanche et hispanique. Dans une autre étude, publiée en juillet par le New York Times , un quart des électeurs blancs estimaient que le pays n'était pas prêt à élire un président de couleur. Les mêmes estimaient qu'on exagère les problèmes de discrimination raciale à l'encontre des Noirs, et disaient avoir été eux-mêmes victimes de "discrimination antiblanche" du fait de la politique de "discrimination positive" menée en faveur des minorités ethniques. Officiellement, la campagne Obama feint de ne pas prendre la menace d'un vote racial Officiellement, la campagne Obama feint de ne pas prendre la menace d'un vote racial contre leur candidat au sérieux. Ce racisme résiduel, assurent-ils, sera largement compensé par la mobilisation massive des Noirs, des jeunes et des progressistes, et le ras-le-bol des indépendants dirigé contre les républicains, et en particulier dans le climat actuel d'anxiété économique. Ses partisans, y compris dans la communauté afro-américaine, assurent que s'il vient à perdre, ce sera en raison de ses fautes et insuffisances en tant que candidat, et non pas en raison de sa peau. Mais rien n'est moins sûr. Le vote anti-Obama pour raisons raciales est concentré dans les États dits "du champ de bataille", la douzaine d'États qui peuvent basculer d'un côté ou de l'autre. Il touche des populations qui traditionnellement ont oscillé entre démocrates et républicains. C'est dans les États de la Ceinture de la rouille (le Rust Belt), les vieux États industriels de l'Est et du Midwest, qu'est concentré l'électorat blanc populaire le plus sensible aux sirènes racistes. McCain est en tête dans l'Ohio, le Missouri, l'Indiana, et il talonne Obama dans des États en principe acquis aux démocrates et remportés par Kerry en 2004, comme la Pennsylvanie, le Michigan ou le Minnesota, États en grande difficulté économique qui devraient être acquis aux démocrates, mais dans lesquels le vote racial semble devoir annuler le vote économique. Il y a aussi les États du Sud (Floride) et de l'Ouest (Nevada, Colorado, Nouveau-Mexique) qui sont toujours indécis. La raison en est une méfiance persistante à l'égard d'Obama d'une partie de l'électorat hispanique marqué par des conflits récurrents avec les Africains-Américains, ainsi que celle d'une partie importante de la communauté juive qui ne fait pas confiance à ses positions sur Israël et le Proche-Orient, reconnaît un membre influent de cette communauté, dont le vote peut être décisif en Floride. La crise monumentale qui ébranle l'économie américaine - avec le plan de sauvetage à 700 milliards de dollars que le secrétaire au Trésor Henri Paulson a passé sa matinée de dimanche à supplier le Congrès d'entériner sous peine d'une nouvelle Grande Dépression - devrait être un déterminant bien plus important du résultat de la présidentielle que la couleur de la peau d'un candidat. Il n'est hélas pas absolument certain que ce soit le cas. Todd Harris, stratège républicain cité dimanche sur le site du quotidien The Politico, met en garde contre une vision trop optimiste de la situation : "L'ironie tragique est que, même si la crise pousse vers Obama certains électeurs, elle risque d'en tourner au moins autant contre lui dans des États clés, parce que les difficultés économiques provoquent toujours un regain de racisme." Le racisme demeure en fait le proverbial éléphant au beau milieu de la pièce, que tout le monde veut ignorer, mais qui peut réduire en miettes le rêve d'une Amérique débarrassée de ce que de Tocqueville appelait son péché originel .

- L'arme financière d'Obama

- L'arme financière d'Obama - Dominique Nora - Monde - nouvelobs.com
L'arme financière d'Obama
Sans argent, pas de victoire. La campagne d'Obama a dépensé près de 56 millions de dollars en juillet 2008 pour se payer les meilleurs consultants, commander des sondages privés, produire des pubs télévisées... et surtout multiplier les bureaux dans les Etats indécis. Depuis son entrée en lice, le candidat démocrate a levé un total de 389 millions de dollars, contre 175 millions pour son adversaire républicain !Comment un «bleu» de la politique est-il arrivé à cette prouesse ? L'arme financière fatale d'Obama est son site internet, MyBO, qui à lui seul a enrôlé 1 million de personnes et récolté 200 millions de dollars. Cette incroyable cybermachine à sous a été conçue par un noyau de gamins technophiles : Chris Hughes, 24 ans, co-fondateur du réseau social Facebook, mais aussi quatre mousquetaires internet de la campagne de Howard Dean (2004) qui ont ensuite fondé la société de marketing interactif Blue State Digital.MyBO allie en effet le meilleur du réseautage amical, avec le nec plus ultra du branding («marquage») politique. Barack et sa bande nourrissent ainsi leurs sympathisants d'un flux quotidien de SMS et de mails personnalisés («dear Dominique»...) contenant informations et vidéos. Ils donnent à chacun l'impression d'être aux premières loges de la campagne, et séduisent régulièrement le chaland en tirant au sort des places pour un dîner avec Barack ! Sur chaque e-mail, un énorme bouton rouge «Donate» rappelle l'impératif d'alimenter financièrement «l'espoir de changement», ne serait-ce qu'avec 5 ou 10 dollars...Alors que les candidats comptaient jusqu'ici surtout sur l'argent des lobbies et d'une poignée de gros contributeurs, MyBO a révolutionné la donne, assurant à Obama une base financière plus indépendante, plus étendue et plus démocratique : 48% des contributions à sa campagne sont inférieures à 200 dollars. Ce qui lui permet de solliciter ses donateurs souvent, sans leur faire dépasser le plafond légal de 2 300 dollars par personne.

Dominique NoraLe Nouvel Observateur

Obama critique un sauvetage au coût "stupéfiant"

Obama critique un sauvetage au coût "stupéfiant"

NOUVELOBS.COM 22.09.2008 11:03
7 réactions
"L'ère de la cupidité et de l'irresponsabilité à Wall Street et à Washington nous a conduit vers des temps dangereux" et "cette enveloppe de 700 milliards de dollars (annoncée par Washington pour redresser l'économie) fait l'effet d'une douche froide", a dénoncé le candidat démocrate à la Maison Blanche.
Barack Obama lors d'un à Albuquerque (Ap) En campagne dimanche 21 septembre à Charlotte (Caroline-du-Nord, sud-est), le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a critiqué le plan de sauvetage du système financier présenté en fin de semaine par George W. Bush. Dans ce qui était sa première réaction détaillée à ce plan, il a dénoncé son coût "stupéfiant", l'administration Bush ayant annoncé être prête à dépenser jusqu'à 700 milliards de dollars pour reprendre les actifs douteux des banques. Selon le candidat démocrate, Washington a "seulement proposé un concept avec un coût stupéfiant, mais pas un plan"."Des temps dangereux""Même si le Trésor américain récupère certains ou la plupart de ses investissements avec le temps, cette enveloppe de 700 milliards de dollars fait l'effet d'une douche froide", a-t-il dit."En échange de leur soutien, les Américains doivent avoir l'assurance que le marché qu'ils concluent reflète les principes de base de la transparence, de l'équité, de la réforme", a-t-il ajouté.Il a répété que le plan, qui doit être approuvé par le Congrès, devra protéger les électeurs issus des classes moyennes en difficulté et pas seulement les dirigeants des entreprises et les actionnaires."L'ère de la cupidité et de l'irresponsabilité à Wall Street et à Washington nous a conduit vers des temps dangereux", a-t-il dit."Nous devons nous rassembler, démocrates et républicains, pour lancer un plan de relance économique qui mettra de l'argent dans les poches des familles qui travaillent, sauvera des emplois, et empêchera des coupes budgétaires et des hausses d'impôts dans nos Etats", a-t-il ajouté.Une "politique désastreuse"Barack Obama a déclaré que la crise était, selon lui, une mise en accusation de la politique de dérégulation de George Bush et John McCain, alors que les républicains sont réticents face aux demandes des démocrates pour introduire des mesures destinées à soulager les classes moyennes touchées par la crise des "subprime".Il a également réitéré sa vive critique contre John McCain qui, dans un article sur la réforme du système d'assurance maladie, s'est prononcé pour plus de concurrence "ainsi que nous l'avons fait sur le secteur bancaire ces dix dernières années"."Nous voyons maintenant autour de nous les conséquences désastreuse de cette philosophie - à Wall Street aussi bien que dans la rue", a estimé Barack Obama."Et pourtant, le sénateur McCain, qui a reconnu franchement il n'y a pas si longtemps qu'il n'en connaît pas autant sur l'économie qu'il devrait, veut poursuivre la même politique désastreuse", a-t-il dit.

Obama:''McCain dilapiderait les économies''

Obama:''McCain dilapiderait les économies''
Source : AFP20/09/2008 Mise à jour : 22:56
Le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama, qui poursuivait sa campagne en Floride, a déclaré que son adversaire républicain John McCain "dilapiderait" les économies et les retraites des Américains s'il était élu.M. Obama, qui faisait déjà campagne vendredi en Floride, un Etat-clé ayant assuré la victoire à George Bush en 2000, a estimé samedi qu'en privatisant la Sécurité sociale l'administration M. McCain entraînerait une paupérisation chez les retraités les plus défavorisés.Les responsables de campagne de M. Obama et ceux de son adversaire n'avaient pas encore réagi samedi matin après l'annonce selon laquelle le plan de l'administration Bush pour combattre la crise financière coûterait 700 milliards de dollars.M. Obama a cité des propos de son adversaire expliquant dans le journal "Contingencies" son plan pour l'assurance maladie: "Ouvrir le marché de l'assurance maladie à plus de concurrence sur le plan national, ainsi que nous l'avons fait sur le secteur bancaire ces dix dernières années, nous offrirait plus de choix de produits innovants, moins handicapés par le poids de la régulation étatique".
Source : AFP

Obama remonte dans les intentions de vote des Américains

Obama remonte dans les intentions de vote des Américains
Obama remonte dans les intentions de vote des Américains
WASHINGTON — A cinq jours du premier débat entre les deux candidats à la présidentielle américaine, le démocrate Barack Obama est remonté dans les sondages depuis que son concurrent républicain John McCain a pataugé sur la réponse à donner à la crise financière, la pire aux Etats-Unis depuis les années 1930.
Pendant que le gouvernement Bush et le Congrès s'opposent sur un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (500 milliards d'euros), les électeurs ont des angoisses concernant l'économie, qui est revenue au centre de leurs préoccupations.
Les sondages nationaux indiquent que l'avance de McCain dans la course à la Maison Blanche a disparu depuis les secousses sur les marchés. Le dernier sondage Gallup a donné Obama en tête des intentions de vote, avec 50% contre 44% pour McCain. Il y a huit jours, à la veille de la crise financière, les deux candidats étaient à peu près à égalité, avec 47% pour le républicain contre 45% pour le démocrate. Le débat télévisé de vendredi prochain sera l'occasion de tenter de renverser à nouveau la tendance pour McCain.

M. Obama reprend l'avantage dans une campagne qui se durcit - Amériques - Le Monde.fr

M. Obama reprend l'avantage dans une campagne qui se durcit
LE MONDE 20.09.08 14h48 • Mis à jour le 20.09.08 14h59
WASHINGTON CORRESPONDANTE
e démocrate Stanley Greenberg, l'un des sondeurs les plus écoutés de Washington, expliquait, au lendemain de la faillite de la banque Lehman Brothers, que l'un des problèmes de Barack Obama était qu'il "manque de passion et d'intérêt" pour l'économie. Vendredi 19 septembre, le candidat démocrate est apparu pleinement mobilisé. Entouré de ses conseillers, il a proposé un plan global de soutien à l'économie qui englobe la classe moyenne autant que les milieux financiers. "Le temps n'est pas venu pour la peur ou la panique", a-t-il dit.
Si John McCain avait su saisir le moment avec la crise en Géorgie en août, puis avec le passage de l'ouragan Gustav, c'est Barack Obama qui semble tirer bénéfice de la crise financière. Les sondages montrent qu'il a repris l'avantage sur son adversaire (3 points d'avance selon la moyenne établie par CNN à partir de quatre enquêtes). "John McCain va s'entendre reprocher jusqu'à l'élection sa réaction initiale affirmant que les "fondamentaux" de l'économie sont bons", prévoit M. Greenberg.
Cette réflexion du candidat républicain a été d'autant plus malencontreuse qu'elle reprenait une phrase souvent employée par George Bush, alors que John McCain s'efforce de se distancier de la Maison Blanche. 51 % des personnes interrogées continuent à avoir des doutes sur la capacité du sénateur de l'Arizona à "faire une autre politique que celle de George Bush". Barack Obama, lui, n'a pas dissipé les doutes sur sa capacité à faire face à la crise. 51 % des Américains s'inquiètent encore de son inexpérience (sondage Greenberg Quinlan Rosner).
A quarante-six jours de l'élection présidentielle, Barack Obama a tenté de présenter une image susceptible de rassurer. Il est apparu en Floride avec une équipe rappelant l'ère Clinton, dans laquelle figure Robert Rubin, l'un des artisans de la prospérité des années 1990. "A sa place, je ne me montrerais plus qu'avec Rubin", a conseillé le chroniqueur David Brooks sur la chaîne PBS. M. Obama a apporté son plein soutien au projet de sauvetage bancaire annoncé jeudi par l'administration Bush, et sur lequel le Congrès a commencé à travailler. Il a réclamé en parallèle un "plan d'urgence économique pour les salariés". Les démocrates ont prévu de faire pression dans le même sens, ce qui renforcera la crédibilité de leur candidat sur la question.
DISCOURS MUSCLÉ
Dos au mur, John McCain a tenu un discours extrêmement musclé contre son adversaire lors d'un rassemblement dans le Minnesota. "Peut-être pourrait-il, cette fois, nous épargner les leçons et admettre qu'il a manqué de jugement en contribuant au problème, a-t-il déclaré. La crise à Wall Street a commencé à Washington avec la culture de lobbying et de trafic d'influence, et il était au milieu de cela. Ce n'est pas "le pays d'abord". C'est "Obama d'abord"."
Alors que, au début de l'été, les auditoires étaient restreints, la foule est maintenant nombreuse, ne serait-ce que pour apercevoir la colistière de M. McCain, Sarah Palin. Disciplinée, elle interrompt régulièrement l'orateur de cris nationalistes : "USA ! USA !". M. McCain de son côté fait huer les PDG des deux compagnies Freddie Mac et Fanny Mae, en citant le montant de leurs indemnités de départ (21 millions et 25 millions de dollars) : "Rendez-les ! Rendez-les !", hurlent les militants.
La presse s'épuise à recenser les accusations de plus en plus grossières qu'échangent les candidats. M. Obama répète que c'est la "philosophie" de M. McCain qui a provoqué la crise. Comme l'a montré le Washington Post, si le républicain a déclaré être favorable à "moins de régulation", il a oeuvré au Sénat après l'affaire Enron pour moraliser le monde financier. Et si Phil Gramm, le conseiller de M. McCain, est l'un des artisans de la loi qui a ouvert la compétition entre les institutions financières en 1999, l'ancien secrétaire au trésor Robert Rubin y était favorable... et Bill Clinton l'a signée.
Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 21.09.08

Regard expert : Pourquoi la marque Obama marche-t-elle ? | France for Barack Obama blog

Regard expert : Pourquoi la marque Obama marche-t-elle ? France for Barack Obama blog
Regard expert : Pourquoi la marque Obama marche-t-elle ?
Posted by A.Romano on septembre 21st, 2008 Categorized as Autre, Obama V. McCain Tagged as , , , , , , , ,

L'auteur:
Andrews Romano
Blogueur politique américain. Journaliste/blogueur pour Newsweek. Il est dîplomé de l'université de Princeton.




Le ‘logo’ de la campagne Obama, et son slogan, toujours écrit en police Gotham, sa “griffe”
Soyons honnêtes. Barack Obama ne va pas gagner la course des primaires Démocrates à cause de ses positions politiques ou de son programme. (…) Si on regarde les détails, on se rend compte qu’il n’y a pas tant de différence que cela entre les deux candidats .
(…) Mais à force de regarder l “Obamamania” ces dernières semaines, je me suis rendu compte qu’il y avait autre choses en jeu, quelque chose de plus subtil. Ce n’est pas simplement le message, la personnalité et sa talent oratoire qui sont entrain de séduire le Parti Démocrate - même s’ils jouent un rôle important. Non, il y a aussi la manière dont sa campagne a gagné une cohérence jusqu’à ce que l’homme, le message et ses discours se coulent dans un unique “discours de marque”, à la manière dont les agences de stratégies de marque définissent le “branding” d’un produit. Obama fonctionne comme une marque.
Et cet effort a été encore renforcé par une charte graphique cohérente et complète, définissant l’usage des polices de caractère, des logos, des slogans et du design des sites Web. Obama est les premier candidat présidentiel qui est “marketé” comme une grande marque. Et ce “langage publicitaire” est familier et rassurant pour toute une partie de l’électorat Démocrate, des jeunes cadres dynamiques, des étudiants, des branchés, qui ne lisent pas forcément les documents programatiques mais qui sont attirés inconsciemment par un candidat qui donne un aspect “bien désigné” et “bien marketé”… un peu comme le iPhone.
Bien sûr, chaque candidat à la présidence depuis les années 1960 avait des “marketeurs” à son service. Nixon avait carrément embauché toute l’équipe d’une agence de promotion de lessive. Mais pour la première fois nous avons un effort cohérent et complet pour unifier et standardiser l’image d’un candidat, à travers l’utilisation de typographie, de logos, de gammes de couleurs et de design Web. Cet effort va au-delà de la simple réutilisation par les politiques de stratégies de marketing. Pour la première fois nous avons un candidat qui tente d’établir une “identité globale de marque”, de la même manière que les grandes entreprises comme Nike, Apple ou Coke.
J’ai demandé à Michael Bieruit, expert en communication visuelle, de disséquer la campagne Obama pour moi.

Quels sont les éléments de la “marque Obama” ?
Pour commencer, il y a la manière dont il écrit Obama, en typo Serif avec des majuscules et des minuscules ainsi que la juxtaposition avec ce symbole “O” qui est devenu son emblème –l’anneau bleu avec le fondu de rayures blanches rouges qui font penser à un soleil levant. [cf photo ci-dessus]
C’est en quelque sorte son logo ?
C’est çà. Très souvent, quand il est debout à la tribune, vous le verrez, juste en dessous de lui, tout en haut du champ bleu où est généralement écrit son slogan “Change You Can Believe In,”. C’est un petit symbole qui fonctionne comme la griffe Nike, la pomme Apple… les gens voient le symbole et comprennent tout de suite de quoi il s’agit et ce qu’il représente, malgré le fait que ce n’est rien d’autre qu’un “O” avec des rayures.
Est ce qu’il y a eu d’autres campagnes électorales qui ont utilisé les “méthodes Nike” ?
Et bien, d’une certaine façon, Bush l’a fait en 2004 avec la lettre “W”. Si vous voyiez quelqu’un avec un autocollant “W” sur son pare-choc arrière, vous saviez à qui vous aviez à faire. Mais Obama y est venu bien plus rapidement, avec plus de succès.. et avec bien plus de classe, si vous voulez mon avis.
En quoi le “design” Obama est-il différent du marketing politique d’hier - ou de celui de ses rivaux ?
En fait, il est le premier candidat à avoir un système de communication cohérent, complet et qui fonctionne de manière intégrale, sur 360 degrés. Jusqu’à présent les hommes politiques se contentaient généralement de se doter d’un symbole sur un autocollant, qu’ils collaient un peu partout dans l’espoir que cela les ferait connaître.
En tant que graphiste professionnel, la chose qui me laisse pantois est le fait que - à un moment de la préparation de campagne - ils ont décidé que toute leur titraille serait faite avec la même police de caractère, en l’occurence Gotham.
Si vous regardez ses meetings, chaque affiche, panneau et placard est faite avec cette police (sauf ceux faits à la main par les militants bien sûr). Chacun de ces panneaux est en Gotham. Et ils sont tous typographiquement corrects, visuellement conformes, avec l’interligne appropriée et les ligatures là où il faut. C’est totalement incroyable.
Laissez moi vous dire. J’ai travaillé comme graphiste pour ce genre d’évènements - et je sais combien d’efforts cela coute d’organiser meeting après meeting sans que, à un moment, quelqu’un dise “Oh, nous n’avons plus de panneaux, nous allons vite en refaire un lot en police Arial”. Mais là, cela ne semble jamais arriver.
L’équipe de campagne Obama a réussi a exercer un degré de contrôle sur la charte graphique de leur candidat que moi-même j’ai du mal à obtenir avec mes clients institutionels.
Et puis si vous allez voir son site Web, vous y retrouvez la même griffe, la même cohérence visuelle — tous les éléments y sont présentés de la même manière, propre, élégante, fluide et élégante. Tout cela s’assemble de manière visuellement agréable pour former un système cohérent.
Est-ce que le design d’Obama peut se comparer à celui des grandes marques, comme Apple, Nike ou Volkswagen ?
Je pense qu’il est tout aussi bon, sinon meilleur. J’ai des clients sophistiqués qui me paient beaucoup d’argent pour obtenir ce degré de cohérence de marque, et eux ils ont du mal à faire en sorte que tout leur matériel soit mis en page dans la même police de caractère. Obama, par contre, parvient à le faire, que ce soit à Cleveland, à Cincinnati, à Houston ou à San Antonio. Partout ses panneaux sont parfaits.
Les graphistes comme moi en sont bouche béé. Nous ne savons pas comment il fait. Non seulement nous n’avons jamais vu cela mais en plus nous pensions que ce n’était pas possible. Vous pouvez me croire, les gens du métier n’en reviennent pas.
Qu’est ce que cela dit sur sa campagne ?
Si je m’en tiens à mon point de vue limité de concepteur graphique, je dois dire que je rejoins l’opinion de Frank Rich dans son éditorial de dimanche dernier, dans lequel il commente la phrase de Clinton qui dit que Obama n’a pas l’expérience nécessaire pour diriger le pays.
Il suffit de regarder la manière dont Clinton gère sa campagne pour comprendre que cet argument ne tient pas debout.
Je ne suis pas certain qu’on puisse prouver la capacité d’Obama à diriger une nation comme la notre simplement par le fait qu’il est parvenu à convaincre tout le monde dans tous ses meetings d’utiliser la même typo pour les placards et affiches. Mais en tant que graphiste qui sait à quel point c’est difficile à obtenir, je dois dire que je suis impressionné..
Par ailleurs, les choix visuels et typographiques de sa campagne réflètent un bon gout et, d’une certaine manière, soulignent de manière harmonieuse les positions philosophiques du candidat.
Faisons un peu de psychologie de comptoir : quelles sont, selon toi, les “implications philosophiques” des choix de design de l’équipe Obama ?
Il y a plusieurs niveaux. Vous pouvez bien sur gloser sur la signification de ces typos. Au départGotham est une police de caractère conçue pour le magazine GQ, c’est une police racée et élégante, volontairement sans fioritures, directe et simple, mais dessinée avec beaucoup d’élégance et de classe — et, il faut le dire, ses origines sont profondèment américaines.
Contrairement à d’autres polices Sans Serif, celle-ci n’est ni Allemande, ni Française ou Suisse. C’est une police foncièrement américaine. La même chose vaut pour la police Serif qui est utilisée pour écrire “Obama” : elle est délicate et nuancée, presque féminine, elle évoque quelque chose de littéraire.
L’aspect visuel est très décontracté et plaisant, quelque chose de policé, à l’opposé du caractère strident et bruyant d’autres polices utilisées pour des panneaux politiques.
On ne va pas s’amuser à coucher des objets sur un canapé et faire semblant qu’ils ont une personnalité, mais néanmoins je dirais que Gotham est une police qui véhicule une image convaincante.
Ouais. On a du mal à imaginer qu’un électeur de Cleveland (ou qu’un blogeur politique de Newsweek) ait ce type d’analyse de la communication visuelle d’Obama. Quel est l’impact de tout cela sur les gens comme nous, qui ne sont pas des designers et des graphistes ?
Et bien, je donne un cours en communication visuelle à la Yale School of Management, et nous y parlons pas mal de l’association entre la gestion de l’identité visuelle, la “marque” et la politique.
Et l’une des choses qui revient tout le temps dans la conversation est le fait qu’avoir un candidat noir à la présidence, et qui en plus s’appelle Barack Hussein Obama est quelque chose de totalement nouveau en politique américaine - c’est tellement nouveau et radical que tous ses efforts vont vers la normalité, il fait tout pour véhiculer une image lisse et normale, rassurante.
Certains parmi mes étudiants disent, “Il est tellement différent, pourquoi ne pas utilisser une identité visuelle révolutionnaire — des choix visuels qui lui donneraient plus un look “proche de la base”, comme un outsider ? Des trucs dessinés à la main, improvisés, un look ‘off’, ‘indépendant’, ‘petit budget’ et avant-gardiste.”
Au contraire, j’ai l’impression qu’il se sert du design pour se donner une image banale et rassurante, aussi familière et rassurante que la pub. Ce sont des choix volontaires et très intéressants.
On peut discuter du fait que Gotham est plus “Américaine” qu’une police suisse comme Helvetica, mais ce sont des arguments intellectuels.
Par contre il est indéniable qu’Obama utilise la force d’un marketing visuel cohérent pour communiquer l’image d’un candidat “comme les autres“, à l’opposé d’une image de nouveauté révolutionnaire (et donc toujours un peu dangereuse). Il veut donner l’impression que tout en lui est bien géré et sous contrôle.
Peut on dire que les grandes marques comme Target ou Apple ou Volkswagen - ces marques très design mais néanmoins grand public - ont préparé le terrain pour Obama?
Je pense que les marques et le candidat se ressemblent beaucoup. Pour moi ces trois marques ont beaucoup de points communs avec la manière dont notre candidat se présente. Leur but est de véhiculer une impression de transparance, d’ouverture, d’accessibilité et de démocratie, d’une certaine manière. Un look rassurant, qui n’intimide pas.
On ne se rend pas compte au premier abord que tout ceci a été conçu dans des salles de réunion, avec des politiques, des experts en comm’, des graphistes et des analystes autour de la table.
Ils veulent véhiculer une impression de familiarité : “Des gens comme vous viennent vous parler”. Bien sûr, il y a beaucoup de volontarisme dans la constrution de cette image. Mais ce n’est pas tout. Car ce n’est pas facile de projeter une image de marque et de la faire accepter par le public. Or, dans le cas de ces grandes marques et d’Obama, cela fonctionne.
Mais, dans le marketing commercial, c’est en quelque sorte le design qui est devenu une forme de contenu à part entière. La forme prime sur le fond. Je me demande si cela n’arrive pas parfois avec Obama - les gens sont attirés et rassurés par la cohérence de son langage visuel, et c’est pour cela qu’ils rejoignent Obama, plus que pour des raisons idéologiques. Est ce que cela est visible chez Obama vs les autres candidats de la même manière que chez, par exemple, les supermarchés Target ou Apple vs. Wal-Mart ou Dell?
Oh oui, c’est sûr ! Il y a une différence dans “l’expérience client” que veut communiquer Wal-Mart ou Target. Le “look” de la chaine de magasins Target, par exemple, se base sur le concept que les gens recherchent une offre plus classique, plus accessible, moins criarde et uni-dimensionnelle que le “branding” de Wal-Mart. Ils axent donc leurs choix graphiques et visuels dans ce sens.
Bien sûr, il ne fait aucun doute qu’il existe de véritables différences politiques entre les Démocrates et les Républicains; et même entre Hillary Clinton et Barack Obama. Mais, comme d’autres l’ont fait remarquer, les différences entre les deux ne sont pas suffisamment prononcées pour que vous soyez inexorablement attiré vers l’un ou l’autre. C’est pareil dans les supermarchés, une lessive c’est une lessive… si vous en choisissez une plutot qu’une autre, c’est pour d’autres raisons, moins conscientes.
Je pense donc que l’affiliation à la “marque” transcende les autres facteurs. Je ne sais pas si c’est quelque chose de positif ou de négatif, mais il me semble que c’est ainsi que la campagne se joue cette année.
Et qu’en est-il de Hillary ?
Et bien il y a quelque chose de significatif dans sa campagne : elle ne cesse de modifier son site Web pour qu’il ressemble à celui d’Obama, il parait donc évident qu’elle est consciente de l’attrait de la “marque” et qu’elle tente d’en capter l’esprit. Par contre ce n’est pas le cas McCain, dont le site a toujours conservé la même allure militariste et carrée voire carrément brutale par moments. J’apprécie sa fidélité au concept original.
Est-ce que vous pensez qu’il y a un risque qu’une utilisation aussi intensive du “branding” et du design encourage la perception d’Obama comme un candidat “creux”, un emballage joliment designé mais qui n’a pas de substance ?
Oui, il y a toujours ce risque, surtout ici en Amérique — la méfiance envers quelque chose de trop joli pour être fonctionnel. Si quelqu’un a un physique d’acteur de cinéma, alors il ne peut pas être intelligent par dessus le marché. Un objet trop joliment designé sera toujours soupçonné de fragilité, de gadget, d’absence de fonctionnalité.
Je ne sais pas pourquoi c’est comme cela. En Italie par exemple, ils ne semblent pas avoir ce genre de percéption. Je pense qu’une bonne partie de l’explication de cette attitude provient du fait que, jusqu’à présent, les objets esthétiques et bien conçus étaient chers, à la limite du luxe - c’était un symbole de classe sociale. Mais aujourd’hui le design s’est démocratisé, les marques comme Target ou Apple sont devenues bien plus égalitaires et démocratiques, plus accessibles au grand nombre.
Il est évident qu’Obama s’est fait attaquer sur le fait qu’il était beau-gosse et que donc il était soupçonné de ne pas avoir de substance. Mais d’un autre côté, quand vous en êtes réduit à ce genre d’arguments, c’est que vous êtes entrain de perdre face à ce mec là.
____________
[Andrew Romano - Newsweek - 27/02/2008 - Trad. Grégoire Seither]

McCain ou Obama ? Quelle BD les Américains vont-ils élire ? - Actua BD: l'actualité de la bande dessinée

McCain ou Obama ? Quelle BD les Américains vont-ils élire ? - Actua BD: l'actualité de la bande dessinée

La "question noire" française au miroir américain - Amériques - Le Monde.fr

La "question noire" française au miroir américain - Amériques - Le Monde.fr
La "question noire" française au miroir américain
LE MONDE 20.09.08 14h59 • Mis à jour le 20.09.08 15h00
u début du XXe siècle, des écrivains noirs américains voyaient dans la France un exemple en matière de lutte contre les discriminations. Comment expliquer qu'aujourd'hui Barack Obama soit en position d'être élu président, alors que, dans notre pays, hors DOM-ROM, il n'y a qu'une seule députée noire ?
OAS_AD('Middle1');

.AdvertMiddle1 {margin-bottom: 20px;}
Function IE_Detect (version)
'Do
On Error Resume Next
plugin = (IsObject(CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash." & version & "")))
If plugin = true Then
IE_Detect = true
End If
End Function
C'est certain, les Etats-Unis donnent l'impression d'avoir beaucoup plus avancé que la France en cinquante ans. Hier, il y avait la ségrégation, aujourd'hui il y a Barack Obama. Cela s'explique par une politique volontariste qui s'appelle l'"affirmative action" (discrimination positive), qui a donné des résultats certes insuffisants, mais importants. Au-delà du cas Obama, deux chiffres donnent un peu la mesure de cette évolution sociale : en 1960, 13 % des Afro-Américains appartenaient aux classes moyennes, ils sont 66 % en 2000. Là-bas, on a pris la question noire à bras le corps, alors qu'en France elle est restée longtemps ignorée. Ignorée de tous : à la fois des mouvements racistes et des mouvements antiracistes.
Les premiers ne parlent guère de la question noire ; ce qui est fondamental à leurs yeux, c'est la question nationale : le Front national est national. Il invoque "la préférence nationale", pas la suprématie blanche. Il s'intéresse à l'identité nationale et aux immigrés, qui sont souvent noirs, mais ce n'est pas en tant que tels qu'il s'intéresse à eux (ce qui ne veut pas dire que le FN ne soit pas raciste, évidemment). Or les antiracistes ne parlent pas davantage de la question noire, puisque, comme ils le disent, il n'y a pas de race noire. Donc pour des raisons tout à fait différentes, cette question a été délaissée en France à la fois par les mouvements racistes et les mouvements antiracistes.
Vous dites que la France devrait s'inspirer des politiques d'"affirmative action". Pourtant, aux Etats-Unis même, ces dispositifs suscitent de plus en plus la perplexité. Barack Obama lui-même ne s'en réclame guère... Oui, parce que s'en réclamer ce serait se positionner exclusivement comme le candidat des Noirs. Or Obama a eu l'habileté de choisir une ligne qui est à mi-chemin entre celle des candidats noirs démocrates et celle des candidats noirs républicains (car il y en a eu plusieurs de part et d'autre). Les premiers parlaient principalement de la question raciale ; ils faisaient des scores élevés dans la communauté noire, mais très faibles en dehors. Les seconds évacuaient complètement la question noire et faisaient des scores ridicules partout. Obama a choisi une ligne intermédiaire : il n'évacue pas la question noire (et il critique même ceux qui voudraient se servir de sa carrière fulgurante pour accréditer l'idée qu'elle n'est plus d'actualité), mais il entend parler aussi de tous les autres sujets importants.
Et puis, il intervient dans un contexte où l'"affirmative action" provoque la suspicion. D'un côté, les Républicains l'ont violemment attaquée. De l'autre, beaucoup de démocrates se disent déçus : cela fait des décennies que cette politique dure, et pourtant les ghettos demeurent. Or si on a l'impression que cette politique plafonne, c'est qu'aux Etats-Unis la question raciale a souvent été privilégiée au détriment de la question sociale : comme le dit Obama, le problème majeur dont souffrent aujourd'hui les Noirs, c'est d'avoir une couverture sociale et une situation économique médiocres. En France, c'est plutôt l'inverse : la politique sociale a souvent été menée au détriment de la lutte contre la discrimination raciale, qui jusqu'à récemment était ignorée.
Certains considèrent précisément que, pour lutter contre les discriminations, il serait temps de réintroduire la notion de "race" dans le vocabulaire politique français. Qu'en pensez-vous ? On peut répondre d'abord d'un point de vue épistémologique. Il faut rappeler que le terme a beaucoup évolué dans l'histoire. Sous l'Ancien Régime, par exemple, la race est une question de lignage : on est de "race" noble quand on est issu de la noblesse, tout simplement. Au XIXe siècle, le mot a pris la connotation biologique que l'on sait, et a été repris par les nazis au XXe siècle, qui l'ont utilisé pour structurer leur idéologie. Cependant, aujourd'hui encore, le terme "race" demeure très présent dans le monde entier, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Il se retrouve dans les travaux universitaires, et dans les traités juridiques internationaux.
On peut citer la directive 2000/43/EC, dite "directive race", votée par l'Union européenne en juin 2000 afin de mieux lutter contre les discriminations. La plupart de ces textes définissent la "race" comme une construction sociale, une catégorie qui distingue grosso modo les Blancs, les Noirs, les Arabes, etc. Voilà ce que l'analyse épistémologique peut apporter comme éclairage. Maintenant, il faut répondre aussi d'un point de vue politique. En France, depuis la seconde guerre mondiale, on est convenu de chasser ce mot du discours public. Aujourd'hui, dans notre contexte, ce terme risque d'apporter plus d'inconvénients que d'avantages. Il est source de malentendus. Parler de la "race noire" risque de donner l'impression que l'on accrédite les théories racistes issues du XIXe siècle. Pour ma part, je préfère éviter ce mot.
Quelle est la représentativité des élites noires en France ? Aux Etats-Unis, on a le sentiment qu'elles ont émergé peu à peu d'un mouvement de fond, ancien et puissant. En France, on a le sentiment de quelque chose de plus improvisé, de moins structuré. Cette impression tient au fait que le mouvement noir en France est beaucoup plus marqué par la discontinuité que son homologue américain. Cette discontinuité est d'abord géographique. On n'y pense pas toujours, mais, longtemps, les Noirs de France ont été dispersés sur trois continents, et à des milliers de kilomètres de Paris. Les Noirs aux Etats-Unis pouvaient physiquement se retrouver pour organiser une marche à Washington. Mais comment réunir des gens qui habitent Dakar et Fort-de-France pour marcher à Paris ?
Par ailleurs, l'histoire du mouvement noir en France est aussi marquée par la discontinuité historique. En Afrique, la problématique raciale, qui avait tout son sens pendant la colonisation, est devenue moins pertinente après la décolonisation, et a été supplantée par la problématique nationale : comment construire l'identité malienne, sénégalaise ou congolaise ? Pour ce qui est des Antilles, de la Guyane et de la Réunion, la question noire, qui avait été portée avec brio par Aimé Césaire ou Léon-Gontran Damas, par exemple, a été reléguée au second plan par la problématique de la créolité et du métissage culturel. Du coup, la question noire a progressivement disparu des discours politiques dans les DOM-ROM et en Afrique, pour des raisons différentes. Aux Etats-Unis, les mouvements noirs n'ont pas été soumis à ces contraintes géographiques et historiques, ce qui explique qu'ils soient plus visibles, plus puissants et plus structurés qu'en France.
En France, peut-on parler d'un "vote noir", comme c'est l'usage aux Etats-Unis ? Aux Etats-Unis, le vote noir est une réalité, prouvée et documentée. En France, cela demeure encore une hypothèse.
Les zones où la population noire est nombreuse ont plutôt voté à gauche lors des dernières élections. Pourtant, c'est la droite qui met en avant les "minorités visibles" au gouvernement... La gauche a longtemps cru qu'elle avait là un électorat captif. Elle estimait que sa conscience et ses positions antiracistes la dispensaient de tirer les conséquences pratiques de ses engagements moraux. A l'inverse, la droite se savait en retard sur ce point. La politique de reconquête s'est faite par les nominations ministérielles que l'on sait. Mais il faut se demander si c'est de l'affichage ou si c'est un levier pour un progrès social généralisé. La gauche est globalement en retard, c'est vrai, mais lors des dernières élections municipales, selon une enquête que nous avons menée parmi les formations politiques présentes à l'Assemblée nationale, l'UMP a été lanterne rouge en matière de diversité.
Selon un sondage réalisé en France, 82 % des personnes interrogées affirment qu'elles voteraient Barack Obama si elles étaient américaines. Mais choisiraient-elles un candidat noir lors d'une élection présidentielle ici ? D'une manière générale, en France, on aime beaucoup les Noirs d'Amérique... Si vous prenez un discours de Barack Obama, de Martin Luther King ou de Jessie Jackson, et que vous le montrez à un Français, il le jugera formidable. Si vous lui dites qu'il a été prononcé par un Noir français, il vous dira : "Attention au communautarisme !" En France, critiquer le racisme des autres, on sait faire, surtout s'il s'agit des Américains. Mais balayer devant sa porte, c'est plus difficile.
Alors, peut-on imaginer un(e) candidat(e) noir(e) à l'Elysée ? Pourquoi pas ? En réalité, l'obstacle majeur, ce n'est pas tant l'électorat : les études montrent que les candidats noirs présentés par les partis politiques ici ou là font des scores tout à fait honorables. Le problème réside plutôt dans les partis politiques, peu enclins à accorder sa vraie place à la diversité, qu'il s'agisse d'ailleurs des femmes, des Noirs ou des Arabes, par exemple. C'est là que se trouve le verrou principal. Mais si j'étais pessimiste, je ne serais pas ici à me battre pour défendre ces idées.
Louis-Georges Tin
Maître de conférences à l'IUFM d'Orléans, porte-parole du Conseil représentatif des associations noires (CRAN)
Propos recueillis par Jean Birnbaum et Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 21.09.08

Avec Barack Obama, écrire une nouvelle histoire de l’Amérique rurale | France for Barack Obama blog

Avec Barack Obama, écrire une nouvelle histoire de l’Amérique rurale France for Barack Obama blog
A l’heure où les négociations de l’OMC achoppent sur l’agriculture, où le cycle de Doha apparaît en bien mauvais posture et où plus que jamais européens et américains s’arque-boutent sur la défense leurs modèles respectifs, le programme de Barack Obama redonne un sens politique et social à cette partie de l’Amérique que nous, Français, avons souvent tendance à occulter, pour ne voir que les buildings de big Appel ! Dans cette mondialisation qui inquiète, Barack Obama s’inscrit dans une vision qui rassure, celle de grands groupes régionaux de pays, issus des continents et de découpage géographique cohérents, où les systèmes d’échanges de proximité pour les produits alimentaires de consommation sont facilités, afin d’échapper aux dégâts colatéraux des phénomènes spéculatifs. En filigrane de cette démarche, l’idée que nourrir les hommes c’est favoriser le fait de se nourrir au plus près des productions locales, où que l’on soit dans le monde, pour ne pas être dépendant d’importations. La notion de régulation est présente tandis que celle du label d’origine géographique émerge, renforçant une vision de sécurité alimentaire des pays en capacité de favoriser la production locale.
Les territoires ruraux sont l’âme d’un pays ; aux origines de son identité, de sa construction, de ses fondements culturels. La crise alimentaire mondiale nous montre qu’au-delà de l’économie marchande où tout s’achète et tout se vend, y compris et surtout les produits agricoles, savoir nourrir les êtres humains constitue une production singulière. Là où des usines se délocalisent, l’agriculture reste au cœur des enjeux d’aménagement du territoire, puisque – par nature – ce secteur important de l’économie n’est pas délocalisable. Barack Obama l’a parfaitement compris, en replaçant au centre de ses préoccupations et de son projet les femmes et les hommes qui façonnent le pays et le paysage des Etats-Unis ( « Les rêves des fermiers américains sont aussi ceux de tous les Américains : c’est-à-dire, bien gagner sa vie, élever ses enfants en toute sécurité et en bonne santé, leur offrir un avenir souriant » ).
Comptabiliser numériquement le nombre d’actifs et d’emplois directs issus de l’agriculture, qui inexorablement est en baisse, relève d’une erreur trop souvent commise, d’un écueil auquel fort heureusement le programme du candidat démocrate échappe. Car le pourcentage statistique des hommes masque la réalité territoriale qui, dans bon nombre de pays au secteur agricole fort, laisse une majorité nette de terres gérées par ces paysans, ces fermiers, ces entrepreneurs ruraux. En outre, il est communément admis que les emplois induits sont multipliés par au moins 3 ou 4, si on prend en considération le secteur agro-alimentaire. Ce rôle majeur joué par les acteurs locaux de l’Amérique rurale, tant dans une répartition démographique équilibrée du pays, que dans celui de la préservation des paysages et d’une vision dynamique de toutes les parties de ce vaste territoire que sont les Etats-Unis, ne peut être pérennisé qu’en accordant des moyens à la qualité de vie humaine dans ces territoires. A cet égard, la question de la santé est primordiale. Dans ce cadre, les propositions de Barack Obama sont tout à la fois innovantes et empreintes du bon sens. Les souffrances sociales s’accompagnent souvent d’inégalités sanitaires pour des populations fragilisées, vivant en territoire rural, où les infrastructures sont notoirement faibles et répondent difficilement aux maux de la santé mentale, en augmentation constante depuis 10 ans dans les pays occidentaux. L’ambition du programme se remarque dans le combat contre les addictions qui touchent dorénavant des zones géographiques jusque là épargnées, avec des populations d’autant plus réceptives aux addictions que les campagnes de prévention brillent par leur faiblesse ( « Combat Methamphetamine » ). On le sait, la réforme du système de santé est un élément phare du candidat démocrate, un enjeu fondamental de cette élection présidentielle.
Là où les discours généralistes pourraient laisser de côté les problèmes territoriaux, Barack Obama met l’accent sur cette indispensable discrimination positive de nature géographique, qui doit redonner à chaque américain, où qu’il habite, un accès décent aux soins, un élément indispensable du développement local des territoires ruraux. Cette même volonté se retrouve dans la partie éducation du projet rural, répondant au même état d’esprit, à la même logique d’efficacité pour un développement équilibré et équitable du territoire des Etats-Unis. Un volet téléphonie mobile complète ce dispositif territorial.
Nous nous tournons vers les Etats-Unis pour leur demander plus de considération envers les problèmes environnementaux. Dans la continuité de la logique de production agricole de proximité, celles qui sont issues de pratiques respectant l’écologie, grâce, entre autres, à des exploitations de taille humaine bénéficieront d’aides renforcées. Idem pour la mise en place de système d’énergies renouvelables. En aval, la commercialisation n’est pas oubliée : les systèmes de coopérative seront encouragés, afin de renforcer le maillage des solidarités valorisant des productions de qualité. Un regard est porté sur l’exercice du métier, dans la logique de renforcement de ce secteur économique, et un encouragement aux jeunes s’orientant vers cette pratique professionnelle par une exonération de taxe au moment de la création et installation d’une première ferme.
Ecrire une nouvelle histoire de l’Amérique rurale, c’est respecter profondément ce que sont les Américains et les valeurs auxquelles ils sont attachées. C’est s’inscrire dans la continuité des pionniers, en introduisant les nouvelles donnes du XIXème siècle (environnement, santé publique, modernité des échanges dans le respect des pays en développement), c’est valoriser les origines de la culture américaine en s’inscrivant résolument dans une vision et une démarche d’avenir.

McCain ou Obama ? Quelle BD les Américains vont-ils élire ? - Actua BD: l'actualité de la bande dessinée

McCain ou Obama ? Quelle BD les Américains vont-ils élire ? - Actua BD: l'actualité de la bande dessinée
20 septembre 2008

Vous êtes McCain ou Obama ? Les élections présidentielles américaines battent leur plein et évidemment, comme en France, la bande dessinée n’est pas absente du débat.

Comme lors de la campagne présidentielle française qui mettait face à face Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, la bande dessinée pèse sur le débat. Le locataire de l’Élysée s’est fait traiter en son temps d’Iznogoud, tandis que Ségolène devenait Bécassine !
Aux States, les candidats n’ont pas manqué de faire connaître leurs goûts en la matière : John McCain est plutôt Batman (ses conseillers ont dû constater le succès populaire du film), un héros de 1939, tandis que Barack Obama pencherait plutôt pour les X-Men créés en 1963, et Batman aussi, faut pas déconner. Les marchants de jouets on immédiatement créé une figurine à l’effigie d’Obama. Les Républicains l’utiliseront probablement pour le transpercer d’aiguilles dans une séance vaudou…
Les très opportunistes éditions Atomic Comics publieront le 8 octobre prochain en fascicules de BD de 32 pages, les biographies des candidats. Il est vrai qu’entre le vétéran de guerre McCain et la famille d’Obama partagée entre l’Afrique et Hawaï, les lecteurs en auront pour leur content d’aventure et d’exotisme. La vie d’Obama est écrite par Jeff Mariotte et dessinée par Tom Morgan ; la bio de McCain est l’œuvre de l’éditeur de DC Comics et scénariste Andy Helfer et est dessinée par Stephen Thompson. Les deux couvertures sont de J. Scott Campbell. La BD étant réalisée avant la nomination des deux colistiers Sarah « Pitbull » Palin et Jo « Lagaffe » Bilden ne sont pas dans l’aventure. Chaque comics en coûtera 3,99 US$. Si par hasard, vous ne savez pas quel candidat choisir, il existe une version en « tête-bêche » avec les deux pour le même prix : 7,99 US$.

Grande Révolution d'El Fateh : Le 39e anniversaire célébré au Burkina Faso - Burkina

Grande Révolution d'El Fateh : Le 39e anniversaire célébré au Burkina Faso - Burkina
WADE AUDITIONNE PAPE SAMBA MBOUP ET BABACAR GAYE, LES LIBÉRAUX DE FATICK EXCLUENT LE PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE - MACKY SALL DIVISE LE PALAIS ET LE PDS
Très déçu par le comportement de certains de ses collaborateurs qui ont transformé le palais en «ring», le président de la République a décidé de faire le grand ménage autour de lui. Avant de s’envoler, hier, vers les Etats-Unis, il a tenu à entendre Pape Samba Mboup et Babacar Gaye qui ont failli en venir aux mains vendredi dernier. C’était devant Abdoulaye Faye de la commission de discipline du Pds et Aziz Sow porte-parole du gouvernement. Selon nos sources, Me Wade a promis de sévir, après son retour prévu le 26 septembre prochain.
«Cette fois, le président de la République est déterminé à sévir». La confidence émane d’un proche de Wade qui fait écho de la volonté de ce dernier de procéder à un nettoyage à grande eau du palais. Et comme pour étayer la détermination du locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, nos sources affirment que ce dernier a convoqué Pape Samba Mboup et Babacar Gaye, après leurs échanges de propos plus qu’injurieux, dans la nuit du vendredi à samedi. «Il les a entendus devant Abdoulaye Faye, responsable de la commission de discipline du Pds, et Aziz Sow, le ministre porte-parole du gouvernement», affirment nos interlocuteurs. Ils précisent que le Président de la République a juré de sévir, après son retour des Etats-Unis où il s’est rendu, hier, pour prendre part à l’Assemblée Générale de l’Onu.
Pape Samba Mboup : «J’ai réitéré mes propos devant le Président»
Contacté par nos soins, pour vérifier les développements consécutifs à son altercation avec Babacar Gaye, le chef de cabinet du président confirme la séance de confrontation qui s’est déroulée dans le bureau de Me Wade. Et c’est pour affirmer qu’il a réitéré tous ses propos devant le chef de l’Etat. «Je lui ai ensuite expliqué que dans ce contexte d’inondations et de délestages, les urgences étaient autres que politiciennes», ajoute M Mboup. Avant de préciser qu’il ne défend personne (Ndlr : il ne prend pas position en faveur de Macky Sall) et qu’il ne fait que défendre des principes.
Babacar Gaye : «Je n’ai aucun commentaire à faire»
De son côté, le Directeur de cabinet politique du Pds préfère garder le silence. Invité à se prononcer sur son «audition» par Wade, il affirme n’avoir aucun commentaire à faire… Par ailleurs, d’autres sources confirment la détermination du Président de la République à rétablir l’ordre dans son entourage. «Après son retour prévu le 26 septembre prochain, il n’est pas exclu qu’il aille plus loin qu’une simple reprise de la situation au palais», précisent nos sources. Une diminution de la taille du gouvernement et la nomination de technocrates à des postes-clés sont ainsi envisagées, pour donner un signal fort à l’opinion nationale et internationale.

samedi 20 septembre 2008

Obama soutient le plan de sauvetage du système financier mais appelle à soutenir ses concitoyens touchés par la crise - Les élections américaines - Le Monde.fr#ens_id=1089564#ens_id=1089564

Obama soutient le plan de sauvetage du système financier mais appelle à soutenir ses concitoyens touchés par la crise
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 20.09.08 12h33
En campagne en Floride, Barack Obama, a assuré, vendredi 19 septembre, soutenir les efforts du Trésor américain et de la Réserve fédérale pour rétablir la confiance sur les marchés financiers. "Les événements des derniers jours ont clairement montré que nous devons prendre de nouvelles mesures audacieuses et déterminantes pour rétablir la confiance sur nos marchés financiers et éviter une aggravation de la crise économique, qui pourrait mettre en péril l'épargne et le bien-être de millions d'Américains", a dit le sénateur de l'Illinois dans un communiqué. Mais il a également insisté sur la nécessité à ses yeux de ne peut pas faire "un plan seulement pour Wall Street". "On doit aussi aider l'homme de la rue", a-t-il estimé. Il a indiqué qu'il s'abstiendrait, pour l'heure, d'exposer son propre projet de redressement économique.
Si les démocrates reconnaissent la "gravité de la situation" et peuvent difficilement refuser de collaborer avec le gouvernement, en revanche, ils sont maîtres de la majorité au Congrès, et sont par conséquent en bonne position pour mettre en avant leurs desiderata en matière de réformes économiques et financières.La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a déclaré vendredi au président George W. Bush qu'elle s'était engagée à "une action rapide et au-delà des divisions partisanes". Mais, comme en contrepartie, elle a tenu à préciser que l'action des autorités doit viser à isoler les Américains moyens - "l'homme de la rue" - de l'effondrement du secteur financier à Wall Street, et à réduire les saisies immobilières. Pour sa part, le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a indiqué dans un communiqué qu'il "restait inquiet avant de voir la proposition du gouvernement, le plus rapidement possible"."La proposition ne doit pas seulement s'adresser aux problèmes structurels des marchés financiers, mais aussi protéger les contribuables et renforcer les classes moyennes". "Nous ne devons pas oublier l'homme de la rue en traitant la crise à Wall Street", a poursuivi M. Reid.

Barack Obama reprend la main

RFI - Barack Obama reprend la main
Barack Obama reprend la main
par Sylvain Biville
Article publié le 19/09/2008 Dernière mise à jour le 19/09/2008 à 19:46 TU
Le candidat démocrate retrouve une courte avance dans les sondages. Eclipsé par « l’effet Palin », qui a dopé John McCain ces dernières semaines, Barack Obama tire profit du marasme financier pour reprendre l’avantage. A moins de 50 jours du scrutin, tous les sondeurs prédisent un résultat très serré le 4 novembre.
Pour Barack Obama, le mois de septembre avait très mal commencé. A peine la convention démocrate de Denver terminée, fin août, tous les projecteurs se sont tournés vers le camp républicain, revigoré par le choix surprise de Sarah Palin comme candidate à la vice- présidence. Et la déferlante « Sarah Barracuda » venue d’Alaska a rendu le sénateur de l’Illinois inaudible pendant plusieurs semaines, jusqu’à l’effondrement du système financier, qui a à nouveau rebattu toutes les cartes, dans une course à la Maison Blanche décidément riche en rebondissements.
« En termes strictement politiques, la crise est une bénédiction pour Obama », écrit le Boston Globe. La faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers, la nationalisation de fait de l’assureur AIG, redonnent des arguments au candidat démocrate pour se poser en porte-drapeau du changement face à John McCain, présenté comme l’homme du « troisième mandat de George Bush ». Barack Obama reste le candidat auquel les électeurs font le plus confiance pour résoudre les problèmes économiques, priorité numéro un des Américains.
L’ « effet Palin » s’essouffle
La dynamique dont bénéficiait le candidat républicain est retombée. L’ « effet Palin », sur lequel il surfait depuis le début du mois, ne semble pas avoir fait long feu. Après la surprise de la nouveauté, les opinions positives sur la gouverneure de l’Alaska sont en baisse, les avis négatifs, en revanche, grimpent. La colistière de John McCain n’a pas permis au ticket de percer significativement chez les indépendants ni dans l’électorat féminin encore largement acquis au candidat démocrate, selon un sondage New York Times/CBS (54% contre 38%).
Le choix de Sarah Palin a malgré tout un effet positif en remobilisant la base conservatrice, qui avait jusque-là le moral en berne. Le parti républicain, plombé par l’impopularité de George Bush, retrouve des couleurs. Depuis que John McCain s’affiche avec sa colistière, ses meetings affichent complet et réunissent jusqu’à 20 000 personnes, contre quelques centaines de supporters et beaucoup de chaises vides quand il faisait campagne seul.
Retour à la case départ
Barack Obama termine la semaine avec un léger avantage de deux points (47% contre 45% pour John McCain), selon une moyenne réalisée par le site RealClearPolitics. En fin de compte, c’est un retour à la case départ. Après le yoyo des sondages pendant ces six dernières semaines, avec une actualité politique abondante (la crise en Géorgie, le choix des vice-présidents, les conventions, les caprices du climat, l’effondrement de Wall Street), le duel Obama-McCain retrouve son étiage du début de l’été.
Mais à moins de 50 jours du scrutin, tous les sondeurs font preuve d’une extrême prudence. Les chiffres nationaux sont très peu parlants dans une élection qui se joue Etat par Etat. Les sondages réalisés dans la dizaine d’Etats-clés laissent présager un résultat très serré. Avec beaucoup d’interrogations, notamment sur la mobilisation des nouveaux inscrits sur les listes électorales. Bill Clinton prédit « une course difficile jusqu’à la fin ». L’ancien président, désormais supporter inconditionnel de Barack Obama, prévient qu’il faudra « travailler dur » pour gagner le 4 novembre.

Obama reprend l'avantage dans la course à la Maison Blanche

La photo du jour: Obama reprend l'avantage dans la course à la Maison Blanche - parismatch.com

Selon plusieurs sondages publiés aujourd'hui, le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, a repris l'avantage dans la course à la Maison Blanche.

Il était devancé par son adversaire républicain, John McCain, depuis la fin de la convention républicaine début septembre.

Selon un sondage de l'Institut Gallup, Barack Obama est crédité de 2 points d'avance (47% contre 45%) et de 5 points d'avance selon un sondage NY Times/CBS News (48% contre 43%).

Il ne reste plus désormais que 47 jours avant l'élection du 4 novembre.

Barack Obama trace sa route

Barack Obama trace sa route - Barack Obama en tête dans les sondages, John McCain - Toute l'actu sur Lejdd.fr
Fin de l'effet Palin, crise financière, vote des femmes et des indépendants... Barack Obama fait de nouveau la course en tête dans les sondages. Selon une enquête menée par le New York Times, les Américains ne croient pas au message de changement prôné par John McCain, davantage perçu comme l'héritier de George W. Bush. Un sérieux handicap dans la course à la Maison blanche.
Barack Obama sort du tunnel. La fin de l'été fût un peu difficile dans le camp démocrate, qui découvrait chaque jour une nouvelle remontée de John McCain dans les sondages, lui qui se traînait à douze points derrière en juin. Jusqu'à ce jour du 20 août -maudit, pense-t-on dans le camp démocrate - où le républicain est passé devant. Un sondage Zogby le créditait alors de 46% des intentions de vote contre 41% pour Barack Obama. La convention démocrate avait donné un bref sursis à son candidat mais l'annonce - surprenante - du choix de Sarah Palin puis le grand raout républicain à St-Paul avait achevé de placer John McCain en tête.Comment contrer le retour de McCain, à 50 jours de l'élection, se demandait-on alors chez les démocrates. La réponse s'appelle Freddie Mac, Fannie Mae et Lehman Brothers. Ou comment le contexte - la crise financière - favorise la candidature du démocrate, et encore, pas tant par sa compétence en la matière que par les lacunes de son rival. Barack Obama se contente souvent de répéter son leitmotiv préféré: voter pour McCain, c'est signer pour quatre ans de plus d'une administration républicaine qui a mené le pays à la crise. "Barack Obama est meilleur que McCain en économie, c'est indéniable, mais pas aussi bon qu'il pourrait l'être", écrivait ainsi le Washington Post en début de semaine.John McCain, lui, ne semble pas très à l'aise. Il avait fait sensation durant les primaires républicaines, avouant "ne pas comprendre les problèmes de l'économie américaine comme il le devrait". Depuis, les déclarations contradictoires se multiplient. Quand son équipe de campagne diffuse un clip intitulé Crisis dans lequel une voix off évoque "une économie en crise", sur le terrain, le candidat parle des "bases solides" de cette même économie.Obama séduit les femmes et les indépendantsLes analystes le disent depuis longtemps, si la campagne se joue sur l'économie, comme cela en prend la tournure, Barack Obama a toutes ses chances. Surtout chez les indépendants, frange de la population en hausse dans l'électorat américain. Ceux qui, ni républicains, ni démocrates, font leur marché dans les propositions des partis et se déterminent en fonction de la conjoncture. Si le thème central de la campagne avait été - ou devenait - l'Iran et l'Irak, McCain, le vétéran du Vietnam, aurait sûrement davantage de chances de l'emporter en novembre. En l'état, le démocrate a les faveurs des indépendants. Selon un sondage CBS-New York Times publié mercredi, 46% d'entre eux le préfèrent au républicain(41%).Selon cette même enquête, le démocrate est crédité au niveau national de cinq points d'avance (48% contre 43%) sur son rival. Des sondages-clés à cette époque de la campagne: en 2004 au même moment, Bush était largement en tête devant John Kerry (56% contre 37%). On le sait, étant donné le système politique américain - ce n'est pas forcément celui a plus de votes populaires qui l'emporte à la fin - , les sondages au niveau national ne sont pas significatifs. Mais Barack Obama fait également la course en tête en nombre de grands électeurs - 238 contre 227 pour McCain. Il en faut 270 pour être élu. Ces derniers jours, le démocrate a gagné du terrain dans les Etats-clés, ceux pourvoyeurs du plus grand nombre de grands électeurs. Selon un sondage CNN-Time, Barack Obama a deux points d'avance sur John McCain dans l'Ohio (49% contre 47%). Ils sont à revanche à égalité en Floride (48%). En 2000 puis en 2004, c'est dans ces deux Etats que George W. Bush avait fait la différence. Le sénateur de l'Illinois gagne des points même dans les Etats dits "républicains". Selon le même sondage, John McCain ne mène en effet plus que d'un point en Caroline du Nord, un Etat pourtant facilement remporté par George W. Bush lors des deux précédents scrutins. Barack Obama marque également des ponts chez les femmes. Un temps séduites la nomination de Sarah Palin sur le ticket républicain, elles sont désormais revenues vers le démocrate (54% contre 38%). Une tendance valable également chez les femmes blanches, ce qui n'était pas gagné pour le sénateur de l'Illinois, qui a battu Hillary Clinton lors des primaires. Le soutien cette semaine de plusieurs organisations de défense des droits des femmes, dont la plus puissante, la National Organization for Women (NOW), a bien sûr aidé le sénateur de l'Illinois. "L'effet Palin" s'érode. Et avec lui, le thème du changement, récupéré par le camp républicain. Selon une étude New York Times-CBS, 57% des électeurs estiment que John McCain est un "républicain typique" qui s'inscrit dans la droite lignée de George W. Bush, le président le plus impopulaire de l'histoire des Etats-Unis. Comme héritage, on a vu mieux.

McCain virerait le patron de la SEC… sauf qu’il ne pourrait pas! - Americana - Blog LeMonde.fr

McCain virerait le patron de la SEC… sauf qu’il ne pourrait pas! - Americana - Blog LeMonde.fr
Christopher Cox, un républicain aux états de service impeccables, est la dernière victime de la campagne électorale.
Après avoir servi dans les tranchées de l’anti-terrorisme, avoir résisté dans les bastions du conservatisme en Californie, il sert de cible électorale à John McCain.
Son erreur fatale? Présider la SEC, la commission chargée de surveiller les marchés boursiers. Il n’a pas anticipé la ferveur disciplinaire et régulatrice de son ami conservateur candidat à la présidence. Timing is everything, et c’est la faute à pas de chance, mais Chris Cox a une mesure de retard sur la rengaine anti-capitaliste de son ami John McCain face à la soudaine débâcle financière.
“Je le licencierais” , dit le candidat républicain.
“Nous ne sommes pas toujours d’accord”, répond avec un tact infini la cible de ces attaques.
Pas si vite, dit l’administration Bush qui annonce son soutien à Chris Cox. Le Wall Street Journal est un peu embarrassé face à cette poussée de populisme.
Et Barack Obama? Il se moque. Parfait, dit-il. “Pendant les 47 prochains jours, vous pouvez licencier toute l’équipe des partisans de la philosophie “les bénéfices dégringolent du sommet à la base, vous vous débrouillerez bien seuls, nous regardons ailleurs” qui nous ont amenés à ce désastre, dit-il. Ne virez pas un seul type, virez toute l’équipe!”
Précision utile: le président ne peut pas licencier le président de la SEC. Oui, il est nommé selon “le bon plaisir” du président mais cela ne veut pas dire que le président peut le renvoyer. C’est tout l’intérêt du fait que la SEC est une commission “indépendante” .

VIDEO Le discours d'investiture de Barack Obama, en français

VIDEOLe discours d'investiture de Barack Obama, en français - Election US - LCI
Le discours d'investiture de Barack Obama, en français
Vidéo - Retrouvez les principaux extraits, traduits en français, du discours prononcé jeudi par le candidat démocrate.

Barack Obama est-il désormais inarrêtable ?

Barack Obama est-il désormais inarrêtable ? AgoraVox
A quelques semaines de l’élection présidentielle américaine qui aura lieu le 4 novembre prochain, depuis l’arrivée de la gouverneure Sarah Palin, les candidats font du yo-yo. Un coup c’est John Mccain bénéficiant de l’effet Palin qui s’émousse de plus en plus, un autre, c’est Barack Obama, bénéficiant, lui, cette fois, de la Crise boursière.
La faute à la bourde de John McCain. En effet, le candidat républicain, cet électron libre, voit sa déclaration à l’emporte-pièce sur la solidité des bases de l’économieaméricaine, battu en brèche, par la dégradation exponentielle de l’économie : Freddie Mac et Bennie Rae,
Qui va remporter cette élection ? Il n’y a que les devins qui peuvent nous donner la réponse. Car, quel autre évènement, scandale, scoop triste ou heureux, désinformation et/ou information préfabriquée qui viendra affaiblir l’un des candidats ? Nul ne le sait.
Depuis hier donc, le candidat démocrate, a la faveur des sondages. De Gallup à Rasmussen en passant par RealClearPolitics (tableau), il frise même ou bat les 50% sur certains. Tous les observateurs signalent que plus rien ne peut l’arrêter, à moins d’un évènement exceptionnel.

Ce que disent les amis de Barack Obama

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy : Ce que disent les amis de Barack Obama, actualité Débats : Le Point
Cinquante jours, tout juste, avant cette élection que j'ai bien l'intention de suivre pas à pas.
Et un John McCain qui, dopé par l'effet Sarah Palin, cette ancienne reine de beauté dont il a fait sa colistière, est en train de reprendre la main.
Que disent les amis d'Obama ?
Ils disent qu'il faut cibler Palin.
McCain, bien sûr.
McCain, par définition.
Mais Palin, d'abord. Palin, de toute urgence. Car Palin est l'« histoire » du moment, mais, comme toutes les « histoires » de ce type, elle peut ne durer que le moment et, le moment passé, devenir, non le point fort, mais le point faible, le boulet, de McCain.
Les hypocrisies, donc, de Palin.
Les mensonges de Palin, son goût pour le népotisme.
Les incompétences terrifiantes d'une Palin qui, interrogée par ABC sur ce qu'elle pense de la fameuse « doctrine Bush », montre qu'elle n'a pas la moindre idée de ce que cette doctrine peut signifier.
La folie que ce serait de remettre les clés de la Maison-Blanche à une femme sans expérience qui voulait, en 2006, quand elle était candidate au poste de gouverneur de l'Alaska, faire enseigner dans les écoles, comme si c'était la même chose, cette science qu'est le darwinisme et cette escroquerie qu'est le « créationnisme ».
Les amis d'Obama pensent qu'il doit s'adresser solennellement, gravement, aux femmes de son pays pour leur demander si elles sont prêtes à se reconnaître dans cette caricature de femme libre qui prétend retirer à ses semblables l'un de leurs droits le plus chèrement acquis, le droit à l'avortement.
Ils soulignent, et disent qu'il faut souligner, le cynisme, l'absence de coeur et de sentiment dont il faut être habitée pour venir exhiber devant les délégués de son parti et, au-delà d'eux, les caméras du monde entier ce qu'une femme, une mère, a de plus cher : un enfant malade et, en la circonstance, trisomique.
Ne le ferait-il pas, hésiterait-il, parce qu'il est un homme, à cibler directement cette femme et à la victimiser qu'il faudrait trouver une femme pour faire le travail, une autre femme, et pourquoi pas, dans ce cas, devinez qui, la sénatrice en personne... la femme qui, au Parti démocrate, voue, selon toute vraisemblance, la haine la plus tenace à Obama, mais qui ne peut pas le dire et n'a d'autre solution, si elle veut préserver son avenir, que de porter clairement ses couleurs : « je suis une femme ; je suis une mère ; jamais, si mon enfant avait été malade, je ne l'aurais exposé à cette pression, cette torture, qu'est la confrontation physique aux caméras du monde entier ».
Les amis d'Obama lui conseillent aussi, naturellement, d'oublier la « story » Palin, de passer outre le « storytelling » à la mode Sarah Palin et de revenir, très vite, aux fondamentaux, aux grands thèmes de sa campagne.
Quelle Amérique il défend...
Ce que, à ses yeux, être un Américain veut dire...
La place que tient, dans sa vie, l'idée de Dieu et qui la lui a inculquée...
Comment il est le seul, parce qu'il représente une minorité visible mais n'en défend pas moins l'idéal citoyen de la Convention de Philadelphie, à pouvoir arracher l'Amérique au mauvais démon de la guerre des minorités, de l'enfermement dans les ghettos, des communautarismes en rivalité, voire en guerre (alors que le slogan de Palin est moins La nation d'abord que L'Alaska aux Alaskiens )...
Comment il est le seul, parce qu'il est noir sans l'être et que sa part noire ne vient pas de l'Alabama mais du Kenya, à pouvoir s'adresser aux Blancs sur un autre mode que celui du reproche, de la culpabilisation, de la mauvaise conscience-le seul, en conséquence, dont l'image et le visage ne renvoient pas automatiquement la majorité silencieuse de l'Amérique à son passé de crime et d'abjection racistes (alors que McCain... ah ! le côté revanche des petits Blancs que signifierait l'élection de John McCain...).
Pourquoi il est le seul, encore, à pouvoir résorber la fracture qui s'annonce et qui, si elle se creusait, serait une catastrophe culturelle, métaphysique, donc politique, pour l'Amérique : cette fracture entre juifs et Noirs, cette rupture de la grande Alliance nouée, dans les années 60, entre les deux minorités et qui a été l'honneur, le moteur, l'aiguillon de la grande Amérique réformatrice et de ses batailles-gagnées-pour les droits civiques (alors qu'une Amérique maccainisée serait une Amérique où le divorce serait consommé et la régression assumée).
Et je ne parle pas de ces mesures de santé publique, de rénovation urbaine ou de lutte contre la grande pauvreté qui sont dans son programme, qui ne sont pas dans celui de McCain et qui sont le seul moyen, par-delà même les exigences de justice sociale, d'empêcher que le pays ne plonge, pour de bon, dans la crise et le déclin.
Je ne suis pas américain.
Je n'ai rencontré Obama que deux fois dans ma vie.
Mais je pense que ses amis ont raison.
Et je continue de penser que, s'il dit et fait cela, il gagnera cette élection

Les célébrités musicales inspirées par Barack Obama

Les célébrités musicales inspirées par Barack Obama
NEW YORK — Le candidat démocrate à la présidentielle américaine du 4 novembre a inspiré une multitude de chansons, tantôt aux amateurs, tantôt aux professionnels, avant de sortir sa bande-son officielle intitulée "Yes We Can: Voices of a Grassroots Movement" ("Oui nous le pouvons: la Voix d'un mouvement populaire").
Le titre de l'album est tout droit tiré d'un slogan de campagne de Barack Obama et le CD contient des morceaux de Kany West, John Legend, Sheryl Crow et Stevie Wonder, entre autres stars.
Le disque n'était disponible à la vente qu'en passant exclusivement par l'équipe de campagne démocrate, à partir de vendredi. Il coûte 24,99 dollars (17,26 euros) à télécharger, 30 dollars (20,73 euros) à l'achat et servira à financer la campagne électorale du candidat jusqu'à début novembre, a expliqué le label de soul Hidden Beach Recordings, à l'origine du CD.
Certains morceaux sont déjà connus, comme "Waiting On the World to Change", de John Mayer et le classique "Signed, Sealed, Delivered I'm Yours" de Stevie Wonder. D'autres sont nouveaux, à l'exemple du "Pride in the Name of Love" de John Legend et "Promised Land", un mixte de Malik Yusef avec Kanye West et Adam Levine de Maroon 5.
Le "Yes We Can" n'est que le dernier projet musical d'une longue série, depuis le début de l'année. Début 2008, des étoiles musicales comme Scarlet Johansson, Kate Walsh et Common, emmenées par les Black Eyed Peas avaient appelé leur single "Yes We Can", devenu une légende sur le net, avec des millions de connections, suivi de près par l'autre vidéo très connue "We Are The Ones".
Des amateurs affichent régulièrement leurs réalisations sur YouTube.com, tandis que d'autres célébrités, comme Jay Jay French des Twisted Sister ont présenté leurs nouveaux tubes en lien direct avec Barack Obama. Récemment, c'est Dave Stewart qui a débuté sa propre vidéo, "American Prayer", avec des interventions-vedettes de Whoopi Goldberg, Barry Manilow, Forest Whitaker et Cyndi Lauper, en faveur de Barack Obama.
John McCain, le candidat républicain, a de son côté, reçu des chansons écrites spécialement pour lui, comme "Lead the Way", par un avocat nommé Judd Kessler. Mais il n'a pas inspiré la même vague de soutien musical que son adversaire.
Son camp a précisé que l'équipe n'avait pas prévu de sortir de disque et a salué le nouveau CD de Barack Obama en faisant la moue. "Il est ironique de constater que le jour où l'économie est en pleine effervescence, Barack Obama ne parvient pas à proposer de programme économique mais se choisit plutôt un album de stars du rock", a déclaré le porte-parole de John McCain, Tucker Bounds.
Barack Obama a rétorqué vendredi qu'il attendait de connaître les plans du gouvernement, parce qu'il ne voulait pas risquer d'agiter des marchés en pleine crise boursière.
Après l'élection, le CD du Démocrate sera en vente libre.

"L'effet Palin"? De la poudre aux yeux!

"L'effet Palin"? De la poudre aux yeux! - Le JDD.fr - poli-tic
Par haly-jade, vendredi 19 septembre 2008 à 23:44 dans Obama for President / Politique Envoyer à un ami :: title="Lien permanent vers : "L'effet Palin"? De la poudre aux yeux!">#182
::
title="fil RSS des commentaires de : "L'effet Palin"? De la poudre aux yeux!">rss
Qui a parlé de "L'effet Palin"? Sans doute un écran de fumée pour divertir le peuple. Non seulement la Palin mania n’était qu’un leurre finement relayé par la Presse, mais et surtout, toute cette agitation autour de la colistière de John McCain a été préjudiciable au ticket républicain: Une étude du New-York Times/CBS News réalisé du 12 au 16 septembre, publiée jeudi 18 septembre, met en lumière l’envers du décor du supposé "effet Palin" dans la mesure où, cette étude souligne qu’au mieux, la ferveur Palin se cantonne sur les terres républicaines, et au pire, la gouverneure de l’Alaska a fait fuir bon nombre d’électrices blanches américaines.
Effectivement. L’étude New-York Times/CBS News, réalisé du 12 au 16 septembre, publiée jeudi 18 septembre, démontre que la cote de popularité de John McCain auprès des femmes américaines, a commencé à chuter depuis la clôture des conventions démocrates et républicaines. Alors qu’avant les deux conventions nationales, le sénateur de l’Arizona était crédité de 44% d’intentions de vote des électrices blanches contre 37% pour le sénateur de l’Illinois, après ces deux grand-messes, Barack Obama est remonté dans l’estime de cet électorat féminin, à raison de 47% d’opinions favorables contre 45% pour John McCain, selon la même étude du NYT/CBS News. Qui apporte par ailleurs une cerise sur le gâteau dans son lot de bonnes nouvelles, créditant le sénateur de l’Illinois de 54% d’intentions de vote des électrices américaines de toute origine confondue contre 38% pour le sénateur de l’Arizona.
La baisse de régime express de Barack Obama n’a enfin de compte duré que deux petites semaines. Au total, six sondages d’instituts différents (New-York Times/CBS News, Pew, Gallup, Indiana Star, Université Wisconsin-Madison et Quinnipac), publiés jeudi 18 septembre, attestent que le candidat démocrate a repris l’avantage sur son rival républicain, John McCain. Et cela, avec des scores supérieurs à la marge d’erreur. Non content de caracoler à nouveau en tête des sondages, le sénateur de l’Illinois a par ailleurs gagné le cœur des électrices américaines (démocrates ou républicaines) et, en outre, le candidat démocrate conforte son avance dans les couches populaires et moyennes.
Ce que souligne le sondage de Quinnipiac, réalisé du 11 au 16 septembre, publié jeudi 18 septembre, démontrant que les classes populaires et moyennes soutiennent massivement Barack Obama en matière de questions économiques: 33% des sondés américains jugent que le programme fiscal du candidat démocrate viendra en aide aux classes moyennes (tandis que 9% seulement de ces personnes interrogées pensent que la baisse d’impôt de John McCain portera les fruits escomptés dans les classes moyennes).
Par ailleurs, 22% de ces électeurs américains estiment que le modèle fiscal du sénateur de l’Illinois sera prompt à résoudre les problèmes économiques des classes modestes (alors que 1% de ces personnes croient que la baisse fiscale proposée par le sénateur de l’Arizona bénéficiera à cette couche de la population).
Et enfin, alors que 9% des américains interrogés pensent que les mesures fiscales de Barack Obama profiteront aux riches, ils sont 51% à juger que la baisse fiscale de John McCain satisfera d’abord et avant tout aux riches.
Une fois n’est pas coutume, même Gallup place Barack Obama devant John McCain. L’institut de sondage se rend enfin à l’évidence en accordant au candidat démocrate 4 points d’avance sur le candidat républicain, John McCain. Soit 48% d’intentions de vote pour le sénateur de l’Illinois contre 44% pour le sénateur de l’Arizona.
Du côté du parti démocrate, on ne veut pas crier victoire trop tôt. A l’image du dernier président du pati de l'âne, Bill Clinton qui en appelle à la prudence, en déclarant que les présidentielles américaines étaient "une course difficile jusqu'à la fin". C’est pourquoi l’ancien président américain juge que le ticket Obama-Biden doit encore et toujours "travailler dur" pour sortir gagnant de l’échéance du 4 novembre 2008

VIDEO: Le discours d'Obama à la convention démocrate 2004

DOCUMENT LCI.fr : Le discours d'Obama à la convention démocrate 2004 - Election US - LCI
Vidéo - Pour la première fois, regardez, traduite en français, la désormais célèbre intervention qui a propulsé Barack Obama sur le devant de la scène (traduction : Pierre Grange).

VIDEO Le discours d'Obama sur les races en français

DOCUMENT LCI.fr : Le discours d'Obama sur les races - Election US - LCI
Vidéo - Regardez, traduit en français, "Une union plus parfaite", le discours sur les races et la politique prononcé par le candidat démocrate en mars à Philadelphie (traduction : Pierre Grange).

Obama poursuit son offensive dans la guerre des clips vidéo

Obama poursuit son offensive dans la guerre des clips vidéo Présidentielle américaine 2008 Cyberpresse
Agence France-Presse
Washington
Barack Obama, qui maintient cette semaine un ton agressif envers son adversaire dans la course à la Maison-Blanche John McCain, poursuit dans les publicités diffusées à la télévision et sur Internet son offensive contre le candidat républicain qu'il juge «déconnecté de la réalité».
Dopés par les déclarations contestées de son adversaire qui a affirmé lundi, en pleine crise financière, que les éléments «fondamentaux de l'économie sont forts», les responsables de campagne de Barack Obama ont redoublé d'efforts pour faire passer le message selon lequel John McCain «ne comprend pas» les problèmes économiques des Américains.Un premier clip diffusé en début de semaine et intitulé «fondamentaux» laissait la parole à... John McCain répétant à des moments différents de la campagne son assertion discutable sur l'économie américaine.Selon une étude de l'Université du Wisconsin publiée mercredi, «au cours de la première semaine, après les conventions, Obama a diffusé un pourcentage plus élevé de publicités négatives que McCain. 56% des publicités de campagne de McCain étaient négatives, contre 77% de celles d'Obama».La tendance observée par l'Université du Wisconsin s'est confirmée cette semaine alors que la bataille pour dominer le débat économique est devenue cruciale.«Le débat cette semaine s'est porté sur l'économie, alors logiquement les attaques dans les publicités se sont portées sur ce sujet», a dit à l'AFP Stephen Hess de la Brookings Institution.Dans deux nouveaux clips diffusés depuis mercredi soir, Obama a utilisé le même ton implacable.Le premier fait la liste des dossiers contre lesquels M. McCain avait voté en matière d'environnement: biocarburants, voitures électriques, énergie solaire, éolienne. «Mais McCain est favorable à une source d'énergie: les compagnies pétrolières. McCain accorderait quatre milliards de dollars de nouvelles réductions d'impôts aux grandes compagnies pétrolières», assure le narrateur.Dans le deuxième, les stratèges de M. Obama continuent de développer l'argument de la proximité entre M. McCain et l'actuel locataire de la Maison-Blanche. «Une économie brisée, des banques en faillite, un marché instable, des familles en difficulté. Pour nous protéger, la sécurité sociale n'a jamais été aussi importante. Mais John McCain a voté trois fois pour sa privatisation. McCain a dit : «j'ai fait campagne en faveur du plan du président Bush» (pour la sécurité sociale)», dit la narratrice sur fond d'images du candidat républicain aux côtés de George Bush.S'exprimant lui-même dans un clip de deux minutes diffusé mardi, Barack Obama ne vise pas directement John McCain mais fustige les «attaques mesquines et les diversions qui n'ont rien à voir avec vous ni avec le fait de remettre l'Amérique en piste».Un autre clip diffusé cette semaine notamment en Pennsylvanie, l'un des États-clés de l'élection, accusait John McCain d'avoir «vendu» les emplois de travailleurs américains en votant «des réductions d'impôts aux entreprises qui délocalisaient à l'étranger».Outre les clips vidéo dévastateurs, Barack Obama, regonflé par des sondages plus favorables jeudi, a également durci son discours en public. En campagne dans le Nouveau-Mexique, il a accusé jeudi son adversaire d'avoir changé d'avis sur Wall Street: «Maintenant, brusquement, (John McCain) a lâché une furieuse tirade contre tous les initiés et autres lobbyistes qui l'ont soutenu pendant 26 ans, les mêmes qui dirigent sa campagne».Pendant ce temps, le camp McCain, plus sur la défensive depuis l'éruption de la crise financière, n'est pas en reste. Dans un clip diffusé mercredi, le candidat républicain assure que «les seules solutions de (son) adversaire sont les paroles et les impôts».

À la mode Obama

À la mode Obama Actuel Cyberpresse
Barack Obama est désormais le candidat le plus branché de la campagne électorale américaine. Non seulement est-il toujours élégant et stylé, mais il semble qu'il ait en plus réussi à obtenir le soutien de l'industrie de la mode américaine.
Selon le Washington Post, il s'agirait d'une première, puisque jamais le milieu de la mode ne se serait rallié de façon aussi explicite derrière un candidat à la présidence.Mardi dernier donc, pendant la Semaine de mode de New York, s'est tenu l'événement-bénéfice Runway to Change, dont les marraines étaient l'influente Anna Wintour, directrice du Vogue américain et la comédienne Sarah Jessica Parker. Pour assister à cet événement politico-mode, il fallait débourser entre 250$ et 5000$, ce qu'ont fait 400 supporteurs d'Obama, tels que la designer Tory Burch, le mannequin Jacquetta Wheeler et la photographe Ellen Von Unwerth. Au programme? Un défilé de mode et une longueur d'avance sur les autres pour mettre la main sur l'un des articles promotionnels de la collection Runway to Change, qui vise a amasser plus de 2 millions pour soutenir la campagne du sénateur démocrate.Afin de promouvoir la vente d'articles à l'effigie d'Obama, on a eu l'idée de mettre à profit le talent d'une vingtaine de créateurs qui ont pondu une minicollection de t-shirts, sacs et accessoires griffés. Quelques noms? Juicy Couture, Marc Jacobs, Vera Wang, Zac Posen, Diane Von Furstenberg et Isaac Mizrahi ont tous donné de leur temps pour imaginer un design inspiré de l'image d'Obama, de ses discours ou de son logo de soleil levant. Résultat? Différent de l'ennuyante casquette sérigraphiée et graphiquement plus intéressant que le t-shirt de série, mais assez accessible pour plaire au plus grand nombre.Si certains produits sont plutôt décevants, comme le sac à provisions d'Isaac Mizrahi - nouvellement directeur de la création pour la marque - qui relève davantage du sac promo générique d'une entreprise quelconque que d'un objet design, d'autres ont bien compris que l'objectif était d'insuffler un zeste d'originalité à des vêtements, plutôt fades, pour séduire les fashionistas et autres mordus de griffes. Ainsi, on aime bien le cabas en toile calligraphié orné de coeurs rouges de la reine du jersey Diane Von Furstenberg ou encore le rigolo t-shirt gris de Vera Wang, qui s'est représentée elle-même sous forme de dessin. Mention spéciale aussi pour le t-shirt de fin jersey orné d'une ancre et décoré d'une épinglette rétro tricolore digne d'un 4 juillet signé Nanette Lepore.
Sophie St-Laurent La Presse Collaboration spéciale

vendredi 19 septembre 2008

Portrait de Barack Obama

TagTélé - democrate
Portrait de Barack Obama, candidat Démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008.

L’effet Palin s’estompe, Obama retrouve des couleurs

L’effet Palin s’estompe, Obama retrouve des couleurs - Actualité Internationale - Amérique du Nord - Radio Europe1
Créé le 19/09/08 - Dernière mise à jour à 10h11
Distancé par son adversaire John McCain depuis la fin de la convention républicaine et l’annonce du choix de Sarah Palin comme co-listière, le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a repris l'avantage selon plusieurs sondages publiés jeudi. Il semble en fait que l’effet Palin, censé notamment convaincre l’électorat féminin, se soit estompé au fil des révélations sur les problèmes familiaux de la candidate et sur son expérience comme gouverneur de l’Alaska. Alors que les Etats-Unis traversent une grave crise financière, la course à la Maison Blanche se durcit un peu plus.

Cinq points d'avance selon un sondage New York Times/CBS News et quatre points d'avance (49% contre 45%) selon un sondage de l'université Quinnipiac : Barack Obama, dont la candidature semblait en panne depuis la fin de la convention républicaine et l’annonce du choix de Sarah Palin comme co-listière, semble relancé. Tandis que le phénomène Palin lui s’estompe peu à peu.
Elle avait profité à plein de l’effet de proximité de la "hockey mom", celle qui réussit à jongler entre vie professionnelle et vie de famille. Mais depuis les révélations politiques et familiales se sont multipliées dans la presse. Dernière en date : les parlementaires de l'Alaska enquêtent sur un éventuel abus de pouvoir de Sarah Palin qui a limogé le chef de la sécurité publique de son Etat parce que celui-ci aurait refusé de licencier un agent de police engagé dans une procédure de divorce avec la propre soeur de Sarah Palin.
La crise financière qui secoue le monde et en particulier les Etats-Unis depuis quelques jours semble également avoir poussé les électeurs américains vers le candidat démocrate. Selon le sondage Quinnipiac, 51% des électeurs estiment que les baisses d'impôts proposées par John McCain ne profiteront qu'aux riches tandis que 9% estiment qu'elles bénéficieront aux classes moyennes touchées de plein fouet par la crise et 1% aux pauvres.
Dans ce domaine, comme sur celui de la politique étrangère, la figure de Sarah Palin, dont le bilan comme gouverneur de l’Alaska fait objet de nombreuses critiques, ne semble pas assez forte pour enrayer la tendance. Reste que même m'ancien président Bill Clinton se montre prudent. Il a prévu de son côté "une course difficile jusqu'à la fin" et estimé que les démocrates devaient encore "travailler dur" pour gagner. Il a au passage salué l'"intuition" politique de la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin.

Discours d'investiture démocrate

TagTélé - Barack Obama - Discours d'investiture démocrate

Frédéric Faux : Les Mexicains appuient Obama

Frédéric Faux : Les Mexicains appuient Obama Présidentielle américaine 2008 Cyberpresse
Frédéric Faux
Collaboration spéciale, La Presse
Mexico
Les promesses de changement de Barack Obama plaisent aux Mexicains, a constaté notre envoyé spécial. Mais si une majorité souhaite que le candidat démocrate remporte la course à la Maison-Blanche, plusieurs continuent de s'interroger sur le président qui conviendrait le mieux au Mexique.
«Les États-Unis n'ont jamais été enclins à nous faire des faveurs, lance Lorena Sauza, militante de gauche et résidante du centre de Mexico. McCain est venu en visite au Mexique, c'est vrai, mais Obama permettrait une vraie rupture avec la politique machiavélique de Bush.»De ses bureaux de Monterrey, un cadre de Cemex, l'un des plus gros producteurs mondiaux de ciment, n'est pas loin de partager les mêmes doutes: «Cemex a 30% de ses opérations aux États-Unis, et notre priorité est d'avoir un président américain qui rétablisse la croissance, confie-t-il. McCain est pour le traité de libre-échange, c'est la continuité. Obama est certes plus éloigné de ces préoccupations, mais c'est aussi une chance de relancer la relation américano-mexicaine sur de nouvelles bases.»Selon un sondage de la BBC dévoilé cette semaine, trois Mexicains sur quatre disent préférer Obama à McCain. Une proportion similaire à celle remarquée chez les Québécois interrogés récemment dans un sondage de La Presse.Mais au sud du Rio Grande, les analyses vont bien au-delà d'un simple rejet de George Bush et de son potentiel successeur.«Entre les familles mixtes, les migrants, les travailleurs, c'est au total un Mexicain sur deux qui a des liens plus ou moins directs avec les États-Unis, sans oublier les 20 millions de personnes d'origine mexicaine qui vivent là-bas, observe Gustavo Vega, directeur du Centre d'études international du Collège de Mexico. Alors forcément, nous regardons ces élections de très près.»Après deux mandats d'un George Bush qui avait promis de faire de l'Amérique latine une priorité, avant d'être détourné de cet objectif par les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak, les Mexicains sont dans l'attente d'un changement, notamment sur la politique migratoire.
Lignes brouillées
Mais l'époque où le choix était clair entre des républicains anti-migrants et des démocrates auréolés par la politique libérale de Bill Clinton est bien révolue. «Les choses sont beaucoup plus compliquées qu'avant, analyse Blanca Torres, directrice à Mexico d'un programme d'étude sur l'Amérique du Nord. McCain a soutenu la proposition de réforme migratoire de Bush au Congrès, mais sa priorité reste la construction du mur à la frontière sud des États-Unis. Les démocrates ont également durci leur discours car les syndicats sont inquiets de la possible régularisation des douze millions de clandestins. Difficile de faire une différence entre les deux candidats», conclut-elle.Et ce n'est pas le seul domaine où les lignes sont brouillées. McCain a promis de ne pas toucher au traité de libre-échange qui lie les États-Unis, le Canada et le Mexique; Obama, lui, veut renégocier certains points afin de protéger l'emploi aux États-Unis...au grand désarroi des milieux d'affaires.Le candidat républicain, sénateur de l'État frontalier d'Arizona, a également réalisé une grande première en se rendant en juillet au Mexique, lors de sa campagne électorale. Le candidat démocrate, sénateur de l'Illinois, n'a pour sa part jamais mis les pieds en Amérique latine.Autre obstacle que devra surmonter Obama: sa couleur de peau. «Aux États-Unis, il y a une compétition pour l'emploi entre Latinos et Noirs, ajoute Gustavo Vega. Cette réalité risque de dissuader beaucoup de Mexicains de voter Obama.»Face à ces incertitudes, les autorités mexicaines ont prudemment noué des contacts avec l'entourage des deux candidats, tout en sachant que le destin de leur pays ne dépendra pas seulement du choix présidentiel du 4 novembre.«La personnalité des gouverneurs des États frontaliers et l'orientation du Congrès jouent aussi un grand rôle, indique Gustavo Vega. McCain président, un Congrès démocrate... Ce serait peut-être la meilleure formule pour le Mexique.»

Barack Obama repart à la hausse

Barack Obama repart à la hausse

La crise financière profite au candidat Démocrate qui repasse en tête.
Les derniers sondages par Etat sont les suivants :
CALIFORNIA (Field): Obama - 52%, McCain - 36%.
FLORIDA (CNN/Time): McCain - 48%, Obama - 48%.
INDIANA (CNN/Time): McCain - 51%, Obama - 45%.
NEW MEXICO (SurveyUSA): Obama - 52%, McCain - 44%.
NEW YORK (Rasmussen): Obama - 55%, McCain - 42%.
NORTH CAROLINA (CNN/Time): McCain - 48%, Obama - 47%.
OHIO (CNN/Time): Obama - 49%, McCain - 47%.
OREGON (Rasmussen): Obama - 51%, McCain - 47%.
RHODE ISLAND (Rasmussen): Obama - 58%, McCain - 39%.
VIRGINIA (Christopher Newport Univ.): McCain - 48%, Obama - 39%.
WISCONSIN (CNN/Time): Obama - 50%, McCain - 47%.
WISCONSIN (Rasmussen): Obama - 48%, McCain - 46%.

Globalement, le candidat démocrate repart à la hausse.
Cette tendance se manifeste aussi dans le cadre des enquêtes fédérales.
Les femmes et les indépendants rejoignent le candidat Démocrate.

Une jeune Hazebrouckoise à la rencontre de Barack Obama

Une jeune Hazebrouckoise à la rencontre de Barack Obama - Actualité Hazebrouck - Nord - La Voix du Nord
jeudi 18.09.2008, 04:54 - La Voix du Nord
Cet été, Apolline Decauchy, jeune Hazebrouckoise de 16 ans, a vu de près (et même de très près) celui qui sera peut-être le futur président des États-Unis. Avec son amie américaine Lauren Dickinson, elles ont assisté à un meeting de Barack Obama... Récit.
PAR ALICIA GAYDIER
« C'est historique de vivre un moment pareil ! » Plusieurs semaines après son retour des États-Unis, Apolline Decauchy n'en revient toujours pas. On croit d'abord que l'adolescente, qui n'a pas encore 16 ans, en rajoute un peu, s'enflamme pour pas grand chose... Pas du tout ! Photos à l'appui, Apolline nous raconte ce « moment historique » : elle, à quelques mètres seulement de Barack Obama, en compagnie de son amie Lauren Dickinson.
C'est justement grâce à Lauren que tout ceci est arrivé. La jeune Américaine de 24 ans était assistante d'anglais au
Lauren, l'Américaine, et Apolline, la petite Frenchie, prennent la pose devant Barack Obama.
lycée des Flandres, à Hazebrouck, ces deux dernières années. Elle a eu Apolline pour élève, a rencontré les Decauchy et s'est liée d'amitié avec eux, au point de faire presque partie de la famille. « Lauren, c'est un peu la grande soeur », confie Laurette Decauchy, la maman d'Apolline. Une grande soeur si bien accueillie à Hazebrouck qu'elle a voulu rendre la pareille à Apolline. « Faut que tu viennes », lui a-t-elle simplement lancé en guise d'invitation.
Et voilà Apolline partie pour six semaines dans la famille de Lauren, au Minnesota. Sorties, visites, spectacles... La jeune Hazebrouckoise est baladée dans pas moins de cinq états américains. Mais le grand moment qu'Apolline retient de son séjour outre-Atlantique, c'est ce fameux meeting de Barack Obama.
À quelques mètres
« À Saint-Paul, Lauren m'avait dit qu'on aurait peut-être la chance de voir Obama, mais ce n'était pas sûr du tout », raconte la jeune fille. Avec son amie, elles arrivent à 14 h devant le Xcel Energy Center, où celui qui n'est encore que candidat à l'investiture démocrate doit tenir meeting dans la soirée. À 16 h, les portes s'ouvrent et les filles sont parmi les premières à entrer. Entre les gradins et la fosse, les deux copines optent pour la deuxième solution. Elles en sont quitte pour cinq heures d'attente debout. Mais qu'importe ! Quand Barack apparaît, aux alentours de 21 h, elles font partie de la poignée de chanceux à se tenir à seulement quelques mètres de lui !
Poignée de main
« C'était super ! Même en anglais, il a réussi à me convaincre », se souvient Apolline. Et de raconter ce qu'elle a retenu du discours d'Obama : « Il veut changer l'opinion des autres pays sur les États-Unis. Et aussi faire plein de choses pour son pays, notamment sur le plan de l'environnement et de la santé, ou pour les minorités. » Voilà pour le candidat, mais Apolline a aussi apprécié l'homme. « La première chose qu'elle m'a dite c'est qu'il était très beau ! », s'amuse sa maman.
À la fin du discours, Apolline et Lauren se rapprochent encore un peu plus de l'estrade et ont même le privilège de serrer la main de celui qui sera peut-être le premier président noir américain. Historique ! Apolline n'a pas menti. •
hazebrouck@lavoixdunord.fr

jeudi 18 septembre 2008

L'«effet Palin» s'estompe, Obama reprend l'avantage

Sondages: l'«effet Palin» s'estompe, Obama reprend l'avantage
Le candidat démocrate est donné vainqueur face à son rival dans plusieurs enquêtes. L'«effet Palin» ne prendrait pas en dehors de la base républicaine.
LIBERATION.FR (AVEC SOURCE AFP)
LIBERATION.FR : jeudi 18 septembre 2008
C’est un vrai rebond. Distancé par John McCain depuis la fin de la convention républicaine, Barack Obama a repris l’avantage dans plusieurs sondages publiés ces dernières heures aux Etats-Unis. Le sénateur de l’Illinois est ainsi crédité de cinq points d’avance (48% contre 43%) selon un sondage New York Times/CBS News et de quatre points (49% contre 45%) selon une enquête de l’université Quinnipiac. Dans les deux cas, l’écart, qui demeure mince entre les deux candidats, est cependant supérieur à la marge d’erreur de ces sondages.
Le candidat démocrate a également repris l’avantage dans le sondage quotidien de l’institut Gallup (47% contre 45%). Enfin, une autre enquête, publiée jeudi par l’Indianapolis Star, place Obama en tête (47% contre 44%) dans l’Etat clef de l’Indiana, qui échappe aux démocrates depuis 1964.
Dans l'Indiana et le Nevada, les électeurs s'inscrivent en masse
Les partisans d’Obama ont mis en place un vaste réseau pour pousser les gens à s’inscrire sur les listes électorales dans plusieurs Etats jugés cruciaux. Selon Todd Rokita, secrétaire d’Etat de l’Indiana, plus de 500.000 nouveaux électeurs se sont enregistrés sur les listes électorales de cet Etat d’à peine 6 millions d’habitants depuis le début de l’année. Dans le Nevada, un autre Etat clef, idem: il y a 400.000 nouveaux électeurs par rapport à 2004.
Les sondages publiés jeudi ne remettent pas seulement en question l’avantage dont jouissait le sénateur de l’Arizona depuis la convention de son parti. Ils soulèvent également des questions sur «l’effet Palin». Car selon l’étude NYT/CBS News, cet effet ne se fait pas sentir à l’extérieur de la base républicaine.
Les compétences de Palin mises en doute
Et John McCain aurait même perdu des appuis chez les femmes blanches. Avant les conventions, il récoltait 44% des intention